QCM : Institutions et droit public (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un acte individuel contredit un règlement, qui contredit une loi, elle-même contraire à un traité. Quel ordre respecte la hiérarchie des normes adaptée à la France, du rang le plus élevé au plus bas ?

Bloc de constitutionnalité, bloc de conventionnalité, loi, règlement, acte individuel
Bloc de conventionnalité, bloc de constitutionnalité, loi, acte individuel, règlement
Loi, bloc de conventionnalité, bloc de constitutionnalité, règlement, acte individuel
Bloc de constitutionnalité, loi, bloc de conventionnalité, acte individuel, règlement

Bloc de constitutionnalité, bloc de conventionnalité, loi, règlement, acte individuel

Explication

La hiérarchie place le bloc de constitutionnalité au-dessus du bloc de conventionnalité, puis la loi, le règlement et les actes individuels. Mettre le traité au sommet confond conventionnalité et constitutionnalité ; placer le règlement avant la loi ou l’acte individuel avant le règlement inverse les rangs correspondants.

2. Quel ensemble appartient au bloc de constitutionnalité ?

Constitution de 1958, Préambule de 1946, lois ordinaires, décrets et décisions de justice
Constitution de 1958, CEDH, droit de l’Union européenne, lois organiques et règlements
Constitution de 1958, DDHC, Préambule de 1946, Charte de l’environnement, PFRLR et OVC
Constitution de 1958, DDHC, traités internationaux, règlements et actes individuels

Constitution de 1958, DDHC, Préambule de 1946, Charte de l’environnement, PFRLR et OVC

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble la Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, la Charte de l’environnement de 2004, les PFRLR et les OVC. La CEDH et le droit de l’Union relèvent du bloc de conventionnalité ; les autres distracteurs omettent ou remplacent des composantes constitutionnelles.

3. Quel principe la Cour de cassation a-t-elle reconnu dans l’arrêt Jacques Vabre de 1975 ?

La primauté de la Constitution sur les traités dans l’ordre interne
La primauté de la loi postérieure sur le traité pour le juge judiciaire
La primauté du traité sur la loi, même postérieure, pour le juge administratif
La primauté du traité sur la loi, même postérieure, pour le juge judiciaire

La primauté du traité sur la loi, même postérieure, pour le juge judiciaire

Explication

Dans Jacques Vabre, la Cour de cassation reconnaît que le traité prime la loi, y compris si celle-ci est postérieure, devant le juge judiciaire. La primauté constitutionnelle sur les traités renvoie à une autre solution ; Nicolo concerne le juge administratif, tandis que la loi postérieure ne l’emporte pas dans cette décision.

4. Avant la promulgation d’une loi, 60 députés demandent au Conseil constitutionnel d’en vérifier la conformité à la Constitution. De quel contrôle s’agit-il ?

D’un contrôle de conventionnalité exercé par le juge ordinaire
Du contrôle a priori de l’article 61
D’une QPC de l’article 61-1
D’un contrôle a posteriori engagé par le Conseil d’État

Du contrôle a priori de l’article 61

Explication

Le contrôle de l’article 61 intervient avant la promulgation et peut être déclenché par 60 députés. La QPC est un contrôle a posteriori ; limiter la saisine aux organes exécutifs ignore les parlementaires, et le contrôle de conventionnalité porte sur la conformité aux engagements internationaux.

5. Quelle caractérisation correspond au régime de la Ve République ?

Un régime parlementaire à exécutif monocéphale et à prééminence parlementaire
Un parlementarisme rationalisé, un exécutif bicéphale et une présidentialisation
Un parlementarisme non rationalisé, un exécutif bicéphale et une présidentialisation absente
Un régime présidentiel, un exécutif monocéphale et une séparation stricte

Un parlementarisme rationalisé, un exécutif bicéphale et une présidentialisation

Explication

La Ve République associe parlementarisme rationalisé, exécutif bicéphale et présidentialisation. Un exécutif monocéphale ou un régime présidentiel dénature cette caractérisation, tandis que nier la rationalisation ou la présidentialisation en omet un élément.

6. Un Président a accompli deux mandats consécutifs de cinq ans et souhaite se représenter immédiatement. Quelle règle s’applique ?

Il peut se représenter après un mandat supplémentaire de six ans
Il ne peut exercer aucun mandat présidentiel après son premier quinquennat
Il ne peut pas exercer un troisième mandat consécutif
Il peut exercer un troisième mandat consécutif de cinq ans

Il ne peut pas exercer un troisième mandat consécutif

Explication

Le mandat présidentiel dure cinq ans et la révision de 2008 limite à deux le nombre de mandats consécutifs. Un troisième mandat immédiat dépasse cette limite ; la règle ne prévoit ni mandat de six ans ni interdiction dès le premier quinquennat.

7. Lors d’une crise nationale, quelle institution, au titre de l’article 20, détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l’administration et de la force armée ?

L’Assemblée nationale
Le Conseil constitutionnel
Le Président de la République
Le Gouvernement

Le Gouvernement

Explication

L’article 20 confie au Gouvernement la détermination et la conduite de la politique nationale ainsi que la disposition de l’administration et de la force armée. Le Président n’est pas l’institution désignée par cet article ; le Parlement vote la loi et contrôle le Gouvernement, et le Conseil constitutionnel exerce le contrôle de constitutionnalité.

8. Après l’examen d’un projet de loi dans chaque chambre, l’Assemblée nationale et le Sénat restent en désaccord. Quelle suite correspond à la procédure législative ?

La promulgation présidentielle précède la recherche d’un accord entre les chambres
Le contrôle de constitutionnalité remplace la lecture en séance publique des chambres
La navette est suivie d’une lecture définitive par le Sénat, puis d’une CMP
La navette peut être suivie d’une CMP, puis d’une lecture définitive par l’Assemblée nationale

La navette peut être suivie d’une CMP, puis d’une lecture définitive par l’Assemblée nationale

Explication

En cas de désaccord, la navette peut être suivie d’une commission mixte paritaire, puis la lecture définitive revient à l’Assemblée nationale. La promulgation intervient après l’adoption, le Sénat n’a pas la lecture définitive prévue ici, et le contrôle constitutionnel éventuel ne remplace pas la procédure parlementaire.

9. Quel principe explique que les litiges relèvent de deux ordres de juridiction distincts, judiciaire et administratif ?

Le principe de hiérarchie des juridictions
Le principe du double degré de juridiction
Le principe de séparation des autorités
Le principe de séparation des pouvoirs

Le principe de séparation des autorités

Explication

La dualité entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif repose sur la séparation des autorités. La séparation des pouvoirs concerne l’organisation des pouvoirs publics, la hiérarchie ordonne les juridictions et le double degré permet un réexamen en appel.

10. Une personne reproche à une juridiction une procédure non publique, un juge partial et l’absence de débat contradictoire. Quel droit de la CEDH ces garanties relèvent-elles ?

Le droit à la liberté garanti par l’article 5
La présomption d’innocence garantie par l’article 6
Le droit à un procès équitable garanti par l’article 6
Le droit à un recours effectif garanti par l’article 13

Le droit à un procès équitable garanti par l’article 6

Explication

L’article 6 de la CEDH garantit le procès équitable, notamment l’impartialité, la publicité et le contradictoire, ainsi que le délai raisonnable. Le recours effectif, la présomption d’innocence et la liberté relèvent de garanties distinctes.

11. Quels textes composent le droit primaire de l’Union européenne ?

Les règlements, les directives et les décisions
Le TUE, les directives et les décisions
Le TUE, le TFUE et la Charte des droits fondamentaux
Le TFUE, les règlements et les lois nationales de transposition

Le TUE, le TFUE et la Charte des droits fondamentaux

Explication

Le droit primaire comprend le TUE, le TFUE et la Charte des droits fondamentaux. Les règlements, directives et décisions relèvent du droit dérivé ; les lois nationales de transposition ne sont pas des textes du droit primaire.

12. Un État membre doit atteindre un résultat fixé par un acte européen, mais doit adopter des mesures nationales pour y parvenir. De quel acte s’agit-il ?

D’une directive
D’un règlement
D’une décision
D’une disposition du TUE

D’une directive

Explication

Une directive fixe un résultat à atteindre et doit être transposée par les États. Un règlement est directement applicable, tandis qu’une décision et une disposition du TUE ne correspondent pas à cette règle de transposition.

13. Quelle institution européenne propose les actes législatifs et veille au respect des traités ?

Le Conseil de l’Union européenne
La Commission européenne
Le Conseil européen
Le Parlement européen

La Commission européenne

Explication

La Commission européenne dispose de l’initiative législative et est la gardienne des traités. Le Parlement et le Conseil de l’Union adoptent conjointement les actes dans la procédure ordinaire, tandis que le Conseil européen donne l’impulsion politique.

14. Dans une procédure législative ordinaire, la Commission présente une proposition concernant un nouvel acte européen. Quels acteurs doivent ensuite l’adopter conjointement ?

Le Parlement européen et la Cour de justice de l’Union européenne
Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne
Le Parlement européen et le Conseil européen
La Commission européenne et le Conseil de l’Union européenne

Le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne

Explication

Dans la procédure législative ordinaire, la Commission propose et le Parlement européen et le Conseil de l’Union adoptent conjointement. Le Conseil européen donne l’impulsion politique, la Commission ne décide pas seule et la Cour de justice n’est pas co-législateur.

15. Quel ensemble de principes l’article 72 garantit-il aux collectivités territoriales ?

La libre administration par des assemblées désignées, un pouvoir réglementaire national et le contrôle préfectoral
La libre administration par des conseils élus, la subsidiarité, un pouvoir réglementaire local et le droit à l’expérimentation
L’autonomie financière, la péréquation, un pouvoir législatif local et le droit de pétition
La subsidiarité, une tutelle générale des collectivités entre elles et l’interdiction de toute expérimentation

La libre administration par des conseils élus, la subsidiarité, un pouvoir réglementaire local et le droit à l’expérimentation

Explication

L’article 72 garantit notamment la libre administration par des conseils élus, la subsidiarité, un pouvoir réglementaire local et le droit à l’expérimentation, tout en interdisant la tutelle entre collectivités sauf chef de filât. L’autonomie financière et la péréquation relèvent de l’article 72-2, le pouvoir législatif local confond réglementation et législation, et la tutelle générale méconnaît la règle constitutionnelle.

16. Quelle transformation la loi Defferre du 2 mars 1982 a-t-elle opérée ?

Elle a confié l’exécutif régional aux préfets et transféré l’exécutif communal aux conseils départementaux.
Elle a créé les régions comme collectivités territoriales et renforcé la tutelle préfectorale sur les élus locaux.
Elle a supprimé la tutelle préfectorale, transféré l’exécutif départemental et régional aux élus et fait des régions des collectivités territoriales.
Elle a supprimé la clause de compétence générale des départements et des régions et organisé les métropoles.

Elle a supprimé la tutelle préfectorale, transféré l’exécutif départemental et régional aux élus et fait des régions des collectivités territoriales.

Explication

La loi Defferre du 2 mars 1982 supprime la tutelle préfectorale, transfère l’exécutif départemental et régional aux élus et reconnaît les régions comme collectivités territoriales. La révision de 2003 correspond à l’Acte II, le rôle des préfets n’a pas été accru de cette manière, et la clarification des compétences relève notamment de la loi NOTRe.

17. Un département doit répartir ses responsabilités entre l’action sociale, les collèges et les services de secours. Quel ensemble relève de ses compétences ?

Le RSA, l’APA, l’ASE, la PMI, les collèges, la voirie départementale et les SDIS
Le RSA, l’APA, l’ASE, la PMI, les lycées, la voirie départementale et les TER
Le RSA, l’APA, les écoles élémentaires, la police du maire, les collèges et les SDIS
L’état civil, l’urbanisme, les écoles élémentaires, la voirie départementale et les SDIS

Le RSA, l’APA, l’ASE, la PMI, les collèges, la voirie départementale et les SDIS

Explication

Les départements exercent notamment l’action sociale — dont le RSA, l’APA, l’ASE et la PMI —, gèrent les collèges et la voirie départementale, et prennent en charge les SDIS. Les lycées et les TER relèvent de la région, tandis que l’état civil, l’urbanisme et les écoles élémentaires relèvent des communes.

18. Après un transfert de compétences, une commune conserve-t-elle la clause de compétence générale, contrairement aux départements et aux régions soumis à la loi NOTRe ?

Non : les trois niveaux disposent de compétences d’attribution, sans clause générale pour la commune.
Oui : la commune et le département la conservent, tandis que la région ne dispose que de compétences d’attribution.
Non : la loi NOTRe retire cette clause aux communes, mais la maintient aux départements et aux régions.
Oui : la commune conserve cette clause, tandis que départements et régions ont des compétences d’attribution.

Oui : la commune conserve cette clause, tandis que départements et régions ont des compétences d’attribution.

Explication

La clause de compétence générale reste attribuée aux communes ; depuis la loi NOTRe, départements et régions disposent de compétences d’attribution. L’étendre aux départements ou aux régions inverse la distinction, tandis que la supprimer pour les communes contredit directement la règle.

19. Lors d’une séance, le conseil municipal adopte une délibération sur une affaire communale. Quel est le rôle légal de cette délibération ?

Exercer les fonctions d’agent de l’État du maire
Contrôler la légalité des actes communaux
Régler les affaires de la commune
Déterminer les compétences transférées à un EPCI

Régler les affaires de la commune

Explication

Conformément à l’article L2121-29 du CGCT, le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune. Le maire exerce des fonctions exécutives, le contrôle de légalité relève de l’État, et les compétences transférées à un EPCI ne constituent pas le rôle général du conseil municipal.

20. Un maire célèbre un mariage et, dans une autre situation, organise un service communal de police. À quel titre agit-il respectivement ?

Comme agent de l’État pour le mariage, puis comme agent de la commune pour la police
Comme agent de l’État dans les deux situations
Comme agent de la commune dans les deux situations
Comme agent de la commune pour le mariage, puis comme agent de l’État pour la police

Comme agent de l’État pour le mariage, puis comme agent de la commune pour la police

Explication

Le maire agit comme agent de l’État pour l’état civil, tandis que ses fonctions de police administrative relèvent de son rôle d’agent de la commune. Inverser ces qualités confond les deux cadres d’action, et attribuer ces fonctions au conseil municipal confond l’exécutif avec l’organe délibérant.

21. Des nuisances menacent la tranquillité et la salubrité publiques dans une commune. Quel objectif relève de la police administrative générale du maire ?

Maintenir la tranquillité, la sécurité et la salubrité publiques
Exercer les fonctions d’officier de police judiciaire dans toute situation
Régler par délibération les affaires de la commune
Contrôler la légalité des actes des collectivités territoriales

Maintenir la tranquillité, la sécurité et la salubrité publiques

Explication

La police administrative générale du maire vise le maintien de l’ordre public, qui comprend la tranquillité, la sécurité et la salubrité. Le contrôle de légalité relève du préfet, les fonctions d’OPJ ne définissent pas cette police administrative, et les délibérations relèvent du conseil municipal.

22. Quels sont les trois principes classiques du service public appelés lois de Rolland ?

La neutralité, la laïcité et l’accessibilité
L’égalité, l’accessibilité et la transparence
La continuité, l’égalité et la mutabilité
La continuité, la neutralité et la laïcité

La continuité, l’égalité et la mutabilité

Explication

Les lois de Rolland désignent la continuité, l’égalité et la mutabilité, aussi appelée adaptabilité. La neutralité, la laïcité et l’accessibilité sont des principes qui s’y ajoutent, tandis que la transparence ne remplace pas l’un de ces trois principes classiques.

23. Un maire adopte une mesure qui fixe une règle applicable à toutes les personnes fréquentant les parcs municipaux. De quel type d’acte administratif unilatéral s’agit-il ?

Un acte réglementaire
Un acte individuel
Un acte contractuel
Une décision juridictionnelle

Un acte réglementaire

Explication

Un acte unilatéral qui édicte une règle de portée générale est réglementaire. L’acte individuel vise une ou plusieurs personnes déterminées, tandis qu’un contrat suppose un accord de volontés.

24. Une autorité administrative applique une règle juridique en lui donnant un sens erroné, sans contester les faits établis. Quel motif relève de la légalité interne peut être invoqué ?

Un détournement de pouvoir
Une erreur de droit
Une incompétence
Une erreur de fait

Une erreur de droit

Explication

L’erreur de droit consiste à mal interpréter ou appliquer la règle juridique. L’erreur de fait porte sur les faits retenus, l’incompétence relève de la légalité externe et le détournement de pouvoir concerne la finalité poursuivie.

25. Une personne conteste la légalité d’une décision administrative et veut en obtenir l’annulation, sans avocat obligatoire. Quel recours correspond à cette démarche ?

Le recours gracieux, dans un délai de deux mois
Le recours pour excès de pouvoir, dans un délai de deux mois
Le recours de plein contentieux, dans un délai de deux mois
Le référé-liberté, dans un délai de deux mois

Le recours pour excès de pouvoir, dans un délai de deux mois

Explication

Le recours pour excès de pouvoir porte sur la légalité d’un acte et se forme dans un délai de deux mois, sans ministère d’avocat obligatoire. Le plein contentieux concerne notamment les contrats, la responsabilité et la fiscalité, tandis que le référé-liberté est une procédure d’urgence.

26. Quelle est la nature juridique de la situation d’un fonctionnaire titulaire ?

Une situation de mandat public
Une situation légale et réglementaire
Une situation contractuelle de droit privé
Une situation fondée sur un contrat administratif

Une situation légale et réglementaire

Explication

Le fonctionnaire se trouve dans une situation légale et réglementaire, déterminée par les règles statutaires. La relation contractuelle concerne les agents recrutés comme contractuels et ne définit pas le statut du fonctionnaire titulaire.

27. Une commune supprime un poste occupé par une agente, mais celle-ci demeure titulaire de son grade. Quelle distinction statutaire explique cette situation ?

L’agente est titulaire de son grade, tandis que la collectivité crée l’emploi
L’agente et la collectivité sont titulaires conjointement du grade et de l’emploi
L’agente est titulaire de son emploi, tandis que la collectivité attribue le grade
La collectivité est titulaire du grade, tandis que l’agente crée l’emploi

L’agente est titulaire de son grade, tandis que la collectivité crée l’emploi

Explication

Le grade appartient à la situation statutaire du fonctionnaire, alors que la collectivité crée l’emploi correspondant aux besoins du service. La suppression d’un emploi ne signifie donc pas que l’agente perd son grade.

28. Une collectivité organise le recrutement d’un fonctionnaire et doit choisir la voie de droit commun tout en respectant l’égalité d’accès. Que doit-elle privilégier ?

Le concours, dans le respect de l’égalité d’accès
La sélection fondée sur l’ancienneté dans la collectivité
Le recrutement contractuel, après examen des candidatures
Le recrutement direct, selon le choix de l’autorité territoriale

Le concours, dans le respect de l’égalité d’accès

Explication

L’accès à la fonction publique est soumis au principe d’égalité consacré par l’article 6 de la DDHC, et le concours en est la voie de droit commun. Le recrutement contractuel ou le choix discrétionnaire ne constitue pas cette voie de droit commun.

29. Un agent territorial traite un dossier en mettant de côté ses préférences personnelles afin que chaque usager soit examiné sans parti pris. Quelle obligation illustre directement cette conduite ?

La neutralité
L’obéissance hiérarchique
Le secret professionnel
L’impartialité

L’impartialité

Explication

L’impartialité exige que l’agent traite les situations sans parti pris. La neutralité concerne l’absence de manifestation de préférences dans le service, le secret professionnel protège certaines informations et l’obéissance hiérarchique porte sur l’exécution des instructions.

30. Quelle série rassemble les principes budgétaires locaux ?

Annualité, universalité, unité, équilibre réel, spécialité, libre administration et sincérité
Universalité, unité, spécialité, équilibre réel, antériorité, sincérité et continuité
Annualité, universalité, unité, spécialité, sincérité, publicité et équilibre réel
Annualité, universalité, unité, spécialité, équilibre réel, antériorité et sincérité

Annualité, universalité, unité, spécialité, équilibre réel, antériorité et sincérité

Explication

Les principes budgétaires locaux comprennent bien l’annualité, l’universalité, l’unité, la spécialité, l’équilibre réel, l’antériorité et la sincérité. La publicité, la libre administration et la continuité ne remplacent pas les principes énumérés.

31. Une collectivité prépare son budget et vérifie qu’il respecte l’obligation légale d’équilibre réel. Quelle référence impose cette obligation ?

La règle d’or relative aux emprunts
La nomenclature budgétaire M57
Le régime du débat d’orientations budgétaires
L’article L1612-4 du CGCT

L’article L1612-4 du CGCT

Explication

L’article L1612-4 du CGCT impose aux collectivités l’équilibre réel du budget. M57 est une nomenclature, la règle d’or encadre l’emprunt et le débat d’orientations budgétaires est une étape du cycle budgétaire.

32. Après le débat d’orientations budgétaires et le vote du budget primitif, une commune ajuste ses crédits en cours d’exercice. Quel enchaînement mène ensuite à la clôture du cycle budgétaire ?

Compte administratif, puis budget supplémentaire et vote du compte de gestion
Décisions modificatives ou budget supplémentaire, puis compte administratif et compte de gestion du comptable
Budget supplémentaire, puis nouveau débat d’orientations et vote du budget primitif
Compte de gestion du comptable, puis compte administratif et décisions modificatives

Décisions modificatives ou budget supplémentaire, puis compte administratif et compte de gestion du comptable

Explication

Après le budget primitif, le cycle prévoit les décisions modificatives ou le budget supplémentaire, puis le vote du compte administratif et le compte de gestion du comptable. Le compte administratif intervient donc après les ajustements, et le compte de gestion ne les remplace pas.

33. Dans une collectivité, l’exécutif a engagé et mandaté une dépense. Qui doit ensuite effectuer le paiement et contrôler la régularité de l’opération ?

L’exécutif local, en qualité d’ordonnateur
La chambre régionale des comptes
Le comptable public, agent de la DGFiP
L’assemblée délibérante de la collectivité

Le comptable public, agent de la DGFiP

Explication

L’exécutif local, ordonnateur, engage, liquide et mandate les dépenses ; le comptable public, agent de la DGFiP, les paie et contrôle leur régularité. L’ordonnateur ne réalise donc pas le paiement, tandis que la CRC exerce notamment un contrôle de gestion.

34. Dans un département, des pouvoirs sont transférés à des services de l’État, tandis qu’une compétence est confiée à une personne publique distincte administrée par des élus. Comment qualifier ces deux transferts, dans cet ordre ?

Déconcentration puis décentralisation
Délégation puis déconcentration
Déconcentration puis délégation
Décentralisation puis déconcentration

Déconcentration puis décentralisation

Explication

La déconcentration transfère des pouvoirs aux services de l’État sur le territoire, tandis que la décentralisation transfère des compétences à des personnes publiques distinctes et élues. La délégation ne désigne pas ces deux formes de transfert.

35. Une personne demande à consulter un document administratif. Quel dispositif associe le cadre général, l’accès accompagné par une autorité dédiée et la diffusion de données ?

RGPD, CNIL et open data
CRPA, CADA et open data
CRPA, chambre régionale des comptes et contrats de ville
HATVP, CADA et contrats de plan État-région

CRPA, CADA et open data

Explication

La transparence administrative s’appuie sur le CRPA, l’accès aux documents administratifs par l’intermédiaire de la CADA et l’open data. Le RGPD et la CNIL concernent la protection des données, tandis que la CRC et les dispositifs contractuels relèvent d’autres domaines.

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Quel ordre suit la hiérarchie des normes en France ?

Le bloc de constitutionnalité, le bloc de conventionnalité, la loi et les ordonnances ratifiées, les règlements, puis les actes individuels.

Quels textes et principes composent le bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, la Charte de l’environnement de 2004, les PFRLR et les OVC.

Quel arrêt reconnaît la primauté du traité sur la loi pour le juge judiciaire ?

Cass., Jacques Vabre, 1975.

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