QCM : Intro et Partie 1 - Chapitre 0 : institutions adm et juridi — 40 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle décrit le mieux une institution au sens juridique et administratif ?

Une structure dotée de compétences, de moyens et de personnels pour accomplir une mission
Un ensemble informel de pratiques dépourvu de compétences et de ressources propres
Une personne physique investie temporairement d’un pouvoir au sein d’une organisation
Une décision administrative individuelle produisant des effets à l’égard de ses destinataires

Une structure dotée de compétences, de moyens et de personnels pour accomplir une mission

Explication

Une institution est une structure organisée, souvent personnifiée, qui dispose de compétences, de moyens et de personnels pour remplir une mission. La personne physique qui exerce le pouvoir en son sein correspond plutôt à un organe ou à un agent.

2. Selon Maurice Hauriou, quel ensemble d’éléments caractérise fondamentalement une institution ?

Une personnalité morale, un patrimoine public et un contrôle juridictionnel des décisions
Une idée d’œuvre durable, un pouvoir organisé et une communion entre les membres du groupe
Une compétence réglementaire, un budget autonome et une élection au suffrage universel
Une hiérarchie administrative, des services territoriaux et une procédure de consultation

Une idée d’œuvre durable, un pouvoir organisé et une communion entre les membres du groupe

Explication

Pour Maurice Hauriou, l’institution repose sur une idée d’œuvre qui se réalise et dure juridiquement, un pouvoir organisé avec des organes et une communion entre les membres du groupe social. Les autres ensembles décrivent des caractéristiques possibles de certaines organisations, mais pas sa définition théorique complète.

3. Quel exemple illustre le mieux la survie d’une institution malgré le renouvellement de ses titulaires ?

Un agent qui conserve son poste après l’adoption d’un nouveau règlement
Une commune qui continue d’exister après l’élection d’un nouveau maire
Une décision qui devient applicable après sa publication officielle
Un contrat qui cesse de produire effet après le départ de son signataire

Une commune qui continue d’exister après l’élection d’un nouveau maire

Explication

La commune demeure une institution alors que la personne exerçant la fonction de maire peut changer. Le contrat, l’agent ou la décision évoqués ne montrent pas directement la continuité d’une structure au-delà de ses titulaires.

4. Quelle situation relève de la mission d’une institution juridictionnelle ?

Préparer un projet de loi définissant les priorités générales de la politique nationale
Gérer un ministère chargé d’exécuter les décisions prises par le pouvoir politique
Organiser un service public destiné à répondre aux besoins sociaux de la population
Statuer sur un litige entre une personne et une personne morale en appliquant les règles de droit

Statuer sur un litige entre une personne et une personne morale en appliquant les règles de droit

Explication

Une institution juridictionnelle est chargée de dire le droit et de statuer sur les contentieux entre personnes physiques ou morales. La préparation des lois et la direction d’un ministère relèvent respectivement des fonctions politiques et administratives.

5. Quelle association décrit correctement les institutions politiques françaises ?

Les ministères, les préfectures et les communes jugent les litiges et interprètent les règles applicables
Les tribunaux, les cours et les conseils municipaux dirigent les services administratifs nationaux
Les autorités administratives indépendantes, les agents publics et les juridictions adoptent les lois
Le président de la République, le gouvernement et le Parlement orientent la politique nationale ou exercent la fonction législative

Le président de la République, le gouvernement et le Parlement orientent la politique nationale ou exercent la fonction législative

Explication

Les institutions politiques comprennent notamment le président de la République, le gouvernement et le Parlement, qui orientent la politique nationale ou exercent la fonction législative. Les ministères et les préfectures appartiennent à l’organisation administrative, tandis que les tribunaux relèvent de la fonction juridictionnelle.

6. Une mairie ferme temporairement une place pour prévenir des troubles lors d’un rassemblement : quelle logique cette mesure illustre-t-elle ?

La police judiciaire, qui recherche les auteurs d’infractions déjà commises et les conduit devant le juge
La police administrative, qui prévient les atteintes à la tranquillité, à la sécurité ou à la salubrité publiques
La gestion d’un service public, qui assure une prestation collective dans un domaine économique ou social
La régulation des affaires privées, qui organise les relations contractuelles entre personnes physiques

La police administrative, qui prévient les atteintes à la tranquillité, à la sécurité ou à la salubrité publiques

Explication

La fermeture préventive d’une place vise à éviter une atteinte à l’ordre public et relève donc de la police administrative. La police judiciaire intervient principalement après la commission d’une infraction pour en rechercher et réprimer les auteurs.

7. Laquelle de ces activités appartient aux services publics mentionnés parmi les missions de l’administration ?

La négociation d’un contrat privé entre deux entreprises commerciales
La gestion de la monnaie et des impôts, qui relève des missions régaliennes
La fixation par un juge de la responsabilité dans un litige civil
La défense des intérêts électoraux d’un parti auprès des citoyens

La gestion de la monnaie et des impôts, qui relève des missions régaliennes

Explication

La monnaie et les impôts font partie des missions régaliennes assumées par les services publics, au même titre que la défense et la justice. Les autres activités relèvent de relations privées, de l’action politique ou de la fonction juridictionnelle.

8. Une agence publique dispose d’un budget et d’agents qui lui sont propres pour accomplir une mission de service public : quel statut correspond à cette organisation ?

Une autorité ministérielle dépourvue de moyens autonomes
Un service administratif intégré sans autonomie juridique
Un établissement public doté de la personnalité morale
Une collectivité territoriale disposant d’un territoire propre

Un établissement public doté de la personnalité morale

Explication

Un établissement public est une personne morale de droit public qui gère une activité de service public avec ses propres moyens humains et financiers. Un service administratif intégré ne possède pas une personnalité morale distincte de celle de l’administration dont il relève.

9. Quelle qualification convient à une structure qui exploite un réseau de transport selon des méthodes proches de celles d’une entreprise tout en poursuivant l’intérêt général ?

Une collectivité territoriale spécialisée dans le transport
Une autorité administrative indépendante de régulation
Un établissement public industriel et commercial
Un établissement public administratif chargé d’une mission régalienne

Un établissement public industriel et commercial

Explication

Un établissement public industriel et commercial exerce une activité proche de celle d’une entreprise tout en poursuivant l’intérêt général. Un établissement public administratif assure plutôt une mission de service public administratif, comme une université.

10. Laquelle de ces entités appartient à la catégorie des collectivités territoriales françaises ?

Un établissement public industriel et commercial national
Une direction départementale des services de l’État
Une autorité administrative indépendante sectorielle
Une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74

Une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74

Explication

Les collectivités d’outre-mer régies par l’article 74 de la Constitution font partie des collectivités territoriales françaises. Les autres entités proposées relèvent de l’administration de l’État ou de la catégorie des établissements publics.

11. Dans un secteur déterminé, quelle situation caractérise une autorité administrative indépendante ?

Elle exécute les directives du gouvernement sous l’autorité d’un préfet
Elle gère un service public avec des moyens humains et financiers propres
Elle prend des décisions ou prononce des sanctions sans instruction ministérielle
Elle conseille une collectivité sans disposer de pouvoir de régulation

Elle prend des décisions ou prononce des sanctions sans instruction ministérielle

Explication

Une autorité administrative indépendante agit au nom de l’État et peut décider, sanctionner ou réguler sans recevoir d’instruction du gouvernement ou des ministres. Une structure placée sous l’autorité d’un préfet ne bénéficie pas de cette indépendance institutionnelle.

12. Quel énoncé compare correctement l’État-gendarme et l’État-providence ?

L’État-gendarme intervient dans le social, tandis que l’État-providence s’en remet à l’initiative privée
L’État-gendarme délègue les fonctions régaliennes, tandis que l’État-providence les abandonne aux entreprises
L’État-gendarme privilégie les fonctions régaliennes, tandis que l’État-providence intervient dans l’économie et le social
L’État-gendarme et l’État-providence limitent pareillement l’action publique aux fonctions régaliennes

L’État-gendarme privilégie les fonctions régaliennes, tandis que l’État-providence intervient dans l’économie et le social

Explication

L’État-gendarme limite l’action publique aux fonctions régaliennes et laisse davantage de place à l’initiative privée, alors que l’État-providence intervient largement dans l’économie et le domaine social. L’idée d’une intervention sociale limitée correspond donc mal à l’État-providence.

13. Une commune confie à une entreprise l’exploitation d’un service public par contrat : quelle modalité d’action administrative cette situation illustre-t-elle ?

Une régulation d’une activité laissée hors de tout service public
Une gestion directe assurée par les agents de l’administration
Une intervention régalienne exercée par une autorité ministérielle
Une délégation qui associe une personne privée à l’action publique

Une délégation qui associe une personne privée à l’action publique

Explication

La délégation permet à une personne privée de participer à l’exécution d’une activité d’intérêt général dans le cadre défini par l’administration. La gestion directe supposerait que l’administration accomplisse elle-même le service avec ses propres agents.

14. Quelle conséquence juridique découle du caractère indivisible de la République française ?

Les autorités locales peuvent remplacer la souveraineté nationale dans leur ressort
Chaque territoire peut disposer d’un pouvoir souverain parallèle à celui de l’État
Aucun pouvoir souverain concurrent ne peut s’établir sur le territoire national
Les collectivités territoriales peuvent créer un peuple juridiquement distinct

Aucun pouvoir souverain concurrent ne peut s’établir sur le territoire national

Explication

L’indivisibilité de la République exclut l’existence d’un pouvoir souverain concurrent ou parallèle sur le territoire français. Elle n’empêche pas l’organisation administrative locale, mais celle-ci demeure exercée dans le cadre de la souveraineté nationale.

15. Dans un système de centralisation, comment la décision administrative est-elle principalement organisée ?

Elle appartient surtout à des autorités compétentes sur l’ensemble du territoire national
Elle est répartie entre des agents locaux exerçant une compétence générale indépendante
Elle résulte d’une négociation entre l’État et des autorités souveraines territoriales
Elle est confiée à des collectivités disposant d’un pouvoir autonome dans leur ressort

Elle appartient surtout à des autorités compétentes sur l’ensemble du territoire national

Explication

La centralisation concentre principalement le pouvoir de décision auprès d’autorités compétentes sur l’ensemble du territoire national. Les agents locaux y disposent d’une compétence limitée, contrairement à des autorités territoriales dotées d’une autonomie décisionnelle plus large.

16. Quel événement a contribué à consolider l’organisation administrative centralisée en France au début du XIXe siècle ?

La loi du 17 février 1800 a doté les circonscriptions d’agents nommés par le pouvoir central
La loi du 17 février 1800 a transféré les compétences centrales aux collectivités territoriales
La loi du 17 février 1800 a élu les agents territoriaux au suffrage direct local
La loi du 17 février 1800 a reconnu une souveraineté administrative aux circonscriptions

La loi du 17 février 1800 a doté les circonscriptions d’agents nommés par le pouvoir central

Explication

La loi du 28 pluviôse an VIII, correspondant au 17 février 1800, a renforcé la centralisation en dotant les circonscriptions d’agents nommés par le pouvoir central. Elle n’a donc pas organisé l’élection autonome des agents ni transféré la souveraineté aux territoires.

17. Dans quelle situation y a-t-il déconcentration plutôt que décentralisation ?

Des compétences sont confiées à des agents relevant de la hiérarchie de l’État
La gestion d’un territoire est confiée à une collectivité dirigée par des élus
Une activité est attribuée à un établissement public doté d’une autonomie juridique
Des pouvoirs sont transférés à une personne morale distincte de l’État

Des compétences sont confiées à des agents relevant de la hiérarchie de l’État

Explication

La déconcentration maintient la compétence au sein de la même personne morale, l’État, tout en la confiant à des agents subordonnés. Les trois autres situations impliquent une structure autonome ou une personne morale différente, ce qui relève de la décentralisation.

18. Quelle combinaison décrit le statut des agents des services déconcentrés de l’État ?

Ils sont élus localement et disposent d’un pouvoir indépendant
Ils sont nommés par l’État et soumis à son pouvoir hiérarchique
Ils sont recrutés par un établissement public et soumis à son conseil
Ils sont désignés par les usagers et contrôlés par une collectivité

Ils sont nommés par l’État et soumis à son pouvoir hiérarchique

Explication

Les agents déconcentrés sont nommés par le pouvoir central, agissent au nom de l’État et restent soumis à sa hiérarchie. Les élus locaux et les organes des établissements publics correspondent à d’autres modes d’organisation administrative.

19. Lorsqu’une politique publique doit être mise en œuvre dans un département, quelle autorité représente l’État et dirige les services déconcentrés ?

Le préfet du département
Le maire de la commune concernée
Le directeur d’un établissement public local
Le président du conseil départemental

Le préfet du département

Explication

Le préfet représente l’État dans le département, coordonne les services déconcentrés et veille à l’application des politiques publiques. Le président du conseil départemental dirige une collectivité territoriale et n’est pas le représentant hiérarchique de l’État.

20. Quelle loi a établi la déconcentration comme principe de répartition des compétences entre administrations centrales et services déconcentrés ?

La loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes
La loi du 21 février 2022 relative à la différenciation et à la simplification
La loi du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République
La loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République

La loi du 6 février 1992 relative à l’administration territoriale de la République

Explication

La loi du 6 février 1992 a consacré la déconcentration comme principe d’organisation des compétences administratives. La loi NOTRe et la loi 3DS concernent des évolutions ultérieures, tandis que la loi de 1982 porte principalement sur une étape majeure de la décentralisation.

21. Dans un système de décentralisation, comment s’organise le pouvoir de décision ?

Il est exercé par l’État et par des personnes morales autonomes soumises au contrôle de l’État
Il est réparti entre des services centraux dépourvus d’autonomie juridique
Il est confié à des organismes privés sans contrôle des autorités publiques
Il est exercé par des agents de l’État placés sous l’autorité de ministres

Il est exercé par l’État et par des personnes morales autonomes soumises au contrôle de l’État

Explication

La décentralisation associe l’État à des personnes morales autonomes, dont les actes demeurent soumis au contrôle des autorités étatiques. Des agents intégrés à la hiérarchie ministérielle relèvent plutôt de la déconcentration.

22. Une collectivité élue administre un territoire, tandis qu’un établissement public gère une activité spécialisée : quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

La distinction entre administration consultative et administration juridictionnelle
La distinction entre décentralisation territoriale et décentralisation fonctionnelle
La distinction entre déconcentration départementale et déconcentration régionale
La distinction entre contrôle hiérarchique et contrôle de légalité

La distinction entre décentralisation territoriale et décentralisation fonctionnelle

Explication

La décentralisation territoriale concerne la gestion d’un territoire par une collectivité élue, alors que la décentralisation fonctionnelle confie une activité déterminée à une structure spécialisée. Les autres distinctions portent sur des modes de contrôle ou d’organisation différents.

23. Une compétence est attribuée à une commune parce que l’action locale est plus adaptée, mais elle pourrait être confiée à un niveau supérieur si celui-ci était plus efficace : quel principe est appliqué ?

Le principe de spécialité des établissements publics
Le principe de contrôle hiérarchique
Le principe de tutelle administrative
Le principe de subsidiarité

Le principe de subsidiarité

Explication

Le principe de subsidiarité privilégie l’échelon le plus proche du citoyen, tout en permettant l’intervention d’un niveau supérieur lorsque son action est plus efficace. La tutelle et le contrôle hiérarchique désignent des mécanismes de contrôle, tandis que la spécialité limite l’objet d’un établissement public.

24. Quel changement les lois de décentralisation de 1982-1983 ont-elles apporté au contrôle des actes des collectivités territoriales ?

Elles ont réservé le contrôle des actes locaux aux assemblées élues
Elles ont remplacé la tutelle administrative par le contrôle de légalité
Elles ont confié au préfet l’approbation préalable de chaque acte local
Elles ont supprimé le contrôle de l’État sur les décisions territoriales

Elles ont remplacé la tutelle administrative par le contrôle de légalité

Explication

Les lois de 1982-1983 ont substitué au contrôle préalable de tutelle un contrôle de légalité, dans lequel le préfet peut notamment saisir le juge administratif. Elles n’ont donc ni supprimé le contrôle de l’État ni maintenu un régime d’approbation préalable générale.

25. Quelle mesure fait partie des apports de la révision constitutionnelle du 28 mars 2003 en matière de décentralisation ?

La concentration des décisions locales auprès des administrations centrales
La suppression de l’autonomie financière des collectivités
L’introduction de l’expérimentation et du référendum local
Le rétablissement de la tutelle administrative sur les collectivités

L’introduction de l’expérimentation et du référendum local

Explication

La révision constitutionnelle de 2003 a inscrit la décentralisation à l’article 1er, renforcé l’autonomie financière et introduit notamment l’expérimentation ainsi que le référendum local. La tutelle et la concentration des décisions vont à l’encontre de cette évolution.

26. Quelle réforme est associée à la loi NOTRe du 7 août 2015 ?

La création du contrôle de légalité en remplacement de la tutelle administrative
La mise en place de mesures de différenciation territoriale
L’introduction du référendum local et du droit de pétition
Le renforcement des compétences régionales et le développement de l’intercommunalité

Le renforcement des compétences régionales et le développement de l’intercommunalité

Explication

La loi NOTRe a renforcé les compétences des régions, développé l’intercommunalité et supprimé la clause générale de compétence pour les régions et les départements. Le contrôle de légalité relève des lois de 1982-1983, les innovations constitutionnelles de 2003 et la différenciation notamment de la loi 3DS.

27. Une institution sollicitée pour donner un avis sans prendre part à la décision se trouve dans une relation de quelle nature avec l’administration ?

Une consultation, car elle formule un avis sans codécider
Une coopération, car elle partage la responsabilité de la décision
Une délégation, car elle exerce la compétence à la place de l’administration
Une tutelle, car elle contrôle la légalité de la décision

Une consultation, car elle formule un avis sans codécider

Explication

La consultation consiste à recueillir un avis sans associer directement l’organisme à l’élaboration ni à la prise de décision. La coopération implique au contraire une participation à la décision et une responsabilité partagée.

28. Une administration doit recueillir l’avis d’un organisme et ne peut légalement s’en écarter : de quel type de consultation s’agit-il ?

D’une consultation conforme
D’une consultation informelle
D’une consultation obligatoire
D’une consultation facultative

D’une consultation conforme

Explication

La consultation conforme impose à l’administration de solliciter l’avis et de le respecter dans sa décision. Une consultation obligatoire impose la saisine, mais elle ne commande pas nécessairement le contenu de la décision.

29. Quel changement concret la dématérialisation administrative a-t-elle favorisé depuis le plan de 1998 ?

La réalisation en ligne de nombreuses démarches publiques
Le transfert des compétences publiques aux collectivités territoriales
La réduction des consultations entre l’État et les organismes publics
La suppression générale des services administratifs d’accueil

La réalisation en ligne de nombreuses démarches publiques

Explication

La dématérialisation permet d’effectuer en ligne de nombreuses démarches administratives et s’est développée depuis le plan « Internet, un défi pour la France ». Elle ne supprime pas pour autant l’accueil administratif ni ne modifie directement la répartition des compétences.

30. Quelle formalité permet de distinguer le pouvoir propre du président de la République du pouvoir partagé ?

La délibération préalable du Parlement
Le contreseing du Premier ministre
La consultation obligatoire du Conseil d’État
L’autorisation préalable du Conseil constitutionnel

Le contreseing du Premier ministre

Explication

Le pouvoir propre présidentiel s’exerce sans contreseing, tandis que le pouvoir partagé requiert celui du Premier ministre. La consultation du Conseil d’État et l’intervention du Parlement répondent à d’autres règles constitutionnelles.

31. Quelle portée l’arrêt Meyet du 10 septembre 1992 a-t-il reconnue à une délibération en conseil des ministres ?

Elle oblige le président à signer le décret délibéré
Elle transforme le décret en acte législatif
Elle dispense le Premier ministre de tout contreseing
Elle autorise le ministre concerné à modifier le décret

Elle oblige le président à signer le décret délibéré

Explication

Dans l’arrêt Meyet, le Conseil d’État a jugé qu’un décret délibéré en conseil des ministres devait être signé par le président, même si cette délibération n’était pas juridiquement imposée. Cette solution ne transforme pas le décret en loi et ne supprime pas les autres règles applicables.

32. Dans quelle situation l’article 16 de la Constitution peut-il être mis en œuvre ?

Lorsque le Parlement refuse d’adopter le budget annuel de l’État
Lorsque le gouvernement souhaite accélérer une réforme administrative ordinaire
Lorsque les pouvoirs publics et le territoire sont gravement et immédiatement menacés
Lorsque le président veut modifier seul une décision juridictionnelle

Lorsque les pouvoirs publics et le territoire sont gravement et immédiatement menacés

Explication

L’article 16 répond à une menace grave et immédiate pesant notamment sur le territoire, l’indépendance nationale ou le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Il ne constitue pas un moyen ordinaire d’accélérer une réforme ou de contester une décision de justice.

33. Comment le Conseil d’État se caractérise-t-il dans l’organisation administrative française ?

Il est à la fois juge suprême administratif et conseiller juridique du gouvernement
Il est à la fois législateur ordinaire et juridiction suprême judiciaire
Il est à la fois service déconcentré et organe élu des collectivités territoriales
Il est à la fois autorité indépendante de régulation et tribunal constitutionnel

Il est à la fois juge suprême administratif et conseiller juridique du gouvernement

Explication

Le Conseil d’État exerce une fonction juridictionnelle au sommet de l’ordre administratif et une fonction consultative auprès du gouvernement. Il n’appartient ni à l’ordre judiciaire ni aux collectivités territoriales, et il n’exerce pas la fonction législative.

34. Une autorité administrative indépendante reçoit le pouvoir d’imposer une mesure à un opérateur qui méconnaît ses obligations : quel pouvoir exerce-t-elle ?

Un pouvoir de représentation
Un pouvoir d’injonction
Un pouvoir de nomination
Un pouvoir de consultation

Un pouvoir d’injonction

Explication

L’injonction permet à une AAI d’ordonner à un acteur d’accomplir une action ou de mettre fin à un comportement. Elle se distingue de la sanction, qui punit un manquement, et de la nomination, qui désigne une personne à une fonction.

35. Quel organisme a été créé en 1978 comme première autorité administrative indépendante française ?

La Commission nationale de l’informatique et des libertés
La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique
Le Défenseur des droits
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel

La Commission nationale de l’informatique et des libertés

Explication

La Commission nationale de l’informatique et des libertés, créée en 1978, est présentée comme la première AAI française. Le Défenseur des droits et les autres autorités citées ont été institués à des périodes différentes.

36. Une direction départementale applique une politique nationale sous l’autorité du représentant de l’État : à quelle forme d’administration cette situation correspond-elle ?

À la coopération entre collectivités territoriales
À l’administration décentralisée d’une collectivité
À l’administration déconcentrée de l’État
À la gestion autonome d’un établissement public

À l’administration déconcentrée de l’État

Explication

L’administration déconcentrée met en œuvre les politiques publiques de l’État dans des circonscriptions territoriales proches des citoyens. L’administration décentralisée agit, quant à elle, au nom d’une collectivité dotée d’une autonomie propre.

37. Quels échelons et quelles autorités correspondent principalement à l’organisation territoriale de l’administration déconcentrée ?

L’arrondissement avec le sous-préfet et la commune avec le maire
Le canton avec le conseiller départemental et la région avec son président
La région avec le préfet de région et le département avec le préfet de département
La commune avec le maire et l’intercommunalité avec son président

La région avec le préfet de région et le département avec le préfet de département

Explication

L’administration déconcentrée repose principalement sur les niveaux régional et départemental, dirigés respectivement par le préfet de région et le préfet de département. Le maire peut représenter la commune ou l’État selon la mission exercée, ce qui ne fait pas de la commune le principal échelon de direction de cette administration.

38. Une autorité municipale limite temporairement l’accès à une place pour prévenir une atteinte à la sécurité et à la tranquillité publiques : comment qualifier cette mesure ?

Une mesure de police administrative préventive visant l’ordre public.
Une action de service public consacrée à une mission économique.
Une décision juridictionnelle tranchant un contentieux entre deux parties.
Une mesure de police judiciaire destinée à rechercher l’auteur d’une infraction.

Une mesure de police administrative préventive visant l’ordre public.

Explication

La police administrative comprend les mesures préventives destinées à protéger la tranquillité, la sécurité et la salubrité publiques. La police judiciaire intervient principalement après la commission d’une infraction pour la rechercher ou la réprimer.

39. Une commune conserve sa personnalité juridique après l’élection d’un nouveau maire : que cette situation permet-elle de distinguer ?

La commune est une institution durable, tandis que le maire est un organe d’action
La commune est un organe temporaire, tandis que le maire est une institution durable
La commune est une autorité juridictionnelle, tandis que le maire exerce une fonction législative
La commune et le maire sont deux institutions de même nature juridique

La commune est une institution durable, tandis que le maire est un organe d’action

Explication

La commune constitue une structure durable, alors que le maire détient et exerce une part du pouvoir d’action en son sein. Confondre la commune avec son titulaire électif méconnaît la distinction entre institution et organe.

40. Une juridiction est saisie d’un désaccord opposant une personne physique à une personne morale : quelle mission doit-elle accomplir ?

Adopter les lois et contrôler l’activité des collectivités territoriales
Dire le droit et trancher le contentieux entre les parties
Gérer un ministère et appliquer les décisions du ministre
Définir la politique nationale et coordonner l’action gouvernementale

Dire le droit et trancher le contentieux entre les parties

Explication

Une institution juridictionnelle est une structure de droit public chargée de dire le droit et de statuer sur les contentieux. La conduite de la politique nationale relève des institutions politiques, et non de la fonction juridictionnelle.

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Institution — définition ?

Structure personnifiée ayant une mission juridique.

Théorie de l’institution — concept ?

Idée d’œuvre durable et organisée socialement.

Personnalité morale — capacité ?

Droits, obligations, agir en justice.

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