Fiche de révision : Histoire des institutions avant 1789

Plan du Cours

  1. Fondements du pouvoir mérovingien
  2. Transmission et administration mérovingiennes
  3. Royauté sacrée carolingienne
  4. Gouvernement carolingien
  5. Crise carolingienne et féodalité
  6. Liens féodo-vassaliques et seigneurie banale
  7. Affaiblissement et maintien de la royauté
  8. Église et monde féodal
  9. Construction de la souveraineté royale
  10. Indépendance face aux puissances extérieures
  11. Crises religieuses et souveraineté absolue
  12. Doctrine divine et limites royales
  13. Raison d’État et gouvernement royal
  14. Parlements et devoir de conseil
  15. Contestations parlementaires et crises
  16. La crise des parlements sous Louis XV
  17. Les règles de dévolution de la couronne
  18. La catholicité comme loi fondamentale

Repères chronologiques

  1. 751Pépin le Bref dépose Childéric III et devient roi avec l’appui du pape Zacharie et l’élection de l’assemblée des Grands
  2. 754Pépin le Bref et ses deux fils Charles et Carloman sont sacrés à Saint-Denis par le pape Étienne II
  3. 822La pénitence publique est imposée à Louis le Pieux après la condamnation de ses actes par l’Église
  4. 843Le traité divise l’empire entre les trois fils de Louis le Pieux après les conflits successoraux carolingiens
  5. 987Hugues Capet est élu roi à Senlis par une assemblée des Grands après la mort sans héritier direct de Louis V. — Richer de St Denis
  6. 1155Une ordonnance royale sur la paix du roi réapparaît pour l’ensemble du royaume.
  7. 1202Philippe Auguste prononce la commise de tous les territoires de Jean sans Terre, c’est-à-dire leur expropriation féodale.
  8. 24 février 1296La bulle Clericis laïcos interdit au roi d’imposer le clergé sans l’accord du pape.
  9. 1356La Bulle d’Or fixe les modalités d’élection de l’empereur germanique et le nombre de ses sept électeurs.
  10. 1414-1418Le concile de Constance dépose les papes concurrents et élit Martin V, consacrant la supériorité du concile sur le pape.

1. Fondements du pouvoir mérovingien

Notions clés & Définitions

  • Mundium : Pouvoir de protection et de domination exercé par un chef, notamment par le roi franc sur les faibles, le clergé et les autres sujets.
  • Bannum : Pouvoir royal de commander, d’ordonner, d’interdire, de contraindre et de rendre la justice, que le roi peut déléguer aux comtes.

Points essentiels

  • La période mérovingienne s’étend de 481 à 751 et correspond à la première dynastie des rois francs, après la chute de l’Empire romain d’Occident.

📌 La conception romaine du pouvoir repose sur la res publica, l’imperium, la potestas, l’auctoritas et la jurisdictio, tandis que la royauté franque repose d’abord sur la guerre, le butin et les liens personnels.

  • Le roi franc consolide son pouvoir en remportant des victoires, en obtenant un butin, puis en récompensant ses fidèles et ses guerriers selon des règles coutumières.

  • Le baptême de Clovis à Reims par saint Remi en 507 marque l’alliance entre la royauté franque et l’Église et favorise l’unification religieuse du royaume.

Astuce mémo

Res publica romaine : intérêt commun ; royauté germanique : victoire et fidélité

2. Transmission et administration mérovingiennes

Notions clés & Définitions

  • Palais mérovingien : Résidence itinérante du roi et administration qui rassemble son entourage et ses officiers.

★ À maîtriser

📌 Les rois mérovingiens sont choisis parmi les descendants de Clovis par les grands du royaume, sans privilège automatique de l’aîné, ce qui combine élection et hérédité.

  • Après la mort de Clovis en 511, le royaume est partagé entre ses quatre fils, puis les territoires s’individualisent progressivement en ensembles régionaux.

  • Le comte mérovingien est une charge publique révocable par le roi, qui exerce localement les prérogatives royales, notamment le mundium et le bannum.

Compléments

  • Trois ensembles territoriaux émergent:
    • L’Austrasie, la Neustrie et la Bourgogne
    • L’Aquitaine
    • La Francia ou Romania

Astuce mémo

Élection dynastique → partage → territorialisation → administration locale

3. Royauté sacrée carolingienne

Notions clés & Définitions

  • Sacre : Onction d’origine biblique qui fait du roi l’élu de Dieu et légitime politiquement une nouvelle dynastie.
  • Ministère royal : Présentation du roi comme le serviteur de Dieu et de l’Église, chargé d’assurer la justice, la paix, l’équité, la protection des faibles et la promotion de la religion chrétienne.

Points essentiels

📌 La doctrine des deux glaives distingue le glaive spirituel de l’Église et le glaive temporel du pouvoir politique.

Astuce mémo

Sacre par l’Église → légitimation de la dynastie → ministère royal

4. Gouvernement carolingien

Notions clés & Définitions

  • Contrat vassalique : Engagement réciproque par lequel un homme libre entre au service d’un seigneur et reçoit en échange un bénéfice.
  • Bénéfice : Avantage accordé au fidèle en échange de sa fidélité, pouvant comprendre une terre, une fonction, des biens ou une immunité, à titre personnel et temporaire.

★ À maîtriser

  • Le réseau vassalique carolingien structure la société en faisant converger les serments de fidélité vers le roi et en permettant aux seigneurs de recueillir eux-mêmes des fidélités.

  • Les missi dominici sont des inspecteurs itinérants, généralement aristocrates et envoyés par l’empereur, qui surveillent les comtes avec un évêque.

Compléments

  • Sous Charlemagne, Aix-la-Chapelle devient une résidence impériale sédentaire et symbolise le rôle religieux de l’empereur.

Astuce mémo

Une pyramide de fidélités converge vers l’empereur

5. Crise carolingienne et féodalité

Notions clés & Définitions

  • Principauté : Territoire échappant largement à l’autorité royale et dirigé par un lignage aristocratique exerçant des prérogatives autrefois royales.
  • Seigneurie : Forme de domination économique, politique et sociale fondée sur un ensemble de droits, de prérogatives et de revenus exercés sur un territoire.

★ À maîtriser

  • En 888, après la mort de Charles le Gros sans héritier direct, les grands élisent Eudes, comte de Paris et marquis de Neustrie, qui n’est pas carolingien.

Compléments

📌 La paix de Dieu et la trêve de Dieu imposent aux seigneurs des limites religieuses à la violence et les obligent à protéger les faibles et les pauvres.

Astuce mémo

Partages et invasions → affaiblissement royal → autonomisation aristocratique

6. Liens féodo-vassaliques et seigneurie banale

Notions clés & Définitions

  • Obligations vassaliques : Les obligations vassaliques comprennent des obligations négatives, qui imposent de ne pas nuire au seigneur, et des obligations positives, liées au fief, notamment l’aide et le conseil.
  • Pouvoir de ban : Pouvoir seigneurial de commander, de contraindre, de juger et de prélever des taxes sur les hommes de la seigneurie.
  • Banalités : Prélèvements imposés par le seigneur sur les utilisateurs d’infrastructures économiques ou agricoles dont il se réserve le monopole.

★ À maîtriser

📌 La clause de réserve de fidélité impose de respecter le premier serment prêté, tandis que l’hommage lige rend un hommage prioritaire supérieur aux autres hommages.

Compléments

  • La taille est un impôt prélevé sur les paysans, parfois ponctuellement en cas de besoin, tandis que les corvées correspondent aux travaux d’entretien exigés par le seigneur, notamment au château.

Astuce mémo

Fidélité vassalique : aide et conseil ; seigneurie banale : commander, juger et taxer

7. Affaiblissement et maintien de la royauté

Notions clés & Définitions

  • Domaine royal : Ensemble des biens, droits, revenus et terres directement détenus par le roi.
  • Sacre royal : Cérémonie religieuse qui comprend la promesse du roi, l’onction, l’élection symbolique et la remise des insignes royaux.

★ À maîtriser

  • Après 884, il n’existe plus d’actes normatifs royaux de portée générale jusqu’à leur réapparition au XIIe siècle.

  • Le sacre anticipé consiste à faire élire puis sacrer le successeur du roi du vivant de celui-ci afin d’assurer la continuité dynastique.

Compléments

  • Le pouvoir thaumaturge attribué au roi est un pouvoir de guérison surnaturelle, notamment des écrouelles, associé au sacre.

Astuce mémo

Atomisation féodale → royauté virtuelle ; sacre et hérédité → continuité capétienne

8. Église et monde féodal

Notions clés & Définitions

  • Simonie : Achat ou vente d’une charge ecclésiastique, notamment lors des investitures par les laïques.

★ À maîtriser

  • Avant le XIe siècle, les évêques et les abbés s’insèrent dans les hiérarchies féodales et dépendent fortement des seigneurs laïques.

  • La réforme grégorienne, initiée par les moines de Cluny et associée à Grégoire VII, affirme l’indépendance de l’Église à l’égard des puissances laïques.

Compléments

  • Le privilège ottonien de 962 confirme les possessions territoriales et les privilèges des papes, mais impose que le pape élu prête serment de fidélité à l’empereur avant sa consécration.

Astuce mémo

Investitures laïques → dépendance ecclésiastique → réforme grégorienne

9. Construction de la souveraineté royale

Notions clés & Définitions

  • Souveraineté : Autorité suprême qui n’est limitée ni subordonnée à aucun autre pouvoir humain.

Points essentiels

📌 La suzeraineté exprime la supériorité du roi dans l’ordre féodal, tandis que la souveraineté désigne une autorité suprême indépendante d’un autre pouvoir humain.

  • La théorie de la mouvance des fiefs affirme que chaque fief procède d’un autre fief dont il a été démembré, jusqu’au roi placé au sommet de la hiérarchie. — Suger

  • Les prérogatives souveraines du roi comprennent la garantie de la paix, la justice et la législation, auxquelles s’ajoute la maîtrise des droits régaliens.

Astuce mémo

Suzeraineté féodale → souveraineté juridique → espace royal homogène

10. Indépendance face aux puissances extérieures

Notions clés & Définitions

  • Réforme grégorienne : Établit l’élection du pape par un collège de cardinaux, renforce l’autonomie de l’Église et subordonne les puissances séculières au pouvoir pontifical.
  • Gallicanisme : Doctrine de l’indépendance du roi de France et de l’Église de France à l’égard de la papauté, ainsi que de la maîtrise royale de l’Église française.

Astuce mémo

Empereur universel et pape théocratique face au roi souverain

11. Crises religieuses et souveraineté absolue

Notions clés & Définitions

  • Souveraineté : Les six livres de la République, 1576 — Jean Bodin définit la souveraineté comme une puissance absolue, perpétuelle et indivisible, condition de l’existence de l’État incarné dans la personne du roi.

★ À maîtriser

📌 Chez Bodin, la monarchie absolue est libre de toute subordination à la noblesse et aux États généraux, tandis que la monarchie mixte partage la souveraineté entre plusieurs autorités. — Jean Bodin, Les six livres de la République, 1576

  • La puissance législative est la première marque de la souveraineté royale, car le roi peut faire et défaire la loi.

Compléments

  • Les monarchomaques protestants soutiennent que le peuple détient la souveraineté originelle et délègue conditionnellement le pouvoir au roi par un contrat.

  • Les guerres de Religion en France se déroulent de 1562 à 1598 et transforment radicalement la perception du pouvoir royal.

Astuce mémo

Guerres de Religion → besoin d’un pouvoir fort → monarchie absolue

12. Doctrine divine et limites royales

Notions clés & Définitions

  • Monarchie de droit divin : La monarchie de droit divin est une doctrine politique et morale qui fonde l’autorité absolue du roi sur la volonté de Dieu.

★ À maîtriser

  • Selon Bossuet, le roi est l’image de Dieu sur terre par participation et par grâce, mais la fonction royale, et non la personne privée du souverain, est immortelle et sacrée.

📌 Dans la doctrine du droit divin, toute révolte contre le roi est assimilée à une révolte contre Dieu et aucune institution humaine ne peut contrôler le pouvoir royal.

📌 Le roi peut modifier, abroger ou écarter les lois ordinaires issues de sa volonté, mais il reste soumis aux lois fondamentales du royaume.

Compléments

  • Les privilèges des corps, des territoires et des États constituent des limites pratiques au pouvoir royal, même si le roi demeure seul juge de leur validité et de leur étendue.

Astuce mémo

Lois ordinaires modifiables, lois fondamentales contraignantes

13. Raison d’État et gouvernement royal

Notions clés & Définitions

  • Raison d’État : La raison d’État est la capacité de l’État à adapter ses moyens aux circonstances afin d’assurer la sûreté et la grandeur du royaume.
  • Ministériat : Le ministériat est un mode de gouvernement dans lequel le roi exerce son autorité avec un principal ministre choisi selon sa confiance, sans partage de la souveraineté.

★ À maîtriser

  • Dans son Testament politique rédigé entre 1635 et 1640, Richelieu affirme qu’il n’y a qu’un seul pilote au gouvernail de l’État et défend l’indivisibilité de la souveraineté.

Compléments

  • En 1661, Louis XIV abandonne le ministériat et annonce qu’il gouvernera lui-même tout en conservant un gouvernement centralisé et entouré de conseillers.

  • Louis XIV présente le métier de roi comme un devoir, une science et un art de gouverner soumis à la loi de Dieu et au bien commun.

Astuce mémo

Richelieu → Mazarin → Louis XIV

14. Parlements et devoir de conseil

Notions clés & Définitions

  • Parlement : Cours souveraines de justice qui jugent en dernier ressort au nom du roi
  • Remontrances : Les remontrances sont des observations présentées par les parlements au roi lorsqu’ils estiment qu’un acte royal pose un problème de forme ou de contenu.

★ À maîtriser

  • 🔄 L’enregistrement des lettres patentes suit plusieurs opérations:
    1. Transcrire l’acte royal au registre du greffe
    2. Conserver et publier l’acte
    3. Le rendre exécutoire
    4. Le rendre opposable aux justiciables

Compléments

  • Le lit de justice est une cérémonie durant laquelle le roi ou son représentant se rend au parlement et impose l’enregistrement des lettres patentes, le parlement cessant alors d’agir comme juridiction.

  • La monarchie française compte 17 parlements dans les métropoles, dont 13 parlements de Paris et de province et 4 conseils souverains ou provinciaux.

Astuce mémo

Le roi gouverne et légifère, les parlements jugent et conseillent

15. Contestations parlementaires et crises

Notions clés & Définitions

  • Théorie des classes : La théorie des classes affirme que les différents parlements forment un Parlement de France unique, capable de s’unir contre le pouvoir royal en cas de difficulté.

Points essentiels

  • L’ordonnance de Moulins de 1566 rappelle que la fonction première des cours est de juger et que les parlements ne sont pas des organes politiques.

  • La Fronde parlementaire puis la Fronde des princes se déroulent de 1648 à 1653 et visent à imposer un partage du pouvoir face à la monarchie absolue.

  • La déclaration de 1673 supprime le droit de remontrance préalable, obligeant les cours à enregistrer les lettres patentes avant de pouvoir présenter leurs observations.

  • La séance de la flagellation du 3 mars 1766 réaffirme que le pouvoir législatif appartient au roi seul, sans dépendance ni partage. — Louis XV

Astuce mémo

Remontrances → contrôle politique → affrontement avec le roi

16. La crise des parlements sous Louis XV

Points essentiels

📌 Les parlements défendent à la fois les libertés contre le pouvoir absolu et leurs privilèges nobiliaires, notamment en s’opposant aux impôts directs et aux impôts plus égalitaires.

  • Le conflit entre le roi et les parlements devient public lorsque les remontrances sont imprimées et lues publiquement, ce qui permet aux parlements de mobiliser l’opinion contre le pouvoir royal.

  • En 1766, lors de la séance royale du 3 mars, Louis XV rappelle que le pouvoir législatif lui appartient seul, sans dépendance ni partage, et que les parlements sont des corps de justice créés par le roi.

  • Le 7 février 1771, la réforme Maupéou abolit la patrimonialité des offices, réorganise les juridictions en six circonscriptions et confie la vérification des actes généraux au Parlement de Paris dans un cadre encadré.

  • En 1788, Louis XVI renonce à la réforme Lamoignon après l’opposition des parlements, qui présentent la Cour plénière comme une institution despotique et contraire à la constitution du royaume, puis Loménie de Brienne annonce la réunion des États généraux.

Astuce mémo

Opposition parlementaire → paralysie royale → convocation des États généraux

17. Les règles de dévolution de la couronne

Notions clés & Définitions

  • Couronne : Entité juridique autonome, titulaire de biens, de droits et de prérogatives, qui s’incarne dans le roi sans se confondre avec sa personne.

Points essentiels

📌 La fonction royale est une fonction publique symbolisée par la couronne, et non un patrimoine privé transmissible selon la volonté personnelle du roi.

  • En 1317, une assemblée de barons et de seigneurs confirme Philippe V comme roi et applique le principe selon lequel une femme ne succède pas à la couronne de France.

  • En 1328, une assemblée désigne Philippe de Valois comme roi de France plutôt qu’Édouard III d’Angleterre, en rejetant la transmission d’un droit successoral par une femme et en privilégiant un prince né du royaume.

  • La loi salique, initialement relative à la succession des terres saliques et tombée en désuétude au IXe siècle, est réutilisée au XIVe siècle pour justifier l’exclusion des femmes et des Anglais de la succession à la couronne.

Astuce mémo

La couronne est une dignité publique, non un patrimoine privé

18. La catholicité comme loi fondamentale

Notions clés & Définitions

  • Instantanéité de la succession : L’instantanéité de la succession signifie que le successeur devient roi dès la mort de son prédécesseur, sans vacance du pouvoir et sans attendre le sacre.
  • Indisponibilité de la couronne : Interdiction faite au roi de choisir son successeur, de déshériter l’héritier nécessaire ou de renoncer lui-même à la couronne.
  • Domaine de la couronne : Ensemble des territoires, biens matériels et immatériels, droits et prérogatives qui appartiennent à la couronne et servent de support à la fonction royale.
  • Lois fondamentales : Normes intangibles qui fondent l’État, s’imposent au roi et assurent la stabilité et la légitimité de la Couronne.

Points essentiels

📌 La loi de catholicité impose que le roi de France soit catholique, tandis que la loi salique règle la transmission masculine de la couronne.

  • Henri de Navarre, successeur désigné par la loi salique et chef du parti protestant, est considéré comme inacceptable par les catholiques français après la rupture de l’unité religieuse au XVIe siècle.

  • En 1577, les États de Blois affirment que la religion catholique est une loi fondamentale du royaume, puis l’édit d’Union de 1588 la déclare inviolable et fondamentale.

  • L’arrêt Lemaistre du 28 juin 1593 rappelle que le roi doit être issu de la nation française et qu’aucune décision ne peut porter atteinte à la loi salique, sans établir de hiérarchie entre les lois fondamentales.

  • L’ordonnance d’avril 1403 affirme qu’à la mort du roi son fils aîné, quel que soit son âge, devient immédiatement roi sans attendre le sacre.

  • La régence n’existe pas en droit, car le roi est toujours juridiquement majeur, mais une régence de fait peut être exercée lorsque le roi est enfant ou incapable de gouverner.

  • Les juristes distinguent dans le domaine de la couronne un domaine corporel composé de biens meubles et immeubles et un domaine incorporel composé de droits féodaux, de droits fiscaux et de prérogatives régaliennes.

  • Le principe d’inaliénabilité interdit au roi de vendre ou de donner les biens du domaine de la couronne, car il n’en est que le dépositaire et l’administrateur, non le propriétaire.

  • Le roi ne peut pas vendre ni donner les biens relevant de la Couronne, car il n’en est que le dépositaire et l’administrateur, non le propriétaire.

  • L’édit de Moulins de 1566 distingue le domaine fixe, déclaré inaliénable, du domaine casuel, qui relève du domaine privé du roi et lui laisse une marge de manœuvre.

  • Les apanages constituent une concession temporaire et réversible à la Couronne en l’absence de descendant mâle, tandis que les engagements donnent provisoirement un bien domanial à un prêteur jusqu’au remboursement de la dette.

  • L’imprescriptibilité du domaine empêche un particulier de devenir propriétaire d’un bien domanial par une possession prolongée, conformément à l’ordonnance de 1539 et à l’édit de 1667.

Astuce mémo

Henri de Navarre protestant → Ligue catholique → arrêt Lemaistre → conversion et sacre

Tableaux de synthèse

Mundium et bannum

NotionContenuTitulaire ou délégation
MundiumProtection et dominationRoi et chefs
BannumCommandement, interdiction, contrainte et justiceRoi, puis comtes

Suzeraineté et souveraineté

NotionFondementEffet
SuzerainetéOrdre féodalSupériorité du roi dans la hiérarchie vassalique
SouverainetéDroit romain et droit canoniqueAutorité suprême indépendante de tout pouvoir humain

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1. Quelle période correspond à la dynastie mérovingienne des rois francs ?

2. Quelle opposition décrit correctement les fondements du pouvoir romain et du pouvoir franc ?

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Quelle période couvre la dynastie mérovingienne des rois francs ?

De 481 à 751.

Sur quoi repose la conception romaine du pouvoir ?

Sur la res publica, l’imperium, la potestas, l’auctoritas et la jurisdictio.

Sur quoi repose la royauté franque selon la conception mérovingienne ?

Sur la guerre, le butin et les liens personnels.

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