QCM : Institutions britanniques et histoire constitutionnelle (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle de Hobbes, comment les hommes mettent-ils fin à l’état de nature et quel rôle le monarque joue-t-il dans le contrat ?

Ils maintiennent l’état de nature, tandis qu’un monarque reçoit le pouvoir par une décision divine.
Ils concluent un contrat directement avec le monarque, qui s’engage à protéger leurs droits naturels.
Ils s’en remettent à la volonté générale, qui fixe les règles communes sans instaurer de monarchie.
Ils concluent un contrat qui crée l’État, puis confient le pouvoir à un monarque extérieur au contrat.

Ils concluent un contrat qui crée l’État, puis confient le pouvoir à un monarque extérieur au contrat.

Explication

Chez Hobbes, le contrat met fin à l’état de nature et institue l’État, mais le monarque demeure extérieur à cet accord. L’idée que le monarque est lié par le contrat correspond plutôt à la conception de Locke.

2. Dans la conception de Locke, quel objectif les individus poursuivent-ils en concluant un contrat avec le futur monarque ?

Remettre toutes les décisions communes à la volonté générale, sans confier de rôle au monarque.
Obtenir la protection de leurs droits naturels, notamment celui de propriété, et favoriser leur bonheur.
Établir un souverain extérieur au contrat, chargé de mettre fin à la crainte et à la guerre permanente.
Attribuer au futur monarque un pouvoir sans bornes, à condition qu’il assure la sécurité collective.

Obtenir la protection de leurs droits naturels, notamment celui de propriété, et favoriser leur bonheur.

Explication

Pour Locke, le contrat lie les individus au futur monarque afin que l’État protège notamment la propriété et contribue au bonheur. Le monarque extérieur au contrat caractérise le modèle de Hobbes, et non celui de Locke.

3. Quelle démarche fonde l’organisation des règles communes dans la théorie du contrat social de Rousseau ?

Les individus concluent un contrat avec un futur monarque afin de protéger leurs droits naturels.
Les individus maintiennent leurs volontés particulières sans décider collectivement de règles communes.
Les individus transfèrent leur pouvoir à un monarque extérieur au contrat pour obtenir leur sécurité.
Les individus concluent ensemble un contrat social et s’en remettent à la volonté générale.

Les individus concluent ensemble un contrat social et s’en remettent à la volonté générale.

Explication

Chez Rousseau, les individus concluent collectivement un contrat social et la volonté générale détermine les règles communes. Le transfert du pouvoir à un monarque extérieur au contrat relève de la conception de Hobbes.

4. Quels éléments composent la définition de l’État proposée par Jean Gicquel ?

Un groupement humain soumis à une autorité religieuse et dépourvu de territoire déterminé.
Une population mobile rattachée à une autorité politique partagée entre plusieurs territoires.
Un territoire délimité administré par des institutions permanentes sans autorité politique exclusive.
Un groupement humain établi sur un territoire déterminé et soumis à une autorité politique exclusive.

Un groupement humain établi sur un territoire déterminé et soumis à une autorité politique exclusive.

Explication

Jean Gicquel caractérise l’État par un groupement humain fixé sur un territoire déterminé et soumis à une autorité politique exclusive. Des institutions permanentes interviennent dans la définition de l’appareil politico-juridique, mais ne remplacent pas ces éléments.

5. Quelle difficulté liée à la reconnaissance d’un État palestinien concerne notamment l’exercice de ses relations internationales ?

Nouer des relations exigerait que les institutions palestiniennes édicte des règles nationales.
Nouer des relations empêcherait la Palestine d’établir une autorité politique sur son territoire.
Nouer des relations imposerait que le territoire palestinien soit administré par des collectivités élues.
Nouer des relations pourrait impliquer que la Palestine reconnaisse Israël.

Nouer des relations pourrait impliquer que la Palestine reconnaisse Israël.

Explication

La faculté de nouer des relations internationales soulève notamment la question d’une reconnaissance d’Israël par la Palestine. La délimitation du territoire et l’exercice d’une autorité exclusive sont d’autres difficultés, mais elles ne constituent pas cette difficulté diplomatique précise.

6. Un pouvoir est justifié par la perpétuation des coutumes et des pratiques héritées : quelle forme d’autorité distingue Max Weber ?

L’autorité légale-rationnelle, fondée sur le caractère impersonnel du droit.
L’autorité charismatique, fondée sur les qualités personnelles d’un individu.
L’autorité traditionnelle, fondée sur la continuité de la tradition.
L’autorité territoriale, fondée sur l’élection d’organes locaux autonomes.

L’autorité traditionnelle, fondée sur la continuité de la tradition.

Explication

L’autorité traditionnelle tire sa légitimité de la perpétuation de la tradition. L’autorité charismatique repose plutôt sur les qualités d’un individu, et non sur la continuité des coutumes.

7. Comment reconnaître un État unitaire du point de vue de l’organisation de la souveraineté ?

Des autorités locales nommées exercent la souveraineté sous la direction d’un centre national.
Plusieurs organisations politiques et juridiques détiennent chacune la souveraineté sur une partie du territoire.
Une seule organisation politique et juridique détient la souveraineté pour tout le territoire et toute la population.
Des autorités locales élues détiennent la souveraineté, sans lien hiérarchique avec les organes nationaux.

Une seule organisation politique et juridique détient la souveraineté pour tout le territoire et toute la population.

Explication

Dans un État unitaire, une seule organisation politique et juridique détient la souveraineté pour l’ensemble du territoire et de la population. Des autorités locales peuvent exister sans devenir pour autant des organisations souveraines distinctes.

8. Dans une organisation territoriale, quelle situation correspond à la décentralisation plutôt qu’à la déconcentration ?

Des autorités locales nommées reçoivent des missions tout en restant hiérarchiquement subordonnées.
Des autorités locales élues agissent sans lien hiérarchique avec les organes nationaux.
Un centre unique concentre les décisions et les prend pour l’ensemble du territoire.
Des collectivités élues appliquent des décisions prises par des autorités locales nommées.

Des autorités locales élues agissent sans lien hiérarchique avec les organes nationaux.

Explication

La décentralisation territoriale repose sur des autorités locales élues qui ne sont pas liées hiérarchiquement aux organes nationaux. Des autorités locales nommées et subordonnées relèvent plutôt de la déconcentration.

9. Un organe est soumis à des normes qu’il n’a pas consenties et qui limitent son pouvoir : pourquoi ne peut-il pas être considéré comme souverain ?

Parce qu’un pouvoir souverain doit obtenir l’accord d’un organe supérieur pour chaque décision.
Parce qu’un pouvoir souverain suppose que toute décision soit prise directement par la population.
Parce qu’un pouvoir souverain consiste à appliquer les normes imposées par une autorité extérieure.
Parce qu’un pouvoir souverain est originaire et sans supérieur, même s’il peut s’imposer des limites.

Parce qu’un pouvoir souverain est originaire et sans supérieur, même s’il peut s’imposer des limites.

Explication

La souveraineté est un pouvoir absolu et originaire qui n’est subordonné à aucun supérieur ; un organe soumis à des normes non consenties ne répond donc pas à cette définition. Un organe souverain peut néanmoins s’imposer des limites, contrairement à l’idée qu’il doit être dépourvu de toute règle.

10. Un État fixe ses règles, rend le droit et assure la police sur son territoire : de quelle dimension de la souveraineté s’agit-il ?

De la souveraineté populaire, qui attribue une parcelle de souveraineté à chaque individu.
De la souveraineté déléguée, qui confie des missions à des autorités territoriales élues.
De la souveraineté interne, qui concerne les pouvoirs exercés à l’intérieur de l’État.
De la souveraineté externe, qui exprime l’indépendance et l’égalité juridique entre États.

De la souveraineté interne, qui concerne les pouvoirs exercés à l’intérieur de l’État.

Explication

La souveraineté interne désigne les pouvoirs exercés au sein de l’État, notamment le fait de fixer des règles et d’assurer certaines fonctions publiques. L’indépendance et l’égalité juridique entre États relèvent de la souveraineté externe.

11. Quelle conséquence la théorie de la souveraineté populaire tire-t-elle de l’idée que chaque individu détient une parcelle de souveraineté ?

Le vote est un droit fondamental reconnu à tous et le suffrage doit être universel.
Le vote revient aux élus, qui décident à la place des individus sans consultation populaire.
Le vote est une fonction réservée à ceux que l’État juge aptes à l’exercer.
Le vote concerne les relations entre États plutôt que l’exercice du pouvoir dans l’État.

Le vote est un droit fondamental reconnu à tous et le suffrage doit être universel.

Explication

La souveraineté populaire implique l’électorat-droit : voter est un droit fondamental reconnu à tous, ce qui conduit au suffrage universel. L’idée d’un vote réservé à des personnes sélectionnées contredit cette conséquence.

12. Dans la théorie de la souveraineté populaire de Rousseau, quel rôle les « députés-commis » exercent-ils ?

Ils remplacent le peuple dans la formation de la volonté générale sur toutes les questions.
Ils exercent une autorité traditionnelle fondée sur la continuité des pratiques héritées.
Ils représentent le peuple et peuvent décider librement de toute question au nom de leurs électeurs.
Ils agissent comme mandataires du peuple pour des décisions de faible importance, sans liberté de décider.

Ils agissent comme mandataires du peuple pour des décisions de faible importance, sans liberté de décider.

Explication

Les « députés-commis » sont des mandataires chargés de décisions de faible importance, et non des représentants libres de décider. Leur rôle ne consiste donc pas à se substituer au peuple pour former la volonté générale sur toutes les questions.

13. À qui les Constitutions françaises de 1946 et de 1958 attribuent-elles la souveraineté nationale ?

Au président de la République
Aux collectivités territoriales
Au peuple
Au Parlement

Au peuple

Explication

Ces deux Constitutions disposent que la souveraineté nationale appartient au peuple. L’attribution au Parlement confond l’exercice de la souveraineté par les représentants avec son titulaire.

14. Selon l’article 3 de la Constitution de 1958, par quels moyens le peuple exerce-t-il la souveraineté nationale ?

Par les représentants et les pétitions parlementaires
Par ses représentants et par référendum
Par le gouvernement et les partis politiques
Par les juridictions et les collectivités territoriales

Par ses représentants et par référendum

Explication

L’article 3 prévoit l’exercice de la souveraineté par les représentants et par la voie du référendum. L’élection permet de choisir les représentants, mais ne remplace pas la décision directe du peuple par référendum.

15. Quelle distinction oppose la représentation politique à la représentativité ?

La représentation exprime une volonté pour la nation, tandis que la représentativité reflète la diversité des citoyens vivants.
La représentation reflète la diversité des citoyens, tandis que la représentativité exprime une volonté pour la nation.
La représentation désigne le droit de vote, tandis que la représentativité désigne le découpage des circonscriptions.
La représentation exprime une décision directe du peuple, tandis que la représentativité désigne le choix des gouvernants.

La représentation exprime une volonté pour la nation, tandis que la représentativité reflète la diversité des citoyens vivants.

Explication

La représentation politique vise à faire vouloir les représentants pour la nation, alors que la représentativité cherche à refléter la diversité du peuple vivant. La deuxième réponse inverse précisément ces deux notions.

16. Que désigne le corps électoral ?

L’ensemble des personnes disposant du droit de vote
L’ensemble des élus siégeant dans une assemblée
L’ensemble des personnes candidates à une élection
L’ensemble des citoyens ayant soutenu une pétition

L’ensemble des personnes disposant du droit de vote

Explication

Le corps électoral regroupe les personnes qui disposent du droit de vote, et sa taille varie selon les lieux et les époques. Les candidats à une élection ne forment pas, de ce fait, l’ensemble des électeurs.

17. Dans son principe, comment la représentation proportionnelle répartit-elle les sièges ?

À la liste arrivée en tête, qui peut remporter tous les sièges
Entre les listes en fonction des suffrages qu’elles obtiennent
Entre les candidats selon leur ordre d’ancienneté dans la circonscription
Au parti qui a obtenu le plus de voix dans une élection présidentielle

Entre les listes en fonction des suffrages qu’elles obtiennent

Explication

La représentation proportionnelle vise à répartir les sièges entre les listes selon les suffrages obtenus. L’attribution de tous les sièges à la liste gagnante correspond à une possibilité du scrutin majoritaire de liste.

18. Dans un scrutin de liste majoritaire, quel résultat peut découler de la victoire d’une liste ?

Les sièges sont répartis également entre toutes les listes candidates.
Les électeurs choisissent directement les titulaires de chaque siège sans liste.
Chaque liste reçoit une part de sièges proportionnelle à ses voix.
La liste arrivée en tête peut obtenir la totalité des sièges.

La liste arrivée en tête peut obtenir la totalité des sièges.

Explication

Le scrutin majoritaire de liste peut attribuer tous les sièges à la liste arrivée en tête. Une répartition proportionnelle des sièges entre les listes caractérise plutôt le principe du scrutin proportionnel.

19. Une équipe redessine les circonscriptions électorales afin de favoriser un parti lors des élections. Comment appelle-t-on cette pratique ?

La représentation proportionnelle
Le référendum
Le suffrage capacitaire
Le gerrymandering

Le gerrymandering

Explication

Le gerrymandering consiste à tracer les circonscriptions de manière à avantager un parti ou certains candidats. La représentation proportionnelle concerne la répartition des sièges en fonction des suffrages, et non le découpage électoral.

20. Qu’est-ce qui caractérise une démocratie semi-directe ?

Elle réserve l’expression directe de la souveraineté aux juridictions constitutionnelles.
Elle associe des représentants élus à des procédés permettant au peuple d’exprimer directement sa souveraineté.
Elle remplace l’élection des représentants par une succession de consultations populaires.
Elle confie les décisions politiques à des représentants sans intervention directe des citoyens.

Elle associe des représentants élus à des procédés permettant au peuple d’exprimer directement sa souveraineté.

Explication

La démocratie semi-directe combine l’élection de représentants et des mécanismes de décision ou d’expression directe, notamment le référendum. Un régime fondé uniquement sur les représentants ne correspond pas à cette combinaison.

21. Quelle fonction fondamentale Philippe Ardant attribue-t-il à la Constitution ?

Établir les décisions judiciaires et fixer la composition des assemblées locales.
Régler les relations entre États et déterminer les modalités de leurs élections nationales.
Définir les programmes des partis et désigner directement les titulaires des fonctions publiques.
Soumettre le pouvoir étatique à des règles, organiser les institutions et garantir les droits et libertés.

Soumettre le pouvoir étatique à des règles, organiser les institutions et garantir les droits et libertés.

Explication

Philippe Ardant définit la Constitution comme un acte solennel qui encadre le pouvoir, organise les institutions et garantit les droits et libertés. La définition ne se réduit pas à la désignation des titulaires de fonctions publiques.

22. Quelle affirmation distingue correctement une Constitution coutumière d’une Constitution écrite ?

La Constitution coutumière résulte de règles non écrites et ne se qualifie pas d’orale.
La Constitution coutumière est nécessairement écrite, tandis que l’autre repose sur des usages oraux.
La Constitution coutumière rassemble des décisions judiciaires, tandis que l’autre repose sur des lois électorales.
La Constitution coutumière est une Constitution écrite dont les règles sont rarement appliquées.

La Constitution coutumière résulte de règles non écrites et ne se qualifie pas d’orale.

Explication

Une Constitution peut être écrite ou coutumière, et la forme coutumière repose sur des règles non écrites sans être qualifiée d’orale. La deuxième réponse confond le caractère non écrit avec une prétendue constitution orale.

23. Quels éléments sont nécessaires pour qu’une pratique puisse constituer une coutume constitutionnelle ?

Une pratique constante sans exemples contraires et la conviction qu’elle est juridiquement obligatoire.
Une pratique récente et répétée, même si elle est considérée comme une simple convenance politique.
Une décision d’un gouvernement et son approbation par une majorité parlementaire.
Une pratique inscrite dans la Constitution et une interprétation uniforme des tribunaux.

Une pratique constante sans exemples contraires et la conviction qu’elle est juridiquement obligatoire.

Explication

La coutume constitutionnelle suppose une pratique constante sans exemples contraires, ainsi que la conviction de son caractère juridiquement obligatoire. Une répétition considérée comme une simple convenance politique ne suffit donc pas.

24. Un organe adopte une nouvelle Constitution, tandis qu’un autre modifie celle qui est déjà en vigueur. Quel pouvoir correspond à chacune de ces opérations ?

Le pouvoir originaire élabore la nouvelle Constitution, tandis que le pouvoir dérivé révise la Constitution existante.
Le pouvoir dérivé élabore la nouvelle Constitution, tandis que le pouvoir originaire révise la Constitution existante.
Le pouvoir originaire révise la Constitution existante, tandis que le pouvoir dérivé organise les élections.
Le pouvoir dérivé organise les institutions, tandis que le pouvoir originaire garantit les droits fondamentaux.

Le pouvoir originaire élabore la nouvelle Constitution, tandis que le pouvoir dérivé révise la Constitution existante.

Explication

Le pouvoir constituant originaire établit une Constitution nouvelle, alors que le pouvoir constituant dérivé intervient pour réviser un texte existant. La deuxième réponse inverse les fonctions de ces deux pouvoirs.

25. Quelle distinction sépare le pouvoir constituant originaire du pouvoir constituant dérivé ?

Le premier approuve une Constitution par référendum, tandis que le second la soumet à un plébiscite.
Le premier établit une nouvelle Constitution, tandis que le second révise une Constitution existante.
Le premier révise une Constitution existante, tandis que le second établit une nouvelle Constitution.
Le premier interprète les lois constitutionnelles, tandis que le second contrôle leur application.

Le premier établit une nouvelle Constitution, tandis que le second révise une Constitution existante.

Explication

Le pouvoir constituant originaire fonde une nouvelle Constitution, alors que le pouvoir dérivé intervient pour réviser un texte constitutionnel déjà établi. La proposition qui inverse ces fonctions confond précisément les deux pouvoirs.

26. Quelle comparaison décrit correctement les missions possibles d’une assemblée constituante ?

La Convention de Philadelphie rédigea la Constitution américaine de 1787, tandis que certaines assemblées françaises réunissaient fonctions constituante et législative.
La Convention de Philadelphie révisa une Constitution existante, tandis que les assemblées françaises se consacrèrent à l’approbation populaire des textes.
La Convention de Philadelphie exerça surtout le pouvoir législatif, tandis que les assemblées françaises se limitèrent à rédiger des Constitutions.
La Convention de Philadelphie rédigea une Constitution française, tandis que certaines assemblées françaises élaborèrent la Constitution américaine de 1787.

La Convention de Philadelphie rédigea la Constitution américaine de 1787, tandis que certaines assemblées françaises réunissaient fonctions constituante et législative.

Explication

Une assemblée constituante peut être spécialisée dans la rédaction constitutionnelle, comme la Convention de Philadelphie, ou cumuler cette fonction avec le pouvoir législatif, comme certaines assemblées françaises. L’idée que les assemblées françaises se limitaient à rédiger des Constitutions ne rend pas compte de ce cumul.

27. Un texte constitutionnel vient d’être rédigé et doit être soumis au choix populaire; quel mécanisme permet au peuple de l’approuver ou de le refuser ?

Un référendum, qui porte sur l’approbation ou le rejet du texte constitutionnel.
Une assemblée constituante, qui permet au peuple de voter directement sur le texte rédigé.
Un plébiscite, qui porte sur l’approbation ou le rejet du texte constitutionnel.
Une révision dérivée, qui permet au peuple de choisir l’auteur du texte constitutionnel.

Un référendum, qui porte sur l’approbation ou le rejet du texte constitutionnel.

Explication

Le référendum permet au peuple de se prononcer en faveur ou contre un texte constitutionnel après sa rédaction. Le plébiscite concerne l’action d’un homme plutôt que l’approbation d’un texte.

28. Une Constitution ne peut être révisée qu’en suivant une procédure particulière, différente de celle d’une loi ordinaire; comment la qualifie-t-on ?

De souple, car sa révision est soumise à une procédure spécifique.
De rigide, car sa révision est soumise à une procédure spécifique.
De dérivée, car sa révision suit la procédure d’une loi ordinaire.
D’originaire, car sa révision est organisée par une procédure particulière.

De rigide, car sa révision est soumise à une procédure spécifique.

Explication

Une Constitution est dite rigide lorsqu’une procédure spécifique est prévue pour sa révision. Une Constitution souple, à l’inverse, peut être révisée selon la même procédure qu’une loi ordinaire.

29. Lorsque deux règles de droit se contredisent, à quoi sert la hiérarchie des normes ?

À ordonner les règles selon leur autorité afin de déterminer laquelle doit s’appliquer.
À classer les règles selon leur date afin de déterminer laquelle a été adoptée en dernier.
À distinguer les règles écrites des règles non écrites afin de déterminer laquelle est plus précise.
À répartir les règles entre les juridictions afin de déterminer laquelle doit trancher le litige.

À ordonner les règles selon leur autorité afin de déterminer laquelle doit s’appliquer.

Explication

La hiérarchie des normes ordonne les règles de droit en fonction de leur autorité et aide à trancher une contradiction entre elles. Le critère de la date d’adoption ne correspond pas à cette fonction de classement selon l’autorité.

30. Quel juriste a représenté la hiérarchie des normes sous la forme d’une pyramide ayant la Constitution à son sommet ?

John Austin.
Hans Morgenthau.
Hans Kelsen.
Léon Duguit.

Hans Kelsen.

Explication

Hans Kelsen a représenté la hiérarchie des normes sous la forme d’une pyramide dont la Constitution occupe le sommet. John Austin est un juriste plausible à associer à la théorie du droit, mais il n’est pas l’auteur de cette représentation.

31. Dans l’ordre juridique français, quelle succession place correctement ces normes de la plus élevée à la moins élevée ?

Constitution, traités internationaux, lois, actes administratifs réglementaires et individuels.
Constitution, lois, traités internationaux, actes administratifs réglementaires et individuels.
Traités internationaux, Constitution, lois, actes administratifs réglementaires et individuels.
Constitution, traités internationaux, actes administratifs réglementaires et individuels, lois.

Constitution, traités internationaux, lois, actes administratifs réglementaires et individuels.

Explication

Dans l’ordre juridique français, la Constitution est supérieure aux traités, lesquels priment les lois, qui précèdent les actes administratifs. L’ordre qui place les traités au-dessus de la Constitution confond cette hiérarchie interne avec la revendication de primauté du droit de l’Union européenne.

32. Dans une affaire où une loi déjà applicable est contestée à l’occasion d’un procès, quel modèle de contrôle de constitutionnalité est décrit ?

Le modèle européen, par voie d’exception au cours du procès.
Le modèle américain, par voie d’action avant la promulgation de la loi.
Le modèle américain, par voie d’exception au cours du procès.
Le modèle européen, par voie d’action avant la promulgation de la loi.

Le modèle américain, par voie d’exception au cours du procès.

Explication

Le modèle américain décrit permet de contester une loi déjà applicable par voie d’exception, au cours d’un procès. Le modèle européen évoqué intervient avant la promulgation, par voie d’action devant un organe spécialisé.

33. Quelle situation correspond à un régime de confusion des pouvoirs ?

Plusieurs organes exercent des pouvoirs séparés et peuvent se contrôler mutuellement.
Un organe concentre les pouvoirs tandis que les autres organes ne disposent que d’un pouvoir de façade.
Le Gouvernement partage l’exercice des pouvoirs avec un Parlement politiquement responsable.
Un organe exerce le pouvoir exécutif tandis qu’un autre détient le pouvoir législatif.

Un organe concentre les pouvoirs tandis que les autres organes ne disposent que d’un pouvoir de façade.

Explication

La confusion des pouvoirs se caractérise par la concentration des pouvoirs dans les mains d’un organe, les autres n’ayant qu’un rôle de façade. La séparation de fonctions entre un exécutif et un organe législatif décrit plutôt une répartition des pouvoirs.

34. Dans une confusion des pouvoirs au profit d’une assemblée, quel organe se trouve au centre de l’exercice du pouvoir ?

L’exécutif, au bénéfice duquel les pouvoirs sont concentrés.
Le Gouvernement, qui partage les pouvoirs avec un Parlement responsable.
L’assemblée, au bénéfice de laquelle les pouvoirs sont concentrés.
Le pouvoir judiciaire, qui arbitre les relations entre les organes élus.

L’assemblée, au bénéfice de laquelle les pouvoirs sont concentrés.

Explication

La confusion au profit d’une assemblée place l’assemblée au centre de l’exercice des pouvoirs. La concentration au profit de l’exécutif constitue l’autre forme distinguée, et ne décrit donc pas ce cas.

35. Quelle différence fondamentale distingue le régime présidentiel du régime parlementaire ?

Le régime présidentiel concentre les pouvoirs dans une assemblée, tandis que le régime parlementaire les concentre dans l’exécutif.
Le régime présidentiel privilégie la collaboration des organes, tandis que le régime parlementaire repose sur leur indépendance.
Le régime présidentiel privilégie la spécialisation et l’indépendance des organes, tandis que le régime parlementaire repose sur leur collaboration.
Le régime présidentiel repose sur la responsabilité du Gouvernement devant le Parlement, tandis que le régime parlementaire exclut cette responsabilité.

Le régime présidentiel privilégie la spécialisation et l’indépendance des organes, tandis que le régime parlementaire repose sur leur collaboration.

Explication

Le régime présidentiel repose principalement sur la spécialisation et l’indépendance des organes, tandis que le régime parlementaire organise leur collaboration et le partage de l’exercice des pouvoirs. La proposition qui attribue la collaboration au régime présidentiel inverse cette distinction.

36. Quel mécanisme institutionnel caractérise le régime parlementaire ?

Le Gouvernement n’est pas politiquement responsable devant le Parlement, mais l’exécutif peut dissoudre le Parlement.
Le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement, mais l’exécutif ne peut pas dissoudre le Parlement.
Le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement, et l’exécutif peut dissoudre le Parlement.
Le Gouvernement n’est pas politiquement responsable devant le Parlement, et le Parlement peut dissoudre l’exécutif.

Le Gouvernement est politiquement responsable devant le Parlement, et l’exécutif peut dissoudre le Parlement.

Explication

Le régime parlementaire associe la responsabilité politique du Gouvernement devant le Parlement à la possibilité, pour l’exécutif, de dissoudre le Parlement. La proposition qui exclut le droit de dissolution ne reprend qu’une partie du mécanisme et ne décrit pas la caractéristique complète.

37. Au XIXe siècle, comment les Premiers ministres britanniques pouvaient-ils faire trancher par les électeurs leur conflit avec la Chambre des Communes ?

Ils demandaient au Parlement de destituer le roi avant de convoquer de nouvelles élections.
Ils demandaient aux électeurs de révoquer directement les députés sans dissoudre la Chambre.
Ils sollicitaient le Sénat pour annuler les décisions de la Chambre des Communes.
Ils demandaient au roi de dissoudre la Chambre des Communes afin de provoquer des élections.

Ils demandaient au roi de dissoudre la Chambre des Communes afin de provoquer des élections.

Explication

La dissolution permettait de renvoyer le conflit devant les électeurs en organisant de nouvelles élections. Cette procédure passait par le roi, et non par une révocation directe des députés.

38. Quelle proposition rend compte des périodes durant lesquelles la France a connu un régime parlementaire ?

La Restauration, le Premier Empire, la monarchie de Juillet, tout le Second Empire, puis les IIIe et IVe Républiques.
Les Cent-Jours, la monarchie de Juillet, la IIe République, la fin du Second Empire, puis les IIIe et IVe Républiques.
La Restauration, les Cent-Jours, la monarchie de Juillet, la fin du Second Empire, puis les IIe et Ve Républiques.
La Restauration, les Cent-Jours, la monarchie de Juillet, la fin du Second Empire, puis les IIIe et IVe Républiques.

La Restauration, les Cent-Jours, la monarchie de Juillet, la fin du Second Empire, puis les IIIe et IVe Républiques.

Explication

L’expérience parlementaire française s’est manifestée dans les périodes énumérées, de la Restauration aux IIIe et IVe Républiques. La IIe République ne figure pas dans cette succession, contrairement aux deux républiques suivantes.

39. Quelle forme de responsabilité ministérielle la Charte constitutionnelle du 4 juin 1814 prévoyait-elle ?

Une responsabilité politique des ministres devant le roi, sans responsabilité pénale.
Une responsabilité pénale des ministres devant les électeurs, sans intervention du Parlement.
Une responsabilité politique des ministres devant le Parlement, distincte d’une responsabilité pénale.
Une responsabilité pénale des ministres, distincte d’une responsabilité politique devant le Parlement.

Une responsabilité pénale des ministres, distincte d’une responsabilité politique devant le Parlement.

Explication

La Charte de 1814 prévoyait la responsabilité pénale des ministres, et non la responsabilité politique du Gouvernement devant le Parlement. Confondre ces deux formes de responsabilité modifie la portée de la Charte.

40. Sous l’Acte additionnel de 1815, quelle répartition distinguait le droit de dissolution de la responsabilité ministérielle ?

Le Parlement pouvait dissoudre la Chambre des représentants, tandis que l’Empereur pouvait mettre en jeu la responsabilité des ministres.
L’Empereur pouvait dissoudre la Chambre des représentants, tandis que le Parlement pouvait mettre en jeu la responsabilité des ministres.
Le Parlement pouvait dissoudre la Chambre des représentants, tandis que les électeurs pouvaient mettre en jeu la responsabilité des ministres.
L’Empereur pouvait dissoudre la Chambre des représentants, tandis que le Parlement ne pouvait engager la responsabilité des ministres qu’en cas d’infraction pénale.

L’Empereur pouvait dissoudre la Chambre des représentants, tandis que le Parlement pouvait mettre en jeu la responsabilité des ministres.

Explication

L’Acte additionnel attribuait à l’Empereur le pouvoir de dissoudre la Chambre et permettait au Parlement d’engager la responsabilité ministérielle, même sans infraction pénale. La responsabilité des ministres n’était donc pas limitée aux seuls cas pénaux.

41. Quel déséquilibre caractérisait les institutions des IIIe et IVe Républiques par rapport à celles de la Ve République ?

Les IIIe et IVe Républiques favorisaient le Sénat, tandis que la Ve paraît renforcer l’équilibre entre les pouvoirs.
Les IIIe et IVe Républiques favorisaient également les deux pouvoirs, tandis que la Ve paraît privilégier la Chambre basse.
Les IIIe et IVe Républiques favorisaient l’exécutif, tandis que la Ve paraît renforcer les assemblées, surtout la Chambre basse.
Les IIIe et IVe Républiques favorisaient les assemblées, surtout la Chambre basse, tandis que la Ve paraît favoriser l’exécutif.

Les IIIe et IVe Républiques favorisaient les assemblées, surtout la Chambre basse, tandis que la Ve paraît favoriser l’exécutif.

Explication

Les IIIe et IVe Républiques étaient déséquilibrées au profit des assemblées, notamment de la Chambre basse, alors que la Ve paraît avantager l’exécutif. L’idée inverse attribuerait à la Ve République le déséquilibre des régimes précédents.

42. Quel bilan commun aux mises en accusation d’Andrew Johnson, de Bill Clinton et de Donald Trump correspond aux faits ?

La Chambre des représentants les a mis en accusation et le Sénat les a acquittés.
Le Congrès les a mis en accusation et la Cour suprême les a acquittés.
La Chambre des représentants les a mis en accusation et le Sénat les a condamnés.
Le Sénat les a mis en accusation et la Chambre des représentants les a acquittés.

La Chambre des représentants les a mis en accusation et le Sénat les a acquittés.

Explication

Dans ces cas, la Chambre des représentants a voté la mise en accusation, puis le Sénat a jugé les présidents et les a acquittés. La mise en accusation ne signifiait donc pas qu’ils avaient été condamnés.

43. Comment un président met-il en œuvre l’article 3 du XXVe amendement lorsqu’il est temporairement incapable d’exercer ses fonctions ?

Le vice-président et la majorité du Cabinet déclarent son incapacité, puis le Congrès vote son rétablissement.
Le président informe les électeurs de son incapacité, puis leur demande de confirmer son retour en fonction.
Il informe lui-même le Congrès de son incapacité, puis lui annonce qu’il est rétabli pour reprendre ses pouvoirs.
Le Sénat constate son incapacité, puis la Chambre des représentants l’autorise à reprendre ses pouvoirs.

Il informe lui-même le Congrès de son incapacité, puis lui annonce qu’il est rétabli pour reprendre ses pouvoirs.

Explication

L’article 3 permet au président de déclarer lui-même son incapacité au Congrès, puis de reprendre ses pouvoirs en l’informant de son rétablissement. La déclaration par le vice-président et la majorité du Cabinet relève de l’article 4.

44. Quelle est la place des secrétaires dans l’exécutif présidentiel américain ?

Ils forment un gouvernement politiquement responsable devant le Congrès, sous la direction du président.
Ils dirigent les départements de manière indépendante et répondent politiquement devant la Chambre des représentants.
Ils constituent un exécutif collectif qui partage avec le président la responsabilité politique devant le Sénat.
Ils collaborent avec le président, sans former un gouvernement politiquement responsable devant le Congrès.

Ils collaborent avec le président, sans former un gouvernement politiquement responsable devant le Congrès.

Explication

Le président concentre l’exécutif, et ses secrétaires sont ses collaborateurs plutôt que les membres d’un gouvernement responsable politiquement devant le Congrès. Leur rôle ne crée donc pas une responsabilité politique collective devant les parlementaires.

45. Quelle condition s’applique à la nomination des secrétaires par le président américain ?

La Chambre des représentants doit approuver leur nomination à la majorité des deux tiers.
Le Congrès réuni doit approuver leur nomination à la majorité simple.
Le Sénat doit approuver leur nomination à la majorité simple.
La Cour suprême doit confirmer leur nomination à la majorité des deux tiers.

Le Sénat doit approuver leur nomination à la majorité simple.

Explication

Le président nomme ses secrétaires, mais le Sénat doit approuver ces nominations à la majorité simple. Une majorité des deux tiers concerne l’approbation de la ratification des traités, et non celle des secrétaires.

46. Lorsqu’un président américain engage des troupes, quelle répartition des pouvoirs s’applique à l’égard de la guerre ?

Le président commande les forces et peut engager des troupes, tandis que le Congrès détient le pouvoir de déclarer la guerre.
Le Congrès commande directement les forces et peut engager des troupes, tandis que le président déclare la guerre.
Le président partage le commandement avec le Congrès, tandis que la Chambre des représentants déclare la guerre.
Le président commande les forces et déclare la guerre, tandis que le Sénat autorise l’engagement des troupes.

Le président commande les forces et peut engager des troupes, tandis que le Congrès détient le pouvoir de déclarer la guerre.

Explication

Le président est chef des armées et peut engager des troupes, mais le pouvoir de déclarer la guerre appartient au Congrès. La capacité présidentielle d’engager des forces ne lui transfère donc pas le pouvoir de déclaration.

47. Comment le Congrès peut-il surmonter un veto présidentiel opposé à une loi ?

Le Congrès réuni peut passer outre le veto en votant à la majorité absolue.
Chaque chambre peut passer outre le veto en votant à la majorité des deux tiers.
La Chambre des représentants peut passer outre le veto en votant à la majorité des trois cinquièmes.
Le Sénat peut passer outre le veto en votant à la majorité simple.

Chaque chambre peut passer outre le veto en votant à la majorité des deux tiers.

Explication

Chaque chambre peut surmonter le veto présidentiel par un vote à la majorité des deux tiers. Une majorité simple au Sénat ne suffit donc pas à écarter le veto.

48. Quelle est la composition et la durée normale du mandat de la Chambre des Communes britannique ?

700 membres nommés pour cinq ans, avec renouvellement intégral régulier
650 membres élus pour cinq ans, sous réserve de dissolutions anticipées
650 membres élus pour six ans, sans possibilité de dissolution anticipée
600 membres élus pour quatre ans, sous réserve de dissolutions anticipées

650 membres élus pour cinq ans, sous réserve de dissolutions anticipées

Explication

La Chambre comprend 650 membres élus pour un mandat en principe quinquennal, qui peut être écourté par une dissolution. Un mandat de six ans ne correspond pas à cette durée prévue.

49. Dans le système britannique, quelle conséquence découle de la position du parti majoritaire à la Chambre des Communes ?

Son leader devient président de la Chambre, qui nomme ensuite le Cabinet
Son leader devient Premier ministre, mais la Chambre ne peut renverser le Cabinet
Son leader désigne le souverain, qui choisit librement les membres du Cabinet
Son leader devient Premier ministre, et la Chambre peut renverser le Cabinet

Son leader devient Premier ministre, et la Chambre peut renverser le Cabinet

Explication

Le leader du parti majoritaire devient automatiquement Premier ministre, et les Communes peuvent renverser le Cabinet. La Chambre n’est donc pas privée de ce pouvoir de contrôle politique.

50. Quelle description rend compte du rôle législatif des Communes et de l’origine de la plupart des lois adoptées au Royaume-Uni ?

Les Lords détiennent le pouvoir législatif, et plus de 90 % des lois viennent de propositions des Communes
Les Communes partagent presque également le pouvoir législatif avec les Lords, et le Cabinet propose peu de lois
Les Communes détiennent le pouvoir législatif, mais plus de 90 % des lois viennent de propositions du Cabinet
Le Cabinet détient le pouvoir législatif, tandis que les Communes proposent plus de 90 % des lois

Les Communes détiennent le pouvoir législatif, mais plus de 90 % des lois viennent de propositions du Cabinet

Explication

Les Communes détiennent le pouvoir législatif, qu’elles ne partagent presque plus avec les Lords, alors que le Cabinet est à l’origine de plus de 90 % des lois adoptées. Les Lords ne détiennent pas le pouvoir législatif principal.

51. Quelle distinction sépare le Cabinet du Gouvernement dans le système britannique ?

Le Cabinet réunit une vingtaine de ministres influents, tandis que le Gouvernement, plus large, compte environ cent membres
Le Cabinet rassemble les ministres débutants, tandis que le Gouvernement se limite aux ministres les plus influents
Le Cabinet réunit environ cent ministres, tandis que le Gouvernement se limite à une vingtaine de responsables influents
Le Cabinet et le Gouvernement désignent deux groupes d’une vingtaine de ministres aux fonctions identiques

Le Cabinet réunit une vingtaine de ministres influents, tandis que le Gouvernement, plus large, compte environ cent membres

Explication

Le Cabinet constitue le noyau dirigeant d’une vingtaine de ministres influents, au sein d’un Gouvernement plus large d’environ cent membres. La composition n’est pas inversée : les ministres débutants peuvent appartenir au Gouvernement élargi.

52. Quel événement du 17 juin 1789 marque le début juridique de la Révolution française ?

Le Tiers-État se proclame Assemblée nationale constituante
L’Assemblée adopte la Constitution établissant la République
Le peuple envahit les Tuileries et abolit la monarchie
Le Roi convoque une nouvelle assemblée représentative des ordres

Le Tiers-État se proclame Assemblée nationale constituante

Explication

Le 17 juin 1789, le Tiers-État se proclame Assemblée nationale constituante, ce qui marque le début juridique de la Révolution. L’invasion des Tuileries et l’abolition de la monarchie se produisent en 1792.

53. Comment la Constitution française du 3 septembre 1791 répartit-elle les pouvoirs ?

Elle confie l’exécutif à un consul et le législatif à deux chambres dans un régime parlementaire
Elle confie l’exécutif au Roi et le législatif à l’Assemblée dans un régime d’assemblée
Elle confie l’exécutif à l’Assemblée et le législatif au Roi dans un régime de séparation stricte
Elle confie l’exécutif au Roi et le législatif à l’Assemblée dans un régime de séparation stricte

Elle confie l’exécutif au Roi et le législatif à l’Assemblée dans un régime de séparation stricte

Explication

La Constitution de 1791 attribue l’exécutif au Roi et le législatif à l’Assemblée nationale, selon une séparation stricte des pouvoirs. Le régime d’assemblée caractérise plutôt la Constitution de 1793.

54. Que se passe-t-il si le Roi oppose son veto à une loi sous la Constitution de 1791 et que trois législatures successives la présentent ?

Le veto est transféré à l’Assemblée, qui doit obtenir l’accord du Roi pour promulguer la loi
Le veto absolu bloque la loi, même après sa présentation par trois législatures
Le veto suspensif impose de soumettre la loi à un référendum après chaque législature
Le veto suspensif cesse de faire obstacle et le Roi est réputé avoir promulgué la loi

Le veto suspensif cesse de faire obstacle et le Roi est réputé avoir promulgué la loi

Explication

Le veto royal de 1791 est suspensif : après la présentation de la même loi par trois législatures successives, le Roi est réputé l’avoir promulguée. Un veto absolu, qui bloquerait définitivement la loi, caractérise la confusion avec la Charte de 1814.

55. Selon la Constitution de 1793, dans quelles conditions une loi pouvait-elle être soumise au peuple ?

Si une réclamation était formulée dans les trente jours suivant la promulgation de la loi
Si une majorité des députés le demandait dans les quarante jours suivant le vote
Si une réclamation était formulée dans les quarante jours suivant la proposition de la loi
Si le pouvoir exécutif le demandait dans les quarante jours suivant la proposition de la loi

Si une réclamation était formulée dans les quarante jours suivant la proposition de la loi

Explication

La Constitution de 1793 prévoyait la soumission des lois au peuple lorsqu’une réclamation était formulée dans les quarante jours suivant leur proposition. Le délai ne courait pas à partir de la promulgation.

56. Sous la Constitution du 22 frimaire an VIII, comment s’exerce concrètement le pouvoir exécutif confié à trois consuls ?

Il est exercé à égalité par les trois consuls réunis en conseil
Il est confié au Conseil d’État, les consuls jouant un rôle consultatif
Il est exercé principalement par le Premier consul, Napoléon Bonaparte
Il est exercé principalement par les deux consuls autres que Bonaparte

Il est exercé principalement par le Premier consul, Napoléon Bonaparte

Explication

L’exécutif est formellement confié à trois consuls, mais Napoléon Bonaparte, Premier consul, exerce l’essentiel du pouvoir. La collégialité n’est donc pas une répartition égale de l’autorité.

57. Quelle répartition des rôles législatifs est prévue sous le Consulat ?

Le Tribunat initie les lois, le Conseil d’État les vote et le Corps législatif les discute
Le Gouvernement initie les lois par le Conseil d’État, le Tribunat les discute et le Corps législatif les vote
Le Corps législatif initie les lois, le Tribunat les discute et le Conseil d’État les vote
Le Gouvernement initie les lois par le Conseil d’État, le Tribunat les vote et le Corps législatif les discute

Le Gouvernement initie les lois par le Conseil d’État, le Tribunat les discute et le Corps législatif les vote

Explication

Le Gouvernement dispose de l’initiative législative par l’intermédiaire du Conseil d’État ; le Tribunat discute les textes et le Corps législatif les vote. Le Tribunat ne détient pas le pouvoir de vote.

58. Quelle transformation politique le sénatus-consulte du 28 floréal an XII opère-t-il ?

Il établit le Consulat et transforme le régime en république élective
Il restaure la monarchie et rend le trône soumis à l’élection des chambres
Il instaure une monarchie constitutionnelle et partage l’exécutif entre deux chambres
Il institue l’Empire et transforme le régime en monarchie héréditaire

Il institue l’Empire et transforme le régime en monarchie héréditaire

Explication

Le sénatus-consulte du 28 floréal an XII institue l’Empire et fait du régime une monarchie héréditaire. Il ne rétablit pas une monarchie élective ni un Consulat républicain.

59. Quelle prérogative la Charte constitutionnelle de 1814 accorde-t-elle au Roi en matière législative ?

Il détient l’initiative législative et un veto absolu sur les lois
Il laisse l’initiative aux chambres et peut suspendre une loi pendant trois législatures
Il partage l’initiative législative avec les chambres et dispose d’un veto absolu
Il détient l’initiative législative et un veto suspensif sur les lois

Il détient l’initiative législative et un veto absolu sur les lois

Explication

La Charte de 1814 attribue au Roi seul l’initiative législative et lui accorde un veto absolu. Le veto suspensif appartient à la Constitution de 1791, et non à la Charte.

60. Sous la seconde Restauration, quelles conditions un homme devait-il remplir pour voter et pour être éligible ?

Avoir au moins 25 ans et payer 300 francs d’impôts pour voter ; avoir au moins 40 ans et payer 1 000 francs pour être éligible.
Avoir au moins 30 ans et payer 300 francs d’impôts pour voter ; avoir au moins 40 ans et payer 1 000 francs pour être éligible.
Avoir au moins 30 ans et payer 300 francs d’impôts pour voter ; avoir au moins 35 ans et payer 1 000 francs pour être éligible.
Avoir au moins 30 ans et payer 1 000 francs d’impôts pour voter ; avoir au moins 40 ans et payer 300 francs pour être éligible.

Avoir au moins 30 ans et payer 300 francs d’impôts pour voter ; avoir au moins 40 ans et payer 1 000 francs pour être éligible.

Explication

Le suffrage censitaire exigeait un âge minimal de 30 ans et un cens de 300 francs pour voter, puis 40 ans et 1 000 francs pour être éligible. Un âge de 25 ans ne suffisait pas pour participer au vote sous ce régime.

61. Quel fut le résultat politique des élections des 14 et 22 août 1815 ?

Les ultras obtinrent près de 90 % des sièges, donnant naissance à la « Chambre introuvable ».
Les ultras obtinrent environ la moitié des sièges, conduisant à une chambre dominée par les modérés.
Les royalistes modérés obtinrent près de 90 % des sièges, donnant naissance à la « Chambre introuvable ».
Les libéraux obtinrent près de 90 % des sièges, donnant naissance à la « Chambre introuvable ».

Les ultras obtinrent près de 90 % des sièges, donnant naissance à la « Chambre introuvable ».

Explication

Les élections de 1815 accordèrent près de 90 % des sièges aux ultras et produisirent la « Chambre introuvable ». Une majorité libérale ne correspond pas au résultat de ces élections.

62. Sous la seconde Restauration, comment la responsabilité ministérielle pouvait-elle conduire en pratique à la démission d’un Gouvernement ?

La responsabilité était juridiquement pénale, et une condamnation judiciaire constituait le seul motif possible de démission.
La responsabilité était juridiquement pénale, mais l’hostilité de la Chambre pouvait pousser le Gouvernement à démissionner.
La responsabilité était juridiquement pénale, mais la Chambre ne pouvait exercer aucune pression sur le Gouvernement.
La responsabilité était juridiquement politique, et toute opposition de la Chambre entraînait automatiquement une démission.

La responsabilité était juridiquement pénale, mais l’hostilité de la Chambre pouvait pousser le Gouvernement à démissionner.

Explication

La Charte prévoyait une responsabilité pénale, mais l’hostilité parlementaire pouvait, dans la pratique, provoquer une démission. La responsabilité n’était donc pas juridiquement politique, même si la pression de la Chambre avait des effets politiques.

63. Quelle évolution législative caractérise la Charte de 1830 par rapport à celle de 1814 ?

Elle réserve l’initiative des lois au Roi et laisse aux Chambres un droit d’amendement soumis à son accord.
Elle confie l’initiative des lois aux Chambres et supprime au Roi toute participation à la procédure législative.
Elle partage l’initiative des lois entre le Roi et les Chambres, mais réserve au Roi le droit d’amendement.
Elle partage l’initiative des lois entre le Roi et les Chambres et garantit le droit d’amendement parlementaire.

Elle partage l’initiative des lois entre le Roi et les Chambres et garantit le droit d’amendement parlementaire.

Explication

La Charte de 1830 partage l’initiative législative entre le Roi et les Chambres et reconnaît aux parlementaires le droit d’amendement. À l’inverse, la Charte de 1814 réservait l’amendement proposé ou accepté au Roi.

64. Dans le régime parlementaire établi par les lois constitutionnelles de 1875, devant qui le Gouvernement était-il responsable ?

Devant les deux Chambres, tandis que le Président de la République était irresponsable.
Devant la Chambre des députés, tandis que le Président de la République était responsable devant le Sénat.
Devant les deux Chambres, tandis que le Président de la République était responsable devant elles.
Devant le Président de la République, tandis que les deux Chambres exerçaient les fonctions exécutives.

Devant les deux Chambres, tandis que le Président de la République était irresponsable.

Explication

Le Gouvernement devait répondre de son action devant les deux Chambres, et le Sénat disposait de compétences comparables à celles de la Chambre des députés. Le Président de la République était, lui, irresponsable.

65. Quelle position Jules Grévy annonce-t-il le 6 février 1879 au sujet du droit de dissolution ?

Il réserve le droit de dissolution aux seules situations où le Sénat le lui demande.
Il annonce qu’il suspendra l’activité des assemblées jusqu’à la tenue de nouvelles élections législatives.
Il déclare qu’il ne luttera pas contre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels et renonce à la dissolution.
Il affirme qu’il utilisera la dissolution pour s’opposer aux décisions des organes constitutionnels.

Il déclare qu’il ne luttera pas contre la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels et renonce à la dissolution.

Explication

Jules Grévy annonce qu’il ne s’opposera pas à la volonté nationale exprimée par les organes constitutionnels, renonçant ainsi à utiliser le droit de dissolution. Il ne revendique donc pas le recours à la dissolution pour combattre les assemblées.

66. Quelle conséquence la souveraineté parlementaire et la faiblesse de l’exécutif ont-elles sous la IIIe République ?

Elles contribuent à une forte instabilité gouvernementale, avec des gouvernements durant en moyenne deux ans et demi.
Elles favorisent la stabilité gouvernementale, avec des gouvernements durant en moyenne sept ans et demi.
Elles renforcent l’autorité de l’exécutif, tout en maintenant les gouvernements en fonction environ sept mois et demi.
Elles contribuent à une forte instabilité gouvernementale, avec des gouvernements durant en moyenne sept mois et demi.

Elles contribuent à une forte instabilité gouvernementale, avec des gouvernements durant en moyenne sept mois et demi.

Explication

La prépondérance parlementaire et la faiblesse de l’exécutif contribuent à une forte instabilité, les gouvernements durant en moyenne sept mois et demi. Une durée moyenne de sept ans et demi décrirait au contraire une stabilité bien plus grande.

67. Comment fonctionnaient les décrets-lois apparus en 1918 ?

Les assemblées élaboraient des mesures législatives sur délégation du Gouvernement, puis devaient les faire ratifier par le Président.
Le Gouvernement élaborait des mesures législatives sur délégation des assemblées, puis devait les faire ratifier par le Parlement.
Le Gouvernement élaborait des mesures législatives sans délégation, puis devait les faire ratifier par les assemblées.
Les assemblées votaient elles-mêmes chaque décret-loi, que le Gouvernement pouvait ensuite modifier sans ratification.

Le Gouvernement élaborait des mesures législatives sur délégation des assemblées, puis devait les faire ratifier par le Parlement.

Explication

Les décrets-lois sont des mesures législatives élaborées par le Gouvernement après délégation des assemblées, puis soumises à ratification parlementaire. La loi ordinaire est, elle, en principe votée par les assemblées.

68. Que désigne le parlementarisme rationalisé, expression attribuée à Boris Mirkine-Guétzevitch ?

Des règles électorales organisant la représentation des partis et limitant les compétences du Gouvernement.
Des usages politiques assouplissant la responsabilité gouvernementale et supprimant la dissolution afin de renforcer les assemblées.
Des règles contraignantes encadrant la responsabilité gouvernementale et restaurant la dissolution afin de stabiliser le régime.
Des règles judiciaires contrôlant les lois votées par le Parlement et renforçant l’autorité du Président.

Des règles contraignantes encadrant la responsabilité gouvernementale et restaurant la dissolution afin de stabiliser le régime.

Explication

Le parlementarisme rationalisé vise à stabiliser l’exécutif et le régime en encadrant la responsabilité du Gouvernement et en restaurant le droit de dissolution. Il ne s’agit pas d’un ensemble de règles électorales portant sur la représentation des partis.

69. Quelle majorité le Président du Conseil désigné devait-il obtenir à l’investiture prévue par l’article 45 avant de former son Gouvernement ?

La majorité simple des députés présents lors du vote à l’Assemblée nationale.
La majorité absolue des membres réunis des deux assemblées parlementaires.
La majorité simple des membres présents au Conseil des ministres.
La majorité absolue des députés composant l’Assemblée nationale.

La majorité absolue des députés composant l’Assemblée nationale.

Explication

L’article 45 exigeait que le Président du Conseil désigné obtienne la majorité absolue des députés composant l’Assemblée nationale avant de former son Gouvernement. La majorité simple concerne la seconde investiture de l’équipe gouvernementale, introduite par la pratique.

70. Quel effet la pratique de la double investiture lancée par Paul Ramadier a-t-elle eu sur le Gouvernement ?

Elle a transféré au Président de la République le choix des ministres, limitant l’influence de l’Assemblée nationale.
Elle a soumis l’équipe à un vote supplémentaire à majorité absolue, réduisant les négociations pour les portefeuilles.
Elle a supprimé le vote initial du Président du Conseil, renforçant l’autorité de celui-ci grâce à une majorité absolue.
Elle a soumis l’équipe à un vote supplémentaire à majorité simple, favorisant la course aux portefeuilles et affaiblissant le Président du Conseil.

Elle a soumis l’équipe à un vote supplémentaire à majorité simple, favorisant la course aux portefeuilles et affaiblissant le Président du Conseil.

Explication

La seconde investiture, qui n’était pas prévue par la Constitution, soumettait l’équipe gouvernementale à un vote à majorité simple et affaiblissait le Président du Conseil. Elle favorisait aussi la course aux portefeuilles au lieu de renforcer l’autorité de celui-ci.

71. Dans quelles conditions l’article 51 permet-il de décider la dissolution de l’Assemblée nationale ?

Après deux crises ministérielles répondant aux conditions des articles 49 et 50 en 15 mois, hors les 15 premiers mois de la législature et si le Gouvernement a duré au moins 18 jours.
Après deux crises ministérielles répondant aux conditions des articles 49 et 50 en 18 mois, y compris durant les 18 premiers mois de la législature et si le Gouvernement a duré au moins 15 jours.
Après deux crises ministérielles répondant aux conditions des articles 49 et 50 en 18 mois, hors les 18 premiers mois de la législature et si le Gouvernement a duré au moins 15 jours.
Après une crise ministérielle répondant aux conditions des articles 49 et 50 en 18 mois, hors les 18 premiers mois de la législature et si le Gouvernement a duré au moins 15 jours.

Après deux crises ministérielles répondant aux conditions des articles 49 et 50 en 18 mois, hors les 18 premiers mois de la législature et si le Gouvernement a duré au moins 15 jours.

Explication

L’article 51 autorise la dissolution après deux crises ministérielles répondant aux conditions des articles 49 et 50 dans une période de 18 mois, sous réserve des autres limites indiquées. Une seule crise ne suffit pas à satisfaire la condition prévue.

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Selon les théories de l’origine volontaire de l’État, de qui vient le pouvoir ?

Des hommes, plutôt que de Dieu.

Selon Hobbes, que crée le contrat conclu par les hommes quittant l’état de nature ?

L’État, dont le pouvoir est remis à un monarque extérieur au contrat.

Selon Locke, quel droit naturel l’État doit-il notamment protéger ?

Le droit de propriété.

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