Fiche de révision : Fiançailles et formation du mariage

Plan du Cours

  1. Personnalité juridique et corps humain
  2. Naissance et décès de la personne
  3. Absence et disparition
  4. Individualisation de la personne physique
  5. Utilité du domicile et état civil
  6. Actes et décisions d’état civil
  7. Attributs des personnes physiques et morales
  8. Incapacités et protection des mineurs
  9. Puissance paternelle et déchéance
  10. Administration légale et tutelle du mineur
  11. Protection des majeurs incapables
  12. Notion et évolution de la famille
  13. Convention et rupture des fiançailles
  14. Conditions de fond du mariage
  15. Formalités du mariage
  16. Mariage civil et mariage coutumier
  17. Mariage coutumier et nullité
  18. Rapports personnels entre époux

1. Personnalité juridique et corps humain

Notions clés & Définitions

  • Personnes juridiques : Êtres capables de jouir de droits et auxquels le droit confère des prérogatives, notamment des droits personnels ou réels.
  • Personnalité juridique : Aptitude à être sujet de droit et dont l’étendue dépend de la capacité, une capacité plénière correspondant à une personnalité plénière et une capacité limitée à une personnalité diminuée.
  • Corps humain : Carbonnier — Substratum de la personne physique et support matériel de la personnalité juridique.

★ À maîtriser

📌 Le droit distingue deux catégories de personnes juridiques : les personnes physiques et les personnes morales.

📌 L’article 6 de la Constitution sénégalaise dispose que la personne humaine est sacrée et que l’État a l’obligation de la respecter et de la protéger.

Compléments

📌 L’inviolabilité du corps humain protège l’être humain contre les atteintes des tiers, tandis que l’indisponibilité du corps humain limite son propre pouvoir de disposition.

Astuce mémo

Corps humain → personnalité juridique → protection contre les atteintes

2. Naissance et décès de la personne

Notions clés & Définitions

  • Décès : Arrêt complet et irréversible des fonctions vitales, notamment de la circulation et de la respiration.

★ À maîtriser

  • Selon l’article 1er du Code de la famille sénégalais, la personnalité juridique commence à la naissance et cesse au décès.

  • L’enfant conçu peut acquérir des droits dès le jour de sa conception chaque fois que cela va dans son intérêt, conformément à l’adage « Infans conceptus pro nato habetur ».

  • Pour acquérir pleinement la personnalité juridique, l’enfant doit être né vivant et, selon le droit musulman et le droit français, viable, c’est-à-dire physiologiquement capable de survivre.

  • La date de la conception est légalement et irréfragablement fixée entre le 180e et le 300e jour précédant la naissance.

Compléments

📌 Au Sénégal, le suicide ne fait pas l’objet d’un texte spécifique, tandis que l’euthanasie demeure qualifiée de meurtre et punie par le Code pénal.

Astuce mémo

Naissance : la personnalité commence ; décès : la personnalité cesse

3. Absence et disparition

Notions clés & Définitions

  • Absence : Situation de la personne dont le manque de nouvelles rend l’existence incertaine.
  • Disparition : Situation de la personne dont l’absence s’est produite dans des circonstances mettant sa vie en danger sans que son corps ait été retrouvé.

★ À maîtriser

📌 En cas de disparition, la déclaration judiciaire de décès peut être demandée à tout moment par le ministère public ou par tout intéressé, sans condition de délai.

  • La déclaration de décès de l’absent peut être demandée dix ans après les dernières nouvelles, soit six ans après la déclaration d’absence.

  • 🔄 La procédure relative à l’absence progresse ainsi:

    1. la présomption d’absence
    2. la déclaration d’absence
    3. la déclaration de décès

Compléments

  • La demande de présomption d’absence peut être formée un an au moins après la réception des dernières nouvelles.

  • Le tribunal peut déclarer la présomption d’absence un an après le dépôt de la requête, soit deux ans après les dernières nouvelles.

Astuce mémo

Présomption d’absence → déclaration d’absence → déclaration de décès

4. Individualisation de la personne physique

Notions clés & Définitions

  • Individualisation : Identification de la personne humaine au moyen de critères juridiques permettant de la distinguer de ses semblables.
  • Nom : Appellation composée d’une suite de mots permettant de désigner une personne et de la distinguer des autres.
  • Domicile : Lieu où une personne est juridiquement censée être située au regard de la loi, correspondant à son principal établissement.

★ À maîtriser

📌 Le domicile est en principe unique et stable, tandis qu’une personne peut avoir plusieurs résidences et des habitations provisoires.

📌 Le domicile peut être déterminé volontairement par le principal établissement choisi par la personne, ou légalement par la loi pour certaines personnes, notamment le mineur non émancipé et le majeur en tutelle.

  • Les principaux critères d’individualisation sont:
    • le sexe
    • le nom
    • le domicile
    • l’état-civil

Compléments

📌 La mention du sexe est obligatoire dans l’acte d’état-civil et la différence de sexe constitue une condition de validité du mariage selon les articles 52, 11 et 101 du Code de la famille.

📌 La femme mariée conserve son nom mais acquiert pendant le mariage et durant son veuvage le droit d’utiliser le nom de son mari, usage qui cesse avec le divorce.

  • Le domicile permet de rattacher une personne à une compétence territoriale et de présumer le lieu de sa présence permanente, notamment pour les actes de procédure et l’exécution des obligations.

5. Utilité du domicile et état civil

Notions clés & Définitions

  • État civil : Situation familiale et juridique d’une personne, notamment au regard de la filiation, du mariage, de la naissance et du décès.

★ À maîtriser

📌 Le domicile remplit deux fonctions principales en droit privé : il rattache la personne à la compétence territoriale d’une autorité et permet de présumer le lieu de sa présence permanente.

📌 Les dettes sont en principe quérables et doivent être exécutées au domicile du débiteur, sauf exception.

Compléments

📌 Le tribunal compétent est généralement celui du lieu du domicile du défendeur, tandis que les actes d’état civil sont établis dans le ressort territorial de l’une des parties.

📌 Les actes de procédure doivent être signifiés au domicile de la partie adverse, car celle-ci y est présumée résider de façon permanente.

Astuce mémo

Domicile → compétence territoriale et présomption de présence

6. Actes et décisions d’état civil

★ À maîtriser

  • Les centres principaux de l’état civil comprennent les communes et les sous-préfectures, tandis que les centres secondaires sont rattachés à un centre principal et contrôlés par son officier d’état civil.

  • La rectification d’office concerne les omissions ou erreurs purement matérielles, tandis que la rectification contentieuse concerne les autres erreurs et nécessite une requête.

  • Les registres d’état civil sont établis en double original : un exemplaire reste dans les archives du centre d’état civil et l’autre est transmis au greffe du tribunal régional.

  • Le service de l’état civil est placé sous l’autorité du ministère de la Justice et sous la sauvegarde de l’autorité judiciaire.

Compléments

📌 Lorsqu’un acte de naissance, de mariage ou de décès n’a pas été dressé ou a été demandé tardivement, le juge peut autoriser son inscription par l’officier de l’état civil.

  • Les personnes qui collaborent à l’état civil sont:
    • les parties
    • les déclarants
    • les témoins

Astuce mémo

Rectification d’office ≠ rectification contentieuse

7. Attributs des personnes physiques et morales

Notions clés & Définitions

  • Patrimoine : Universalité de droits et de dettes ayant une valeur économique, comprenant un actif et un passif qui constituent le gage général des créanciers.
  • Droit à l’image : Permet à toute personne de s’opposer à la reproduction, à la publication ou à l’exposition de son image sans autorisation expresse ou tacite.
  • Personne morale : Entité collective à laquelle le droit reconnaît la personnalité juridique afin de porter des buts et des intérêts collectifs.

Points essentiels

  • Les droits de la personnalité sont généraux et extrapatrimoniaux : toute personne en bénéficie et ils ne sont en principe ni cessibles, ni saisissables, ni prescriptibles.

  • Les personnes morales de droit public comprennent notamment l’État, ses démembrements et les établissements publics, tandis que les personnes morales de droit privé comprennent notamment les sociétés, les associations et les fondations.

  • La personne morale possède un patrimoine autonome distinct de celui de ses membres, de sorte que l’actif social constitue en principe le gage exclusif des créanciers sociaux.

Astuce mémo

Personne physique : droits personnels ; personne morale : intérêt collectif organisé

8. Incapacités et protection des mineurs

Notions clés & Définitions

  • Incapacité d’exercice : Inaptitude à faire valoir soi-même un droit reconnu dans la vie juridique, laquelle peut être corrigée par la représentation.
  • Mineur : Personne de l’un ou l’autre sexe qui n’a pas encore atteint l’âge de 18 ans accomplis.
  • Émancipation : L’émancipation est la cessation anticipée de la puissance paternelle ; elle résulte de plein droit du mariage ou peut être volontaire et judiciaire à partir de 18 ans.

★ À maîtriser

  • Les actes patrimoniaux se distinguent ainsi: l’acte conservatoire empêche un bien de sortir du patrimoine, l’acte d’administration assure l’exploitation normale du patrimoine, l’acte de disposition compromet ou aliène le capital

📌 L’incapable peut accomplir seul les actes conservatoires et les actes de la vie courante, tandis que les actes de disposition doivent être accomplis par son représentant selon les formes prévues.

📌 La nullité relative sanctionne les actes accomplis par l’incapable en violation de son incapacité ou par son représentant en violation de ses pouvoirs, et elle peut être confirmée après la cessation de l’incapacité.

Compléments

📌 Le mineur émancipé est capable d’accomplir les actes de la vie civile comme un majeur, mais il doit encore respecter les règles particulières applicables au mariage et à l’adoption.

Astuce mémo

Conserver → administrer → disposer

9. Puissance paternelle et déchéance

Notions clés & Définitions

  • Émancipation volontaire : Découle de la volonté du père, de la mère ou du conseil de famille, mais elle est prononcée par le juge des tutelles.
  • Enfant abandonné : Celui dont les parents se sont manifestement désintéressés depuis plus d’un an.
  • Jouissance légale : Un usufruit à titre universel sur les biens du mineur, accordé à celui qui exerce la puissance paternelle jusqu’aux 18 ans accomplis de l’enfant.

★ À maîtriser

  • La déchéance de la puissance paternelle peut être obligatoire en cas de certaines condamnations pénales limitativement énumérées ou facultative lorsque des fautes civiles compromettent gravement la santé, la sécurité ou la moralité de l’enfant.

  • Le mineur émancipé est capable comme un majeur de tous les actes de la vie civile, cesse d’être sous l’autorité de ses père et mère, et ceux-ci ne sont plus responsables en cette qualité des dommages causés après l’émancipation.

  • Durant le mariage, la puissance paternelle appartient conjointement au père et à la mère, mais elle est exercée par le père en qualité de chef de famille, sauf notamment en cas de déchéance, d’incapacité, d’absence, d’éloignement ou de condamnation pour abandon de famille.

  • En cas de divorce ou de séparation de corps judiciairement prononcé ou constaté, le tribunal confie la garde au père, à la mère ou à un tiers selon l’intérêt de l’enfant.

  • La puissance paternelle comprend la direction, l’entretien et l’éducation de l’enfant, qui doivent être exercés dans l’intérêt du mineur.

Compléments

📌 Malgré l’émancipation, le mineur doit respecter les mêmes règles qu’un mineur non émancipé pour se marier et se donner en adoption.

Astuce mémo

Puissance paternelle = protection et direction ; déchéance = retrait pour faute grave.

10. Administration légale et tutelle du mineur

Notions clés & Définitions

  • Administration légale : Exercée par la personne qui exerce la puissance paternelle sur les biens du mineur non émancé.
  • Tutelle testamentaire : Celle dans laquelle le tuteur est choisi par testament par le dernier mourant des père et mère ayant conservé l’exercice de l’administration légale au jour de son décès.

★ À maîtriser

  • L’administration légale s’ouvre lorsque le mineur possède des biens personnels à administrer et qu’au moins l’un de ses parents est vivant et capable d’exercer la puissance paternelle.

  • L’administration légale prend fin à la majorité ou à l’émancipation de l’enfant et peut être convertie en tutelle lorsque la gestion de l’administrateur légal le justifie ou lors du remariage de la mère exerçant la puissance paternelle.

  • Le subrogé tuteur surveille le tuteur, informe immédiatement le juge des tutelles de ses fautes et le supplée lorsque ses intérêts sont opposés à ceux du mineur, sans le remplacer en cas de décès ou d’incapacité.

  • 🔄 À l’ouverture de la tutelle, les opérations suivent cet ordre:

    1. Le tuteur inventorie les biens meubles et immeubles ainsi que les créances du mineur
    2. Le tuteur déclare ses propres créances contre le mineur
    3. L’inventaire est déposé au greffe du tribunal départemental

Compléments

📌 L’administration ad hoc est désignée pour une opération lorsque les intérêts du mineur s’opposent à ceux de l’administrateur légal, tandis que le tiers administrateur gère durablement des biens déterminés exclus de l’administration légale.

Astuce mémo

Administration légale → conversion en tutelle → inventaire et contrôle.

11. Protection des majeurs incapables

Notions clés & Définitions

  • Démence : Un trouble mental qui empêche la personne d’exprimer un consentement valable, ce qui justifie sa protection juridique.

★ À maîtriser

  • La tutelle du majeur incapable repose sur la représentation, tandis que la curatelle est un régime de conseil et de contrôle dans lequel le majeur agit lui-même avec assistance pour certains actes.

  • La protection de la personne et la protection de ses biens constituent deux régimes indépendants, même si l’organisation de la protection des intérêts civils nécessite généralement une expertise médicale.

  • En curatelle, l’assistance du curateur est nécessaire pour les actes prévus à l’article 329, et la personne peut demander au juge des tutelles une autorisation supplétive en cas de refus du curateur.

  • Les actes accomplis par le majeur sous tutelle après la décision du juge sont nuls de plein droit, tandis que les actes antérieurs ne sont annulés que si la cause de la mesure existait notoirement au moment de leur conclusion.

Compléments

📌 L’altération directe des facultés mentales résulte durablement d’une maladie, d’une infirmité ou de l’âge, tandis que l’altération indirecte résulte d’une atteinte des facultés corporelles faisant obstacle à l’expression de la volonté.

  • En cas de curatelle, l’excès dans un acte pour lequel l’assistance n’est pas prévue peut entraîner une réduction appréciée selon la fortune de la personne protégée, la bonne ou mauvaise foi du cocontractant et l’utilité de l’opération.

Astuce mémo

Tutelle = représentation ; curatelle = conseil et contrôle.

12. Notion et évolution de la famille

Notions clés & Définitions

  • Famille juridique : L’ensemble des personnes unies par le mariage, la filiation, la parenté ou l’alliance résultant du mariage et de la filiation.

★ À maîtriser

📌 La famille étendue et patriarcale a progressivement laissé place à la famille nucléaire, conjugale et égalitaire, puis à une famille segmentaire fondée sur une relation interindividuelle entre un parent et l’enfant.

  • Au Sénégal, l’article 14 de la Constitution prévoit que le mariage et la famille constituent la base naturelle et morale de la communauté humaine et qu’ils sont placés sous la protection de l’État.

Compléments

📌 Le Code de la famille de 1972 recherche un équilibre entre tradition et modernité, religion et droit civil, coutume et droit civil, ainsi qu’entre droit national et droit international.

Astuce mémo

Famille étendue patriarcale → famille nucléaire → famille segmentaire.

13. Convention et rupture des fiançailles

Notions clés & Définitions

  • Fiançailles : Convention solennelle par laquelle un homme et une femme se promettent mutuellement le mariage.

★ À maîtriser

  • Les fiançailles ne sont ni obligatoires avant le mariage ni contraignantes pour les fiancés, qui peuvent donc se marier sans fiançailles et rompre leur engagement.

  • La durée des fiançailles ne peut pas excéder un an.

  • Chaque fiancé peut rompre unilatéralement les fiançailles, mais la rupture doit reposer sur un motif légitime tel que le dépassement d'un an, la violation de l'obligation de réserve ou la violation du droit de visite.

Compléments

  • La convention de fiançailles exige la présence d'au moins deux témoins pour chaque fiancé et d'un représentant de chaque famille, mais aucun écrit n'est nécessaire à sa validité.

  • En cas de rupture imputable à la fiancée, celle-ci doit restituer le cadeau, tandis qu'aucune restitution n'est due lorsque la rupture ne lui est pas imputable.

  • Lorsqu'une rupture cause un préjudice matériel ou moral, les règles de la responsabilité civile s'appliquent et les personnes ayant favorisé ou participé à la rupture peuvent être solidairement responsables des dommages-intérêts.

  • Le don manuel versé par le fiancé à sa fiancée ou à sa famille est facultatif et son montant maximal est fixé à 5000 F.

Astuce mémo

Fiançailles sans obligation de mariage, mais rupture encadrée par la loi

14. Conditions de fond du mariage

Notions clés & Définitions

  • Consentement matrimonial : Rencontre des manifestations de volonté des futurs époux et doit être personnel, conscient, sérieux et exempt de vices.

★ À maîtriser

  • En matière de mariage, seuls l'erreur et la violence sont retenues comme vices du consentement par l'article 138 du Code de la famille, tandis que le dol n'est pas retenu comme vice civil général du mariage.

  • Chacun des futurs époux, même mineur, doit consentir personnellement au mariage, même si le consentement de la personne exerçant la puissance paternelle est également requis pour le mineur.

  • La dot est une donation du futur mari à la future épouse, dont celle-ci a la propriété exclusive et la libre disposition, et son montant maximal est fixé à 3 000 F.

  • Au Sénégal, le mariage ne peut en principe être contracté qu'entre un homme et une femme, et l'impuissance du mari peut être une cause de nullité tandis que la stérilité définitive médicalement établie peut être une cause de divorce.

  • Le mariage ne peut être contracté qu'entre un homme âgé de plus de 20 ans et une femme âgée de plus de 16 ans, sauf dispense d'âge pour motif grave accordée par le président du tribunal régional après enquête.

  • La femme ne peut contracter un nouveau mariage avant la mention sur le registre de l'état civil de la dissolution du précédent, tandis que l'homme peut se remarier dans les limites de l'option de monogamie ou de polygamie souscrite.

  • Le délai de viduité, qui concerne seulement la femme, est de 300 jours au maximum après le décès du premier conjoint ou le divorce afin d'éviter les incertitudes sur la paternité.

  • Dans le régime de polygamie, l'homme ne peut avoir simultanément plus de quatre épouses.

  • La prohibition vise notamment: les ascendants ou ceux du conjoint, les descendants ou ceux du conjoint, jusqu'au troisième degré, les descendants de ses ascendants ou de ceux du conjoint

Compléments

📌 Les mariages simulés, fictifs ou célébrés pour rire sont nuls parce qu'ils ne reposent pas sur une intention sérieuse d'union matrimoniale.

📌 La dot peut être écartée par la volonté des futurs époux, mais sa violation peut constituer une cause de nullité relative du mariage ou une cause de divorce.

Astuce mémo

Psychologiques, biologiques, sociologiques : PBS

15. Formalités du mariage

★ À maîtriser

📌 Au Sénégal, le mariage peut être célébré par l'officier de l'état civil ou constaté par lui ou son délégué lorsqu'il respecte une coutume matrimoniale en usage au Sénégal.

📌 La publication du mariage se fait par une affiche pendant quinze jours continus à la porte du centre d'état civil et au lieu du domicile ou de la résidence secondaire de chacun des futurs époux.

  • 🔄 Les formalités préparatoires se déroulent ainsi: avis préalable à l'officier de l'état civil, dépôt des pièces et établissement du formulaire, publication du mariage

  • Lors de la célébration civile, les futurs époux comparaissent personnellement devant l'officier de l'état civil, répondent séparément qu'ils veulent se prendre pour mari et femme, puis sont déclarés unis au nom de la loi et signent l'acte avec les témoins.

Compléments

  • Pour un mariage coutumier conclu dans une commune ou une localité disposant d'un centre d'état civil, les futurs époux doivent informer l'officier de l'état civil de leur projet un mois à l'avance.

  • Chaque futur époux doit remettre personnellement une copie de son acte de naissance datant de moins de 3 mois ainsi que les copies des actes accordant les dispenses prévues par la loi.

Astuce mémo

Avis, pièces, publication, célébration

16. Mariage civil et mariage coutumier

★ À maîtriser

📌 Le mariage coutumier constaté par l'officier de l'état civil a la même valeur juridique que le mariage célébré par lui, tandis que le mariage coutumier non constaté est inopposable à l'État, aux collectivités publiques et aux établissements publics ou privés.

Compléments

📌 Le mariage civil est célébré au centre d'état civil, tandis que le mariage coutumier peut être célébré dans un lieu de culte ou une maison avant d'être constaté par l'officier de l'état civil.

📌 L'officier de l'état civil compétent est celui du centre du domicile ou de la résidence de l'un des futurs époux, la résidence étant établie par un mois au moins d'habitation continue à la date de la célébration.

  • 🔄 La constatation du mariage coutumier comprend: présence de deux témoins majeurs pour chacun des époux, complétion du formulaire type, établissement de l'acte de mariage, remise du livret de famille au mari et de l'acte à l'épouse

Astuce mémo

Le mariage civil se suffit à lui-même, le mariage coutumier doit être constaté

17. Mariage coutumier et nullité

Points essentiels

  • La nullité absolue sanctionne les violations graves de l'ordre public, notamment l'absence de consentement, l'impuberté sans dispense, l'inceste, l'existence d'un mariage antérieur non dissous ou l'incompétence de l'officier de l'état civil, tandis que la nullité relative protège des intérêts privés tels que le consentement vicié, le défaut d'autorisation familiale, le non-paiement de la dot exigible, l'impuissance du mari ou la dissimulation d'une maladie grave et incurable.

  • L'action en nullité absolue peut être exercée par les époux, le ministère public de leur vivant et toute personne intéressée, et elle est imprescriptible, tandis que l'action en nullité relative appartient seulement au titulaire de l'intérêt protégé selon la cause invoquée.

  • La nullité du mariage ne produit effet qu'à compter de la décision judiciaire définitive et de sa mention en marge des actes d'état civil ; avant cette date, le mariage nul produit ses effets comme un mariage valable, ce qui traduit le caractère non rétroactif de la nullité.

Astuce mémo

Mariage coutumier constaté : opposable ; non constaté : valide mais inopposable

18. Rapports personnels entre époux

Notions clés & Définitions

  • Communauté de vie : art. 149 — Obligation conjugale de partager une vie charnelle et sentimentale, un ménage commun et une résidence commune.

Points essentiels

  • La fidélité interdit aux époux les relations charnelles ou sentimentales avec autrui, tandis que le respect impose notamment la sincérité, l'honnêteté, la patience et l'abstention des excès, sévices, injures et abandons du domicile conjugal.

  • Sous la séparation des biens, chacun conserve l'administration et la libre disposition de ses biens personnels et reste seul tenu de ses dettes personnelles, tandis que les dettes liées à la gestion du ménage engagent solidairement les époux.

  • Le divorce constaté par le juge suppose le consentement libre, éclairé et exempt de vice des deux époux sur la rupture et ses effets, tandis que le divorce contentieux intervient en l'absence d'accord et repose sur une décision judiciaire tranchant le différend.

  • Les époux doivent se porter mutuellement secours et assistance pour sauvegarder les intérêts moraux et matériels du ménage et des enfants, et chaque épouse d'un mariage polygamique peut prétendre à l'égalité de traitement avec les autres. — art. 151

  • Les deux époux contribuent à l'entretien du ménage et à l'éducation des enfants communs, mais les charges pèsent principalement sur le mari ; chacun peut conclure seul les contrats relatifs aux charges du ménage, sauf pour les dépenses manifestement exagérées ou contractées par un tiers de mauvaise foi. — art. 375

  • Lorsque le manquement grave d'un époux à sa contribution aux charges met en péril les intérêts de la famille, le juge peut ordonner des mesures urgentes, notamment interdire des actes de disposition ou le déplacement de meubles, pour une durée qui ne peut excéder trois ans. — art. 376

  • Le choix du régime matrimonial est irrévocable pendant le mariage ; les ménages monogamiques peuvent choisir les trois régimes, tandis que les mariages polygamiques ne peuvent choisir que la séparation des biens ou le régime dotal. — art. 116

  • Le divorce produit ses effets personnels entre les époux à compter du jour où le jugement devient définitif, ses effets pécuniaires entre eux à compter de la demande en divorce et ses effets à l'égard des tiers à compter de la mention du jugement en marge des actes d'état civil. — art. 176

  • Pour les effets personnels du mariage entre les époux, le jugement de divorce prend effet le jour où il devient définitif, c’est-à-dire lorsqu’il n’est plus susceptible de voies de recours.

  • Les rapports pécuniaires entre les époux prennent effet au jour de la demande en divorce, tandis que les effets du divorce à l’égard des tiers prennent effet au jour de la mention en marge de l’acte de naissance et, pour les commerçants, au registre du commerce.

  • Après le divorce, chacun des époux recouvre le droit de contracter une nouvelle union, mais la femme doit respecter le délai de viduité prévu par l’article 176, alinéa 2.

  • Les trois régimes matrimoniaux sont:

    • la séparation des biens
    • le régime dotal
    • le régime communautaire de participation aux meubles et acquêts
  • Les causes du divorce contentieux sont limitativement énumérées au nombre de 10 par l'article 166 du Code de la famille et comprennent notamment l'adultère, l'abandon de famille ou du domicile conjugal, les mauvais traitements, la maladie grave et incurable, la stérilité définitive et l'incompatibilité d'humeur. — art. 166 du CF

  • Dans le divorce par consentement mutuel, les époux introduisent ensemble une demande, comparaissent personnellement, présentent leurs actes d'état civil et une déclaration réglant les biens et les enfants, puis le juge contrôle leur consentement avant de constater éventuellement le divorce.

  • En cas de divorce contentieux, le juge tente d'abord de concilier les époux ; en cas d'échec, il peut statuer immédiatement ou rendre une ordonnance de non-conciliation et prendre des mesures provisoires concernant notamment la résidence, les effets personnels et les enfants. — art. 168

Astuce mémo

CRF : communauté de résidence, respect, fidélité

Tableaux de synthèse

Absence et disparition

CritèreAbsenceDisparition
SituationManque de nouvelles rendant l’existence incertaineCirconstances mettant la vie en danger sans corps retrouvé
ProcédureProgressive et soumise à des délaisPossible à tout moment, sans condition de délai
IssueDéclaration progressive du décèsDéclaration judiciaire de décès

Types d’actes patrimoniaux

Type d’acteFonctionRégime pour l’incapable
Acte conservatoireEmpêcher la sortie d’un bien du patrimoinePeut être accompli seul
Acte d’administrationExploiter normalement le patrimoine sans entamer le capitalRégime intermédiaire
Acte de dispositionAliéner ou compromettre le capitalAccompli par le représentant selon certaines formes

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Fiançailles et formation du mariage avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle qualité définit une personne juridique en droit ?

2. Quelle distinction le droit établit-il entre les deux catégories de personnes juridiques ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Fiançailles et formation du mariage avec 11 flashcards interactives.

Quelles sont les deux catégories de personnes juridiques selon le droit ?

Les personnes physiques et les personnes morales.

Que protège l'inviolabilité du corps humain ?

Elle protège l'être humain contre les atteintes des tiers.

Selon l’article 1er du Code de la famille sénégalais, quand commence la personnalité juridique ?

La personnalité juridique commence à la naissance.

Voir les flashcards →

Cours similaires

Crée tes propres fiches de révision

Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.

Générateur de fiches