QCM : Introduction générale au droit (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des règles juridiques qui gouvernent les rapports entre les personnes en société ?

Le droit civil
Le droit objectif
Les droits subjectifs
La déontologie professionnelle

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif regroupe les règles générales qui organisent la vie sociale, indépendamment des prérogatives individuelles. Les droits subjectifs correspondent, eux, aux pouvoirs reconnus à une personne.

2. Quel exemple illustre le mieux un droit subjectif ?

Le pouvoir pour une personne d’exiger l’exécution d’une obligation
Les règles générales applicables aux contrats privés
L’ensemble des règles qui organisent les rapports sociaux
Les principes qui structurent l’organisation de la société

Le pouvoir pour une personne d’exiger l’exécution d’une obligation

Explication

Un droit subjectif est une prérogative reconnue à une personne, qu’elle peut faire valoir sous la protection de l’autorité publique. Les autres réponses décrivent plutôt le droit objectif ou des règles générales.

3. Quelle fonction essentielle du droit permet d’éviter que les conflits sociaux soient réglés par la violence ou par la loi du plus fort ?

Réserver le règlement des conflits aux usages religieux
Organiser les relations humaines au moyen de règles communes
Favoriser la perfection morale de chaque individu
Accorder à chaque personne un pouvoir sans limite

Organiser les relations humaines au moyen de règles communes

Explication

Le droit encadre les relations humaines par des règles communes, ce qui substitue un ordre juridique à la violence et à la domination du plus fort. La perfection morale relève plutôt de la morale, et les croyances religieuses ne constituent pas la fonction centrale du droit.

4. Quel principe distingue juridiquement la religion du droit en France ?

La reconnaissance des croyances comme règles obligatoires pour tous les citoyens
La supériorité des règles religieuses sur les lois civiles nationales
La laïcité, renforcée par la séparation des Églises et de l’État en 1905
La fusion des autorités religieuses et des institutions publiques françaises

La laïcité, renforcée par la séparation des Églises et de l’État en 1905

Explication

Le principe de laïcité distingue la religion du droit, notamment depuis la loi du 9 décembre 1905 qui sépare les Églises et l’État. Les règles religieuses ne constituent donc pas, par elles-mêmes, la loi applicable à tous.

5. Quelle différence caractérise principalement la sanction d’une règle morale et celle d’une règle juridique ?

La règle morale organise les rapports sociaux, tandis que la règle juridique vise la perfection individuelle
La règle morale entraîne une peine publique, tandis que la règle juridique provoque une réaction de conscience
La règle morale est fixée par les autorités juridiques, tandis que la règle juridique vient du groupe social
La règle morale peut provoquer remords ou culpabilité, tandis que la règle juridique entraîne une sanction juridique

La règle morale peut provoquer remords ou culpabilité, tandis que la règle juridique entraîne une sanction juridique

Explication

La transgression morale suscite principalement le remords ou la culpabilité, alors que la violation d’une règle juridique peut donner lieu à une sanction juridique. La règle juridique provient des autorités compétentes et vise l’organisation des rapports sociaux.

6. Une victime reçoit une indemnisation destinée à compenser le dommage qu’elle a subi. Quelle conception de la justice cette mesure illustre-t-elle ?

La justice distributive, qui répartit les ressources selon le mérite
La justice commutative, qui rétablit un équilibre entre les personnes
La justice morale, qui recherche la perfection intérieure de chacun
L’équité judiciaire, qui individualise une décision dans un cas concret

La justice commutative, qui rétablit un équilibre entre les personnes

Explication

La justice commutative vise l’égalité entre les personnes et rétablit un équilibre, notamment par la réparation d’un dommage. La justice distributive concerne plutôt la répartition des tâches, des pouvoirs ou des prestations selon le mérite.

7. Un juge adapte sa décision aux circonstances particulières d’un litige afin de retenir la solution la plus juste pour les personnes concernées. Quelle notion cette démarche illustre-t-elle ?

L’équité subjective ou judiciaire
La justice distributive
La justice commutative fondée sur une égalité abstraite
L’équité objective constituée de règles générales

L’équité subjective ou judiciaire

Explication

L’équité subjective ou judiciaire recherche la solution la plus juste dans un cas concret en individualisant la décision. La justice distributive concerne une répartition selon le mérite, tandis que l’équité objective renvoie à des règles correctrices générales.

8. Quelle conception correspond au positivisme juridique concernant l’existence et la validité du droit ?

Elles découlent de la volonté politique particulière de chaque gouvernement
Elles dépendent de principes universels qui s’imposent à toute société
Elles reposent sur des normes existantes, sans dépendre d’un principe universel immuable
Elles résultent principalement des aspirations collectives exprimées par la société

Elles reposent sur des normes existantes, sans dépendre d’un principe universel immuable

Explication

Le positivisme juridique lie l’existence et la validité du droit à des normes établies, sans les fonder sur un principe universel immuable. Le droit naturel adopte au contraire une conception fondée sur des principes universels.

9. Dans la pyramide hiérarchisée de l’ordre juridique décrite par Kelsen, quel ensemble se situe au sommet ?

Le bloc constitutionnel
Le bloc international
Le bloc législatif
Les décrets d’application

Le bloc constitutionnel

Explication

Selon Kelsen, le bloc constitutionnel occupe le sommet de la hiérarchie des normes juridiques. Le bloc international et les normes législatives ou réglementaires se situent à des niveaux inférieurs dans cette pyramide.

10. Quelle différence distingue le positivisme sociologique du positivisme étatique ?

Le premier fonde le droit sur la société, tandis que le second le rattache à la volonté de l’État
Le premier concerne le droit privé, tandis que le second concerne l’organisation des personnes publiques
Le premier fonde le droit sur l’État, tandis que le second le rattache aux principes universels
Le premier privilégie les tribunaux, tandis que le second repose sur les aspirations collectives

Le premier fonde le droit sur la société, tandis que le second le rattache à la volonté de l’État

Explication

Le positivisme sociologique considère que le droit trouve son fondement dans la réalité sociale et les aspirations collectives. Le positivisme étatique l’explique plutôt par la volonté de l’État.

11. Quel domaine relève principalement du droit public ?

Les échanges entre commerçants privés concernant l’exécution d’une vente
L’organisation et l’action des personnes publiques, ainsi que leurs rapports avec les particuliers
Les rapports familiaux et patrimoniaux entre personnes privées placées sur un pied d’égalité
Les relations contractuelles entre deux entreprises privées poursuivant un intérêt commercial

L’organisation et l’action des personnes publiques, ainsi que leurs rapports avec les particuliers

Explication

Le droit public concerne l’organisation et l’action des personnes publiques ainsi que leurs relations avec les particuliers. Les rapports entre personnes privées relèvent principalement du droit privé.

12. Pourquoi le droit pénal est-il qualifié de droit mixte ?

Il fixe les droits substantiels des citoyens tout en déterminant les recours judiciaires disponibles
Il organise les rapports entre États tout en réglant les contrats conclus entre particuliers
Il concerne les personnes privées tout en organisant la hiérarchie des autorités publiques
Il protège l’intérêt général par l’État tout en permettant la réparation du dommage subi par les individus

Il protège l’intérêt général par l’État tout en permettant la réparation du dommage subi par les individus

Explication

Le droit pénal est mixte parce qu’il protège l’intérêt général grâce à l’intervention de l’État et permet aussi de protéger les individus, notamment par la réparation du dommage. Les autres réponses associent des domaines qui ne définissent pas cette qualification.

13. Une règle détermine les droits d’un citoyen, tandis qu’une autre précise les démarches à suivre pour les faire reconnaître devant un tribunal : quelle distinction s’applique ?

La première est substantielle et la seconde est procédurale
La première est procédurale et la seconde est substantielle
La première relève du droit public et la seconde du droit privé
La première relève du droit international et la seconde du droit pénal

La première est substantielle et la seconde est procédurale

Explication

Le droit substantiel fixe le contenu des droits, alors que le droit procédural organise les recours et les démarches permettant de les faire valoir. La procédure ne définit donc pas le droit lui-même, mais son exercice.

14. Pourquoi la Constitution est-elle considérée comme la norme suprême de l’ordre juridique interne ?

Parce qu’elle s’applique aux relations internationales et peut être modifiée par une loi ordinaire
Parce qu’elle domine les autres normes et ne peut être modifiée que par une procédure renforcée
Parce qu’elle fixe les sanctions pénales et peut être révisée par un décret d’application
Parce qu’elle règle les contrats privés et peut être adaptée par une décision administrative

Parce qu’elle domine les autres normes et ne peut être modifiée que par une procédure renforcée

Explication

La Constitution est supérieure aux autres normes de l’ordre juridique interne et sa révision est soumise à la procédure renforcée prévue par l’article 89. Une loi ordinaire ou un décret ne peut donc pas la modifier selon une procédure courante.

15. Dans quelle situation un traité a-t-il une autorité supérieure aux lois françaises selon l’article 55 de la Constitution ?

Lorsqu’il est signé par un ministre et appliqué avant toute publication officielle
Lorsqu’il est approuvé par un tribunal français sans condition de réciprocité
Lorsqu’il est adopté par le Parlement français comme une loi ordinaire
Lorsqu’il est régulièrement ratifié, publié et appliqué réciproquement par les autres parties

Lorsqu’il est régulièrement ratifié, publié et appliqué réciproquement par les autres parties

Explication

L’article 55 reconnaît une autorité supérieure aux lois aux traités régulièrement ratifiés, publiés et soumis à une application réciproque. La simple signature ou l’adoption selon la procédure législative ordinaire ne suffit pas.

16. Quelle différence caractérise le règlement européen par rapport à la directive européenne ?

Le règlement fixe un objectif général à transposer, tandis que la directive s’applique directement dans chaque État
Le règlement nécessite une loi nationale d’application, tandis que la directive impose une règle identique dans tous ses détails
Le règlement concerne les droits fondamentaux, tandis que la directive organise exclusivement les relations entre États
Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable, tandis que la directive laisse aux États le choix des moyens

Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable, tandis que la directive laisse aux États le choix des moyens

Explication

Le règlement européen s’impose intégralement et s’applique directement, alors que la directive fixe un résultat à atteindre en laissant aux États le choix des moyens. La directive nécessite donc en principe des mesures nationales de transposition.

17. Quelle distinction caractérise correctement la loi matérielle et la loi formelle ?

La loi matérielle dépend du Parlement, tandis que la loi formelle dépend du caractère obligatoire de la règle.
La loi matérielle dépend de son contenu, tandis que la loi formelle dépend de son auteur et de sa procédure d’adoption.
La loi matérielle et la loi formelle se distinguent par leur date d’entrée en vigueur.
La loi matérielle désigne une procédure, tandis que la loi formelle désigne toute norme contraignante.

La loi matérielle dépend de son contenu, tandis que la loi formelle dépend de son auteur et de sa procédure d’adoption.

Explication

La loi matérielle est identifiée par le contenu obligatoire et contraignant de la norme, alors que la loi formelle repose sur l’auteur et la procédure parlementaire. La confusion fréquente consiste à attribuer à la loi matérielle le critère de l’auteur, qui caractérise plutôt la loi formelle.

18. Dans quel ordre les principales étapes de la naissance d’une loi se déroulent-elles ?

Adoption, publication, promulgation, puis entrée en vigueur.
Publication, adoption, promulgation, puis entrée en vigueur.
Adoption, promulgation, publication, puis entrée en vigueur.
Promulgation, adoption, entrée en vigueur, puis publication.

Adoption, promulgation, publication, puis entrée en vigueur.

Explication

La loi est d’abord adoptée par le Parlement, puis promulguée par le Président de la République, publiée au Journal officiel et enfin rendue applicable à la date prévue ou le lendemain de sa publication. La publication ne précède donc pas la promulgation.

19. Une loi nouvelle rend incompatible une disposition ancienne sans l’abroger expressément : de quelle situation s’agit-il ?

D’une abrogation expresse formulée dans un texte postérieur.
D’une abrogation tacite résultant de l’incompatibilité entre les dispositions.
D’une interprétation analogique destinée à préserver la loi ancienne.
D’une promulgation différée de la loi ancienne devenue inapplicable.

D’une abrogation tacite résultant de l’incompatibilité entre les dispositions.

Explication

L’abrogation tacite résulte de l’incompatibilité entre des dispositions nouvelles et une loi antérieure. L’abrogation expresse, au contraire, supprime explicitement la loi ancienne dans un texte.

20. Quelle séquence décrit correctement le régime d’une ordonnance prise par le gouvernement ?

Une habilitation précède l’ordonnance, puis un projet de ratification peut lui conférer une valeur législative.
Le Parlement ratifie d’abord l’ordonnance, puis le Conseil d’État autorise son adoption en Conseil des ministres.
Le Conseil d’État adopte l’ordonnance, puis une loi d’habilitation confirme automatiquement sa valeur législative.
Le Président promulgue l’ordonnance avant l’habilitation, puis elle devient législative par sa publication.

Une habilitation précède l’ordonnance, puis un projet de ratification peut lui conférer une valeur législative.

Explication

L’ordonnance intervient après une loi d’habilitation et est prise en Conseil des ministres après avis du Conseil d’État; sa ratification lui confère une valeur législative. Une ordonnance ne reçoit donc pas cette valeur du seul fait de sa publication.

21. Dans quelle situation une question prioritaire de constitutionnalité peut-elle être soulevée ?

Lorsqu’un traité est écarté par un juge en raison de son incompatibilité avec une loi postérieure.
Lorsqu’un projet de loi est examiné avant son adoption et semble contraire à la Constitution.
Lorsqu’une disposition déjà en vigueur, applicable au litige et sérieusement contestée n’a pas déjà été déclarée conforme.
Lorsqu’un règlement administratif est contesté pour contrariété avec une loi applicable au litige.

Lorsqu’une disposition déjà en vigueur, applicable au litige et sérieusement contestée n’a pas déjà été déclarée conforme.

Explication

La QPC concerne une disposition déjà en vigueur, applicable au litige, non déclarée conforme et présentant une contestation sérieuse. Le contrôle exercé avant l’entrée en vigueur d’un texte relève du contrôle a priori, et non de la QPC.

22. Quelle différence oppose le recours pour excès de pouvoir à l’exception d’illégalité ?

Le recours peut annuler le règlement, tandis que l’exception permet de l’écarter dans le litige.
Le recours suspend automatiquement toute décision, tandis que l’exception impose une nouvelle procédure administrative.
Le recours contrôle une loi, tandis que l’exception contrôle la conformité d’un traité au règlement.
Le recours écarte le règlement dans le procès, tandis que l’exception peut l’annuler pour tous.

Le recours peut annuler le règlement, tandis que l’exception permet de l’écarter dans le litige.

Explication

Le recours pour excès de pouvoir permet au juge administratif d’annuler un règlement illégal, alors que l’exception d’illégalité conduit à ne pas l’appliquer dans le litige concerné. Cette dernière ne produit donc pas une annulation générale de l’acte.

23. Quelle solution les arrêts Cafés Jacques Vabres et Nicolo ont-ils consacrée le 20 octobre 1989 ?

Un traité peut conduire à écarter une loi française contraire, même si cette loi est postérieure.
Une loi française postérieure prévaut sur tout traité antérieurement ratifié.
Un juge français doit appliquer une loi contraire à un traité jusqu’à son annulation constitutionnelle.
Un traité ne peut être invoqué qu’après l’abrogation parlementaire de la loi contraire.

Un traité peut conduire à écarter une loi française contraire, même si cette loi est postérieure.

Explication

Ces décisions ont admis qu’un traité puisse être préféré à une loi française incompatible, y compris lorsque la loi est postérieure au traité. Elles ont ainsi reconnu au juge la possibilité d’écarter la loi contraire dans le litige.

24. Dans son sens étroit, que désigne la jurisprudence ?

Une pratique sociale ancienne accompagnée de la conviction de son caractère obligatoire.
L’ensemble des opinions doctrinales publiées par les juristes sur le droit positif.
Une décision isolée rendue par un tribunal dans une affaire particulière.
La solution habituellement retenue par les juges sur une question de droit précise.

La solution habituellement retenue par les juges sur une question de droit précise.

Explication

Au sens étroit, la jurisprudence correspond à une solution habituellement suivie par les juges pour une question juridique déterminée. Une décision isolée ne suffit pas nécessairement à constituer cette orientation habituelle.

25. Quelle proposition décrit le mieux la place du précédent judiciaire en France ?

Il ne joue aucun rôle pratique puisque chaque juridiction statue sans tenir compte des décisions antérieures.
Il s’impose aux juridictions inférieures dès qu’une décision a été rendue dans une affaire comparable.
Il n’est pas obligatoire, mais les juridictions suivent souvent les solutions des cours suprêmes.
Il possède une force obligatoire identique à celle reconnue dans les systèmes de common law.

Il n’est pas obligatoire, mais les juridictions suivent souvent les solutions des cours suprêmes.

Explication

En France, le précédent judiciaire n’a pas de force obligatoire, mais les solutions de la Cour de cassation et du Conseil d’État exercent une influence pratique importante. Il se distingue ainsi du précédent de common law, qui peut avoir une force obligatoire.

26. Quels éléments sont nécessaires pour qu’une pratique constitue une coutume juridique ?

Une décision judiciaire récente, publiée et motivée, confirmée par plusieurs juridictions supérieures.
Une opinion doctrinale largement partagée, appliquée par les avocats et reconnue par le Parlement.
Une pratique ancienne, constante et connue, accompagnée de la conviction qu’elle doit être respectée comme du droit.
Une règle écrite adoptée par une autorité publique, publiée et assortie d’une sanction étatique.

Une pratique ancienne, constante et connue, accompagnée de la conviction qu’elle doit être respectée comme du droit.

Explication

La coutume repose à la fois sur un élément matériel, constitué par une pratique ancienne, constante et connue, et sur la conviction de son caractère juridiquement obligatoire. Une règle écrite adoptée par une autorité publique relève plutôt d’une source formelle du droit.

27. Quel principe découle de l’article 2 du Code civil concernant l’application de la loi dans le temps ?

La loi ancienne cesse de produire tout effet dès son abrogation
La loi nouvelle dispose pour l’avenir sans effet rétroactif
La loi nouvelle régit les situations passées et futures
La loi nouvelle s’applique aux contrats dès leur exécution

La loi nouvelle dispose pour l’avenir sans effet rétroactif

Explication

L’article 2 pose que la loi dispose pour l’avenir et ne possède pas d’effet rétroactif. La non-rétroactivité protège les situations passées, tandis que l’application immédiate concerne les situations nouvelles et les effets futurs.

28. Une loi nouvelle entre en vigueur alors qu’une situation non contractuelle produit encore des effets : quelle règle s’applique ?

La loi ancienne jusqu’à la disparition complète de la situation
La loi nouvelle uniquement aux situations créées après son entrée en vigueur
La loi nouvelle aux effets futurs de la situation en cours
La loi ancienne pour les effets déjà réalisés et futurs

La loi nouvelle aux effets futurs de la situation en cours

Explication

La loi nouvelle s’applique immédiatement aux situations nouvelles et aux effets futurs des situations en cours non contractuelles. Le maintien de la loi ancienne concerne en principe les contrats en cours, ce qui ne correspond pas ici.

29. Pourquoi un contrat en cours reste-t-il en principe soumis à la loi en vigueur lors de sa conclusion ?

Pour permettre au juge de modifier librement le contrat
Pour transformer le contrat en situation non contractuelle
Pour préserver les prévisions formées par les parties
Pour appliquer la loi la plus récente à chaque prestation

Pour préserver les prévisions formées par les parties

Explication

Le contrat en cours demeure en principe régi par la loi applicable au jour de sa conclusion, y compris pour ses effets postérieurs, afin de préserver les prévisions des parties. L’application de la loi la plus récente à chaque prestation compromettrait cette stabilité.

30. Quelle règle relève de l’article 3 du Code civil ?

Les contrats conclus à l’étranger relèvent de la loi française
Les immeubles situés en France relèvent de la loi française
Les lois relatives aux biens mobiliers suivent toujours leur propriétaire
Les lois françaises s’appliquent aux étrangers dans chaque situation

Les immeubles situés en France relèvent de la loi française

Explication

L’article 3 prévoit notamment que les immeubles situés en France relèvent de la loi française. Il prévoit aussi l’application territoriale des lois de police et de sûreté ainsi que certaines règles personnelles concernant les Français à l’étranger.

31. Quelle distinction oppose correctement les droits patrimoniaux et les droits extrapatrimoniaux ?

Les premiers sont inestimables, les seconds peuvent être évalués en argent
Les premiers sont hors du commerce, les seconds sont librement cessibles
Les premiers ont une valeur économique, les seconds sont attachés à la personne
Les premiers concernent la personne, les seconds appartiennent au patrimoine

Les premiers ont une valeur économique, les seconds sont attachés à la personne

Explication

Les droits patrimoniaux ont une valeur économique et appartiennent au patrimoine, tandis que les droits extrapatrimoniaux sont attachés à la personne et sont inestimables. La cessibilité et la saisissabilité caractérisent plutôt les droits patrimoniaux.

32. Quel élément caractérise un droit réel par rapport à un droit personnel ?

Une obligation de prestation entre deux personnes
Un engagement du débiteur envers le créancier
Un pouvoir direct du titulaire sur une chose
Une demande adressée à une personne déterminée

Un pouvoir direct du titulaire sur une chose

Explication

Le droit réel établit un lien direct entre une personne et une chose et confère un pouvoir immédiat sur celle-ci. Le droit personnel relie, quant à lui, un créancier à un débiteur tenu d’une prestation.

33. Quels pouvoirs composent le droit de propriété en tant que droit réel principal ?

La jouissance, la dette et la transmission
La possession, la créance et la garantie
L’usus, le fructus et l’abusus
La détention, l’obligation et la responsabilité

L’usus, le fructus et l’abusus

Explication

Le droit de propriété comprend l’usus, le fructus et l’abusus : utiliser la chose, en percevoir les fruits et en disposer. Les autres ensembles proposés mélangent des notions de propriété, de créance ou de responsabilité.

34. Qu’est-ce qu’un droit personnel ?

Un lien juridique entre un créancier et un débiteur
Un pouvoir de disposer matériellement d’un bien appartenant à autrui
Un droit attaché à la personnalité et dépourvu de valeur économique
Un pouvoir direct exercé par une personne sur une chose

Un lien juridique entre un créancier et un débiteur

Explication

Le droit personnel est le lien juridique par lequel un créancier peut exiger d’un débiteur qu’il fasse quelque chose ou qu’il s’en abstienne. Le pouvoir direct sur une chose relève du droit réel.

35. Sur quoi porte la preuve dans un procès civil ?

Sur la règle de droit que le juge doit découvrir
Sur l’interprétation personnelle de chaque partie
Sur toutes les normes étrangères invoquées par le juge
Sur les faits nécessaires au succès d’une prétention

Sur les faits nécessaires au succès d’une prétention

Explication

La preuve porte sur les faits nécessaires au succès d’une prétention, tandis que le juge est censé connaître et appliquer la règle de droit. Une partie doit donc établir les faits utiles plutôt que démontrer elle-même le contenu du droit français.

36. Quelle situation constitue un fait juridique plutôt qu’un acte juridique ?

Un accident de circulation produisant des effets prévus par le droit
La signature volontaire d’un contrat de vente
La rédaction volontaire d’un testament par son auteur
La conclusion négociée d’un contrat entre deux parties

Un accident de circulation produisant des effets prévus par le droit

Explication

Dans un fait juridique, les effets de droit se produisent automatiquement en vertu du droit, comme après un accident de circulation. Dans un acte juridique, les effets recherchés résultent de la volonté, notamment lors de la conclusion d’un contrat.

37. Selon l’article 1353 du Code civil, que doit faire celui qui se prétend libéré d’une obligation ?

Établir que toute obligation est dépourvue de valeur juridique
Prouver que la dette concernait une autre personne
Demander au créancier de démontrer l’absence de paiement
Prouver le paiement ou le fait ayant éteint l’obligation

Prouver le paiement ou le fait ayant éteint l’obligation

Explication

La personne qui se prétend libérée doit prouver le paiement ou le fait extinctif de l’obligation. La charge initiale de prouver l’exécution de l’obligation pèse, en revanche, sur celui qui en réclame l’exécution.

38. Comment distinguer une présomption légale d’une présomption judiciaire ?

La première concerne les actes, la seconde concerne les contrats
La première vient du juge, la seconde résulte automatiquement de la loi
La première vient de la loi, la seconde est déduite par le juge
La première repose sur un écrit, la seconde exige un témoignage

La première vient de la loi, la seconde est déduite par le juge

Explication

La présomption légale déduit un fait inconnu d’un fait connu en vertu de la loi, tandis que la présomption judiciaire est construite par le juge à partir de faits établis. Leur différence tient donc à l’origine de la déduction.

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Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles juridiques gouvernant les rapports humains en société.

Que sont les droits subjectifs ?

Les pouvoirs reconnus aux personnes protégés par l'autorité publique.

Que fait le droit dans les relations humaines ?

Il organise les relations humaines pour éviter la violence ou la loi du plus fort.

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