QCM : Fondements du droit administratif — 34 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle catégorie de services publics l’arrêt Bac d’Eloka du 22 janvier 1921 a-t-il reconnue ?

Les établissements publics constitutionnels, soumis au contrôle du Conseil constitutionnel
Les services publics industriels et commerciaux, soumis en principe au droit privé et au juge judiciaire
Les services publics administratifs, soumis en principe au droit public et au juge administratif
Les services publics sociaux, soumis en principe au droit pénal et au juge répressif

Les services publics industriels et commerciaux, soumis en principe au droit privé et au juge judiciaire

Explication

L’arrêt Bac d’Eloka a reconnu la catégorie des services publics industriels et commerciaux, dont le régime relève en principe du droit privé et du juge judiciaire. Il ne s’agit donc pas de la catégorie générale des services publics administratifs.

2. Dans une organisation administrative, quelle différence distingue les agents publics des autorités administratives ?

Les agents donnent les ordres, tandis que les autorités accomplissent matériellement les décisions prises
Les agents contrôlent les juridictions, tandis que les autorités représentent les usagers auprès de l’administration
Les agents exécutent les décisions, tandis que les autorités donnent les ordres et disposent de pouvoirs juridiques
Les agents adoptent les lois, tandis que les autorités tranchent les litiges entre personnes publiques

Les agents exécutent les décisions, tandis que les autorités donnent les ordres et disposent de pouvoirs juridiques

Explication

Les agents publics mettent en œuvre les décisions administratives, tandis que les autorités administratives décident, donnent des ordres et disposent de pouvoirs juridiques. Les autorités administratives n’adoptent pas les lois et ne se confondent pas avec les juridictions.

3. Une politique publique visant principalement à développer les infrastructures et l’aménagement du territoire correspond à quelle phase historique de l’intervention de l’État ?

La période contemporaine de recentrage, orientée vers la réduction des activités publiques
La période postérieure aux années 1980, caractérisée par la mise en concurrence
La période de l’État providence, centrée sur les services à la population
La période antérieure à la Première Guerre mondiale, marquée par l’État bâtisseur

La période antérieure à la Première Guerre mondiale, marquée par l’État bâtisseur

Explication

Avant la Première Guerre mondiale, l’État intervient notamment comme bâtisseur en développant les infrastructures et l’aménagement du territoire. L’État providence se distingue par l’extension des services à la population et la prise en charge de certaines activités économiques.

4. Quelles entités constituent les collectivités territoriales de droit commun ?

La commune, le syndicat intercommunal et le département, sans assemblée élue
La commune, le département et la région, avec une assemblée délibérante et un exécutif local
Le département, la préfecture et la région, sous l’autorité d’un exécutif national
La commune, l’établissement public et la région, avec une direction administrative commune

La commune, le département et la région, avec une assemblée délibérante et un exécutif local

Explication

Les collectivités territoriales de droit commun sont la commune, le département et la région, chacune comprenant une assemblée délibérante et un exécutif local. Les établissements publics et les préfectures relèvent d’autres catégories juridiques.

5. Quelle innovation l’arrêt Cadot du Conseil d’État, rendu le 13 décembre 1889, a-t-il consacrée ?

La compétence du juge judiciaire pour examiner les recours contre les décisions administratives
Le maintien de la théorie du ministre-juge pour les recours administratifs
La compétence du Tribunal des conflits pour annuler les décisions administratives
La compétence directe du Conseil d’État pour examiner les recours contre les décisions administratives

La compétence directe du Conseil d’État pour examiner les recours contre les décisions administratives

Explication

L’arrêt Cadot a abandonné la théorie du ministre-juge et reconnu la compétence directe du Conseil d’État pour connaître des recours contre les décisions administratives. La solution ne confie donc pas ces recours au juge judiciaire ni au Tribunal des conflits.

6. Quelle distinction oppose correctement les conceptions organique et fonctionnelle de l’administration ?

La conception organique étudie les activités, tandis que la conception fonctionnelle étudie les personnes concernées
La conception organique étudie les personnes, tandis que la conception fonctionnelle étudie les activités exercées
La conception organique concerne les usagers, tandis que la conception fonctionnelle concerne les agents publics
La conception organique concerne les juridictions, tandis que la conception fonctionnelle concerne les personnes morales

La conception organique étudie les personnes, tandis que la conception fonctionnelle étudie les activités exercées

Explication

La conception organique s’intéresse aux personnes et aux organes qui agissent au nom de l’administration, alors que la conception fonctionnelle porte sur les activités exercées. L’inversion de ces deux approches constitue la confusion classique à éviter.

7. Quelle caractéristique définit une personne morale de droit public ?

Elle regroupe des agents publics chargés d’exécuter les décisions prises par une autorité administrative
Elle possède la personnalité juridique et peut détenir des droits et obligations pour un intérêt distinct de celui de ses membres
Elle représente une autorité publique, mais ne peut pas être titulaire de droits ou répondre d’obligations
Elle exerce une compétence administrative sans avoir de personnalité juridique propre ni d’obligations personnelles

Elle possède la personnalité juridique et peut détenir des droits et obligations pour un intérêt distinct de celui de ses membres

Explication

Une personne morale de droit public est juridiquement autonome : elle peut être titulaire de droits et d’obligations afin de poursuivre un intérêt distinct de celui de ses membres. Une autorité qui agit au nom d’une personne publique ne possède pas, pour cette seule raison, cette qualité de personne morale.

8. Quelle mission l’article 72 de la Constitution confie-t-il au préfet ?

Représenter les intérêts nationaux, contrôler administrativement et faire respecter les lois
Gérer les services publics locaux au nom d’une collectivité territoriale
Administrer les services communaux et diriger l’assemblée départementale
Élaborer les compétences propres des régions et des départements

Représenter les intérêts nationaux, contrôler administrativement et faire respecter les lois

Explication

Le préfet agit au nom de l’État pour défendre les intérêts nationaux, exercer le contrôle administratif et veiller au respect des lois. L’exécutif local, lui, agit au nom de la collectivité territoriale qu’il dirige.

9. Qu’est-ce qu’un établissement public ?

Une association privée chargée d’une mission générale par décision administrative
Un service interne dépourvu de personnalité morale au sein d’une collectivité territoriale
Une autorité locale élue disposant d’une compétence territoriale générale
Une personne morale de droit public créée et contrôlée pour gérer des services publics spécialisés

Une personne morale de droit public créée et contrôlée pour gérer des services publics spécialisés

Explication

L’établissement public possède une personnalité morale de droit public et gère un ou plusieurs services publics spécialisés sous le contrôle de l’État ou d’une collectivité. Un simple service interne ne dispose pas d’une personnalité morale propre.

10. Quel est l’objet général du droit administratif ?

Régir les rapports internes de l’Administration et ses rapports avec les usagers et les tiers
Organiser les relations entre les juridictions judiciaires et les particuliers
Fixer les principes de fonctionnement des partis politiques et des syndicats
Déterminer les règles applicables aux échanges commerciaux entre entreprises privées

Régir les rapports internes de l’Administration et ses rapports avec les usagers et les tiers

Explication

Le droit administratif encadre à la fois les relations internes entre les entités administratives et leurs relations externes avec les usagers et les tiers. Les relations commerciales entre entreprises privées relèvent principalement du droit privé.

11. Quelle règle l’arrêt Blanco du Tribunal des conflits, rendu le 8 février 1873, a-t-il affirmée concernant la responsabilité de l’État ?

Elle relève de règles spéciales et de la juridiction administrative
Elle relève de la compétence exclusive du Conseil constitutionnel
Elle relève des règles générales du Code civil et du juge judiciaire
Elle dépend des règles propres aux contrats privés conclus par l’administration

Elle relève de règles spéciales et de la juridiction administrative

Explication

L’arrêt Blanco affirme que la responsabilité de l’État obéit à des règles spéciales distinctes du Code civil et relève de la juridiction administrative. Il ne soumet donc pas cette responsabilité au régime civil ordinaire appliqué par le juge judiciaire.

12. Que cherche à identifier la conception organique de l’administration ?

Les règles juridictionnelles appliquées aux litiges administratifs
Les usagers concernés par les décisions des autorités publiques
Les activités d’intérêt général exercées par les services administratifs
Les personnes morales de droit public et les organes agissant en leur nom

Les personnes morales de droit public et les organes agissant en leur nom

Explication

La conception organique identifie les personnes morales de droit public ainsi que les organes qui agissent pour leur compte. L’étude des activités d’intérêt général relève plutôt d’une approche fonctionnelle.

13. Quelle distinction oppose le droit administratif lato sensu au droit administratif stricto sensu ?

Le premier relève du juge administratif, tandis que le second relève des juridictions judiciaires
Le premier vise les règles spéciales de l’action administrative, tandis que le second inclut certaines règles de droit privé
Le premier concerne les collectivités territoriales, tandis que le second concerne les administrations centrales
Le premier inclut certaines règles de droit privé, tandis que le second vise les règles spéciales de l’action administrative

Le premier inclut certaines règles de droit privé, tandis que le second vise les règles spéciales de l’action administrative

Explication

Le sens large englobe toutes les règles applicables à l’administration, y compris certaines règles de droit privé, alors que le sens strict se limite aux règles spéciales de l’action administrative. La confusion consiste à inverser ces deux définitions.

14. Selon l’arrêt APREI du 22 février 2007, comment une personne privée peut-elle être reconnue chargée d’un service public sans prérogatives de puissance publique ?

La présence de prérogatives de puissance publique reste indispensable malgré l’organisation privée de l’activité
La conclusion d’un contrat écrit avec l’administration constitue la condition déterminante de cette qualification
La seule poursuite d’un objectif d’intérêt général suffit à établir la qualité de service public
L’objet, le contrôle, le fonctionnement et le financement de son activité peuvent démontrer cette prise en charge

L’objet, le contrôle, le fonctionnement et le financement de son activité peuvent démontrer cette prise en charge

Explication

Depuis APREI, l’absence de prérogatives de puissance publique n’empêche pas la qualification si l’objet, le contrôle, le fonctionnement et le financement révèlent une mission de service public. La méthode de Narcy, fondée sur l’exigence de telles prérogatives, n’est donc plus indispensable.

15. Quel changement caractérise l’évolution de l’État à partir des années 1980 ?

Le développement des services sociaux élargit la prise en charge publique de nombreuses activités économiques
La protection sociale conduit les personnes publiques à renforcer leur présence dans les secteurs marchands
La construction des infrastructures devient le principal moyen d’intervention administrative sur le territoire
Les privatisations et la concurrence recentrent les personnes publiques sur leurs fonctions essentielles

Les privatisations et la concurrence recentrent les personnes publiques sur leurs fonctions essentielles

Explication

À partir des années 1980, les privatisations et l’ouverture à la concurrence réduisent le champ direct de l’intervention publique et favorisent un recentrage sur les fonctions essentielles. Le développement des services sociaux et la prise en charge d’activités économiques caractérisent plutôt l’État providence de la période précédente.

16. Quelle distinction caractérise les autorités publiques indépendantes par rapport aux autorités administratives indépendantes ?

Les autorités publiques indépendantes sont une émanation de l’État, contrairement aux autorités administratives indépendantes
Les autorités publiques indépendantes ont la personnalité morale, contrairement aux autorités administratives indépendantes
Les autorités publiques indépendantes exercent une compétence générale, contrairement aux autorités administratives indépendantes
Les autorités publiques indépendantes disposent de prérogatives juridictionnelles, contrairement aux autorités administratives indépendantes

Les autorités publiques indépendantes ont la personnalité morale, contrairement aux autorités administratives indépendantes

Explication

Une autorité publique indépendante possède une personnalité morale de droit public, alors qu’une autorité administrative indépendante reste dépourvue de personnalité juridique propre. La seconde proposition inverse précisément la distinction en attribuant à l’API le caractère d’émanation de l’État.

17. Quel effet l’article 13 de la loi des 16 et 24 août 1790 produit-il sur le partage des compétences juridictionnelles ?

Il établit l’inaliénabilité du domaine public en reprenant le principe posé pour le patrimoine royal
Il remplace la justice retenue par la justice déléguée en attribuant un pouvoir de décision autonome au Conseil d’État
Il sépare les autorités judiciaires et administratives en empêchant le juge judiciaire de connaître de l’action administrative
Il confie au Conseil d’État le pouvoir de rendre des décisions juridictionnelles au nom du peuple français

Il sépare les autorités judiciaires et administratives en empêchant le juge judiciaire de connaître de l’action administrative

Explication

L’article 13 de la loi de 1790 pose la séparation entre autorités judiciaires et administratives et interdit au juge judiciaire d’examiner l’action administrative. Le transfert du pouvoir de juger au Conseil d’État relève de la loi du 24 mai 1872, qui instaure la justice déléguée.

18. Que caractérise la décentralisation territoriale ?

Le transfert de compétences à des personnes publiques distinctes de l’État, administrées par des conseils élus
La création de services spécialisés dépourvus de personnalité morale propre
La concentration des décisions administratives auprès des autorités centrales
La délégation de compétences à des agents locaux soumis à l’autorité hiérarchique de l’État

Le transfert de compétences à des personnes publiques distinctes de l’État, administrées par des conseils élus

Explication

La décentralisation territoriale confie des compétences à des personnes publiques distinctes de l’État, dotées d’une autonomie et administrées par des élus. La déconcentration, en revanche, reste organisée au sein d’une même personne publique.

19. Laquelle de ces entités appartient aux principales personnes morales de droit public ?

Une société commerciale privée
Un groupement informel de particuliers
Une association sans mission publique
La Banque de France

La Banque de France

Explication

La Banque de France figure parmi les autres personnes publiques, aux côtés de l’État, des collectivités territoriales et des établissements publics. Une société commerciale privée, une association sans mission publique ou un groupement informel ne relève pas de cette catégorie sur la base des éléments indiqués.

20. Que prévoit l’article 20 de la Constitution concernant le Gouvernement ?

Il détermine et conduit la politique de la Nation, tout en disposant de l’administration et de la force armée
Il représente les usagers, administre les entreprises privées et organise les élections nationales
Il contrôle les juridictions, adopte les lois et dirige les collectivités territoriales
Il exerce les fonctions juridictionnelles, sanctionne les infractions et modifie la Constitution

Il détermine et conduit la politique de la Nation, tout en disposant de l’administration et de la force armée

Explication

L’article 20 attribue au Gouvernement la détermination et la conduite de la politique nationale, ainsi que la disposition de l’administration et de la force armée. L’adoption des lois appartient au pouvoir législatif, tandis que le jugement des litiges relève du pouvoir juridictionnel.

21. Quelle solution l’arrêt Caisse primaire Aide et Protection du 13 mai 1938 retient-il concernant la gestion privée d’un service public ?

Une personne privée peut gérer un service public dès qu’elle poursuit une activité présentant un intérêt général
Une personne privée peut gérer un service public lorsque l’habilitation administrative, même implicite, est démontrée
Une personne privée peut gérer un service public lorsqu’elle reçoit une subvention régulière d’une personne publique
Une personne privée peut gérer un service public seulement lorsqu’un contrat administratif écrit le prévoit

Une personne privée peut gérer un service public lorsque l’habilitation administrative, même implicite, est démontrée

Explication

L’arrêt Caisse primaire Aide et Protection admet qu’une habilitation administrative puisse être implicite, sans exiger un contrat écrit. La conception formaliste proposée comme distracteur méconnaît précisément la portée de cette décision.

22. Quelle conséquence découle du principe de légalité pour un acte administratif ?

Il doit être validé par le juge judiciaire avant de pouvoir produire des effets
Il doit être conforme au droit et peut être contrôlé par le juge administratif
Il peut produire ses effets malgré une contrariété au droit lorsqu’il poursuit un intérêt général
Il échappe au contrôle juridictionnel dès lors qu’il émane d’une autorité administrative

Il doit être conforme au droit et peut être contrôlé par le juge administratif

Explication

Le principe de légalité exige que les actes administratifs soient conformes au droit et permet leur contrôle par le juge administratif. La poursuite d’un intérêt général ne dispense pas l’administration du respect des normes juridiques.

23. Quelle caractéristique distingue principalement la déconcentration de la décentralisation ?

Elle maintient une seule personne publique malgré la délégation de compétences
Elle crée une personne publique autonome dotée de conseils élus
Elle supprime le contrôle exercé par l’autorité centrale
Elle transfère les compétences à des établissements publics spécialisés

Elle maintient une seule personne publique malgré la délégation de compétences

Explication

La déconcentration organise la délégation de compétences à des autorités locales qui restent intégrées à la même personne publique. À l’inverse, la décentralisation repose sur des personnes publiques distinctes dotées d’une autonomie propre.

24. Quelle évolution l’arrêt APREI du Conseil d’État du 22 février 2007 apporte-t-il à l’identification d’un service public géré par une personne privée ?

Il admet cette qualification même sans prérogatives de puissance publique lorsque d’autres indices révèlent le contrôle administratif
Il exige la présence de prérogatives de puissance publique dans toute gestion privée d’un service public
Il réserve la gestion des services publics aux personnes publiques dotées d’un pouvoir réglementaire
Il écarte la qualification de service public lorsque l’activité est exercée dans un cadre contractuel

Il admet cette qualification même sans prérogatives de puissance publique lorsque d’autres indices révèlent le contrôle administratif

Explication

L’arrêt APREI reconnaît qu’une personne privée peut gérer un service public sans disposer de prérogatives de puissance publique si l’intérêt général et d’autres indices de contrôle administratif sont établis. La solution se distingue ainsi de l’approche classique de l’arrêt Narcy, qui accordait davantage d’importance à ces prérogatives.

25. Quel pouvoir réglementaire le Premier ministre exerce-t-il en principe ?

Un pouvoir général de modification des lois et un pouvoir autonome soumis à l’autorisation des ministres
Un pouvoir réglementaire partagé avec chaque ministre dans toutes les matières administratives
Un pouvoir limité aux mesures individuelles et un pouvoir autonome dans les matières réservées à la loi
Un pouvoir général d’exécution des lois et un pouvoir autonome dans le domaine non réservé à la loi

Un pouvoir général d’exécution des lois et un pouvoir autonome dans le domaine non réservé à la loi

Explication

Le Premier ministre dispose du pouvoir réglementaire général nécessaire à l’exécution des lois ainsi que d’un pouvoir réglementaire autonome dans le domaine qui n’est pas réservé à la loi. Les ministres ne disposent pas, en principe, d’un pouvoir réglementaire général comparable.

26. Dans quelle situation une personne privée peut-elle gérer un service public ?

Lorsqu’elle obtient une personnalité morale de droit public avant de commencer son activité
Lorsqu’une habilitation de la puissance publique est établie par un texte, un contrat ou un faisceau d’indices
Lorsqu’elle dispose d’un financement public, même sans mission définie par une autorité administrative
Lorsqu’elle exerce une activité d’intérêt général sans intervention ni contrôle d’une autorité publique

Lorsqu’une habilitation de la puissance publique est établie par un texte, un contrat ou un faisceau d’indices

Explication

La gestion privée d’un service public suppose une habilitation de la puissance publique, qui peut être explicite ou résulter implicitement de plusieurs indices concordants. Un financement public isolé ne suffit donc pas à établir cette habilitation.

27. Quelle différence oppose le régime des collectivités relevant des articles 73 et 74 de la Constitution ?

L’article 73 prévoit l’application adaptée des lois nationales, tandis que l’article 74 repose sur la spécialité législative
L’article 73 accorde une autonomie complète, tandis que l’article 74 soumet les collectivités au préfet
L’article 73 établit la spécialité législative, tandis que l’article 74 applique les lois nationales sans adaptation
L’article 73 concerne les établissements publics, tandis que l’article 74 concerne les communes métropolitaines

L’article 73 prévoit l’application adaptée des lois nationales, tandis que l’article 74 repose sur la spécialité législative

Explication

Dans les départements d’outre-mer relevant de l’article 73, les lois et règlements nationaux s’appliquent avec des adaptations possibles. Les collectivités régies par l’article 74 relèvent du principe de spécialité législative.

28. Quelle caractéristique définit le groupement d’intérêt public ?

C’est une association dépourvue de personnalité morale réunissant des administrations partenaires
C’est un établissement public chargé d’une mission administrative sous la tutelle d’une collectivité
C’est une personne morale de droit public associant des acteurs publics ou privés autour d’une mission d’intérêt général
C’est une société privée créée par plusieurs entreprises pour exploiter une activité commerciale commune

C’est une personne morale de droit public associant des acteurs publics ou privés autour d’une mission d’intérêt général

Explication

Le groupement d’intérêt public est une personne morale de droit public qui permet à des personnes publiques et privées de coopérer pour une mission d’intérêt général. Il ne se confond pas avec un établissement public, même s’il possède une personnalité publique.

29. Quelle compétence distingue la commune du département et de la région ?

La commune exerce les compétences attribuées aux régions par le législateur
La commune peut créer tout service public présentant un intérêt communal
La commune contrôle administrativement les actes du département
La commune reçoit de la loi une liste détaillée de compétences spécialisées

La commune peut créer tout service public présentant un intérêt communal

Explication

La commune bénéficie d’une clause générale de compétence pour instituer des services publics présentant un intérêt communal. Le département et la région exercent, quant à eux, les compétences que la loi leur attribue.

30. Quelle transformation la loi du 24 mai 1872 apporte-t-elle au rôle juridictionnel du Conseil d’État ?

Elle remplace la justice retenue par la justice déléguée et l’autorise à statuer au nom du peuple français
Elle crée la distinction entre l’État bâtisseur et l’État providence dans l’organisation administrative
Elle affirme l’inaliénabilité de la Couronne et l’étend directement à l’ensemble du domaine public
Elle interdit au juge judiciaire de connaître de l’action administrative et consacre la séparation des autorités

Elle remplace la justice retenue par la justice déléguée et l’autorise à statuer au nom du peuple français

Explication

La loi du 24 mai 1872 substitue la justice déléguée à la justice retenue, ce qui permet au Conseil d’État de rendre des décisions au nom du peuple français. La séparation entre autorités judiciaires et administratives avait été posée par la loi des 16 et 24 août 1790.

31. Quelle différence caractérise principalement un État libéral par rapport à un État interventionniste ?

L’État libéral développe les services publics industriels, tandis que l’État interventionniste réduit l’action publique à la sécurité
L’État libéral confie les fonctions régaliennes aux entreprises privées, tandis que l’État interventionniste les abandonne aux collectivités
L’État libéral assume des activités économiques et sociales, tandis que l’État interventionniste se concentre sur les fonctions régaliennes
L’État libéral se concentre sur les fonctions régaliennes, tandis que l’État interventionniste assume aussi des activités économiques et sociales

L’État libéral se concentre sur les fonctions régaliennes, tandis que l’État interventionniste assume aussi des activités économiques et sociales

Explication

L’État libéral limite principalement son action aux fonctions régaliennes, alors que l’État interventionniste intervient également dans les domaines économiques et sociaux. La confusion inverse précisément l’étendue respective de l’action publique.

32. Quelle condition caractérise juridiquement un service public ?

Une activité lucrative exercée par une entreprise agréée par une autorité publique
Une activité collective organisée par une association sans intervention administrative
Une activité d’intérêt général exercée par une personne privée sans contrôle public
Une activité d’intérêt général prise en charge ou assurée sous le contrôle de l’administration

Une activité d’intérêt général prise en charge ou assurée sous le contrôle de l’administration

Explication

Un service public correspond à une activité d’intérêt général assumée ou garantie par une personne publique, éventuellement avec l’intervention contrôlée d’une personne privée. Une activité d’intérêt général ne devient donc pas automatiquement un service public en l’absence de prise en charge ou de contrôle administratif.

33. Quelle distinction caractérise un établissement public administratif et un établissement public industriel et commercial ?

Le premier gère un service public administratif sous droit public, le second un SPIC principalement sous droit privé
Le premier gère un SPIC sous droit privé, le second un service administratif entièrement soumis au droit public
Le premier relève d’une collectivité territoriale, le second dépend nécessairement d’une administration centrale
Le premier possède une autonomie limitée, le second exerce une compétence générale sur son territoire

Le premier gère un service public administratif sous droit public, le second un SPIC principalement sous droit privé

Explication

L’établissement public administratif fonctionne pour un service public administratif sous un régime de droit public. L’établissement public industriel et commercial gère un SPIC principalement soumis au droit privé.

34. Comment s’articulent l’autonomie et le principe de spécialité d’un établissement public ?

L’autonomie supprime son contrôle, tandis que la spécialité lui confère une compétence territoriale générale
L’autonomie lui permet une gestion propre, tandis que la spécialité limite son action à ses missions constitutives
L’autonomie concerne ses agents, tandis que la spécialité détermine les règles électorales de ses dirigeants
L’autonomie lui impose une gestion étatique, tandis que la spécialité étend ses compétences à tout intérêt local

L’autonomie lui permet une gestion propre, tandis que la spécialité limite son action à ses missions constitutives

Explication

L’autonomie repose sur une personnalité, des moyens financiers et une gestion propres. Le principe de spécialité encadre cette autonomie en interdisant à l’établissement d’intervenir au-delà des missions qui lui ont été attribuées.

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Mémorisez les réponses avec 62 flashcards sur Fondements du droit administratif.

Qu'est-ce que le droit administratif ?

L'ensemble des règles régissant les rapports internes et extern de l'Administration.

Selon quelle conception l'administration s'intéresse aux personnes et organes ?

La conception organique.

Quelle conception de l'administration s'intéresse aux activités exercées ?

La conception fonctionnelle.

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