QCM : Intelligence artificielle juridique (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel dispositif Alan Turing propose-t-il en 1950 dans l’article « Computing Machinery and Intelligence » ?

Le jeu de l’imitation, appelé test de Turing
Une méthode statistique mesurant la vitesse de calcul
Un réseau neuronal destiné à traduire les langues
Un programme d’échecs évaluant la stratégie humaine

Le jeu de l’imitation, appelé test de Turing

Explication

En 1950, Alan Turing propose le test de Turing, également appelé jeu de l’imitation. Ce dispositif porte sur la capacité d’une machine à imiter un interlocuteur humain, et non sur sa vitesse de calcul ou sa maîtrise des échecs.

2. Quel événement de 1956 est généralement associé à la naissance de l’intelligence artificielle comme champ de recherche ?

La conférence de Dartmouth
La victoire de Deep Blue
La création du premier LLM
La publication du règlement européen sur l’IA

La conférence de Dartmouth

Explication

La conférence de Dartmouth, organisée en 1956, consacre l’émergence de l’intelligence artificielle comme champ de recherche. Les autres événements appartiennent à des périodes ultérieures ou relèvent d’autres étapes technologiques.

3. Quelle limite caractérise le test de Turing lorsqu’il sert à évaluer une machine ?

Il mesure l’imitation du comportement humain et dépend des attentes de l’interrogateur.
Il mesure la mémorisation des règles et dépend du volume de données fourni.
Il mesure la précision des décisions et dépend de la rapidité des réponses.
Il mesure la capacité de calcul et dépend de la puissance matérielle disponible.

Il mesure l’imitation du comportement humain et dépend des attentes de l’interrogateur.

Explication

Le test de Turing évalue la capacité d’une machine à imiter le comportement humain par le langage naturel, ce qui le rend sensible aux attentes et aux biais de l’interrogateur. Il ne constitue donc pas une mesure générale et indépendante de l’intelligence.

4. Quelle annonce concernant ChatGPT-4 ses concepteurs ont-ils faite en 2023 ?

Il aurait obtenu une certification professionnelle pour exercer comme avocat.
Il aurait réussi l’examen d’entrée au barreau de New York avec un score très élevé.
Il aurait remplacé les magistrats dans plusieurs juridictions américaines.
Il aurait remporté une compétition internationale de traduction juridique.

Il aurait réussi l’examen d’entrée au barreau de New York avec un score très élevé.

Explication

En 2023, les concepteurs de ChatGPT-4 ont annoncé que cette IA avait réussi l’examen d’entrée au barreau de New York avec un score très élevé. Cette réussite à un examen ne lui confère toutefois pas une qualification professionnelle d’avocat.

5. Quelle caractéristique distingue les LegalTech juridiques spécialisées des IA généralistes ?

Elles ciblent la recherche, l’analyse ou la modélisation juridiques.
Elles sont conçues pour apprendre les langues naturelles sans données spécialisées.
Elles servent principalement à piloter des robots dans des environnements physiques.
Elles produisent des images, de la musique ou des textes sans domaine privilégié.

Elles ciblent la recherche, l’analyse ou la modélisation juridiques.

Explication

Les LegalTech juridiques citées sont conçues pour des tâches comme la recherche, l’analyse ou la modélisation juridiques. Une IA généraliste peut traiter de nombreux domaines, mais elle n’est pas définie par ce ciblage professionnel.

6. Selon LexisNexis en 2023, quelle proportion des professionnels du droit utilisait déjà l’IA ?

44 %
19 %
77 %
49 %

19 %

Explication

LexisNexis indique qu’en 2023, 19 % des professionnels du droit utilisaient l’IA. Les 49 % correspondaient à ceux qui envisageaient de l’utiliser, tandis que 77 % estimaient qu’elle renforcerait leur efficacité.

7. Quelle description correspond à l’intelligence artificielle générative au sens du règlement européen de 2024 ?

Un système automatisé pouvant s’adapter et générer des contenus, prédictions, recommandations ou décisions à partir de ses entrées.
Un moteur de recherche classant des documents sans produire de nouvelles sorties.
Un logiciel exécutant une suite fixe d’instructions rédigées pour chaque résultat attendu.
Un dispositif matériel contrôlant un environnement physique sans traiter de données d’entrée.

Un système automatisé pouvant s’adapter et générer des contenus, prédictions, recommandations ou décisions à partir de ses entrées.

Explication

La définition met l’accent sur l’autonomie variable, l’adaptation après déploiement et la génération de contenus, prédictions, recommandations ou décisions à partir des entrées. Une programmation fixe ou un simple classement documentaire ne recouvre pas cette définition.

8. Dans quelle situation reconnaît-on un système de Machine Learning ?

Il apprend à réaliser une tâche à partir de données et améliore progressivement ses performances.
Il applique une décision identique sans tenir compte des exemples précédemment observés.
Il transforme des textes en images sans utiliser de données d’apprentissage.
Il produit chaque résultat selon des règles explicitement détaillées par un programmeur.

Il apprend à réaliser une tâche à partir de données et améliore progressivement ses performances.

Explication

Le Machine Learning apprend à partir de données et peut améliorer ses performances au fil du temps. Une programmation détaillée pour chaque résultat décrit plutôt une approche fondée sur des règles explicites.

9. Quel élément permet de distinguer principalement le Deep Learning du Machine Learning général ?

Le Deep Learning désigne une base documentaire spécialisée dans les décisions judiciaires.
Le Deep Learning utilise de vastes réseaux de neurones artificiels pour apprendre sans programmation explicite.
Le Deep Learning repose sur des règles écrites pour chaque réponse par un expert humain.
Le Deep Learning fonctionne sans données d’apprentissage ni mécanisme d’amélioration.

Le Deep Learning utilise de vastes réseaux de neurones artificiels pour apprendre sans programmation explicite.

Explication

Le Deep Learning est une forme d’apprentissage fondée sur de vastes réseaux de neurones artificiels, inspirés du cerveau humain, qui apprennent sans programmation explicite. Il s’inscrit donc dans le Machine Learning au lieu de fonctionner sans données ou sans apprentissage.

10. Quel réglage distingue généralement une IAG juridique spécialisée d’une IAG généraliste ?

Elle utilise une température plus élevée, ce qui réduit les erreurs et augmente la stabilité juridique.
Elle alterne automatiquement entre températures élevées et basses selon la longueur du document.
Elle utilise une température plus basse, ce qui réduit les hallucinations mais limite la créativité.
Elle supprime la température, ce qui empêche toute variation dans les réponses générées.

Elle utilise une température plus basse, ce qui réduit les hallucinations mais limite la créativité.

Explication

Les IAG juridiques spécialisées utilisent généralement des températures basses afin de réduire les hallucinations, au prix d’une créativité moindre. Les températures élevées sont plutôt associées aux IAG généralistes et favorisent davantage la créativité comme les erreurs.

11. Selon Morgan Stanley, à quelle consommation électrique l’IA générative pourrait-elle parvenir d’ici 2027 ?

À un niveau comparable à la consommation de la France en 2022
À un niveau comparable à la consommation du Portugal en 2022
À un niveau comparable à la consommation de l’Espagne en 2022
À un niveau comparable à la consommation de l’Italie en 2022

À un niveau comparable à la consommation de l’Espagne en 2022

Explication

Morgan Stanley estime que l’IA générative pourrait utiliser d’ici 2027 autant d’électricité que l’Espagne en 2022. Les autres pays proposés ne correspondent pas à l’estimation attribuée à cette analyse.

12. Quelle quantité d’émissions une courte conversation avec ChatGPT-4 peut-elle produire, selon l’estimation fournie ?

Environ 2,72 kilogrammes d’équivalent CO₂
Environ 27 grammes d’équivalent CO₂
Environ 272 grammes d’équivalent CO₂
Environ 720 grammes d’équivalent CO₂

Environ 272 grammes d’équivalent CO₂

Explication

Une courte conversation avec ChatGPT-4 est estimée à 272 grammes d’équivalent CO₂, et dix conversations quotidiennes peuvent atteindre près d’une tonne annuelle. Les autres valeurs déplacent la virgule ou changent l’unité par rapport à cette estimation.

13. Que désigne la cobotique juridique ?

La confrontation d’un professionnel du droit et d’une intelligence artificielle
La collaboration d’un humain et d’un robot pour accomplir des tâches
La substitution d’un juriste par un système automatisé spécialisé
La consultation d’une base juridique sans intervention humaine

La collaboration d’un humain et d’un robot pour accomplir des tâches

Explication

La cobotique juridique repose sur l’association collaborative d’un humain et d’un robot dans la réalisation de tâches. La confrontation entre l’humain et l’IA correspond à une relation non collaborative, tandis que les autres propositions décrivent le remplacement ou l’automatisation.

14. Quelles évolutions les lois de 2016 et de 2019 ont-elles notamment accompagnées dans le domaine juridique ?

La privatisation des décisions et la fermeture des données publiques
La généralisation des audiences sans magistrat et sans dossier
L’ouverture des données et la numérisation de la justice
La suppression des bases juridiques et la réduction des archives

L’ouverture des données et la numérisation de la justice

Explication

Les lois n° 2016-1321 et n° 2019-222 ont notamment accompagné l’ouverture des données et la numérisation de la justice, avec des dispositifs comme Judilibre et QPC 360. Les autres propositions attribuent à ces textes des transformations qui ne correspondent pas aux évolutions mentionnées.

15. Dans le contexte de l’IA juridique, comment définir une hallucination ?

Une interprétation contestable explicitement présentée comme hypothétique
Une information ancienne correctement signalée comme obsolète
Une réponse exacte vérifiée dans une source juridique fiable
Une information fausse et inventée présentée comme vraie par le système

Une information fausse et inventée présentée comme vraie par le système

Explication

Une hallucination est une information inventée et fausse que le système présente pourtant comme vraie. Une réponse vérifiée n’est pas une hallucination, et une information signalée comme incertaine ne présente pas le même risque de fausse assurance.

16. Laquelle de ces situations constitue un risque pratique de l’IA générative dans le droit ?

La détection attentive des biais par l’utilisateur du système
La formulation précise d’une demande adaptée à l’objectif juridique
L’utilisation de données qui ne sont pas mises à jour
La vérification systématique des résultats dans une source fiable

L’utilisation de données qui ne sont pas mises à jour

Explication

L’absence de mise à jour des données fait partie des risques pratiques de l’IA générative en droit, au même titre que les hallucinations, les atteintes à la confidentialité et les biais. Les autres situations décrivent des pratiques de contrôle ou de prévention plutôt que des risques listés.

17. Quelle utilisation de l’IA le rapport de la Cour de cassation de 2025 admet-il dans le travail juridique ?

La recherche, la sélection et la rédaction, mais pas la décision
La rédaction des jugements, mais pas la sélection des informations
La sélection des parties, mais pas la recherche ni la préparation des actes
La décision juridictionnelle, mais pas la recherche ni la rédaction

La recherche, la sélection et la rédaction, mais pas la décision

Explication

Le rapport de la Cour de cassation de 2025 admet l’aide de l’IA pour rechercher, sélectionner et rédiger, tout en refusant son aide à la décision. Les autres propositions inversent ou réduisent cette distinction entre assistance et décision.

18. Quelle caractéristique distinguait principalement la soft law européenne antérieure à l’AI Act ?

Elle créait des obligations identiques à celles d’un règlement européen
Elle formulait des orientations dépourvues de force obligatoire directe
Elle imposait des sanctions financières applicables dans chaque État
Elle harmonisait directement les procédures nationales de contrôle

Elle formulait des orientations dépourvues de force obligatoire directe

Explication

La soft law regroupait des principes et lignes directrices destinés à orienter les acteurs sans leur imposer directement des obligations juridiquement contraignantes. La confusion vient de l’assimilation avec un règlement, qui est obligatoire dans son champ d’application.

19. Dans quel calendrier le RGPD a-t-il été adopté puis rendu applicable dans l’Union européenne ?

Adopté en 2016 et entré en vigueur en 2018
Adopté en 2019 et entré en vigueur en 2021
Adopté en 2018 et entré en vigueur en 2020
Adopté en 2015 et entré en vigueur en 2016

Adopté en 2016 et entré en vigueur en 2018

Explication

Le RGPD a été adopté en 2016, puis est entré en vigueur en 2018, notamment pour encadrer les données personnelles utilisées dans l’entraînement des algorithmes. Les autres calendriers ne correspondent pas à cette chronologie.

20. Quelle chronologie correspond à l’adoption et à l’entrée en application de l’AI Act ?

Adoption définitive le 13 juin 2024, publication le 12 juillet et exécution le 1er août
Adoption définitive le 13 juillet 2024, publication le 1er août et exécution le 12 juin
Adoption définitive le 12 juillet 2024, publication le 1er août et exécution le 13 juin
Adoption définitive le 1er août 2024, publication le 13 juin et exécution le 12 juillet

Adoption définitive le 13 juin 2024, publication le 12 juillet et exécution le 1er août

Explication

L’AI Act a été adopté définitivement le 13 juin 2024, publié le 12 juillet 2024 et est devenu exécutoire le 1er août 2024. Les autres propositions inversent ou modifient les étapes de cette chronologie.

21. Quel ensemble d’objectifs caractérise principalement l’AI Act ?

Accélérer les investissements, réduire les contrôles et privilégier la compétitivité
Uniformiser les logiciels, protéger les brevets et développer les exportations
Surveiller les utilisateurs, centraliser les données et automatiser les décisions
Sécuriser les systèmes, protéger les droits fondamentaux et renforcer la gouvernance

Sécuriser les systèmes, protéger les droits fondamentaux et renforcer la gouvernance

Explication

L’AI Act vise notamment la sécurité, le respect des droits fondamentaux et des valeurs de l’Union, une IA humaine et digne de confiance, l’harmonisation juridique et une gouvernance renforcée. Les autres ensembles attribuent au règlement des priorités qui ne constituent pas ses objectifs principaux.

22. Quelle distinction décrit correctement la différence entre les systèmes d’IA interdits et les systèmes à haut risque ?

Les systèmes interdits sont autorisés avec contrôle humain, tandis que les systèmes à haut risque sont prohibés
Les systèmes interdits sont prohibés, tandis que les systèmes à haut risque restent autorisés sous conditions
Les deux catégories sont autorisées dès lors qu’une documentation technique est publiée
Les deux catégories sont prohibées lorsqu’elles utilisent des données biométriques sensibles

Les systèmes interdits sont prohibés, tandis que les systèmes à haut risque restent autorisés sous conditions

Explication

Les pratiques interdites, comme certaines manipulations subliminales ou la notation sociale, sont prohibées. Les systèmes à haut risque peuvent être mis en œuvre, mais ils doivent respecter des exigences strictes de conformité et de contrôle.

23. Dans quelle situation l’identification biométrique à distance en temps réel par les forces de l’ordre peut-elle relever d’une exception autorisée ?

Lorsqu’elle facilite une campagne publicitaire ciblée dans un espace public
Lorsqu’elle sert à rechercher une personne disparue ou à prévenir une menace grave et imminente
Lorsqu’elle est utilisée pour classer les citoyens selon leur comportement passé
Lorsqu’elle permet d’évaluer automatiquement la fiabilité d’un passant

Lorsqu’elle sert à rechercher une personne disparue ou à prévenir une menace grave et imminente

Explication

Cette identification est interdite en principe, mais des exceptions limitativement prévues existent, notamment pour rechercher des personnes disparues ou prévenir une menace grave et imminente. Les autres situations ne correspondent pas aux motifs d’exception mentionnés.

24. Quand un système d’IA à risque limité génère un contenu de synthèse, quelle information doit être communiquée à la personne concernée ?

Le nom complet de chaque personne ayant conçu le système doit être affiché avant chaque usage
La totalité des données d’entraînement doit être transmise avant toute interaction
Le niveau de risque juridique du fournisseur doit être annoncé après la dernière interaction
Le caractère généré par l’IA doit être indiqué au plus tard lors de la première exposition

Le caractère généré par l’IA doit être indiqué au plus tard lors de la première exposition

Explication

Les systèmes concernés doivent informer clairement la personne du caractère généré par l’IA au plus tard lors de la première interaction ou exposition. Les autres informations proposées ne constituent pas l’obligation de transparence visée ici.

25. Quel secteur figure parmi ceux dans lesquels les systèmes d’IA peuvent être classés à haut risque ?

La retouche esthétique d’images personnelles et les jeux vidéo
La création de listes musicales et l’organisation de photographies
La recommandation de recettes et la mise en page de documents
L’administration de la justice et les processus démocratiques

L’administration de la justice et les processus démocratiques

Explication

Les systèmes utilisés pour l’administration de la justice et les processus démocratiques font partie des domaines expressément associés au haut risque. Les autres activités ne figurent pas dans la liste des secteurs cités.

26. Comment se répartissent principalement les responsabilités dans la gouvernance européenne de l’AI Act ?

Les autorités nationales mettent en œuvre le règlement, tandis que les organismes européens assurent la gouvernance de l’Union
Les organismes européens appliquent toutes les mesures nationales, tandis que les autorités nationales fixent les principes européens
Les entreprises assurent la gouvernance commune, tandis que les autorités publiques fournissent des recommandations facultatives
Les autorités judiciaires nationales adoptent les règles européennes, tandis que la Commission contrôle chaque système individuel

Les autorités nationales mettent en œuvre le règlement, tandis que les organismes européens assurent la gouvernance de l’Union

Explication

La gouvernance repose sur des organismes européens, comme le Comité européen de l’IA, le Bureau de l’IA et la Commission, ainsi que sur des autorités nationales indépendantes chargées de la mise en œuvre. La deuxième proposition inverse les rôles respectifs des niveaux européen et national.

27. Quelle sanction maximale l’article 99 de l’AI Act prévoit-il pour une pratique d’IA interdite ?

Jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu
Jusqu’à 15 millions d’euros ou 3 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu
Jusqu’à 10 millions d’euros ou 1 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu
Jusqu’à 50 millions d’euros ou 5 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu

Jusqu’à 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu

Explication

Pour les pratiques d’IA interdites, l’article 99 prévoit une sanction pouvant atteindre 35 millions d’euros ou 7 % du chiffre d’affaires annuel mondial, en retenant le montant le plus élevé. Le seuil de 15 millions d’euros ou 3 % concerne les obligations relatives aux systèmes à haut risque.

28. Dans quel cas l’article 47 de la loi du 6 janvier 1978 interdit-il qu’une décision produisant des effets juridiques soit prise sur le fondement d’un traitement automatisé ?

Lorsque la décision est prise après une vérification humaine limitée du résultat algorithmique
Lorsque la décision repose sur le seul traitement automatisé, hors exceptions encadrées
Lorsque la décision utilise un traitement automatisé parmi plusieurs outils administratifs
Lorsque la décision concerne une procédure administrative dépourvue d’effet juridique

Lorsque la décision repose sur le seul traitement automatisé, hors exceptions encadrées

Explication

L’article 47 interdit qu’une décision produisant des effets juridiques ou affectant significativement une personne repose sur le seul traitement automatisé, sauf exceptions prévues par le cadre légal. Une simple utilisation de l’algorithme parmi d’autres outils ne correspond donc pas nécessairement à cette interdiction.

29. Quelle obligation s’applique à une décision administrative individuelle fondée sur un algorithme ?

Elle doit remplacer tout recours administratif par une expertise informatique indépendante
Elle doit être validée par un juge avant toute communication de ses éléments techniques
Elle peut rester opaque si l’administration conserve une trace interne de son fonctionnement
Elle doit signaler le recours à l’algorithme et permettre d’en connaître les principales caractéristiques

Elle doit signaler le recours à l’algorithme et permettre d’en connaître les principales caractéristiques

Explication

Une décision administrative individuelle fondée sur un algorithme doit mentionner ce recours, permettre la communication des principales caractéristiques du traitement et rester contestable par voie administrative ou contentieuse. La conservation interne d’informations ne suffit pas à garantir la transparence et le droit au recours.

30. Une administration souhaite fonder exclusivement une décision sur un algorithme traitant des données biométriques : quelle règle doit-elle respecter ?

Elle doit publier le nom du logiciel, ce qui suffit à rendre son usage exclusivement algorithmique licite
Elle doit écarter le recours exclusif à l’algorithme en raison de la sensibilité des données
Elle peut appliquer l’algorithme si les données biométriques sont conservées pendant une courte durée
Elle peut utiliser le traitement automatisé dès lors que la décision ne concerne pas une prestation sociale

Elle doit écarter le recours exclusif à l’algorithme en raison de la sensibilité des données

Explication

Les données biométriques figurent parmi les données sensibles qui excluent le recours exclusif à un algorithme pour prendre la décision. La durée de conservation ou le secteur administratif concerné ne supprime pas cette restriction.

31. Quelle distinction décrit correctement la vidéosurveillance intelligente et la reconnaissance faciale ?

La première analyse des décisions administratives, tandis que la seconde classe les demandes des usagers
La première identifie les personnes par leurs traits, tandis que la seconde repère des mouvements inhabituels
La première consiste à publier des images, tandis que la seconde détermine la légalité d’une intervention
La première détecte des comportements ou situations anormaux, tandis que la seconde peut identifier des personnes

La première détecte des comportements ou situations anormaux, tandis que la seconde peut identifier des personnes

Explication

La vidéosurveillance intelligente analyse des images pour détecter des signes d’anormalité et peut être associée à la reconnaissance faciale. Celle-ci poursuit une fonction distincte d’identification biométrique des personnes, et ne se confond pas avec la détection d’un comportement inhabituel.

32. Qu’a autorisé à titre expérimental la loi française du 19 mai 2023 ?

L’identification biométrique généralisée dans les espaces publics pour prévenir toute infraction
L’utilisation d’algorithmes pour prendre des sanctions pénales sans intervention d’une autorité humaine
Des traitements algorithmiques d’images pour sécuriser certaines manifestations sportives, récréatives ou culturelles
La conservation permanente des images de toutes les manifestations organisées sur le territoire

Des traitements algorithmiques d’images pour sécuriser certaines manifestations sportives, récréatives ou culturelles

Explication

La loi du 19 mai 2023 a autorisé, à titre expérimental et jusqu’au 31 mars 2025, des traitements algorithmiques d’images pour sécuriser certaines manifestations. Elle n’a pas instauré une identification biométrique généralisée ni permis à un algorithme de prononcer seul des sanctions pénales.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Intelligence artificielle juridique.

Quelle publication Alan Turing a-t-il publiée en 1950 ?

L’article « Computing Machinery and Intelligence ».

Quelle expérience Alan Turing a-t-il proposée en 1950 ?

Le test de Turing, aussi appelé jeu de l’imitation.

Quelle conférence a marqué la naissance de l’IA en 1956 ?

La conférence de Dartmouth.

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