QCM : Introduction à la criminalistique et preuves judiciaires — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la fonction principale de la criminalistique dans une enquête pénale ?

Remplacer l’intervention du juge par celle de l’enquêteur
Prononcer la culpabilité sans examen des éléments matériels
Fixer à l’avance la valeur des preuves au nom de la loi
Analyser les indices et rechercher la preuve pour identifier les auteurs

Analyser les indices et rechercher la preuve pour identifier les auteurs

Explication

La criminalistique consiste à mettre en œuvre des techniques scientifiques pour rechercher la preuve, identifier les auteurs et éclairer les modes opératoires. Elle ne fixe pas elle-même la valeur juridique des preuves.

2. Que désigne le mieux l’ensemble des sciences forensiques ?

Des disciplines qui produisent une vérité scientifique à partir d’indices et de preuves
Une technique unique d’identification des suspects par mensurations
Un système qui interdit au juge d’apprécier les éléments du dossier
Une règle imposant un seul mode de preuve dans tout procès

Des disciplines qui produisent une vérité scientifique à partir d’indices et de preuves

Explication

Les sciences forensiques regroupent plusieurs disciplines qui contribuent à construire une vérité scientifique à partir d’indices et de preuves. Elles ne se réduisent pas à une seule méthode ni à une règle procédurale.

3. Que signifie l’administration de la preuve dans le cadre d’un procès ?

La fixation automatique de la culpabilité par la loi
La manière dont les preuves sont apportées devant le tribunal
La création des indices par l’autorité de poursuite
Le refus d’examiner les modes de preuve admis

La manière dont les preuves sont apportées devant le tribunal

Explication

L’administration de la preuve désigne la façon dont les preuves sont présentées au tribunal, en lien avec les modes de preuve admis. Elle concerne donc l’apport et la discussion des éléments probatoires.

4. Dans le système des preuves légales, quel rôle est attribué au juge ?

Il choisit librement la valeur de chaque élément du dossier
Il statue sans attendre une preuve suffisante
Il écarte par principe les témoignages
Il doit se conformer à la valeur des preuves fixée par la loi

Il doit se conformer à la valeur des preuves fixée par la loi

Explication

Dans le système des preuves légales, la loi fixe la valeur des preuves et le juge doit s’y conformer. Il ne dispose pas de la même liberté d’appréciation que dans l’intime conviction.

5. Quel principe caractérise la liberté de la preuve ?

Les parties peuvent choisir les modes de preuve, sous réserve de leur recevabilité
Une seule preuve suffit toujours à emporter la décision
Le juge est lié par une hiérarchie prédéterminée
La loi impose un ordre de valeur intangible entre les preuves

Les parties peuvent choisir les modes de preuve, sous réserve de leur recevabilité

Explication

La liberté de la preuve permet aux parties d’employer divers moyens de preuve, à condition qu’ils soient recevables et fiables. Le juge en apprécie ensuite la valeur sans hiérarchie automatique imposée.

6. À quoi renvoie l’intime conviction du juge ?

À sa conviction personnelle fondée sur l’ensemble des éléments du dossier
À une preuve unique imposée par la loi
À la disparition de tout débat contradictoire
À une estimation chiffrée obligatoire des témoignages

À sa conviction personnelle fondée sur l’ensemble des éléments du dossier

Explication

L’intime conviction correspond à la conviction personnelle du juge, construite à partir de l’ensemble des éléments discutés au dossier. Elle n’est pas fondée sur une valeur prédéterminée des preuves.

7. Dans le droit classique romain, quelle place est accordée à l’indice matériel ?

Une simple supposition dépourvue de tout intérêt
Une valeur supérieure à l’aveu dans tous les cas
Une preuve exclusive qui dispense d’autres éléments
Une place moindre que celle de l’aveu et du témoignage

Une place moindre que celle de l’aveu et du témoignage

Explication

Le texte indique que, dans le droit classique romain, l’indice matériel compte moins que l’aveu et le témoignage. La hiérarchie des preuves place ces derniers avant les indices.

8. Que montre la place des éléments scientifiques dans la répression moderne ?

Ils sont largement pris en considération par policiers et magistrats
Ils remplacent définitivement toute appréciation judiciaire
Ils ne servent qu’à classer les suspects sans preuve
Ils excluent l’aveu de toute valeur possible

Ils sont largement pris en considération par policiers et magistrats

Explication

Les éléments scientifiques sont pris en compte par les enquêteurs et les magistrats, ce qui réduit le caractère central de l’aveu seul. Ils n’effacent toutefois pas l’appréciation des juges.

9. Quel est le trait distinctif des signes nécessaires par rapport aux signes incertains ?

Ils remplacent automatiquement toute autre preuve
Ils sont requis pour soutenir une conclusion plus sûre
Ils ne peuvent jamais être interprétés par le juge
Ils n’ont aucun rapport avec l’enquête

Ils sont requis pour soutenir une conclusion plus sûre

Explication

Les signes nécessaires correspondent à des indices plus sûrs, alors que les signes incertains ne suffisent pas à eux seuls. La distinction porte donc sur le degré de fiabilité probatoire.

10. Quelle règle est associée à la loi de Romulus concernant les nouveau-nés ?

Confier systématiquement la décision au père sans contrôle
Autoriser l’abandon de tout enfant sans examen préalable
L’élever pour les garçons et pour l’ainée des filles, sauf exception des monstres
Tuer tous les enfants avant l’âge de trois ans sans exception

L’élever pour les garçons et pour l’ainée des filles, sauf exception des monstres

Explication

La loi de Romulus impose l’élevage des garçons et de l’ainée des filles, tout en prévoyant une exception pour les monstres ou nouveau-nés malformés. Elle limite ainsi la puissance paternelle.

11. Qu’appelle-t-on preuve complète dans le système des preuves légales ?

Une simple présomption sans valeur décisive
Le niveau de preuve permettant au juge de trancher
Un aveu isolé sans autre élément
Un soupçon matériel dépourvu de discussion

Le niveau de preuve permettant au juge de trancher

Explication

La preuve complète est le seuil probatoire qui permet au juge de statuer. Dans le système des preuves légales, elle résulte de l’addition de preuves répondant à des conditions strictes.

12. Quelle combinaison peut constituer une preuve complète ?

Un indice matériel sans autre élément
Un seul témoin entendu une seule fois
Une déclaration vague non confirmée
Deux témoignages parfaits sur le même fait, rendus par des témoins oculaires

Deux témoignages parfaits sur le même fait, rendus par des témoins oculaires

Explication

Le texte précise que deux témoignages parfaits, émanant de témoins oculaires et portant sur le même fait, peuvent suffire. Les déclarations doivent en outre être affirmatives et identiques lors des interrogatoires.

13. Quelle différence résume le mieux la question préparatoire et la question préalable ?

La première intervient après le jugement, la seconde avant l’arrestation
Les deux désignent exactement la même étape procédurale
La première prépare l’examen du fond, la seconde tranche un obstacle avant le fond
La première concerne la peine, la seconde la réparation civile

La première prépare l’examen du fond, la seconde tranche un obstacle avant le fond

Explication

La question préparatoire sert à cadrer ce qui doit être vérifié avant de statuer sur le fond, tandis que la question préalable tranche un obstacle ou une condition de la suite de la procédure. Elles n’ont donc pas la même fonction.

14. Quelle formule exprime la finalité du cachot chez Ulpien ?

Il doit rester ouvert pendant l’instruction
Il doit servir à punir, non à garder
Il doit servir à enfermer, non à punir
Il doit supprimer toute surveillance

Il doit servir à enfermer, non à punir

Explication

Ulpien présente le cachot comme un lieu d’enfermement et de garde, non comme une peine. Cette formule illustre la dimension préventive de la détention.

15. Quelle caractéristique décrit le mieux une peine ordalique au Haut Moyen Âge ?

Elle exclut toute référence religieuse
Elle est fondée sur un calcul de récidive
Elle suppose une croyance dans un jugement divin
Elle repose sur l’expertise médico-légale

Elle suppose une croyance dans un jugement divin

Explication

Les ordalies s’inscrivent dans des croyances du Haut Moyen Âge où le jugement de Dieu intervient dans la décision. Elles ne relèvent pas d’une logique scientifique ou d’expertise.

16. Comment la mise en arrêt médiévale est-elle généralement présentée ?

Comme une peine cellulaire définitive
Comme une mesure réservée aux seuls condamnés
Comme une libération conditionnelle automatique
Comme une résidence assignée plutôt qu’une prison fermée

Comme une résidence assignée plutôt qu’une prison fermée

Explication

Au Moyen Âge, la prison fermée est l’exception et la mise en arrêt prend souvent la forme d’une résidence assignée. Elle fonctionne comme une mesure de garde et non comme une prison moderne.

17. Pourquoi l’infanticide était-il rapproché de l’homicide dans les pratiques anciennes ?

Parce qu’il était toujours jugé comme un simple délit
Parce qu’il ne visait que les animaux domestiques
Parce qu’il s’agissait de la mise à mort d’un enfant nouveau-né
Parce qu’il concernait uniquement les biens familiaux

Parce qu’il s’agissait de la mise à mort d’un enfant nouveau-né

Explication

L’infanticide désigne la mise à mort d’un enfant nouveau-né et a été historiquement traité comme une forme d’homicide. Le rapprochement tient donc à l’atteinte portée à la vie.

18. Quel est l’effet de la patria potestas à Rome concernant le nouveau-né ?

La décision est prise par un jury médical
La décision d’accueil ou d’exposition dépend du père de famille
La décision appartient exclusivement au voisinage
La décision est laissée à la mère seule

La décision d’accueil ou d’exposition dépend du père de famille

Explication

À Rome, le père de famille décide de l’accueil ou de l’exposition du nouveau-né dans le cadre de la patria potestas. Le texte rattache cette décision à la paternité volontaire à la naissance.

19. Quel rôle la prison peut-elle jouer à partir du XIIe siècle dans la répression ?

Un mode d’exécution immédiate
Une peine curative visant l’amendement du condamné
Une simple mesure administrative sans finalité
Une récompense pour bonne conduite

Une peine curative visant l’amendement du condamné

Explication

Le texte indique qu’à partir du XIIe siècle, la prison se diffuse comme peine curative, notamment dans le cadre ecclésiastique. Elle vise l’amendement et le salut du condamné.

20. Que change la Révolution française en matière de prison ?

Elle encadre légalement la détention et remplace progressivement les châtiments corporels
Elle rétablit la prison perpétuelle comme règle
Elle supprime toute privation de liberté
Elle confie la justice pénale uniquement à l’Église

Elle encadre légalement la détention et remplace progressivement les châtiments corporels

Explication

La Révolution remplace progressivement les châtiments corporels par des peines privatives de liberté et encadre la détention par la loi. L’article 7 de la DDHC participe à cette évolution.

21. Quel est le sens du principe de l’horreur du sang en droit canonique ?

L’Église refuse de verser elle-même le sang et confie l’exécution au pouvoir laïque
L’Église confie toujours le jugement aux seigneurs
L’Église impose systématiquement la peine de mort
L’Église interdit toute condamnation criminelle

L’Église refuse de verser elle-même le sang et confie l’exécution au pouvoir laïque

Explication

Le principe de l’horreur du sang signifie que l’Église n’exécute pas elle-même les peines sanglantes et remet l’exécution au bras séculier. Elle peut donc condamner sans être l’exécutante.

22. Qui sont les relaps dans le contexte médiéval de l’Église ?

Des hérétiques endurcis pouvant être condamnés à mort
Des nobles bénéficiant d’une immunité totale
Des clercs chargés des exécutions
Des prisonniers de dette

Des hérétiques endurcis pouvant être condamnés à mort

Explication

Les relaps sont des hérétiques endurcis pour lesquels la condamnation à mort pouvait être prononcée. L’exécution était alors confiée au bras séculier.

23. Quel type de sanction correspond au supplice de la roue ?

Une peine d’amende sans privation de liberté
Une détention à domicile sous surveillance
Un mode d’exécution avec mutilations puis exposition sur une roue
Une simple peine canonique de pénitence

Un mode d’exécution avec mutilations puis exposition sur une roue

Explication

Le supplice de la roue est un mode d’exécution particulièrement infamant, comportant des mutilations puis l’exposition du condamné sur une roue. Il visait notamment les bandits des grands chemins.

24. Que révèle la diversité des modes d’exécution de la peine dans les sociétés anciennes ?

Que l’exécution était toujours réservée à l’Église
Que la sanction pouvait varier selon le crime et le statut du condamné
Que la prison était l’unique sanction prévue
Que toutes les peines étaient strictement identiques

Que la sanction pouvait varier selon le crime et le statut du condamné

Explication

Le texte montre que les peines d’exécution variaient selon la nature du crime et parfois selon le statut social, comme chez les nobles ou dans certaines juridictions. Cette diversité illustre une justice non uniforme.

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Criminalistique — définition ?

Étude et mise en œuvre de techniques pour rechercher la preuve.

Sciences forensiques — rôle ?

Discipines produisant une vérité scientifique dans l’enquête.

Administration de la preuve — rôle ?

Mode d’apport des preuves devant le tribunal.

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