QCM : État, souveraineté et légitimité (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue principalement l’État du chef qui le gouverne ?

L’État exerce son autorité sans institution ni territoire
L’État abandonne la violence légitime aux groupes privés
L’État dépend de la durée de vie du dirigeant en fonction
L’État survit à la disparition de la personne qui gouverne

L’État survit à la disparition de la personne qui gouverne

Explication

L’État constitue une domination institutionnalisée qui perdure au-delà de la mort ou du remplacement des dirigeants. L’idée selon laquelle son existence dépend de la vie du chef confond l’institution avec la personne qui l’exerce.

2. Comment les individus sont-ils caractérisés selon le point de vue adopté sur l’État et la Constitution ?

Ils sont des sujets de l’État et des citoyens titulaires de droits politiques
Ils sont des citoyens constitutionnels dépourvus de droits politiques effectifs
Ils sont des gouvernants de l’État dotés d’une puissance politique autonome
Ils sont des sujets soumis à l’État sans statut dans l’ordre constitutionnel

Ils sont des sujets de l’État et des citoyens titulaires de droits politiques

Explication

Du point de vue de l’État, les individus sont soumis à sa puissance ; du point de vue de la Constitution, ils possèdent aussi la qualité de citoyens et des droits politiques. Les autres réponses suppriment l’une de ces deux dimensions ou inversent leur statut.

3. Quelle propriété définit la souveraineté sur un territoire donné ?

Un pouvoir partagé entre plusieurs groupes disposant d’une force équivalente
Un pouvoir suprême et irrésistible qui ne rencontre pas de concurrent territorial
Un pouvoir politique limité par la concurrence permanente des particuliers armés
Un pouvoir administratif subordonné qui applique les décisions d’une autorité supérieure

Un pouvoir suprême et irrésistible qui ne rencontre pas de concurrent territorial

Explication

La souveraineté désigne un pouvoir suprême et irrésistible, sans concurrent sur le territoire concerné. Un pouvoir subordonné ou disputé par des autorités concurrentes ne possède pas cette qualité souveraine.

4. Pourquoi l’armée, la police et la gendarmerie sont-elles liées à la souveraineté de l’État ?

Elles garantissent que chaque groupe social conserve une force publique propre
Elles manifestent le monopole étatique de la force physique et de la force publique
Elles permettent aux particuliers d’exercer directement une justice armée
Elles remplacent les institutions juridiques par des décisions prises sur le terrain

Elles manifestent le monopole étatique de la force physique et de la force publique

Explication

Ces institutions illustrent le monopole de l’État sur la force physique et la force publique. Leur rôle ne consiste pas à autoriser une justice privée ni à répartir la coercition entre plusieurs groupes autonomes.

5. Selon Jean Bodin, quel pouvoir caractérise le souverain à l’égard des sujets ?

Donner et casser la loi sans obtenir le consentement des sujets
Modifier les règles générales après l’accord individuel de chaque particulier
Créer des obligations privées valables entre particuliers sans intervention publique
Appliquer les lois existantes sans pouvoir en établir de nouvelles

Donner et casser la loi sans obtenir le consentement des sujets

Explication

Pour Bodin, le souverain se définit par le pouvoir de donner et d’abroger la loi à l’égard des sujets sans leur consentement. La création de règles générales par un particulier ne relève pas de ce pouvoir souverain.

6. Pourquoi un contrat conclu entre deux personnes privées possède-t-il une validité juridique ?

Parce que toute promesse privée produit par elle-même les mêmes effets qu’une loi
Parce que les parties peuvent écarter les règles étatiques en rédigeant leur accord
Parce que l’État reconnaît sa validité et encadre le droit qui lui est applicable
Parce que le contrat tire sa force juridique d’une autorité personnelle extérieure à l’État

Parce que l’État reconnaît sa validité et encadre le droit qui lui est applicable

Explication

La validité d’un contrat privé dépend de la reconnaissance de l’État et du cadre juridique qu’il établit. Une simple promesse ou un accord entre particuliers ne produit donc pas automatiquement les effets d’une règle juridiquement protégée.

7. Que signifie l’omnicompétence de l’État ?

L’État intervient dans les relations extérieures en laissant les groupes gérer les crises
L’État possède potentiellement les attributions nécessaires à la vie collective et aux crises
L’État exerce ses fonctions en limitant son action aux compétences prévues par une constitution
L’État répartit ses compétences entre plusieurs autorités sans pouvoir en créer de nouvelles

L’État possède potentiellement les attributions nécessaires à la vie collective et aux crises

Explication

L’omnicompétence désigne la capacité potentielle de l’État à disposer de toutes les attributions utiles à la vie collective et à la réponse aux crises. Elle ne signifie pas que les compétences sont réparties entre plusieurs autorités sans possibilité d’évolution.

8. Pourquoi les États restent-ils souverains lorsqu’ils transfèrent certaines compétences à l’Union européenne ?

Parce qu’ils décident de ratifier les traités et peuvent quitter l’Union européenne
Parce qu’ils peuvent modifier seuls les règles communes sans respecter les traités
Parce qu’ils empêchent les institutions européennes d’exercer les compétences transférées
Parce qu’ils récupèrent automatiquement toute compétence transférée après chaque traité

Parce qu’ils décident de ratifier les traités et peuvent quitter l’Union européenne

Explication

Les États demeurent maîtres du transfert parce qu’ils choisissent de signer et de ratifier les traités et peuvent se retirer unilatéralement de l’Union européenne. Le transfert ne signifie donc pas que les institutions européennes sont privées de toute compétence.

9. Quels espaces relèvent de la définition du territoire étatique ?

Les espaces terrestre, atmosphérique, souterrain et maritime soumis à l’État
Les espaces reconnus par les États voisins, même lorsqu’ils échappent à son autorité
Les espaces habités par la population, sans les zones maritimes ou souterraines
Les espaces terrestre et maritime, à l’exclusion des zones atmosphériques et souterraines

Les espaces terrestre, atmosphérique, souterrain et maritime soumis à l’État

Explication

Le territoire étatique comprend les dimensions terrestre, atmosphérique, souterraine et maritime sur lesquelles l’État exerce sa souveraineté. Le réduire aux surfaces terrestres et maritimes néglige deux dimensions essentielles de cette définition.

10. Quelle distinction oppose correctement la population au peuple ou à la nation ?

La population forme une entité politique organisée, tandis que le peuple ou la nation désigne les personnes présentes sur le territoire
La population correspond aux citoyens juridiquement reconnus, tandis que le peuple ou la nation désigne les étrangers présents
La population rassemble les personnes présentes sur le territoire, tandis que le peuple ou la nation renvoie à une identité commune
La population désigne une communauté identitaire, tandis que le peuple ou la nation regroupe les résidents sans distinction

La population rassemble les personnes présentes sur le territoire, tandis que le peuple ou la nation renvoie à une identité commune

Explication

La population comprend les hommes, les femmes et les enfants présents sur le territoire de l’État. Le peuple ou la nation peut, en revanche, désigner une communauté caractérisée par une identité distincte, ce qui constitue une notion différente.

11. Quelle proposition distingue correctement la souveraineté interne de la souveraineté externe ?

La souveraineté interne limite l’autorité de l’État, tandis que la souveraineté externe place l’État sous un pouvoir international supérieur
La souveraineté interne concerne les relations entre États, tandis que la souveraineté externe organise les pouvoirs présents sur le territoire
La souveraineté interne établit la supériorité de l’État sur son territoire, tandis que la souveraineté externe affirme son indépendance entre États
La souveraineté interne affirme l’égalité de l’État avec les autres États, tandis que la souveraineté externe établit son autorité sur les groupes

La souveraineté interne établit la supériorité de l’État sur son territoire, tandis que la souveraineté externe affirme son indépendance entre États

Explication

La souveraineté interne signifie que l’État est supérieur aux groupes présents sur son territoire, alors que la souveraineté externe signifie qu’il est indépendant et égal aux autres États. Cette dernière n’implique pas l’existence d’un État supérieur auquel il serait soumis.

12. En quelle année le Royaume-Uni a-t-il quitté l’Union européenne après le référendum favorable au Brexit de 2016 ?

En 2022, après l’achèvement des derniers accords commerciaux entre les parties
En 2016, au moment où les électeurs ont exprimé leur choix lors du référendum
En 2018, lorsque les négociations de sortie avec l’Union européenne ont commencé
En 2020, après la mise en œuvre de la décision issue du référendum

En 2020, après la mise en œuvre de la décision issue du référendum

Explication

Le Royaume-Uni a quitté l’Union européenne en 2020, tandis que le référendum favorable au Brexit avait eu lieu en 2016. Confondre ces deux dates revient à prendre la date de la décision politique pour celle de la sortie effective.

13. Quelle proposition décrit correctement l’État en tant que personne morale ?

Une institution abstraite et durable, distincte des personnes qui la gouvernent
Une personne physique temporaire incarnée par le gouvernant en fonction
Un groupe d’agents publics réunis pour exercer une autorité administrative
Une assemblée de citoyens dont l’existence dépend de chaque mandat électoral

Une institution abstraite et durable, distincte des personnes qui la gouvernent

Explication

L’État est une institution abstraite et immortelle, juridiquement distincte des gouvernants physiques et temporaires. Confondre l’État avec le gouvernant revient à attribuer à une personne passagère les caractéristiques de l’institution.

14. Dans la fiction médiévale des deux corps du roi, que représente la Couronne ?

La personne privée du roi dans ses relations avec ses sujets
L’ensemble des agents chargés d’administrer le royaume
Le corps politique immortel dont le roi est le dépositaire
Le corps physique du roi transmis à son héritier direct

Le corps politique immortel dont le roi est le dépositaire

Explication

La Couronne désigne le corps politique immortel, tandis que le roi n’en est que le dépositaire durant sa vie. Le corps physique du roi est mortel et ne se confond donc pas avec cette continuité politique.

15. Un ministre quitte ses fonctions après avoir pris un acte administratif qui n’a pas été abrogé : quel est l’effet du changement de gouvernement sur cet acte ?

L’acte demeure valable, car il est imputé à l’État et non à la personne du ministre
L’acte devient une décision privée, car son auteur n’exerce plus ses fonctions
L’acte doit être confirmé par le nouveau ministre pour conserver sa portée publique
L’acte cesse d’exister, car la compétence du ministre disparaît avec son mandat

L’acte demeure valable, car il est imputé à l’État et non à la personne du ministre

Explication

L’institutionnalisation de l’État garantit la continuité des actes publics après le changement ou le décès des gouvernants, tant qu’ils ne sont pas abrogés. Le départ du ministre n’efface donc pas un acte accompli au nom de l’État.

16. Quelle distinction oppose correctement les organes de l’État et ses agents ?

Les organes exercent des pouvoirs privés, tandis que les agents représentent les citoyens électeurs
Les organes exécutent les décisions publiques, tandis que les agents déterminent la volonté de l’État
Les organes expriment la volonté de l’État, tandis que les agents la mettent concrètement en œuvre
Les organes contrôlent les finances publiques, tandis que les agents rédigent les constitutions

Les organes expriment la volonté de l’État, tandis que les agents la mettent concrètement en œuvre

Explication

Les organes expriment la volonté de l’État en prenant les décisions, alors que les agents exécutent concrètement cette volonté. Inverser ces rôles conduit à attribuer la décision aux agents et l’exécution aux organes.

17. Pourquoi un acte accompli par un fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions est-il imputé à l’État ?

Parce que toute décision d’un fonctionnaire engage automatiquement sa responsabilité privée
Parce que les fonctionnaires disposent d’une personnalité juridique supérieure à celle des citoyens
Parce que l’État reprend les actes privés de ses agents lorsqu’ils produisent un effet collectif
Parce que le fonctionnaire agit au nom d’une fonction publique et non en son nom personnel

Parce que le fonctionnaire agit au nom d’une fonction publique et non en son nom personnel

Explication

Les actes des gouvernants et des fonctionnaires sont imputés à l’État lorsqu’ils sont accomplis au nom d’une fonction publique. Cela ne signifie pas que l’agent possède une personnalité juridique supérieure ni que ses actes privés deviennent étatiques.

18. Que signifie la légitimité d’une personne ou d’une institution qui exerce le pouvoir ?

Elle désigne l’acceptabilité ou la confiance qui rendent l’exercice du pouvoir justifié
Elle désigne la capacité matérielle d’imposer une décision malgré l’opposition
Elle désigne la durée pendant laquelle une autorité conserve ses fonctions publiques
Elle désigne la conformité automatique du pouvoir aux intérêts économiques dominants

Elle désigne l’acceptabilité ou la confiance qui rendent l’exercice du pouvoir justifié

Explication

La légitimité repose sur l’acceptabilité ou la confiance qui justifie l’exercice du pouvoir. La force peut permettre d’imposer une décision, mais elle n’explique pas à elle seule pourquoi ce pouvoir est accepté.

19. Quelle relation entre démocratie et liberté correspond à leur distinction fondamentale ?

La démocratie repose sur la force publique, tandis que la liberté autorise l’extension de l’intervention étatique
La démocratie limite la sphère privée, tandis que la liberté désigne le consentement à l’origine du pouvoir
La démocratie organise l’exécution des décisions, tandis que la liberté désigne la représentation des organes
La démocratie fonde l’origine du pouvoir sur le consentement, tandis que la liberté en limite l’exercice

La démocratie fonde l’origine du pouvoir sur le consentement, tandis que la liberté en limite l’exercice

Explication

La démocratie justifie l’origine du pouvoir par le consentement des individus, tandis que la liberté impose de limiter l’intervention de l’État dans une sphère privée. Les deux notions ne remplissent donc pas la même fonction dans l’organisation du pouvoir.

20. À quelle date la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a-t-elle été adoptée ?

Le 14 juillet 1789
Le 26 août 1789
Le 4 septembre 1870
Le 27 juillet 1830

Le 26 août 1789

Explication

La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a été adoptée le 26 août 1789. Le 14 juillet 1789 renvoie à la prise de la Bastille, tandis que les deux autres dates correspondent à des événements politiques postérieurs.

21. Quels droits l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen présente-t-il comme le but de toute association politique ?

La justice, la religion, l’instruction et la représentation
La sécurité, le travail, la famille et la nationalité
L’égalité, le suffrage, l’éducation et la solidarité
La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

La liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression

Explication

L’article 2 énumère la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression parmi les droits que l’association politique doit préserver. L’égalité et le suffrage sont liés à d’autres principes, mais ne constituent pas l’énumération demandée ici.

22. Que dispose l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen au sujet de la souveraineté ?

Elle est exercée par le pouvoir judiciaire
Elle découle principalement de la propriété privée
Son principe réside essentiellement dans la nation
Elle appartient directement aux représentants élus

Son principe réside essentiellement dans la nation

Explication

L’article 3 affirme que le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. Les représentants peuvent exercer des fonctions politiques, mais ils ne sont pas la source fondamentale de la souveraineté.

23. Comment le droit constitutionnel français considère-t-il la souveraineté nationale et la souveraineté populaire ?

Comme des notions synonymes
Comme deux pouvoirs réservés aux élus
Comme deux formes propres aux monarchies
Comme deux principes juridiquement opposés

Comme des notions synonymes

Explication

En droit constitutionnel français, la souveraineté nationale et la souveraineté populaire sont considérées comme synonymes, notamment au regard de l’article 3 de la Constitution de 1958. Leur opposition relève surtout de débats idéologiques, car la nation et le peuple ne s’opposent pas juridiquement.

24. Quelle définition correspond aux droits de l’homme ?

Des avantages accordés par l’administration aux citoyens remplissant certaines conditions
Des règles électorales organisant la désignation des représentants politiques
Des droits naturels et imprescriptibles protégeant chaque personne contre la contrainte étatique
Des garanties économiques réservées aux groupes reconnus par la loi

Des droits naturels et imprescriptibles protégeant chaque personne contre la contrainte étatique

Explication

Les droits de l’homme sont des droits naturels et imprescriptibles reconnus à tout être humain, qui protègent une sphère individuelle contre la contrainte de l’État. Ils ne se réduisent donc ni à des avantages administratifs ni à des droits électoraux ou catégoriels.

25. Quels textes composent le bloc de constitutionnalité reconnu aujourd’hui par la France ?

La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004
La Constitution de 1946, le Code civil, la Déclaration de 1789 et le traité de Maastricht
La Déclaration de 1789, les traités européens, les règlements et les décisions municipales
La Constitution de 1958, le Code pénal, la Charte de 2004 et les lois ordinaires

La Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de 2004

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend la Constitution de 1958, la Déclaration de 1789, le Préambule de 1946 et la Charte de l’environnement de 2004. Les codes, règlements et lois ordinaires n’en font pas partie du seul fait de leur valeur juridique.

26. Quelle distinction caractérise les droits de première et de deuxième génération ?

Les premiers concernent l’environnement, les seconds organisent les élections et la représentation
Les premiers garantissent le travail, les seconds protègent la liberté d’expression et de réunion
Les premiers appartiennent aux étrangers, les seconds sont réservés aux citoyens français
Les premiers protègent les libertés individuelles, les seconds les conditions sociales et matérielles d’existence

Les premiers protègent les libertés individuelles, les seconds les conditions sociales et matérielles d’existence

Explication

Les droits de première génération protègent principalement les libertés individuelles, tandis que ceux de deuxième génération concernent les conditions matérielles et sociales d’existence. Ainsi, la liberté d’expression relève de la première génération et le droit au travail de la seconde.

27. Qu’est-ce qui caractérise un État de droit ?

Tous les pouvoirs sont limités par les droits fondamentaux et soumis au contrôle d’un juge
Le pouvoir législatif définit les droits sans être soumis à une norme constitutionnelle supérieure
La loi est applicable aux citoyens, tandis que les autorités publiques échappent au contrôle juridictionnel
Le pouvoir exécutif peut écarter les droits fondamentaux lorsqu’il invoque l’intérêt général

Tous les pouvoirs sont limités par les droits fondamentaux et soumis au contrôle d’un juge

Explication

Dans un État de droit, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire sont soumis aux droits fondamentaux et au contrôle d’un juge. Le fait de soustraire les autorités publiques à ce contrôle correspondrait à un régime contraire à cette définition.

28. Selon l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, comment les citoyens peuvent-ils concourir à la formation de la loi ?

Par une consultation organisée par les autorités administratives
Par l’intermédiaire du juge constitutionnel ou du gouvernement
Personnellement ou par l’intermédiaire de leurs représentants
Par une délégation permanente aux partis politiques

Personnellement ou par l’intermédiaire de leurs représentants

Explication

L’article 6 reconnaît aux citoyens le droit de participer personnellement ou par leurs représentants à la formation de la loi. La participation personnelle renvoie à la démocratie directe, tandis que l’intervention de représentants relève du gouvernement représentatif.

29. Quelle conception de la démocratie est associée à la formule du gouvernement du peuple par le peuple ?

Les magistrats élaborent les règles au nom de la compétence juridique
Les représentants gouvernent sans lien avec les personnes soumises aux lois
Les citoyens délèguent toute décision politique à des experts nommés
Les destinataires de la loi participent aussi à sa production

Les destinataires de la loi participent aussi à sa production

Explication

La démocratie désigne un gouvernement du peuple par le peuple, dans lequel ceux qui reçoivent la loi participent également à sa production. Cette conception, développée notamment par Rousseau dans Le Contrat social, ne confond pas la démocratie avec un pouvoir exercé par des experts ou des magistrats.

30. Que signifie la représentation politique ?

Des citoyens adoptent directement toutes les lois sans intermédiaire institutionnel
Des représentants veulent et agissent au nom de la nation sans devoir reproduire sa composition sociale
Des représentants défendent exclusivement les intérêts de leur circonscription électorale
Des élus reçoivent des instructions obligatoires de chaque groupe d’électeurs

Des représentants veulent et agissent au nom de la nation sans devoir reproduire sa composition sociale

Explication

La représentation consiste pour des représentants à vouloir et agir au nom de la nation. Ils n’ont pas à reproduire sociologiquement la composition des électeurs, ce qui distingue la représentation d’une obligation de miroir social ou d’un mandat lié à des intérêts particuliers.

31. Quelle est la conséquence juridique de l’interdiction du mandat impératif prévue par l’article 27 de la Constitution ?

Le représentant ne peut participer aux décisions concernant sa circonscription
Le représentant peut être remplacé après chaque vote contraire à une promesse
Le représentant doit appliquer les consignes écrites de chaque électeur
Le représentant n’est pas juridiquement lié par les instructions de ses électeurs

Le représentant n’est pas juridiquement lié par les instructions de ses électeurs

Explication

L’article 27 rend le mandat impératif nul : le représentant n’est donc pas juridiquement tenu d’exécuter les instructions de ses électeurs. Cette règle distingue le mandat représentatif d’une délégation soumise à des ordres obligatoires.

32. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre le droit de suffrage et l’élection ?

Le droit de suffrage permet d’élire et parfois d’être élu, tandis que l’élection désigne la technique de choix des gouvernants.
Le droit de suffrage concerne le secret du vote, tandis que l’élection définit les conditions d’accès au scrutin.
Le droit de suffrage réserve le vote aux contribuables, tandis que l’élection garantit la représentation des minorités.
Le droit de suffrage désigne les gouvernants, tandis que l’élection accorde aux citoyens le droit d’être élus.

Le droit de suffrage permet d’élire et parfois d’être élu, tandis que l’élection désigne la technique de choix des gouvernants.

Explication

Le droit de suffrage est une prérogative politique qui comprend le droit d’élire et, selon les règles applicables, d’être élu. L’élection est une procédure utilisée pour désigner les gouvernants, et non le droit lui-même.

33. Quelle combinaison correspond aux exigences constitutionnelles applicables au suffrage en France ?

Un suffrage universel et public, ouvert aux citoyens mais avec un choix annoncé devant les électeurs.
Un suffrage censitaire et public, réservé aux contribuables et permettant de connaître le vote de chacun.
Un suffrage capacitaire et secret, accordé selon le niveau d’instruction et contrôlé par les candidats.
Un suffrage universel et secret, accessible sans sélection fondée sur la richesse et protégeant le choix exprimé.

Un suffrage universel et secret, accessible sans sélection fondée sur la richesse et protégeant le choix exprimé.

Explication

L’article 3 de la Constitution affirme que le suffrage est universel et secret : il n’est pas réservé selon la richesse et le choix de l’électeur est protégé. Le suffrage censitaire concerne au contraire une sélection fondée sur l’impôt, tandis que le caractère public contredit le secret du vote.

34. Quelle chronologie restitue correctement l’évolution du droit de vote en France ?

Le suffrage universel masculin est rétabli en 1814, les femmes obtiennent le vote en 1945 et votent pour la première fois en 1946.
Les femmes obtiennent le vote en 1848, le suffrage universel masculin est rétabli en 1944 et le premier vote féminin a lieu en 1945.
Le suffrage universel masculin est rétabli en 1848, les femmes obtiennent le vote en 1944 et votent pour la première fois en 1945.
Les femmes obtiennent le vote en 1945, le suffrage universel masculin est rétabli en 1848 et le premier vote féminin a lieu en 1944.

Le suffrage universel masculin est rétabli en 1848, les femmes obtiennent le vote en 1944 et votent pour la première fois en 1945.

Explication

En France, le suffrage universel masculin est rétabli en 1848, puis les femmes obtiennent le droit de vote en 1944 et votent pour la première fois en 1945. La date de 1944 correspond donc à l’acquisition du droit, tandis que 1945 correspond à son premier exercice électoral.

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Comment Max Weber définit-il l’État ?

Une domination institutionnalisée et intemporelle qui monopolise la violence légitime sur un territoire.

Quelle différence existe entre les individus vus par l’État et par la Constitution ?

L’État les voit comme sujets soumis, la Constitution comme citoyens avec droits politiques.

Qu'est-ce que la souveraineté selon sa définition ?

Un pouvoir suprême et irrésistible de commandement sans concurrent sur son territoire.

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