QCM : Introduction au droit civil — 39 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence caractérise une règle impérative par rapport à une règle supplétive ?

La règle impérative s’impose aux parties, tandis que la règle supplétive intervient en l’absence de volonté contraire
La règle impérative s’applique en l’absence d’accord, tandis que la règle supplétive annule tout accord contraire
La règle impérative concerne les contrats, tandis que la règle supplétive régit les rapports avec l’autorité publique
La règle impérative exprime un conseil juridique, tandis que la règle supplétive impose une conduite déterminée

La règle impérative s’impose aux parties, tandis que la règle supplétive intervient en l’absence de volonté contraire

Explication

La règle impérative d’ordre public s’impose aux sujets de droit et rend nulles les conventions qui la contredisent. La règle supplétive ne s’applique que lorsque les parties n’ont pas prévu une volonté différente.

2. Qu’est-ce qu’un droit subjectif pour son titulaire ?

Une décision administrative destinée à encadrer les relations entre plusieurs catégories sociales
Une prérogative accordée par une règle juridique pour user d’une chose ou exiger une prestation
Une règle générale imposée par l’autorité publique à l’ensemble des sujets de droit
Une coutume sociale qui organise les comportements sans créer de revendication individuelle

Une prérogative accordée par une règle juridique pour user d’une chose ou exiger une prestation

Explication

Le droit subjectif est une prérogative individuelle créée ou reconnue par une règle juridique, comme le droit d’utiliser un bien ou d’obtenir une prestation. Une règle générale relève du droit objectif et ne constitue pas, en elle-même, une prérogative personnelle.

3. Lequel décrit correctement le droit objectif ?

L’ensemble des règles juridiques encadrant les comportements et assorties d’une sanction publique
Une prérogative individuelle permettant d’utiliser un bien ou d’exiger une prestation
Une faculté morale reconnue à une personne sans intervention d’une autorité publique
Un avantage personnel résultant d’un accord conclu entre deux sujets de droit

L’ensemble des règles juridiques encadrant les comportements et assorties d’une sanction publique

Explication

Le droit objectif regroupe les règles juridiques qui encadrent les comportements et dont l’autorité publique assure la sanction. La prérogative individuelle correspond au droit subjectif, et non au droit objectif.

4. Que cherche-t-on à déterminer en recherchant le fondement du droit ?

La manière dont une règle juridique est rendue effective par une sanction
La procédure permettant d’annuler rétroactivement un acte juridique
Ce qui confère à une règle de droit sa force contraignante
Le montant de l’indemnité due après la violation d’une obligation

Ce qui confère à une règle de droit sa force contraignante

Explication

Rechercher le fondement du droit consiste à identifier ce qui donne à une règle sa force obligatoire. Cette question se distingue de celle de la sanction, qui concerne plutôt le moyen d’assurer l’efficacité de la règle.

5. Quel élément distingue principalement une règle de droit d’une simple règle sociale ?

La transmission de la règle par les habitudes d’une communauté
La fréquence avec laquelle la règle est respectée dans un groupe social
L’adhésion personnelle des individus aux valeurs qu’elle exprime
La possibilité d’une sanction prononcée ou mise en œuvre par l’autorité publique

La possibilité d’une sanction prononcée ou mise en œuvre par l’autorité publique

Explication

Une règle de droit prescrit un comportement et sa violation peut entraîner une sanction de l’autorité publique. Une règle sociale peut être largement suivie ou valorisée sans bénéficier de cette sanction publique.

6. Une commune conclut une opération avec une entreprise sans exercer de prérogative de puissance publique ; à quel ensemble de règles cette relation peut-elle relever ?

Du droit constitutionnel, car la commune participe à l’organisation générale de l’État
Du droit privé, car l’absence de prérogative peut placer la commune dans une relation de droit privé
Du droit pénal, car une personne publique doit protéger l’intérêt collectif
Du droit public, car toute relation impliquant une commune relève de l’action administrative

Du droit privé, car l’absence de prérogative peut placer la commune dans une relation de droit privé

Explication

Une relation entre une personne publique et une personne privée relève du droit public lorsque la personne publique exerce une prérogative de puissance publique ; à défaut, elle peut relever du droit privé. La seule participation d’une commune ne suffit donc pas à imposer le droit public.

7. Quelle est la fonction principale d'un traité normatif ?

Établir une procédure parlementaire pour adopter les lois ordinaires
Fixer et unifier des règles applicables à une situation afin de faciliter les échanges
Organiser la composition d'une juridiction nationale chargée de contrôler les lois
Déterminer la répartition des compétences entre les collectivités territoriales

Fixer et unifier des règles applicables à une situation afin de faciliter les échanges

Explication

Un traité normatif fixe et unifie des règles applicables à une situation, ce qui facilite les échanges et réduit les difficultés liées à la détermination de la loi applicable. Les autres propositions concernent l'organisation interne de l'État et non la fonction normative d'un traité.

8. Quelle distinction caractérise principalement le droit public et le droit privé ?

Le droit public régit les contrats commerciaux, tandis que le droit privé organise la répartition des pouvoirs de l’État
Le droit public concerne les infractions, tandis que le droit privé fixe les règles relatives aux collectivités publiques
Le droit public s’applique aux relations professionnelles, tandis que le droit privé encadre les activités administratives
Le droit public concerne l’action publique dotée de prérogatives, tandis que le droit privé régit les rapports entre personnes privées

Le droit public concerne l’action publique dotée de prérogatives, tandis que le droit privé régit les rapports entre personnes privées

Explication

Le droit public encadre l’État et les collectivités publiques lorsqu’ils exercent des prérogatives de puissance publique, alors que le droit privé régit principalement les relations entre personnes privées. La présence d’une personne publique ne suffit toutefois pas à caractériser une relation de droit public.

9. Quel événement juridique est associé à l’année 1804 concernant le Code civil ?

Le rassemblement de 36 lois correspondant à 36 titres dans le Code civil
L’adoption d’un recueil de règles du travail protégeant les salariés
La création d’un ensemble de règles commerciales consacré aux actes de commerce
La réunion de règles constitutionnelles relatives à la forme de l’État

Le rassemblement de 36 lois correspondant à 36 titres dans le Code civil

Explication

En 1804, le Code civil est né du rassemblement de 36 lois correspondant à 36 titres. Cet événement concerne la codification du droit civil, et non la création des branches commerciale, constitutionnelle ou sociale.

10. Pourquoi dit-on que les règles de droit sont générales, impersonnelles et permanentes ?

Elles concernent toutes les conduites individuelles, excluent les catégories juridiques et cessent dès leur première application
Elles s’adressent à une personne nommément désignée, décrivent des faits particuliers et demeurent inchangées
Elles visent des catégories ou des situations définies, utilisent des qualifications juridiques et restent stables malgré leur évolution
Elles reposent sur des habitudes collectives, varient selon chaque personne et ne peuvent être modifiées

Elles visent des catégories ou des situations définies, utilisent des qualifications juridiques et restent stables malgré leur évolution

Explication

Les règles de droit visent des situations ou des catégories de personnes, emploient des qualifications juridiques et présentent une stabilité compatible avec leur évolution. Elles ne sont donc pas conçues pour une personne nommément désignée ni figées pour toujours.

11. Quelle proposition caractérise le positivisme juridique ?

Le droit positif doit être conforme à des valeurs supérieures indépendantes de l’État
Le droit positif repose principalement sur la conscience morale de chaque individu
Le droit positif n’est valide que s’il respecte un droit naturel universel
Le droit positif tire son autorité de son adoption par les institutions de l’État

Le droit positif tire son autorité de son adoption par les institutions de l’État

Explication

Le positivisme juridique rattache l’autorité du droit positif à son adoption par les institutions de l’État, sans exiger une référence à un droit supérieur universel. La soumission nécessaire des lois à un idéal supérieur relève davantage du droit naturel.

12. Un débiteur doit remettre un bien prévu au contrat, mais refuse de le faire. Quelle mesure correspond à une exécution forcée en nature ?

Lui imposer une somme correspondant à la valeur du bien
L’obliger à indemniser un dommage distinct subi par le créancier
Le contraindre à remettre le bien prévu par le contrat
Prononcer l’anéantissement rétroactif du contrat concerné

Le contraindre à remettre le bien prévu par le contrat

Explication

L’exécution forcée en nature contraint le débiteur à accomplir la prestation initialement prévue, ici la remise du bien. L’imposition d’une somme d’argent correspond à l’exécution forcée par équivalent, et non à l’exécution en nature.

13. Quelle relation le droit du travail régit-il principalement ?

La relation entre un employeur et un ou plusieurs salariés ou leurs organisations représentatives
La relation entre une personne publique et un particulier exerçant une prérogative administrative
La relation entre plusieurs États déterminant leurs obligations dans l’ordre international
La relation entre commerçants portant sur la circulation des biens et les actes de commerce

La relation entre un employeur et un ou plusieurs salariés ou leurs organisations représentatives

Explication

Le droit du travail régit les relations entre employeur et salariés ou leurs organisations représentatives, tout en protégeant le salarié dans une relation déséquilibrée. Les rapports entre commerçants et les actes de commerce relèvent du droit commercial.

14. Dans quelle situation parle-t-on de droit positif français ?

Lorsqu’on étudie les règles historiques qui ne sont plus applicables en France
Lorsqu’on compare les règles françaises avec celles de plusieurs systèmes étrangers
Lorsqu’on désigne les règles actuellement en vigueur en France à une période donnée
Lorsqu’on recherche des principes juridiques considérés comme valables pour toute époque

Lorsqu’on désigne les règles actuellement en vigueur en France à une période donnée

Explication

Le droit positif français correspond aux règles en vigueur en France à un moment déterminé. Les principes présentés comme universels et intemporels relèvent plutôt de la notion de droit naturel.

15. Quel domaine relève principalement du droit constitutionnel ?

La forme de l’État, la répartition des pouvoirs et la participation des citoyens au pouvoir
Les rapports entre commerçants et les opérations qualifiées d’actes de commerce
Les relations professionnelles entre employeurs, salariés et organisations représentatives
Les activités quotidiennes des personnes publiques et la gestion de leurs contrats

La forme de l’État, la répartition des pouvoirs et la participation des citoyens au pouvoir

Explication

Le droit constitutionnel regroupe les règles relatives à la forme de l’État, à la répartition des pouvoirs et à la participation des citoyens à l’exercice du pouvoir. Le droit administratif concerne plutôt les activités de l’État et des personnes publiques.

16. Dans quelle situation le droit civil peut-il intervenir à l’égard d’une règle spéciale ?

Lorsqu’une opération commerciale doit être soustraite aux règles applicables aux commerçants
Lorsqu’un litige entre États nécessite une règle relative aux impôts et aux dépenses publiques
Lorsqu’une activité administrative exige une règle concernant les pouvoirs constitutionnels
Lorsqu’une règle spéciale est absente ou imprécise et qu’il faut lui fournir un cadre d’interprétation

Lorsqu’une règle spéciale est absente ou imprécise et qu’il faut lui fournir un cadre d’interprétation

Explication

Le droit civil est résiduel : il s’applique en l’absence de règle spéciale et peut aider à interpréter une règle spéciale imprécise. Il ne remplace pas les branches spécialisées dès lors qu’une règle précise régit directement la situation.

17. Quelle Constitution est actuellement en vigueur en France et à quelle date a-t-elle été adoptée ?

La Constitution de la Ve République, adoptée le 4 octobre 1958
La Constitution de la IVe République, adoptée le 27 octobre 1946
La Constitution de la IIIe République, adoptée le 25 février 1875
La Constitution de la IIe République, adoptée le 4 novembre 1848

La Constitution de la Ve République, adoptée le 4 octobre 1958

Explication

La Constitution actuellement en vigueur est celle de la Ve République, adoptée le 4 octobre 1958. La Constitution de 1958 organise les pouvoirs publics, tandis que les lois ordinaires interviennent dans les matières qui lui sont subordonnées.

18. Que signifie le principe de légalité en matière d’infractions et de peines ?

Les infractions et les peines doivent être déterminées à l’avance par la loi
Les comportements moralement réprouvés deviennent automatiquement des infractions
Les peines peuvent être fixées après les faits par une autorité administrative
Les juges peuvent créer librement une infraction selon la gravité des faits

Les infractions et les peines doivent être déterminées à l’avance par la loi

Explication

Le principe de légalité exige que les infractions et les peines soient préalablement déterminées par la loi. Il interdit donc qu’une autorité crée après les faits une infraction ou une peine applicable à leur auteur.

19. Quelle situation relève de la réparation plutôt que de l’exécution forcée par équivalent ?

Faire disparaître rétroactivement un acte annulé par le juge
Contraindre un débiteur à fournir la prestation contractuellement prévue
Indemniser une victime pour le préjudice causé par une faute
Remplacer une prestation inexécutée par le versement de sa valeur

Indemniser une victime pour le préjudice causé par une faute

Explication

La réparation vise à indemniser le préjudice subi à la suite d’une faute, généralement par des dommages et intérêts. L’exécution par équivalent poursuit une autre fonction : elle remplace la prestation initialement due lorsqu’elle n’a pas été exécutée.

20. Quelle distinction décrit correctement la finalité respective du droit et de la morale ?

Le droit organise la société, tandis que la morale vise le perfectionnement individuel
Le droit perfectionne l’individu, tandis que la morale organise les institutions sociales
Le droit recherche la vertu, tandis que la morale établit les obligations publiques
Le droit exprime la conscience personnelle, tandis que la morale règle les rapports économiques

Le droit organise la société, tandis que la morale vise le perfectionnement individuel

Explication

Le droit a pour finalité l’organisation harmonieuse de la société, alors que la morale concerne le perfectionnement de l’individu et de son âme. Inverser ces finalités revient à confondre la fonction sociale du droit avec la vocation personnelle de la morale.

21. Dans quel cas parle-t-on d'effet direct vertical d'un traité ?

Lorsqu'un particulier l'invoque dans ses rapports avec l'État
Lorsqu'un État l'invoque dans une négociation avec une organisation internationale
Lorsqu'une entreprise l'invoque dans un litige l'opposant à une autre entreprise
Lorsqu'un juge compare le traité à une règle internationale de portée générale

Lorsqu'un particulier l'invoque dans ses rapports avec l'État

Explication

L'effet direct vertical concerne l'invocation du traité dans les rapports entre les particuliers et l'État. L'invocation dans les rapports entre personnes privées relève de l'effet direct horizontal.

22. Qu’est-ce qu’une sanction juridique ?

Un procédé destiné à assurer l’efficacité d’une règle de droit
Une institution destinée à déterminer les valeurs communes d’une société
Une opinion destinée à orienter les comportements privés vers le bien
Une convention destinée à organiser les relations entre professionnels

Un procédé destiné à assurer l’efficacité d’une règle de droit

Explication

Une sanction juridique désigne tout procédé qui contribue à assurer l’efficacité d’une règle de droit. Elle ne se confond donc ni avec une simple opinion morale ni avec une institution chargée de définir les valeurs sociales.

23. Quelle définition correspond au droit civil dans la classification des branches du droit ?

Le régime juridique des commerçants et des opérations liées à l’économie marchande
Les règles organisant les activités administratives et les biens des personnes publiques
Le droit commun des rapports privés hors activité professionnelle, applicable en l’absence de règle spéciale
L’ensemble des règles encadrant les rapports entre États et leurs obligations internationales

Le droit commun des rapports privés hors activité professionnelle, applicable en l’absence de règle spéciale

Explication

Le droit civil régit les rapports entre personnes privées en dehors de leur activité professionnelle et constitue le droit commun lorsqu’aucune règle spéciale ne s’applique. Le régime des commerçants et des actes de commerce appartient au droit commercial.

24. Quelle combinaison décrit les fonctions possibles d’une règle de droit ?

Imposer une action, interdire un comportement ou habiliter une personne à agir
Accorder une récompense, établir une hiérarchie ou supprimer tout choix individuel
Organiser une croyance, sanctionner une opinion ou transmettre une tradition
Décrire une habitude, exprimer une préférence ou proposer une conduite facultative

Imposer une action, interdire un comportement ou habiliter une personne à agir

Explication

Une règle de droit peut ordonner une action, interdire un comportement ou habiliter une personne à agir sans lui imposer cette action. L’habilitation juridique confère donc une faculté, tandis qu’une obligation impose une conduite.

25. Quelle conséquence produit l'effet direct d'un traité pour les particuliers ?

Il réserve l'application du traité aux relations diplomatiques entre États
Il leur permet d'invoquer les droits que le traité crée devant le juge
Il impose au Parlement de modifier toute loi contraire avant son entrée en vigueur
Il permet au juge de contrôler la constitutionnalité de chaque clause conventionnelle

Il leur permet d'invoquer les droits que le traité crée devant le juge

Explication

Un traité à effet direct crée des droits invocables par les justiciables devant le juge. Un traité dépourvu d'effet direct peut créer des obligations entre États sans être directement invoqué par les particuliers.

26. Quelle juridiction est en principe compétente pour un litige relevant du droit public ?

La juridiction commerciale, car l’administration agit souvent dans la vie économique
La juridiction constitutionnelle, car le litige met en cause une personne publique
La juridiction administrative, car le litige concerne l’exercice de l’action publique
La juridiction judiciaire, car toute contestation doit être examinée par les tribunaux civils

La juridiction administrative, car le litige concerne l’exercice de l’action publique

Explication

Les litiges relevant du droit public sont en principe soumis aux juridictions administratives. La juridiction judiciaire traite en principe les litiges relevant du droit privé, et non les relations administratives caractérisées par une prérogative de puissance publique.

27. Quel est le cheminement normal d'une question prioritaire de constitutionnalité ?

Elle est déposée directement au Conseil constitutionnel, qui la transmet ensuite au juge du fond pour instruction
Elle est examinée par le Conseil d'État, puis transmise au juge du fond qui décide de son renvoi au Conseil constitutionnel
Elle est soulevée devant le juge du fond, puis peut être transmise au Conseil d'État ou à la Cour de cassation avant un éventuel renvoi au Conseil constitutionnel
Elle est adressée au Parlement, qui saisit ensuite la Cour de cassation avant toute intervention judiciaire

Elle est soulevée devant le juge du fond, puis peut être transmise au Conseil d'État ou à la Cour de cassation avant un éventuel renvoi au Conseil constitutionnel

Explication

La QPC est d'abord formée devant le juge du fond, puis peut être transmise à la juridiction suprême compétente, qui décide d'un éventuel renvoi au Conseil constitutionnel. Elle ne constitue donc pas une saisine directe du Conseil constitutionnel par le particulier.

28. Quel est l’objet principal du droit commercial ?

Les règles relatives à la forme de l’État et à la répartition des pouvoirs
Les relations entre employeurs et salariés dans une organisation professionnelle
Les commerçants et les opérations commerciales qualifiées d’actes de commerce
Les relations privées étrangères à toute activité professionnelle et relevant du droit commun

Les commerçants et les opérations commerciales qualifiées d’actes de commerce

Explication

Le droit commercial rassemble les règles applicables aux commerçants et aux opérations commerciales, appelées actes de commerce. Le droit civil constitue plutôt le droit commun des rapports privés hors activité professionnelle.

29. Comment l’article 1240 du Code civil illustre-t-il le lien entre droit objectif et droit subjectif ?

Il accorde à l’auteur du dommage le pouvoir de fixer lui-même l’indemnisation
Il impose la réparation du dommage et permet à la victime d’en demander l’exécution
Il transforme toute atteinte à un intérêt personnel en infraction pénale
Il autorise la victime à choisir librement la règle applicable à son dommage

Il impose la réparation du dommage et permet à la victime d’en demander l’exécution

Explication

L’article 1240 impose objectivement à l’auteur d’un dommage de le réparer et reconnaît subjectivement à la victime le droit d’obtenir réparation. La victime ne choisit pas la règle applicable et l’auteur ne détermine pas seul l’indemnisation.

30. Quelle distinction caractérise le contrôle de constitutionnalité a priori et le contrôle a posteriori ?

Le premier vise une loi non promulguée, le second une loi déjà entrée en vigueur
Le premier vise une loi déjà appliquée, le second une loi avant son adoption
Le premier compare un traité à la Constitution, le second compare deux lois
Le premier est exercé par un juge du fond, le second par le Parlement

Le premier vise une loi non promulguée, le second une loi déjà entrée en vigueur

Explication

Le contrôle a priori intervient avant la promulgation, alors que le contrôle a posteriori concerne une loi déjà promulguée et entrée en vigueur. La QPC constitue une voie de contrôle a posteriori à l’occasion d’un litige.

31. Quel ensemble comprend notamment la Constitution de 1958, le Préambule de 1946, la Déclaration de 1789 et la Charte de l'environnement ?

Le bloc de conventionnalité
Le domaine de la loi organique
Le bloc de constitutionnalité
La hiérarchie des actes administratifs

Le bloc de constitutionnalité

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble ces textes ainsi que plusieurs principes et objectifs à valeur constitutionnelle. Le bloc de conventionnalité concerne les normes internationales et européennes, et non les normes de référence constitutionnelles.

32. Comment le droit et la morale peuvent-ils s’influencer réciproquement ?

La morale peut supprimer les institutions publiques et remplacer les règles juridiques
Le droit peut devenir indépendant des valeurs sociales en écartant toute exigence morale
Le droit peut faire évoluer les valeurs sociales et intégrer des exigences morales
La morale peut imposer directement des peines publiques à chaque comportement réprouvé

Le droit peut faire évoluer les valeurs sociales et intégrer des exigences morales

Explication

Le droit et la morale entretiennent une influence réciproque : le droit peut transformer les valeurs sociales et intégrer des exigences telles que les bonnes mœurs ou la bonne foi. La morale ne dispose toutefois pas, par elle-même, du pouvoir d’imposer des peines publiques.

33. Que doit-il se produire si un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution française ?

Le traité peut être ratifié puis écarté par le juge en cas de conflit
La Constitution doit être révisée avant que l'engagement puisse être ratifié
La clause contraire devient automatiquement une norme constitutionnelle
Le Parlement doit adopter une loi ordinaire avant toute ratification

La Constitution doit être révisée avant que l'engagement puisse être ratifié

Explication

L'article 54 impose une révision constitutionnelle préalable lorsque l'engagement international comporte une clause contraire à la Constitution. Une loi ordinaire ne suffit pas à résoudre cette incompatibilité avant la ratification.

34. Pour quelle raison le droit pénal est-il traditionnellement rattaché au droit privé en France malgré le rôle de l’État dans la répression ?

Parce qu’il régit les relations entre les collectivités publiques et les États
Parce qu’il encadre principalement les contrats conclus entre personnes privées
Parce qu’il organise la répartition des pouvoirs entre les institutions de l’État
Parce qu’il protège aussi des intérêts privés et relève des juridictions judiciaires

Parce qu’il protège aussi des intérêts privés et relève des juridictions judiciaires

Explication

Le droit pénal organise la réaction de l’État aux infractions, mais il protège aussi des intérêts privés et relève des juridictions judiciaires. Son rattachement traditionnel au droit privé ne signifie donc pas qu’il serait dépourvu de dimension publique.

35. Quel est l’objet principal du droit comparé ?

Définir les principes moraux communs à toutes les sociétés
Déterminer les sanctions applicables dans un seul système juridique
Établir les règles actuellement en vigueur dans un territoire donné
Étudier les différences entre plusieurs systèmes juridiques

Étudier les différences entre plusieurs systèmes juridiques

Explication

Le droit comparé analyse les différences entre les systèmes juridiques et est pratiqué par des juristes comparatistes. Il ne se limite pas à recenser le droit en vigueur dans un seul pays ni à rechercher des principes moraux universels.

36. Quel objectif l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 attribue-t-il à toute association politique ?

La conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme
La protection des intérêts économiques des autorités constituées
La soumission des droits individuels aux coutumes professionnelles
La création de droits variables selon chaque administration publique

La conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme

Explication

L’article 2 présente la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme comme le but de toute association politique. Il ne limite donc pas cet objectif à la défense d’intérêts économiques ou administratifs.

37. Quelle conception correspond au droit naturel ?

Un droit établi par les institutions d’un État selon les besoins d’une époque
Un droit fondé sur les décisions judiciaires rendues dans un territoire déterminé
Un ensemble de règles professionnelles élaborées par les acteurs d’un secteur
Un droit idéal et universel accessible par la raison, auquel les lois doivent être conformes

Un droit idéal et universel accessible par la raison, auquel les lois doivent être conformes

Explication

Le droit naturel est conçu comme un droit idéal, universel et accessible à l’homme par la raison ; les lois civiles doivent s’y conformer pour être légitimes. Le droit dépendant d’un lieu, d’une époque et des institutions correspond plutôt au droit positif.

38. Comment la morale peut-elle être définie ?

Un ensemble de règles destinées à organiser les institutions publiques
Un ensemble de droits garantis par les autorités administratives
Un ensemble de normes orientées vers le bien et le perfectionnement de l’être
Un ensemble de procédures permettant de juger les infractions commises

Un ensemble de normes orientées vers le bien et le perfectionnement de l’être

Explication

La morale regroupe des normes de comportement relatives au bien et au mal, orientées vers le perfectionnement de l’être. La confusion fréquente consiste à lui attribuer la fonction d’organisation sociale, qui relève principalement du droit.

39. Quelle différence caractérise la sanction du droit par rapport à celle de la morale ?

Le droit est sanctionné par les usages professionnels, tandis que la morale l’est par les juridictions
Le droit est sanctionné par la conscience, tandis que la morale l’est par les tribunaux publics
Le droit est sanctionné par l’autorité publique, tandis que la morale l’est par la conscience ou la réprobation sociale
Le droit est sanctionné par la famille, tandis que la morale l’est par les administrations de l’État

Le droit est sanctionné par l’autorité publique, tandis que la morale l’est par la conscience ou la réprobation sociale

Explication

La violation d’une règle de droit peut entraîner une sanction imposée par l’autorité publique, tandis qu’une règle morale suscite plutôt une réaction de la conscience ou de la société. Les juridictions publiques ne constituent donc pas le mode ordinaire de sanction de la morale.

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Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles sanctionnées par l'autorité publique encadrant les comportements.

Qu'est-ce que le droit subjectif ?

Une prérogative accordée à un sujet de droit par une règle juridique.

Que montre l'article 1240 du Code civil ?

La complémentarité entre droit objectif et droit subjectif.

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