QCM : Institutions publiques territoriales — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue une collectivité territoriale d’une préfecture ?

Elle représente un service local placé sous l’autorité de l’État.
Elle constitue une structure administrative distincte de l’État.
Elle exerce des missions judiciaires au nom du pouvoir central.
Elle applique les décisions nationales sans personnalité administrative propre.

Elle constitue une structure administrative distincte de l’État.

Explication

Une collectivité territoriale est une structure administrative distincte de l’administration de l’État et gère les intérêts d’une population locale. Une préfecture, en revanche, demeure un service de l’État, même lorsqu’elle agit sur un territoire déterminé.

2. Quels éléments réunis caractérisent une collectivité territoriale ?

Une compétence générale, une juridiction locale et une administration préfectorale.
Une autonomie constitutionnelle, un pouvoir réglementaire général et un conseil désigné.
Une personnalité morale, des compétences propres et une assemblée élue.
Un budget national, une tutelle ministérielle et un représentant nommé.

Une personnalité morale, des compétences propres et une assemblée élue.

Explication

Une collectivité territoriale possède une personnalité morale, des compétences attribuées par la loi et un pouvoir de décision exercé par une assemblée de représentants élus. Ses compétences ne sont donc pas librement définies par elle-même.

3. Quelle situation illustre la personnalité morale d’une collectivité territoriale ?

Elle peut adopter des lois nationales applicables à tous les territoires.
Elle peut donner des instructions aux préfets et aux rectorats locaux.
Elle peut agir en justice, conclure des contrats et gérer son budget.
Elle peut modifier les compétences que la loi attribue aux collectivités.

Elle peut agir en justice, conclure des contrats et gérer son budget.

Explication

La personnalité morale permet à la collectivité d’agir en justice, de contracter et de disposer de son personnel ainsi que de son budget. Elle ne lui confère pas le pouvoir de modifier la répartition légale des compétences ni d’adopter des lois nationales.

4. Dans la déconcentration, au nom de quelle autorité les organes locaux prennent-ils leurs décisions ?

Au nom d’une collectivité territoriale, avec une personnalité distincte.
Au nom du Parlement, après une élection locale directe.
Au nom d’une juridiction administrative, sous contrôle judiciaire.
Au nom de l’État, dans le cadre d’un pouvoir délégué.

Au nom de l’État, dans le cadre d’un pouvoir délégué.

Explication

La déconcentration confie un pouvoir de décision limité à des organes locaux de l’administration de l’État, tels que les préfectures. La décision reste donc prise au nom de l’État, contrairement à la décentralisation.

5. Une réforme transfère des compétences et des moyens à une collectivité territoriale dotée d’une personnalité juridique distincte : de quel mécanisme s’agit-il ?

D’une centralisation, car l’État conserve la compétence transférée.
D’une supervision administrative, car une autorité locale applique une instruction.
D’une décentralisation, car le pouvoir est transféré hors de l’État.
D’une déconcentration, car un service local reçoit une délégation.

D’une décentralisation, car le pouvoir est transféré hors de l’État.

Explication

La décentralisation transfère des pouvoirs, des compétences et des moyens à des personnes juridiquement distinctes de l’État, notamment les collectivités territoriales. Dans la déconcentration, le pouvoir demeure exercé au nom de l’État par ses organes locaux.

6. Que vérifie le préfet lorsqu’il exerce le contrôle de légalité sur un acte d’une collectivité territoriale ?

La pertinence politique de la décision adoptée.
La préférence des électeurs pour la mesure prise.
La rentabilité financière attendue de la politique locale.
Sa conformité aux règles juridiques applicables.

Sa conformité aux règles juridiques applicables.

Explication

Le préfet contrôle la légalité des actes en tant que représentant de l’État, ce qui consiste à vérifier leur conformité au droit. Ce contrôle ne porte pas sur l’opportunité politique, c’est-à-dire sur le choix de la décision parmi plusieurs options légales.

7. Que doit faire le préfet après 1982 lorsqu’il estime qu’un acte d’une collectivité territoriale est illégal ?

Remplacer l’acte par une décision prise par les services de l’État.
Annuler directement l’acte par une décision préfectorale.
Suspendre durablement l’assemblée locale ayant adopté l’acte.
Saisir le tribunal administratif pour lui demander de se prononcer.

Saisir le tribunal administratif pour lui demander de se prononcer.

Explication

Depuis 1982, le préfet ne peut plus annuler lui-même un acte illégal : il doit le déférer au tribunal administratif. L’annulation directe par le préfet correspond au régime antérieur à cette réforme.

8. À quelles conditions un acte d’une collectivité territoriale entre-t-il en vigueur ?

Après sa transmission au préfet et sa publication ou notification.
Après une validation préalable du préfet et son affichage local.
Après son examen par le ministère compétent et sa notification.
Après son approbation par le tribunal administratif et sa publication.

Après sa transmission au préfet et sa publication ou notification.

Explication

L’acte devient exécutoire après sa transmission au préfet et sa publication ou sa notification, sans validation préalable de celui-ci. Le contrôle préfectoral porte sur la légalité et peut conduire à une saisine du tribunal administratif, mais il ne constitue pas une approbation préalable.

9. Quelle responsabilité relève principalement de la commune ?

La gestion des universités et des hôpitaux publics
La gestion des lycées et des transports régionaux
La gestion des collèges et des routes départementales
La gestion des écoles maternelles et primaires

La gestion des écoles maternelles et primaires

Explication

Les communes prennent notamment en charge les écoles maternelles et primaires, ainsi que la voirie communale et les documents d’urbanisme. Les collèges relèvent du département, tandis que les lycées relèvent de la région.

10. Dans quels domaines les départements exercent-ils principalement leurs compétences ?

Les lycées, les transports régionaux et le développement économique
L’action sociale, les collèges et les routes départementales
Les permis de construire, les bibliothèques municipales et la police locale
Les écoles primaires, les espaces verts et les plans locaux d’urbanisme

L’action sociale, les collèges et les routes départementales

Explication

Les départements interviennent principalement dans l’action sociale, la gestion des collèges et les routes départementales. Les écoles primaires et les documents d’urbanisme relèvent notamment des communes, tandis que les lycées relèvent des régions.

11. Comment se répartissent les 18 régions françaises actuelles ?

15 régions métropolitaines et 3 régions d’outre-mer
12 régions métropolitaines et 6 régions d’outre-mer
18 régions métropolitaines sans région d’outre-mer
13 régions métropolitaines et 5 régions d’outre-mer

13 régions métropolitaines et 5 régions d’outre-mer

Explication

La France compte actuellement 18 régions, dont 13 en métropole et 5 outre-mer. Le nombre de régions métropolitaines était auparavant de 27, ce qui explique une confusion fréquente.

12. Que permet la clause de compétences générales de la commune ?

Prendre en charge les politiques réservées aux conseils régionaux
Exercer des compétences confiées par une structure intercommunale
Intervenir dans tout domaine présentant un intérêt pour sa population
Agir dans les domaines attribués par l’État à chaque département

Intervenir dans tout domaine présentant un intérêt pour sa population

Explication

La clause de compétences générales permet à la commune d’intervenir dans tout domaine présentant un intérêt pour sa population, en raison de son rôle d’échelon de proximité. Elle ne signifie pas que la commune exerce les compétences propres des départements ou des régions.

13. Quelle caractéristique définit un établissement public de coopération intercommunale ?

C’est une structure qui n’est pas une collectivité territoriale et dispose de compétences limitées
C’est une association privée pouvant intervenir dans les politiques publiques locales
C’est une collectivité territoriale dotée d’une compétence générale sur toutes les communes
C’est un service de l’État chargé d’administrer directement les communes membres

C’est une structure qui n’est pas une collectivité territoriale et dispose de compétences limitées

Explication

Un EPCI est une structure intercommunale qui n’a pas le statut de collectivité territoriale et qui n’agit que dans les domaines de compétence qui lui sont attribués. Il ne remplace donc pas les communes, qui conservent leur personnalité propre.

14. Quel est un objectif majeur de l’intercommunalité ?

Réserver les politiques d’aménagement aux administrations centrales de l’État
Mutualiser des services et favoriser un développement local à meilleur coût
Supprimer les communes afin de transférer leurs responsabilités à une structure unique
Remplacer les départements dans la gestion de l’action sociale et des collèges

Mutualiser des services et favoriser un développement local à meilleur coût

Explication

L’intercommunalité remédie à l’émiettement communal, mutualise des services et peut réduire leur coût tout en soutenant le développement économique et l’aménagement du territoire. Elle ne supprime pas les communes, qui conservent leur personnalité propre.

15. Comment le maire est-il désigné ?

Il est élu par le conseil municipal après les élections municipales
Il est choisi par le conseil départemental parmi les maires du canton
Il est élu directement par les citoyens lors d’un scrutin municipal distinct
Il est nommé par le préfet parmi les conseillers municipaux élus

Il est élu par le conseil municipal après les élections municipales

Explication

Le maire est élu par le conseil municipal, et non directement par les citoyens. Les électeurs élisent les conseillers municipaux, qui participent ensuite à l’élection du maire.

16. Laquelle de ces fonctions relève du maire ?

Diriger l’administration communale et exercer un pouvoir de police administrative
Voter les lois nationales et contrôler les juridictions administratives
Nommer les conseillers municipaux et présider le conseil constitutionnel
Gérer les collèges départementaux et adopter le budget régional

Diriger l’administration communale et exercer un pouvoir de police administrative

Explication

Le maire dirige l’administration communale, exécute les décisions du conseil municipal, exerce les compétences qui lui sont déléguées et dispose d’un pouvoir de police administrative. La gestion des collèges et l’adoption du budget régional relèvent d’autres niveaux de responsabilité.

17. Dans quelle situation le maire agit-il comme agent de l’État ?

Lorsqu’il prépare le budget communal et dirige les services municipaux
Lorsqu’il exerce les fonctions d’officier d’état civil ou d’officier de police judiciaire
Lorsqu’il organise les espaces verts et supervise la voirie communale
Lorsqu’il applique les décisions prises par le conseil municipal

Lorsqu’il exerce les fonctions d’officier d’état civil ou d’officier de police judiciaire

Explication

Le maire possède une double casquette : il est agent de l’État lorsqu’il agit comme officier d’état civil ou officier de police judiciaire. La direction de l’administration communale et l’exécution des décisions du conseil municipal relèvent de son rôle de chef de la collectivité.

18. Selon quel mode de scrutin le conseil départemental est-il élu ?

Au scrutin de liste proportionnel dans une circonscription régionale unique
Au scrutin de liste paritaire dans chaque commune du département
Au scrutin uninominal majoritaire avec un seul candidat par canton
Au scrutin binominal paritaire dans chaque canton, avec une femme et un homme

Au scrutin binominal paritaire dans chaque canton, avec une femme et un homme

Explication

Le conseil départemental est élu pour six ans au scrutin binominal paritaire dans chaque canton, avec un binôme composé d’une femme et d’un homme. Ce mode de scrutin se distingue notamment du scrutin de liste utilisé pour les conseils municipal et régional.

19. Lequel des éléments suivants constitue une ressource fiscale propre des collectivités territoriales plutôt qu’un financement versé par l’État ?

Les ressources tarifaires
Les impôts et taxes
La vente du patrimoine
Les dotations de l’État

Les impôts et taxes

Explication

Les impôts et taxes relèvent de la fiscalité des collectivités territoriales. Les dotations, en revanche, sont versées par l’État et ne constituent pas une ressource fiscale propre.

20. Une collectivité souhaite contracter un emprunt pour financer un nouveau bâtiment public ; quelle condition doit-elle respecter ?

Faire autoriser l’emprunt par une délibération de l’assemblée
Utiliser l’emprunt pour équilibrer les dépenses de fonctionnement
Affecter l’emprunt au paiement des rémunérations courantes
Rembourser l’emprunt grâce à de nouvelles dotations de l’État

Faire autoriser l’emprunt par une délibération de l’assemblée

Explication

L’emprunt doit être autorisé par une délibération de l’assemblée et financer un investissement, comme la construction d’un bâtiment. Il ne peut pas servir à couvrir des dépenses courantes de fonctionnement.

21. Le remboursement du capital d’un emprunt relève-t-il des dépenses de fonctionnement ou des dépenses d’investissement ?

Des dépenses de fonctionnement
Des dépenses d’investissement
Des dépenses fiscales
Des dépenses tarifaires

Des dépenses d’investissement

Explication

Le remboursement du capital figure parmi les dépenses d’investissement, au même titre que les travaux et les acquisitions. Les rémunérations, l’entretien et les intérêts relèvent notamment du fonctionnement.

22. Pourquoi les collectivités territoriales jouent-elles un rôle important dans l’économie et l’emploi ?

Parce qu’elles emploient 70 % des agents publics
Parce qu’elles représentent 70 % de l’investissement public
Parce qu’elles perçoivent 70 % des impôts nationaux
Parce qu’elles financent 70 % des dépenses de fonctionnement

Parce qu’elles représentent 70 % de l’investissement public

Explication

Les collectivités territoriales représentent 70 % de l’investissement public, ce qui leur donne un effet important sur l’activité économique et l’emploi. Cette proportion ne correspond pas à leur part des impôts ni des effectifs publics.

23. Quelle caractéristique décrit le mieux l’organisation territoriale française ?

Une répartition uniforme des compétences entre les communes
Une spécialisation nette des compétences entre deux niveaux d’administration
Un enchevêtrement des compétences entre cinq à six niveaux d’administration
Une concentration des compétences au sein d’une administration nationale

Un enchevêtrement des compétences entre cinq à six niveaux d’administration

Explication

L’organisation territoriale française associe plusieurs niveaux d’administration et des compétences qui s’enchevêtrent, ce qui explique l’expression « millefeuille administratif ». Cette configuration rend les responsabilités moins lisibles qu’une organisation clairement spécialisée.

24. Quelle évolution a caractérisé les réorganisations territoriales françaises ?

Le nombre de régions métropolitaines est passé de 22 à 13
Le seuil intercommunal a été fixé à 2 000 habitants
Le nombre de régions métropolitaines est passé de 13 à 22
Le seuil intercommunal a été supprimé pour les territoires ruraux

Le nombre de régions métropolitaines est passé de 22 à 13

Explication

Les réorganisations territoriales ont réduit le nombre de régions métropolitaines de 22 à 13. Elles ont aussi imposé un seuil minimal de 15 000 habitants aux intercommunalités, et non de 2 000 habitants.

25. Quels personnels appartiennent à la fonction publique territoriale ?

Les agents de l’État affectés dans les administrations centrales
Les seuls agents des communes et des départements
Les agents des collectivités, des EPCI et des établissements publics locaux
Les salariés des entreprises privées délégataires de services publics

Les agents des collectivités, des EPCI et des établissements publics locaux

Explication

La fonction publique territoriale regroupe les personnels des collectivités territoriales, des EPCI et d’établissements publics locaux tels que les SDIS. Elle ne se limite donc pas aux agents communaux ou départementaux.

26. Quelle répartition caractérise les effectifs de la fonction publique territoriale ?

Environ 2 millions d’agents, dont 59 % de femmes
Environ 2 millions d’agents, dont 75 % de femmes
Environ 3 millions d’agents, dont 59 % de femmes
Environ 1 million d’agents, dont 25 % de femmes

Environ 2 millions d’agents, dont 59 % de femmes

Explication

La fonction publique territoriale compte 2 millions d’agents, parmi lesquels 59 % sont des femmes. Les proportions de 75 % et 25 % concernent respectivement les titulaires et les non-titulaires, non la part des femmes.

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Qu'est-ce qu'une collectivité territoriale en France ?

Une structure administrative distincte de l’État pour un territoire précis.

Quels sont les trois critères d'une collectivité territoriale ?

Personnalité morale, compétences propres, pouvoir de décision élu.

Que permet la personnalité morale à une collectivité territoriale ?

D'agir en justice, contracter, et gérer personnel et budget.

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