QCM : Histoire des institutions publiques françaises (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet principal des institutions publiques ?

Garantir la rentabilité des entreprises privées et commerciales
Organiser la société politique et la vie politique
Déterminer les préférences culturelles et les comportements individuels
Régler les relations familiales et les pratiques religieuses

Organiser la société politique et la vie politique

Explication

Les institutions publiques sont établies pour organiser la société politique et la vie politique. Les institutions privées, familiales ou religieuses répondent à d’autres fonctions et ne définissent pas cet objet principal.

2. Quelle distinction décrit correctement les institutions politiques et les institutions administratives ?

Les institutions politiques contrôlent les finances, tandis que les institutions administratives rendent les jugements
Les institutions administratives décident, tandis que les institutions politiques appliquent leurs instructions
Les institutions administratives dirigent la cité, tandis que les institutions politiques assurent les tâches matérielles
Les institutions politiques décident, tandis que les institutions administratives exécutent ces décisions

Les institutions politiques décident, tandis que les institutions administratives exécutent ces décisions

Explication

Les institutions politiques dirigent la cité et prennent les décisions, alors que les institutions administratives organisent l’administration et les exécutent. Inverser ces rôles confond la fonction de direction politique avec celle d’exécution administrative.

3. Comment Jean Bodin définit-il la souveraineté en 1577 ?

Comme une autorité religieuse limitée par les décisions des magistrats
Comme un pouvoir administratif partagé entre les agents du royaume
Comme une compétence temporaire exercée par les assemblées représentatives
Comme une puissance absolue et perpétuelle indispensable au corps politique

Comme une puissance absolue et perpétuelle indispensable au corps politique

Explication

En 1577, Jean Bodin définit la souveraineté comme une puissance absolue et perpétuelle indispensable au corps politique. Cette définition ne la réduit ni à une fonction temporaire ni à une simple compétence administrative.

4. Quelle situation correspond au pouvoir du roi sous la monarchie absolue ?

Le roi réunit le droit de juger, de légiférer et d’administrer
Le roi délègue le jugement aux tribunaux et la législation aux assemblées
Le roi exerce une fonction cérémonielle tandis que les ministres gouvernent
Le roi applique les décisions prises par des représentants élus du royaume

Le roi réunit le droit de juger, de légiférer et d’administrer

Explication

Sous la monarchie absolue, le roi concentre notamment les pouvoirs de juger, de légiférer et d’administrer, ainsi que d’autres prérogatives régaliennes. Les autres réponses décrivent une limitation ou une délégation incompatible avec cette concentration.

5. Sur quelle conception du pouvoir repose la monarchie de droit divin ?

Le roi devient souverain grâce à un pacte conclu entre tous les citoyens
Le roi tient directement son pouvoir de Dieu, sans intermédiaire entre eux
Le roi reçoit son pouvoir d’une nation représentée par des assemblées élues
Le roi exerce une autorité accordée par les magistrats et les ordres sociaux

Le roi tient directement son pouvoir de Dieu, sans intermédiaire entre eux

Explication

La monarchie de droit divin repose sur l’idée que le roi tient directement son pouvoir de Dieu, sans intermédiaire. L’attribution de la souveraineté à la nation ou aux individus appartient aux conceptions politiques modernes.

6. Quelle différence distingue la constitution matérielle de la constitution formelle sous l’Ancien Régime ?

La constitution matérielle est un texte solennel, tandis que la constitution formelle rassemble des coutumes dépourvues de procédure
La constitution matérielle regroupe des règles existantes, tandis que la constitution formelle est un document adopté selon une procédure spéciale
La constitution matérielle concerne les institutions administratives, tandis que la constitution formelle concerne les relations diplomatiques
La constitution matérielle est rédigée par le roi, tandis que la constitution formelle est élaborée par les tribunaux

La constitution matérielle regroupe des règles existantes, tandis que la constitution formelle est un document adopté selon une procédure spéciale

Explication

L’Ancien Régime possède une constitution matérielle, composée de règles organisant le pouvoir, mais pas de constitution formelle au sens d’un document officiellement adopté selon une procédure spéciale. Confondre ces notions revient à assimiler des règles existantes à un texte solennel.

7. Dans les principes de dévolution de la couronne, que signifie la primogéniture ?

La transmission immédiate de la couronne au décès du souverain
L’exigence que l’héritier appartienne à la religion catholique
L’impossibilité pour le souverain de modifier l’ordre successoral
La priorité successorale accordée à l’enfant aîné

La priorité successorale accordée à l’enfant aîné

Explication

La primogéniture désigne la priorité accordée à l’aîné dans la succession. Elle se distingue de la masculinité, qui concerne l’exigence d’un héritier homme, et des autres principes de dévolution.

8. Que soutiennent les théories du contrat social à propos de l’existence de la société ?

Les rois l’ont instituée par une décision indépendante de la volonté des individus
Les individus l’ont constituée par un pacte fondamental favorisant leur épanouissement
Les différences naturelles entre les groupes l’ont organisée sans accord fondateur
Les institutions administratives l’ont créée pour assurer l’exécution des décisions politiques

Les individus l’ont constituée par un pacte fondamental favorisant leur épanouissement

Explication

Les théories du contrat social expliquent l’existence de la société par un pacte fondamental conclu par les individus afin de permettre leur épanouissement. Elles ne fondent donc pas directement l’ordre social sur une décision monarchique ou sur une organisation administrative.

9. Quel est le but principal de la séparation des pouvoirs ?

Répartir les fonctions législative, exécutive et judiciaire entre des organes distincts
Confier l’exécution des lois aux organes qui les ont rédigées
Subordonner les tribunaux aux autorités chargées de voter les lois
Réunir les fonctions publiques entre les mains d’un organe souverain

Répartir les fonctions législative, exécutive et judiciaire entre des organes distincts

Explication

La séparation des pouvoirs répartit les fonctions législative, exécutive et judiciaire entre des organes distincts afin de prévenir les dérives tyranniques. Les autres réponses favorisent la concentration ou la confusion des fonctions plutôt que leur séparation.

10. Quelle distinction caractérise une constitution écrite par rapport à une constitution coutumière ?

Elle établit des droits naturels, tandis que l’autre reconnaît des privilèges sociaux
Elle confie le pouvoir exécutif à une assemblée, tandis que l’autre le confie au roi
Elle repose sur un document officiel, tandis que l’autre s’appuie principalement sur des usages
Elle organise plusieurs régimes successifs, tandis que l’autre maintient un régime stable

Elle repose sur un document officiel, tandis que l’autre s’appuie principalement sur des usages

Explication

Une constitution écrite est formalisée dans un document officiel, alors qu’une constitution coutumière repose surtout sur des règles et des usages. La différence ne concerne donc pas directement la répartition des pouvoirs ni la reconnaissance des droits.

11. Quelles sont les trois grandes traditions constitutionnelles françaises apparues au XIXe siècle ?

La tradition législative, la tradition judiciaire et la tradition administrative
La tradition populaire, la tradition impériale et la tradition municipale
La tradition révolutionnaire, la tradition césarienne et la tradition parlementaire
La tradition monarchique, la tradition fédérale et la tradition socialiste

La tradition révolutionnaire, la tradition césarienne et la tradition parlementaire

Explication

Le XIXe siècle voit se former les traditions révolutionnaire, césarienne et parlementaire. La tradition fédérale ne fait pas partie des trois grandes traditions constitutionnelles françaises identifiées ici.

12. Quels régimes politiques se succèdent en France pendant la période révolutionnaire de 1789 à 1799 ?

Les États généraux, la monarchie constitutionnelle, l’Empire et la Restauration
La Constituante, l’Assemblée législative, la Convention et le Directoire
La Constituante, le Consulat, la Convention et la monarchie de Juillet
L’Assemblée législative, le Sénat, le Directoire et la monarchie parlementaire

La Constituante, l’Assemblée législative, la Convention et le Directoire

Explication

La période révolutionnaire comprend quatre régimes successifs : la Constituante, l’Assemblée législative, la Convention et le Directoire. Le Consulat et l’Empire appartiennent à la période postérieure à 1799.

13. Pourquoi Louis XVI convoque-t-il les États généraux le 5 juillet 1788 ?

Pour rétablir les privilèges supprimés par la Constituante
Pour ratifier la Constitution élaborée par l’Assemblée nationale
Pour répondre à la crise financière du royaume
Pour appliquer la séparation des pouvoirs annoncée par la DDHC

Pour répondre à la crise financière du royaume

Explication

La convocation des États généraux répond à la crise financière du royaume, après une longue interruption depuis 1614. La DDHC et la Constituante apparaissent ultérieurement, en 1789.

14. Quelle conception de la souveraineté le Tiers état affirme-t-il en se proclamant Assemblée nationale le 17 juin 1789 ?

La souveraineté appartient aux ordres réunis sous l’autorité du roi
La souveraineté revient aux parlements chargés d’enregistrer les lois
La souveraineté réside dans la Nation représentée par l’Assemblée
La souveraineté dépend des privilèges accordés à chaque corps social

La souveraineté réside dans la Nation représentée par l’Assemblée

Explication

Le Tiers état affirme que la souveraineté réside dans la Nation représentée par l’Assemblée. Cette conception s’oppose à l’organisation de l’Ancien Régime, fondée sur les ordres et le roi.

15. Quel engagement les députés prennent-ils lors du Serment du Jeu de paume, le 20 juin 1789 ?

Ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France
Ne pas voter avant le rétablissement des privilèges des ordres
Ne pas reconnaître l’Assemblée nationale avant l’accord du roi
Ne pas quitter Paris avant la convocation d’un nouveau Parlement

Ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France

Explication

Le Serment du Jeu de paume engage les députés à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France. Il ne vise ni le rétablissement des privilèges ni l’attente d’une autorisation royale.

16. Quel événement se déroule le 14 juillet 1789 et quelles créations politiques lui sont associées ?

La rédaction de la DDHC, suivie de la création des assemblées primaires et des clubs
La proclamation de la République, suivie de la création du Directoire et du Sénat
La prise de la Bastille, suivie de la création de la Commune de Paris et de la Garde nationale
L’abolition des privilèges, suivie de la création des départements et des tribunaux nationaux

La prise de la Bastille, suivie de la création de la Commune de Paris et de la Garde nationale

Explication

Le 14 juillet 1789, les insurgés prennent la Bastille, symbole du despotisme royal, et la Commune de Paris ainsi que la Garde nationale sont créées. L’abolition des privilèges et la DDHC interviennent à d’autres moments de l’été 1789.

17. Quelle décision l’Assemblée constituante adopte-t-elle dans la nuit du 4 au 5 août 1789 ?

Elle adopte une Constitution écrite et institue la séparation des pouvoirs
Elle abolit les privilèges et l’ancien système juridique féodal
Elle proclame la souveraineté nationale et garantit la résistance à l’oppression
Elle crée la Garde nationale et réorganise la Commune de Paris

Elle abolit les privilèges et l’ancien système juridique féodal

Explication

Dans la nuit du 4 au 5 août, l’Assemblée constituante abolit les privilèges et l’ancien système juridique féodal. La souveraineté nationale et les droits naturels sont formulés dans la DDHC, tandis que la Constitution vient plus tard.

18. Quels principes la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 proclame-t-elle ?

La hiérarchie des ordres, les privilèges, l’autorité royale et les droits corporatifs
La liberté économique, l’autorité administrative, la représentation judiciaire et la paix civile
La propriété collective, le suffrage universel, la souveraineté populaire et la justice sociale
La liberté, l’égalité, la souveraineté nationale et les droits naturels de l’homme

La liberté, l’égalité, la souveraineté nationale et les droits naturels de l’homme

Explication

La DDHC proclame la liberté, l’égalité, la souveraineté nationale et les droits naturels de l’homme. Elle rompt ainsi avec les privilèges liés à l’appartenance à un ordre ou à un corps.

19. Selon l’article 16 de la DDHC, quelle condition est indispensable à l’existence d’une constitution ?

La garantie des droits et la séparation des pouvoirs
La centralisation administrative et l’unité religieuse du royaume
La réunion des ordres et l’enregistrement des lois par les parlements
La reconnaissance des privilèges et l’autorité héréditaire du roi

La garantie des droits et la séparation des pouvoirs

Explication

L’article 16 affirme qu’une société dépourvue de garantie des droits et de séparation des pouvoirs n’a pas de constitution. La reconnaissance des privilèges et l’autorité héréditaire appartiennent à une logique différente, associée à l’Ancien Régime.

20. Quelle conception de l’organisation des pouvoirs distingue les monarchiens des patriotes en 1789-1791 ?

Les monarchiens défendent deux chambres et un veto royal absolu, tandis que les patriotes soutiennent une chambre unique et refusent ce veto.
Les monarchiens souhaitent supprimer le pouvoir royal, tandis que les patriotes veulent renforcer les contrepoids entre deux chambres.
Les monarchiens soutiennent l’élection directe du roi, tandis que les patriotes souhaitent confier le pouvoir législatif à deux assemblées.
Les monarchiens défendent une chambre unique et un veto suspensif, tandis que les patriotes soutiennent deux chambres et un veto absolu.

Les monarchiens défendent deux chambres et un veto royal absolu, tandis que les patriotes soutiennent une chambre unique et refusent ce veto.

Explication

Les monarchiens recherchent un équilibre institutionnel grâce au bicamérisme et au veto absolu du roi, alors que les patriotes défendent une représentation unifiée et refusent ce veto. La chambre unique et le refus du veto absolu caractérisent donc la position patriote, non celle des monarchiens.

21. Quelle décision l’Assemblée nationale prend-elle le 11 septembre 1789 concernant le veto royal ?

Elle accepte le veto absolu et permet au roi d’annuler définitivement toute loi votée par l’Assemblée.
Elle refuse le veto absolu et accorde au roi un veto suspensif que l’Assemblée peut dépasser avec le temps.
Elle supprime tout veto royal et confie au roi un rôle limité à la promulgation des décisions parlementaires.
Elle remplace le veto suspensif par un droit de dissolution permettant au roi de renvoyer l’Assemblée.

Elle refuse le veto absolu et accorde au roi un veto suspensif que l’Assemblée peut dépasser avec le temps.

Explication

L’Assemblée refuse le veto absolu et reconnaît au roi un veto suspensif, qui retarde l’application d’une loi sans la bloquer définitivement. Le veto absolu aurait empêché définitivement la loi, ce qui ne correspond pas à la décision prise.

22. À qui la Constitution de 1791 attribue-t-elle une souveraineté déclarée une, indivisible, inaliénable et imprescriptible ?

Aux citoyens actifs
À l’Assemblée législative
Au roi
À la Nation

À la Nation

Explication

La Constitution de 1791 affirme que la souveraineté possède ces caractères et appartient à la Nation. Le roi et l’Assemblée exercent des fonctions constitutionnelles, mais ils ne sont pas les titulaires de la souveraineté.

23. Quelle différence caractérise les citoyens passifs et les citoyens actifs sous la Constitution de 1791 ?

Les citoyens passifs ont des droits civils, tandis que les citoyens actifs disposent aussi de droits politiques comme le vote.
Les citoyens passifs exercent le pouvoir exécutif, tandis que les citoyens actifs participent aux fonctions administratives locales.
Les citoyens passifs ont des droits politiques, tandis que les citoyens actifs bénéficient principalement de droits civils et judiciaires.
Les citoyens passifs élisent les députés indirectement, tandis que les citoyens actifs ne possèdent qu’un droit de pétition.

Les citoyens passifs ont des droits civils, tandis que les citoyens actifs disposent aussi de droits politiques comme le vote.

Explication

Les citoyens passifs bénéficient des droits civils, alors que les citoyens actifs y ajoutent des droits politiques, notamment le droit de vote. La distinction ne repose donc pas sur l’exercice du pouvoir exécutif ou sur un droit de pétition.

24. Comment les citoyens actifs participent-ils à l’élection des députés en 1791 ?

Ils désignent les membres de l’Assemblée, puis les électeurs de second degré contrôlent leurs décisions.
Ils choisissent les ministres, qui désignent ensuite les représentants au Corps législatif.
Ils élisent des électeurs de second degré, qui sont ensuite habilités à élire les députés.
Ils élisent directement les députés sans intervention d’un autre collège électoral.

Ils élisent des électeurs de second degré, qui sont ensuite habilités à élire les députés.

Explication

Le suffrage est indirect : les citoyens actifs réunis en assemblées primaires élisent des électeurs de second degré, qui choisissent les députés. L’élection directe confond les deux étapes du dispositif électoral de 1791.

25. Quelle condition supplémentaire faut-il remplir pour devenir électeur de second degré en 1791 ?

Être un homme âgé d’au moins 25 ans et payer trois journées de travail
Être membre d’une assemblée primaire et résider depuis un an dans la commune
Être propriétaire d’un bien valant entre 100 et 400 journées de travail selon la région
Être député sortant et posséder une propriété évaluée à plusieurs milliers de livres

Être propriétaire d’un bien valant entre 100 et 400 journées de travail selon la région

Explication

L’électeur de second degré doit posséder un bien dont la valeur se situe entre 100 et 400 journées de travail selon les régions. Les autres conditions évoquées concernent notamment les citoyens actifs ou ajoutent des exigences qui ne définissent pas ce statut.

26. Quelle organisation caractérise le Corps législatif institué en 1791 ?

Deux chambres composées de députés élus pour deux ans par des collèges distincts
Deux chambres réunissant 745 députés élus pour quatre ans et renouvelés par moitié
Une assemblée unique de 500 députés élus pour trois ans et renouvelés progressivement
Une assemblée unique de 745 députés élus pour deux ans et renouvelés intégralement à chaque échéance

Une assemblée unique de 745 députés élus pour deux ans et renouvelés intégralement à chaque échéance

Explication

Le Corps législatif est monocaméral : il compte 745 députés, élus pour deux ans, avec un renouvellement intégral à chaque échéance. Le bicamérisme appartient à d’autres conceptions institutionnelles et non à la Constitution de 1791.

27. Quelle limite encadre le pouvoir exécutif du roi en 1791 ?

Ses actes sont contrôlés par les tribunaux et il peut dissoudre librement le Corps législatif.
Ses décisions sont validées par deux chambres et il dispose d’un pouvoir réglementaire autonome dans les affaires courantes.
Ses ordres sont approuvés directement par les électeurs et il peut modifier les lois par décret.
Ses ordres doivent être contresignés par un ministre et il ne dispose pas d’un pouvoir réglementaire autonome.

Ses ordres doivent être contresignés par un ministre et il ne dispose pas d’un pouvoir réglementaire autonome.

Explication

Le roi exerce le pouvoir exécutif, mais ses ordres doivent être contresignés par un ministre et il ne possède pas de pouvoir réglementaire autonome. Le contreseing ministériel limite donc son action, sans lui donner la possibilité de modifier les lois par décret.

28. Quel groupe parlementaire occupe la droite de l’Assemblée législative en 1791-1792 ?

Les indépendants, républicains organisés, avec environ 264 députés
Les Feuillants, monarchistes constitutionnels, avec environ 264 députés
Les Cordeliers, monarchistes constitutionnels, avec environ 264 députés
Les Jacobins, partisans de la monarchie absolue, avec environ 136 députés

Les Feuillants, monarchistes constitutionnels, avec environ 264 députés

Explication

Les Feuillants se situent à droite et rassemblent environ 264 députés ; ils sont monarchistes constitutionnels. Les Cordeliers et les Jacobins appartiennent à la gauche, tandis que les indépendants forment le centre qui peut faire basculer les majorités.

29. Quel événement se produit le 20 avril 1792 dans le contexte des tensions européennes ?

Le Corps législatif adopte une loi qui dissout l’Assemblée et restaure la monarchie absolue.
La Constitution est promulguée et établit officiellement le suffrage indirect.
Le roi est suspendu après l’insurrection parisienne et l’Assemblée convoque la Convention.
La France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie.

La France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie.

Explication

Le 20 avril 1792, la France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie, dans un contexte marqué par la fuite du roi et les tensions européennes. La suspension du roi intervient plus tard, le 10 août 1792, après l’insurrection parisienne.

30. Quelle conséquence politique l’insurrection parisienne du 10 août 1792 entraîne-t-elle ?

L’Assemblée rétablit le veto absolu et reporte l’élection des députés à une législature ultérieure.
Le roi dissout le Corps législatif et reprend l’exercice direct du pouvoir exécutif avec l’appui des Feuillants.
Le Corps législatif suspend le roi et ouvre une période de dictature de l’Assemblée jusqu’à la réunion de la Convention.
Les électeurs de second degré révoquent les députés et instaurent immédiatement un régime bicaméral.

Le Corps législatif suspend le roi et ouvre une période de dictature de l’Assemblée jusqu’à la réunion de la Convention.

Explication

Le 10 août 1792, l’insurrection conduit le Corps législatif à suspendre le roi et inaugure une période de domination politique de l’Assemblée jusqu’à la réunion de la Convention nationale. Cette journée ne rétablit donc pas le pouvoir royal et ne crée pas immédiatement un régime bicaméral.

31. Quelle caractéristique décrit correctement la représentation au sein de la Convention ?

Elle est élue au suffrage censitaire indirect et compte 500 députés.
Elle est élue au suffrage universel féminin indirect et compte 500 députés.
Elle est élue au suffrage universel masculin indirect et compte 749 députés.
Elle est élue au suffrage censitaire direct et compte 749 députés.

Elle est élue au suffrage universel masculin indirect et compte 749 députés.

Explication

La Convention comprend 749 députés élus au suffrage universel masculin indirect et doit à la fois préparer une constitution et exercer provisoirement la souveraineté. Le suffrage censitaire correspond au système électoral de 1791, non à celui de la Convention.

32. Quelle décision la Convention prend-elle le 21 septembre 1792 ?

Elle adopte la Constitution montagnarde et réorganise les ministères.
Elle suspend la Constitution et instaure le gouvernement révolutionnaire.
Elle renverse Robespierre et met fin à la Terreur.
Elle abolit la royauté et proclame la République.

Elle abolit la royauté et proclame la République.

Explication

Le 21 septembre 1792, la Convention supprime la royauté et proclame la République. La suspension de la Constitution intervient en octobre 1793, tandis que la chute de Robespierre appartient au 9 thermidor an II.

33. Quelle opposition politique distingue correctement les Girondins des Montagnards au sein de la Convention ?

Les Girondins défendent le libéralisme et refusent l’exécution du roi, tandis que les Montagnards l’approuvent et soutiennent le dirigisme économique.
Les Girondins et les Montagnards défendent le libéralisme, mais divergent principalement sur le mode d’élection des députés.
Les Girondins et les Montagnards approuvent l’exécution du roi, mais s’opposent sur la place respective de la Plaine.
Les Girondins soutiennent le dirigisme économique et l’exécution du roi, tandis que les Montagnards défendent le libéralisme et la clémence royale.

Les Girondins défendent le libéralisme et refusent l’exécution du roi, tandis que les Montagnards l’approuvent et soutiennent le dirigisme économique.

Explication

Les Girondins sont associés au libéralisme et s’opposent à l’exécution du roi, alors que les Montagnards la soutiennent et favorisent une intervention économique de l’État. La Plaine constitue un troisième groupe, oscillant entre ces deux camps.

34. Quel mécanisme politique la Constitution montagnarde de l’an I prévoit-elle ?

Un suffrage universel masculin direct, avec une intervention possible du peuple sur certaines lois importantes.
Un suffrage universel masculin indirect, avec un exécutif nommé par les députés.
Un suffrage censitaire direct, avec un veto royal sur les lois votées.
Un suffrage censitaire indirect, avec un contrôle des lois par un conseil de propriétaires.

Un suffrage universel masculin direct, avec une intervention possible du peuple sur certaines lois importantes.

Explication

La Constitution montagnarde instaure le suffrage universel masculin direct et permet au peuple de confirmer ou de rejeter certaines lois importantes. Le suffrage censitaire et le veto royal ne correspondent pas à ce projet constitutionnel.

35. Quel effet produit le décret du 10 octobre 1793 sur l’organisation politique de la France ?

Il dissout la Convention et confie la souveraineté à un tribunal révolutionnaire.
Il suspend l’application de la Constitution de l’an I jusqu’à la paix et rend effectif le gouvernement révolutionnaire.
Il applique immédiatement la Constitution de l’an I et transfère l’exécutif aux assemblées locales.
Il rétablit la monarchie constitutionnelle et place les ministres sous l’autorité du roi.

Il suspend l’application de la Constitution de l’an I jusqu’à la paix et rend effectif le gouvernement révolutionnaire.

Explication

Le décret du 10 octobre 1793 établit que le gouvernement provisoire est révolutionnaire jusqu’à la paix, ce qui suspend la Constitution de l’an I. Cette constitution est donc adoptée mais non appliquée pendant cette période.

36. Quelle fonction caractérise principalement le Comité de salut public créé le 6 avril 1793 ?

Il exerce la souveraineté législative en votant les lois à la place de la Convention.
Il organise les élections locales tout en laissant la conduite de la guerre aux ministres.
Il exerce l’autorité exécutive en dirigeant l’application des décrets, l’administration, la guerre et la diplomatie.
Il contrôle les procès politiques sans intervenir dans l’administration ni dans les affaires militaires.

Il exerce l’autorité exécutive en dirigeant l’application des décrets, l’administration, la guerre et la diplomatie.

Explication

Le Comité de salut public siège en permanence et assure la conduite exécutive de l’administration, de la guerre, de la diplomatie et de l’application des décisions. La Convention conserve officiellement la souveraineté législative, ce qui distingue les deux autorités.

37. Quelle évolution de la procédure du Tribunal révolutionnaire caractérise la Terreur ?

La procédure devient progressivement expéditive et aboutit finalement à l’acquittement ou à la mort.
La procédure devient progressivement contradictoire et garantit un recours devant une cour civile.
La procédure impose une médiation préalable et remplace les peines par des amendes.
La procédure réserve les procès aux responsables militaires et exclut les accusés politiques.

La procédure devient progressivement expéditive et aboutit finalement à l’acquittement ou à la mort.

Explication

La Terreur s’appuie notamment sur un Tribunal révolutionnaire dont la procédure se simplifie et s’accélère jusqu’à ne laisser que deux issues principales : l’acquittement ou la mort. Les garanties de recours et la médiation ne décrivent pas cette évolution.

38. Que se passe-t-il le 27 juillet 1794, correspondant au 9 thermidor an II ?

Le Tribunal révolutionnaire est créé pour juger les opposants politiques.
La Convention adopte la Constitution montagnarde et confirme le suffrage direct.
Le Comité de salut public reçoit la direction permanente de la diplomatie.
La Convention renverse, arrête puis fait exécuter Robespierre.

La Convention renverse, arrête puis fait exécuter Robespierre.

Explication

Le 9 thermidor an II, la Convention se retourne contre Robespierre, le fait arrêter et conduit à son exécution. La création du Tribunal révolutionnaire et l’adoption de la Constitution montagnarde sont des événements antérieurs.

39. Quelle règle électorale est instaurée par la Constitution du 5 fructidor an III ?

Un suffrage censitaire direct, réservé aux citoyens acquittant une contribution équivalente à quinze jours de travail.
Un suffrage universel indirect, fondé sur l’âge et la résidence plutôt que sur la contribution fiscale.
Un suffrage universel masculin direct, permettant à chaque citoyen de voter sans condition de contribution.
Un suffrage censitaire indirect, exigeant notamment une contribution directe d’au moins trois jours de travail pour l’électeur du premier degré.

Un suffrage censitaire indirect, exigeant notamment une contribution directe d’au moins trois jours de travail pour l’électeur du premier degré.

Explication

La Constitution de l’an III rétablit un suffrage censitaire indirect et exige une contribution directe minimale de trois jours de travail pour l’électeur du premier degré. Elle rompt ainsi avec le suffrage universel masculin direct prévu par le projet montagnard.

40. Quelle combinaison décrit correctement la déclaration des droits et des devoirs de la Constitution de l’an III ?

Elle énonce 9 droits et 22 devoirs, tout en maintenant les droits de résistance et d’insurrection.
Elle énonce 22 droits sans devoirs civiques, tout en rétablissant le droit de résistance à l’oppression.
Elle énonce 22 droits et 9 devoirs, tout en supprimant le droit à l’insurrection et celui de résister à l’oppression.
Elle énonce 22 droits et 9 devoirs, tout en conservant le droit à l’insurrection et celui de résister à l’oppression.

Elle énonce 22 droits et 9 devoirs, tout en supprimant le droit à l’insurrection et celui de résister à l’oppression.

Explication

La Constitution de l’an III comporte une déclaration de 22 droits et une déclaration de 9 devoirs, mais retire les droits à l’insurrection et à la résistance à l’oppression. Ces droits étaient davantage associés aux textes montagnards.

41. Comment se répartit le pouvoir législatif dans le Directoire ?

Le Conseil des Anciens propose les lois, tandis que le Conseil des Cinq-Cents les adopte ou les rejette sans les amender.
Les deux conseils proposent et modifient les lois, puis les directeurs les soumettent au vote populaire.
Le Conseil des Cinq-Cents vote les lois, tandis que le Conseil des Anciens dirige l’administration et la diplomatie.
Le Conseil des Cinq-Cents propose les lois, tandis que le Conseil des Anciens les adopte ou les rejette sans les amender.

Le Conseil des Cinq-Cents propose les lois, tandis que le Conseil des Anciens les adopte ou les rejette sans les amender.

Explication

Le législatif du Directoire est bicaméral : les Cinq-Cents disposent de l’initiative des lois et les Anciens se prononcent sur leur adoption ou leur rejet sans pouvoir les modifier. Les directeurs appartiennent à l’exécutif et ne contrôlent pas cette procédure législative.

42. Quelle organisation correspond au pouvoir exécutif du Directoire ?

Cinq directeurs âgés d’au moins 35 ans, nommés pour dix ans sans renouvellement périodique.
Cinq directeurs âgés d’au moins 40 ans, nommés pour cinq ans avec le renouvellement annuel d’un membre.
Un directeur âgé d’au moins 40 ans, nommé pour cinq ans par le Conseil des Anciens.
Trois directeurs âgés d’au moins 30 ans, nommés pour trois ans avec le renouvellement simultané du collège.

Cinq directeurs âgés d’au moins 40 ans, nommés pour cinq ans avec le renouvellement annuel d’un membre.

Explication

L’exécutif du Directoire est confié à cinq directeurs âgés d’au moins 40 ans, nommés pour cinq ans, avec le remplacement annuel d’un directeur. Le système ne repose donc ni sur un exécutif individuel ni sur un collège de trois membres.

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Quelles institutions organisent la société politique et la vie politique ?

Les institutions publiques.

Quelle fonction ont les institutions politiques dans la cité ?

Elles dirigent la cité et prennent les décisions.

Quel rôle jouent les institutions administratives ?

Elles organisent l’administration et exécutent les décisions politiques.

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