QCM : Gestion du contrôle interne et certification — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le couple de responsabilités partagées du DCF avec le directeur mis en avant dans ses missions actuelles ?

La maîtrise des risques et la validation ou certification des comptes
La production des états financiers et la communication externe
La gestion budgétaire et la passation des marchés
Le recouvrement des cotisations et la gestion des ressources humaines

La maîtrise des risques et la validation ou certification des comptes

Explication

Le DCF partage avec le directeur deux domaines de responsabilité : la maîtrise des risques et la validation ou certification des comptes. Les autres propositions ne correspondent pas aux missions explicitement mises en avant.

2. Depuis l’entrée en vigueur de la RFGP au 1er janvier 2023, comment évolue la responsabilité en cas de pertes financières ?

Elle peut impliquer le directeur, le DCF et leurs délégataires en cas de faute
Elle devient automatique dès qu’une perte est constatée, sans recherche de faute
Elle repose uniquement sur le DCF sans possibilité d’impliquer d’autres acteurs
Elle est transférée exclusivement au comptable public

Elle peut impliquer le directeur, le DCF et leurs délégataires en cas de faute

Explication

La réforme introduit une responsabilité avec faute pouvant concerner le directeur, le DCF ou leurs délégataires. Elle ne repose donc plus sur le seul DCF et n’est pas automatique.

3. Quel est l’effet principal de la certification des comptes sur le contrôle interne ?

Elle impose un niveau d’exigence accru pour sécuriser la fiabilité et la conformité des opérations
Elle dispense de formaliser les procédures de contrôle
Elle limite le contrôle interne aux seules erreurs de saisie comptable
Elle remplace toute forme de contrôle local par une vérification annuelle unique

Elle impose un niveau d’exigence accru pour sécuriser la fiabilité et la conformité des opérations

Explication

La certification des comptes renforce l’exigence portée au contrôle interne afin de sécuriser la fiabilité et la conformité des opérations. Elle ne remplace pas les contrôles ni ne les réduit à la seule saisie.

4. Quel principe décrit un dispositif unique de contrôle interne conçu et mis en œuvre conjointement pour couvrir l’ensemble des activités ?

Le plan de contrôle unique
La validation à posteriori
La séparation des pouvoirs
La collégialité des contrôles

Le plan de contrôle unique

Explication

Le plan de contrôle unique est présenté comme un dispositif unifié, conçu et mis en œuvre conjointement, pour couvrir l’ensemble des activités. Il ne s’agit pas d’un principe de certification comme la collégialité.

5. Quel énoncé correspond le mieux à la définition du contrôle interne ?

Un ensemble de contrôles limités à la conformité documentaire
Un mécanisme de sanction automatique en cas d’anomalie détectée
Un dispositif mis en œuvre pour fournir une assurance raisonnable sur l’atteinte des objectifs
Une procédure réservée à la vérification des écritures de fin d’exercice

Un dispositif mis en œuvre pour fournir une assurance raisonnable sur l’atteinte des objectifs

Explication

Le contrôle interne vise à fournir une assurance raisonnable sur l’atteinte des objectifs opérationnels, financiers et de conformité. Il ne se limite pas à la conformité documentaire ou aux écritures de clôture.

6. Que prévoit principalement le décret du 14 octobre 2013 concernant le contrôle interne ?

Une simple recommandation facultative pour les organismes volontaires
Une obligation centrée uniquement sur la certification des comptes
Un dispositif national obligatoire et opposable à tous les organismes du réseau
Un transfert intégral du contrôle interne aux autorités locales

Un dispositif national obligatoire et opposable à tous les organismes du réseau

Explication

Le décret de 2013 rend obligatoire un dispositif national de contrôle interne opposable à tous les organismes du réseau. Il structure aussi des obligations de maîtrise, au-delà de la seule certification.

7. Quel texte impose un plan de lutte contre la fraude dans tous les régimes et toutes les branches ?

Les lois de financement de la sécurité sociale de 2006 et 2007
Le décret du 30 septembre 2022
La réforme entrée en vigueur le 1er janvier 2023
Le décret du 14 octobre 2013

Les lois de financement de la sécurité sociale de 2006 et 2007

Explication

Les lois de financement de 2006 et 2007 instaurent l’obligation d’un plan de lutte contre la fraude dans tous les régimes et toutes les branches. Les autres textes ont d’autres objets.

8. Depuis 2010, qui préside les CODAF au niveau départemental ?

Le directeur comptable et financier et l’ordonnateur
Le préfet et le procureur de la République
Le président du conseil d’administration et le contrôleur externe
Le ministre chargé de la sécurité sociale et le trésorier

Le préfet et le procureur de la République

Explication

Les CODAF sont présidés au niveau départemental par le préfet et le procureur de la République. Ils coordonnent localement la lutte contre la fraude.

9. Dans l’approche par processus, comment se distingue le risque inhérent du risque résiduel ?

Les deux notions désignent le même niveau de risque, mais à des moments différents
Le risque inhérent correspond au risque local, tandis que le risque résiduel est coté au niveau national
Le risque inhérent est le risque supprimé, tandis que le risque résiduel est le risque théorique
Le risque inhérent est évalué avant maîtrise, tandis que le risque résiduel subsiste après les moyens de maîtrise

Le risque inhérent est évalué avant maîtrise, tandis que le risque résiduel subsiste après les moyens de maîtrise

Explication

Le risque inhérent est le risque avant application des moyens de maîtrise, alors que le risque résiduel est ce qui subsiste après ces moyens. Le premier est coté au national, le second au local.

10. Quelle est la finalité du plan de maîtrise des risques ?

Remplacer les contrôles permanents par un audit annuel
Formaliser les actions à mettre en œuvre pour ramener les risques résiduels à un niveau acceptable
Classer les comptes par nature pour faciliter leur certification
Définir uniquement les responsabilités administratives des agents

Formaliser les actions à mettre en œuvre pour ramener les risques résiduels à un niveau acceptable

Explication

Le plan de maîtrise des risques formalise les actions destinées à limiter les risques résiduels à un niveau acceptable. Il ne se confond ni avec la certification des comptes ni avec la seule répartition des tâches.

11. Quel couple de notions permet de distinguer le risque avant maîtrise du risque après application des moyens de maîtrise ?

Le risque brut et le risque déclaré
Le risque inhérent et le risque résiduel
Le risque juridique et le risque comptable
Le risque national et le risque budgétaire

Le risque inhérent et le risque résiduel

Explication

Le risque inhérent correspond au risque avant application des moyens de maîtrise, tandis que le risque résiduel est celui qui subsiste après cette application. Les autres propositions ne reprennent pas cette distinction méthodologique.

12. À quoi sert principalement la matrice des risques dans la démarche de cartographie et d’analyse ?

À remplacer le plan de maîtrise des risques
À mesurer uniquement la performance financière annuelle
À classer les risques et sélectionner ceux à piloter
À fixer les règles comptables applicables aux comptes

À classer les risques et sélectionner ceux à piloter

Explication

La matrice des risques sert à classer les risques et à retenir ceux qui doivent être pilotés à partir d’orientations validées. Elle ne remplace pas le plan de maîtrise, qui formalise ensuite les actions à conduire.

13. Quel est le rôle principal des moyens de maîtrise dans l’approche par processus ?

Produire directement l’opinion de certification des comptes
Réduire l’exposition aux risques grâce à des dispositifs humains, techniques et organisationnels
Remplacer l’identification initiale des risques
Limiter l’analyse aux seuls risques informatiques

Réduire l’exposition aux risques grâce à des dispositifs humains, techniques et organisationnels

Explication

Les moyens de maîtrise sont précisément les dispositifs humains, techniques et organisationnels qui réduisent l’exposition aux risques. Ils ne se substituent ni à l’identification des risques ni à la certification des comptes.

14. Quelle logique correspond à la première, la deuxième et la troisième ligne de maîtrise ?

Réduire, surveiller, auditer
Identifier, valider, publier
Planifier, comptabiliser, certifier
Contrôler, sanctionner, approuver

Réduire, surveiller, auditer

Explication

La première ligne réduit le risque au plus près de l’exécution, la deuxième surveille à posteriori, et la troisième audite périodiquement. Cette progression distingue les niveaux de maîtrise.

15. Quel principe impose que les constats et observations soient soumis aux responsables concernés avant de devenir définitifs ?

La contradiction
L’indépendance
La publicité
La hiérarchisation

La contradiction

Explication

La contradiction signifie que les constats doivent être communiqués aux responsables concernés pour recevoir leurs réponses avant la version définitive. L’indépendance est un autre principe, lié à la liberté d’appréciation de la Cour.

16. Dans le cadre de la certification des comptes, qu’est-ce qu’une anomalie significative ?

Une divergence entre deux exercices budgétaires successifs
Une absence totale de contrôle interne dans l’organisme
Une simple erreur matérielle sans impact sur les comptes
Un désaccord sur les comptes portant sur le montant, le classement, la présentation ou les informations

Un désaccord sur les comptes portant sur le montant, le classement, la présentation ou les informations

Explication

Une anomalie significative correspond à un désaccord sur les comptes concernant notamment le montant, le classement, la présentation ou les informations au regard des normes applicables. Une simple erreur sans portée sur les comptes ne correspond pas à cette définition.

17. Sur quel périmètre la Cour certifie-t-elle les comptes présentés dans le champ étudié ?

Uniquement les comptes des organismes nationaux
L’ensemble des finances publiques de l’État
Le régime général de sécurité sociale pour l’exercice considéré
Les comptes consolidés de toutes les administrations publiques

Le régime général de sécurité sociale pour l’exercice considéré

Explication

Le champ de certification concerne le régime général de sécurité sociale pour l’exercice considéré. Le périmètre ne couvre pas l’ensemble des finances publiques ni uniquement les organismes nationaux.

18. Que représentent les comptes de la branche autonomie dans ce champ de certification ?

Les comptes combinés de toutes les branches du régime général
Les comptes des caisses locales de retraite
Les comptes de la seule CNSA
Les comptes de l’ensemble des Urssaf

Les comptes de la seule CNSA

Explication

La branche autonomie est représentée par la CNSA, organisme unique de cette branche. Les Urssaf et les autres branches relèvent d’autres ensembles comptables dans le champ certifié.

19. Quel ensemble d’étapes décrit correctement le processus de validation des comptes ?

Préparation budgétaire, vote, exécution, contrôle juridictionnel
Établissement, examen avec demandes de rectification, arrêt, opinion du DCF national, approbation
Audit externe, publication immédiate, certification, liquidation
Mise en recouvrement, apurement, consolidation, homologation

Établissement, examen avec demandes de rectification, arrêt, opinion du DCF national, approbation

Explication

Le processus de validation suit bien la chaîne établissement des comptes, examen et rectifications, arrêt par le directeur, opinion du DCF national, puis approbation par l’instance délibérante. Les autres séquences mélangent d’autres procédures.

20. Quel indicateur traduit, dans la méthodologie de validation, le poids financier des erreurs relevées dans l’échantillon ?

Le ratio de collationnement
Le coefficient de régularité
Le taux d’incidence financière
L’indice de sincérité comptable

Le taux d’incidence financière

Explication

Le taux d’incidence financière rapporte la somme des montants d’erreurs au montant total des prestations de l’échantillon. Il sert ensuite à extrapoler le montant global des erreurs.

21. Quel élément fait partie d’un cycle ou processus du dossier de clôture pour organiser les comptes par ensembles homogènes ?

Une opinion modifiée, une contradiction et une collégialité
Une feuille maîtresse, une revue analytique et un programme de travail
Une cartographie des risques, un plan annuel et un bilan de maîtrise
Un référentiel budgétaire, un audit externe et une attestation légale

Une feuille maîtresse, une revue analytique et un programme de travail

Explication

Un cycle ou processus du dossier de clôture comprend bien une feuille maîtresse, une revue analytique et un programme de travail. Les autres propositions renvoient à d’autres domaines, comme la maîtrise des risques ou la certification des comptes.

22. Quel est l’objectif principal de la circularisation dans le dossier de clôture ?

Définir la stratégie commune de contrôle entre l’ordonnateur et le comptable
Établir l’opinion indépendante de la Cour sur la régularité des comptes
Mesurer la fréquence des erreurs dans un échantillon d’opérations représentatif
Obtenir une preuve externe en confirmant des informations ou des soldes auprès d’un tiers

Obtenir une preuve externe en confirmant des informations ou des soldes auprès d’un tiers

Explication

La circularisation consiste à demander à un tiers de confirmer des informations ou des soldes afin d’obtenir une preuve externe. Elle sert donc à vérifier la réalité d’opérations ou de soldes, contrairement aux autres propositions qui relèvent d’autres étapes du contrôle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 20 flashcards sur Gestion du contrôle interne et certification.

Missions partagées du DCF

Maîtrise des risques et certification des comptes

Maîtrise des risques — responsabilité ?

Partagée entre DCF et Directeur

Contrôle interne — fondements ?

Dispositif pour assurer la réalisation des objectifs

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Gestion du contrôle interne et certification.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM