Fiche de révision : Institutions et droit public

Plan du Cours

  1. Sources du droit et contrôle des normes
  2. Institutions de la Ve République
  3. Organisation juridictionnelle
  4. Sources et institutions de l’Union européenne
  5. Décentralisation et collectivités territoriales
  6. Fonctionnement des collectivités territoriales
  7. Principes et contentieux administratifs
  8. Fonction publique territoriale
  9. Finances locales
  10. Notions complémentaires de droit public

Repères chronologiques

  1. 1873La décision Blanco constitue une décision de principe en matière de responsabilité administrative.
  2. 1933Dans l’arrêt CE, Benjamin, le Conseil d’État affirme qu’une mesure de police doit être nécessaire à la sauvegarde de l’ordre public.
  3. 2 mars 1982La loi Defferre supprime la tutelle préfectorale, transfère l’exécutif départemental et régional aux élus et fait des régions des collectivités territoriales.
  4. 28 mars 2003La révision constitutionnelle marque l’Acte II de la décentralisation, suivi de la loi LRL de 2004.
  5. 2014Les lois MAPTAM instaurent notamment les métropoles et le chef de filât.
  6. 2015La loi NOTRe clarifie les compétences et supprime la clause de compétence générale des départements et des régions.
  7. 2022La loi 3DS porte sur la différenciation, la déconcentration, la décentralisation et la simplification.

1. Sources du droit et contrôle des normes

★ À maîtriser

  • La hiérarchie des normes adaptée à la France place le bloc de constitutionnalité au-dessus du bloc de conventionnalité, puis la loi et les ordonnances ratifiées, les règlements et les actes individuels.

  • Le bloc de constitutionnalité comprend :

    • la Constitution de 1958
    • la DDHC de 1789
    • le Préambule de 1946
    • la Charte de l’environnement de 2004
    • les PFRLR
    • les OVC
  • Dans l’arrêt Jacques Vabre (Cass., 1975), la Cour de cassation reconnaît la primauté du traité sur la loi, même postérieure, pour le juge judiciaire.

📌 Le contrôle a priori de l’article 61 intervient avant la promulgation et peut être saisi par le Président de la République, le Premier ministre, les présidents des assemblées, 60 députés ou 60 sénateurs.

  • La QPC, prévue à l’article 61-1 après la révision de 2008 et en vigueur depuis 2010, permet un contrôle a posteriori sur renvoi du Conseil d’État ou de la Cour de cassation.

Compléments

  • Le bloc de conventionnalité comprend les traités internationaux, dont la CEDH, et le droit de l’Union européenne.

  • L’article 34 de la Constitution définit le domaine de la loi, tandis que l’article 37 définit celui du règlement, comprenant notamment les décrets et les arrêtés ministériels, préfectoraux et municipaux.

  • Dans l’arrêt Nicolo (CE, 1989), le Conseil d’État reconnaît la primauté du traité sur la loi pour le juge administratif.

  • Dans l’arrêt Sarran (CE, 1998), le Conseil d’État affirme que la Constitution prime les traités dans l’ordre interne.

  • Dans l’arrêt Arcelor (CE, 2007), le Conseil d’État précise le contrôle de constitutionnalité des actes de transposition du droit de l’Union européenne.

  • Par sa décision Liberté d’association de 1971, le Conseil constitutionnel reconnaît la valeur constitutionnelle du Préambule, ce qui fonde le bloc de constitutionnalité. - CC, Liberté d'association

  • Par sa décision IVG de 1975, le Conseil constitutionnel affirme qu’il ne contrôle pas la conventionnalité des lois, contrôle exercé par le juge ordinaire. - CC

2. Institutions de la Ve République

★ À maîtriser

  • La Ve République est un régime de parlementarisme rationalisé, à exécutif bicéphale et marqué par la présidentialisation.

  • Le Président de la République est élu pour cinq ans et ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs depuis la révision de 2008.

  • Selon l’article 20, le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation et dispose de l’administration et de la force armée.

  • Le Parlement comprend l’Assemblée nationale et le Sénat et a pour fonctions de voter la loi, contrôler le Gouvernement et évaluer les politiques publiques.

  • La procédure législative suit l’initiative, l’examen en commission puis en séance publique dans chaque chambre, la navette, éventuellement une CMP, la lecture définitive par l’Assemblée nationale, la promulgation présidentielle sous 15 jours et, éventuellement, le contrôle de constitutionnalité.

Compléments

  • La présidentialisation est associée à l’élection du Président au suffrage universel direct depuis 1962, au quinquennat depuis 2000 et au calendrier électoral inversé depuis 2001.

  • Le Président nomme le Premier ministre, préside le Conseil des ministres et signe les ordonnances et décrets délibérés en Conseil des ministres.

  • L’article 5 fait du Président l’arbitre et le garant de l’indépendance nationale et du respect des traités.

  • L’article 11 permet au Président d’organiser un référendum sur l’organisation des pouvoirs publics, la politique économique, sociale ou environnementale, ou la ratification de traités.

  • L’article 12 permet au Président de dissoudre l’Assemblée nationale après consultation du Premier ministre et des présidents des assemblées.

📌 L’article 16 permet au Président d’exercer des pouvoirs exceptionnels en cas de menace grave et immédiate interrompant le fonctionnement régulier des pouvoirs publics.

  • L’article 64 confie au Président la garantie de l’indépendance de l’autorité judiciaire, et l’article 89 lui donne, avec le Premier ministre, l’initiative de la révision constitutionnelle.

  • Le Gouvernement est responsable devant l’Assemblée nationale en vertu de l’article 49.

📌 En vertu de l’article 23, les fonctions ministérielles sont incompatibles avec un mandat parlementaire.

  • L’Assemblée nationale compte 577 députés élus au scrutin majoritaire uninominal à deux tours, tandis que le Sénat compte 348 sénateurs élus au suffrage indirect pour représenter les collectivités territoriales.

📌 Un projet de loi est une initiative du Gouvernement, tandis qu’une proposition de loi est une initiative des parlementaires.

3. Organisation juridictionnelle

★ À maîtriser

  • Le principe de séparation des autorités fonde la dualité entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

  • Le droit à un procès équitable comprend :

    • un délai raisonnable
    • l’impartialité
    • la publicité
    • le contradictoire

Compléments

  • L’ordre judiciaire comprend :

    • les tribunaux judiciaires
    • les cours d’appel
    • la Cour de cassation
  • L’ordre administratif comprend :

    • les tribunaux administratifs
    • les cours administratives d’appel
    • le Conseil d’État
  • Le Tribunal des conflits tranche les conflits de compétence entre les deux ordres juridictionnels.

  • La décision Blanco (TC, 1873) est une décision de principe relative à la dualité juridictionnelle.

  • Les juridictions financières comprennent la Cour des comptes et les chambres régionales et territoriales des comptes (CRC/CTC).

Astuce mémo

Ordre judiciaire devant la Cour de cassation, ordre administratif devant le Conseil d’État

4. Sources et institutions de l’Union européenne

★ À maîtriser

  • Le droit primaire comprend :
    • le TUE
    • le TFUE
    • la Charte des droits fondamentaux

📌 Le droit dérivé comprend les règlements, directement applicables et obligatoires, les directives, qui fixent un résultat à atteindre et doivent être transposées par les États, ainsi que les décisions.

  • La Commission européenne dispose de l’initiative législative et est la gardienne des traités.

  • Dans la procédure législative ordinaire, la Commission propose et le Parlement européen et le Conseil adoptent conjointement.

Compléments

  • La primauté du droit de l’Union européenne est associée à l’arrêt Costa c/ ENEL (1964).

  • L’effet direct du droit de l’Union européenne est associé à l’arrêt Van Gend en Loos (1963).

  • L’article 5 TUE pose les principes de subsidiarité et de proportionnalité, et l’Union européenne agit selon le principe d’attribution des compétences.

  • Le Parlement européen est élu au suffrage universel direct tous les cinq ans.

  • Le Conseil européen, composé des chefs d’État ou de gouvernement, donne l’impulsion politique à l’Union européenne.

  • Le Conseil de l’Union européenne réunit les ministres et agit comme co-législateur.

  • La CJUE contrôle le respect du droit de l’Union et statue dans le cadre du renvoi préjudiciel.

  • La Banque centrale européenne et la Cour des comptes européenne font partie des institutions de l’Union européenne.

5. Décentralisation et collectivités territoriales

★ À maîtriser

  • L’article 72 prévoit la libre administration des collectivités territoriales par des conseils élus, la subsidiarité, un pouvoir réglementaire local, l’interdiction de tutelle d’une collectivité sur une autre sauf chef de filât, et le droit à l’expérimentation.

  • Les communes exercent notamment : l’état civil, l’urbanisme (PLU et permis de construire, sauf transfert), la gestion des écoles maternelles et élémentaires, la police du maire, l’action sociale par le CCAS

  • Les départements exercent notamment :

    • l’action sociale (RSA, APA, ASE et PMI)
    • la gestion des collèges
    • la voirie départementale
    • les SDIS
  • Les régions exercent notamment :

    • le développement économique (SRDEII)
    • l’aménagement du territoire (SRADDET)
    • la gestion des lycées
    • la formation professionnelle
    • les TER

📌 La clause de compétence générale reste attribuée aux communes, tandis que les départements et les régions, depuis la loi NOTRe, disposent uniquement de compétences d’attribution.

  • Le préfet représente l’État, dirige les services déconcentrés et exerce le contrôle de légalité.

Compléments

  • L’article 1 de la Constitution définit la République comme décentralisée.

  • L’article 72-1 prévoit :

    • le droit de pétition
    • le référendum local décisionnel
    • la consultation des électeurs
  • L’article 72-2 consacre l’autonomie financière des collectivités territoriales, avec des ressources propres représentant une part déterminante et un mécanisme de péréquation.

  • Les articles 72-3 et 72-4 concernent l’outre-mer, tandis que les articles 73 et 74 distinguent les DROM et les COM.

  • Les collectivités territoriales comprennent les communes, environ 35 000, les départements et les régions.

Astuce mémo

Acte I (1982) → Acte II (2003-2004) → Acte III (2014-2022)

6. Fonctionnement des collectivités territoriales

★ À maîtriser

  • Le conseil municipal est élu pour 6 ans selon un scrutin proportionnel de liste à deux tours avec prime majoritaire dans les communes de 1 000 habitants et plus, et selon un scrutin majoritaire plurinominal en dessous.

  • Le conseil municipal règle par ses délibérations les affaires de la commune, conformément à l’article L2121-29 du CGCT.

  • Le maire est élu par le conseil municipal et exerce comme agent de la commune des fonctions d’administration, de police et de délégation, tandis qu’il agit comme agent de l’État pour l’état civil, les fonctions d’OPJ et certaines opérations électorales.

  • La police administrative générale du maire vise le maintien de l’ordre public, comprenant la tranquillité, la sécurité et la salubrité, selon l’article L2212-2 du CGCT.

  • Le principe de spécialité limite l’EPCI aux compétences transférées, tandis que le principe d’exclusivité empêche la commune d’exercer les compétences qu’elle a transférées.

Compléments

  • Le conseil municipal se réunit au moins une fois par trimestre ; le quorum est la majorité des membres en exercice et la convocation intervient 3 jours francs dans les communes de moins de 3 500 habitants ou 5 jours francs à partir de 3 500 habitants, avec l’ordre du jour joint.

  • Les adjoints au maire reçoivent leurs délégations de fonction par arrêté.

  • Le conseil départemental est élu pour 6 ans au scrutin binominal paritaire majoritaire à deux tours dans chaque canton.

  • Le président du conseil départemental est l’exécutif du département et l’ordonnateur de son budget.

  • Le président du conseil régional est l’exécutif de la région.

  • Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les conseillers communautaires des EPCI sont élus en partie par fléchage.

  • La loi Engagement et proximité de 2019 prévoit le pacte de gouvernance et la conférence des maires.

  • La participation citoyenne locale comprend : le référendum local, la consultation, le droit de pétition, les conseils de quartier dans les communes de 80 000 habitants et plus, le droit à l’information

7. Principes et contentieux administratifs

★ À maîtriser

  • Les principes classiques du service public sont :
    • la continuité
    • l’égalité
    • la mutabilité ou adaptabilité

📌 Un acte administratif unilatéral peut être réglementaire, lorsqu’il a une portée générale, ou individuel.

  • Les moyens de légalité interne comprennent :

    • la violation de la loi
    • l’erreur de droit
    • l’erreur de fait
    • l’erreur manifeste d’appréciation
    • le détournement de pouvoir
  • Le recours pour excès de pouvoir porte sur la légalité et se forme dans un délai de 2 mois sans ministère d’avocat obligatoire, tandis que le recours de plein contentieux concerne notamment les contrats, la responsabilité et la fiscalité.

  • La responsabilité administrative peut être engagée pour faute simple ou lourde, ou sans faute au titre du risque ou de la rupture d’égalité devant les charges publiques.

  • La liberté est le principe et la mesure de police l’exception, qui doit respecter la proportionnalité.

  • La commande publique repose sur :

    • la liberté d’accès
    • l’égalité de traitement
    • la transparence

Compléments

  • La neutralité, la laïcité et l’accessibilité s’ajoutent aux principes classiques du service public.

  • La légalité externe porte sur :

    • la compétence
    • la forme
    • la procédure

📌 Le retrait d’un acte illégal est possible dans un délai de 4 mois, tandis qu’un acte non créateur de droits peut être abrogé sans condition de délai.

  • Les référés administratifs comprennent : le référé-suspension prévu à l’article L521-1 du CJA, le référé-liberté prévu à l’article L521-2 du CJA, le référé mesures utiles

  • Le juge statue sur le référé-liberté sous 48 h.

  • Un recours administratif préalable peut être gracieux ou hiérarchique.

  • La faute de service et la faute personnelle peuvent se cumuler.

8. Fonction publique territoriale

★ À maîtriser

  • Le fonctionnaire est dans une situation légale et réglementaire, et non contractuelle.

  • Le fonctionnaire est titulaire de son grade, tandis que la collectivité crée l’emploi.

  • L’accès à la fonction publique obéit au principe d’égalité consacré par l’article 6 de la DDHC, et le concours en est la voie de droit commun.

  • Les obligations des fonctionnaires comprennent la dignité, l’impartialité, l’intégrité, la probité, la neutralité, la laïcité, le secret professionnel, la discrétion, l’obéissance hiérarchique, le devoir d’information et l’obligation de service.

Compléments

  • Le Code général de la fonction publique, en vigueur depuis le 1er mars 2022, reprend notamment les lois 83-634 sur les droits et obligations et 84-53 sur la fonction publique territoriale.

  • Les trois fonctions publiques sont :

    • la fonction publique de l’État
    • la fonction publique territoriale
    • la fonction publique hospitalière
  • Les catégories de la fonction publique sont A, B et C ; la catégorie A correspond notamment à la conception et à l’encadrement.

  • Les attachés territoriaux relèvent de la catégorie A et leur progression comprend les grades d’attaché, d’attaché principal et d’attaché hors classe ; le grade de directeur territorial est en voie d’extinction.

  • Les droits des fonctionnaires comprennent : la rémunération par traitement indiciaire, indemnités et NBI, la liberté d’opinion, le droit syndical, le droit de grève, la formation, la protection fonctionnelle, les congés

📌 Un fonctionnaire doit désobéir à un ordre manifestement illégal et de nature à compromettre gravement un intérêt public.

  • La loi du 20 avril 2016 sur la déontologie est associée aux obligations de neutralité et de laïcité des fonctionnaires.

  • La carrière territoriale comprend :

    • le stage
    • la titularisation
    • l’avancement d’échelon et de grade
    • le détachement
    • la disponibilité
    • la mise à disposition
    • la mutation
    • la promotion interne
    • la mobilité
  • Les sanctions mentionnées sont :

    • l’avertissement
    • le blâme
    • l’exclusion temporaire
    • la rétrogradation
    • la révocation
  • Depuis 2022, les comités sociaux territoriaux (CST) fusionnent les comités techniques (CT) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), avec une formation spécialisée en santé, sécurité et conditions de travail.

  • Les commissions administratives paritaires (CAP) traitent certaines situations individuelles, notamment la discipline, mais ne sont plus consultées sur l’avancement.

  • Les contractuels peuvent être recrutés dans les cas prévus par la loi pour un besoin permanent ou temporaire.

9. Finances locales

★ À maîtriser

  • Les principes budgétaires locaux sont :
    • l’annualité
    • l’universalité
    • l’unité
    • la spécialité
    • l’équilibre réel
    • l’antériorité
    • la sincérité

📌 L’équilibre réel du budget est une obligation pour les collectivités en vertu de l’article L1612-4 du CGCT.

  • 🔄 Le cycle budgétaire suit les étapes suivantes : débat d’orientations budgétaires, vote du budget primitif, décisions modificatives ou budget supplémentaire, vote du compte administratif et compte de gestion du comptable

📌 Selon la règle d’or, l’emprunt ne finance que l’investissement et les remboursements en capital sont couverts par des ressources propres.

📌 L’exécutif local, en tant qu’ordonnateur, engage, liquide et mandate les dépenses, tandis que le comptable public, agent de la DGFiP, paie et contrôle leur régularité.

Compléments

  • Le débat d’orientations budgétaires se tient dans les 2 mois précédant le vote du budget dans les communes de 3 500 habitants et plus, les départements, les régions et les EPCI.

  • Le budget primitif est voté avant le 15 avril, ou avant le 30 avril lors d’une année de renouvellement.

  • Le compte administratif est voté avant le 30 juin.

  • Les nomenclatures mentionnées sont :

    • M57, généralisée
    • M14 pour les communes
    • M52 pour les départements
    • M71 pour les régions

📌 Le budget local comprend une section de fonctionnement et une section d’investissement.

  • Les ressources fiscales locales comprennent : les taxes foncières, la CFE, la TEOM, une fraction de TVA compensant la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales et de la CVAE, les DMTO pour les départements

  • Les dotations de l’État mentionnées sont :

    • la DGF
    • la DSIL
    • la DETR
  • Les autres ressources locales comprennent :

    • les tarifs de services publics
    • l’emprunt
    • les subventions
    • les produits du domaine
  • Depuis 2023, un régime unifié de responsabilité financière des gestionnaires publics est en vigueur.

  • Les chambres régionales des comptes (CRC) examinent la gestion et le réseau d’alerte intervient en cas d’adoption tardive ou de déséquilibre budgétaire.

10. Notions complémentaires de droit public

★ À maîtriser

📌 La déconcentration transfère des pouvoirs aux services de l’État en région ou dans le département, tandis que la décentralisation transfère des compétences à des personnes publiques distinctes et élues.

Compléments

📌 La loi de 1905, article 1, associe la laïcité à la neutralité de l’État et à la liberté de conscience ; la loi du 24 août 2021 renforce le respect des principes de la République.

  • La contractualisation territoriale comprend : les contrats de plan État-région, les contrats de ville, les pactes de Cahors, conclus pour la période 2018-2020 et remplacés par d’autres dispositifs

  • La transparence administrative s’appuie sur : le CRPA, l’accès aux documents administratifs par l’intermédiaire de la CADA, l’open data

  • La protection des données repose sur le RGPD et la loi Informatique et libertés, et la CNIL en est l’autorité de référence.

  • Les références et acteurs associés à l’éthique publique comprennent : la HATVP, les lois de 2013 sur la transparence de la vie publique, la loi Sapin II de 2016, la protection des lanceurs d’alerte

Astuce mémo

Déconcentration : l’État agit par ses services ; décentralisation : des personnes publiques distinctes élues agissent.

Tableaux de synthèse

Compétences des collectivités

CollectivitéCompétences principales
CommunesÉtat civil, urbanisme, écoles, police du maire, action sociale
DépartementsAction sociale, collèges, voirie départementale, SDIS
RégionsDéveloppement économique, aménagement, lycées, formation, TER
IntercommunalitésDéveloppement économique, aménagement, GEMAPI, déchets, habitat, politique de la ville

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Institutions et droit public avec 35 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Un acte individuel contredit un règlement, qui contredit une loi, elle-même contraire à un traité. Quel ordre respecte la hiérarchie des normes adaptée à la France, du rang le plus élevé au plus bas ?

2. Quel ensemble appartient au bloc de constitutionnalité ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Institutions et droit public avec 81 flashcards interactives.

Quel ordre suit la hiérarchie des normes en France ?

Le bloc de constitutionnalité, le bloc de conventionnalité, la loi et les ordonnances ratifiées, les règlements, puis les actes individuels.

Quels textes et principes composent le bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, la DDHC de 1789, le Préambule de 1946, la Charte de l’environnement de 2004, les PFRLR et les OVC.

Quel arrêt reconnaît la primauté du traité sur la loi pour le juge judiciaire ?

Cass., Jacques Vabre, 1975.

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