QCM : Sources du droit du travail — 28 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne le pluralisme juridique dans les relations de travail ?

La primauté des règles étatiques sur les normes professionnelles
La réunion des règles civiles et commerciales dans un même code
La séparation des règles individuelles et collectives du travail
La coexistence de règles étatiques, supra-étatiques et privées

La coexistence de règles étatiques, supra-étatiques et privées

Explication

Le pluralisme juridique renvoie à la coexistence de règles provenant de l’État, d’ordres supra-étatiques et d’actes privés. Il ne consiste donc pas à privilégier les seules règles étatiques ni à classer les normes selon leur objet.

2. Quel ensemble correspond au bloc de constitutionnalité applicable en droit français ?

La Constitution de 1958 et les seuls codes adoptés par le Parlement
La Constitution de 1958 et plusieurs textes à valeur constitutionnelle
Les traités européens et les conventions de l’Organisation internationale du travail
Les lois ordinaires, les règlements et les conventions collectives

La Constitution de 1958 et plusieurs textes à valeur constitutionnelle

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution et son préambule de 1958, le Préambule de 1946, la Déclaration de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004. Il ne se confond donc pas avec la seule Constitution de 1958.

3. Quels ensembles composent les principales sources supra-étatiques du droit du travail ?

Le droit de l’Union européenne, le droit fiscal national et les usages professionnels
Le droit du Conseil de l’Europe, les lois françaises et les règlements administratifs
Les conventions collectives, les traités commerciaux et les décisions prud’homales
Le droit de l’Union européenne, celui du Conseil de l’Europe et le droit international

Le droit de l’Union européenne, celui du Conseil de l’Europe et le droit international

Explication

Les sources supra-étatiques comprennent le droit de l’Union européenne, le droit du Conseil de l’Europe et le droit international, notamment les conventions de l’OIT. Le droit du Conseil de l’Europe ne doit pas être assimilé au droit de l’Union européenne.

4. Quelle définition correspond à un code juridique ?

Un ensemble de textes organisé en système complet pour une branche du droit
Un volume matériel rassemblant des textes choisis par un éditeur
Un répertoire de pratiques professionnelles sans valeur législative
Une compilation de décisions judiciaires classées selon leur date

Un ensemble de textes organisé en système complet pour une branche du droit

Explication

Un code est un ensemble de textes qui forme un système complet de législation dans une branche du droit. Il ne se réduit pas au volume imprimé ou numérique publié par un éditeur.

5. Que traduit la répartition des articles du Code du travail entre les lettres L, R et D depuis 1973 ?

Les articles L relèvent de décrets, tandis que R et D relèvent de la loi
Les articles L relèvent de la loi, tandis que R et D relèvent de décrets
Les lettres distinguent les contrats individuels, les accords collectifs et les usages
Les lettres indiquent l’ordre chronologique d’adoption des dispositions codifiées

Les articles L relèvent de la loi, tandis que R et D relèvent de décrets

Explication

La codification de 1973 a réparti les dispositions selon leur nature normative : L pour la loi, R et D pour les décrets. Ces lettres ne désignent ni les catégories de relations de travail ni l’ordre chronologique des textes.

6. À quelle date l’entrée en vigueur de la reconfiguration du Code du travail a-t-elle été fixée ?

Au 21 janvier 2008, lors de la ratification de l’ordonnance
Au 1er janvier 2009, après la refonte des dispositions réglementaires
Au 12 mars 2007, lors de l’adoption de l’ordonnance
Au 1er mai 2008, après l’ordonnance du 12 mars 2007 et sa ratification

Au 1er mai 2008, après l’ordonnance du 12 mars 2007 et sa ratification

Explication

L’ordonnance du 12 mars 2007, ratifiée par la loi du 21 janvier 2008, a fixé l’entrée en vigueur du Code reconfiguré au 1er mai 2008. La date de ratification ne correspond donc pas à la date d’entrée en vigueur.

7. Dans quelle situation l’article L. 1 du Code du travail impose-t-il une concertation préalable ?

Avant un projet de réforme du travail relevant de la négociation interprofessionnelle nationale, sauf urgence
Avant toute réforme sociale, y compris lorsqu’elle relève d’un domaine sans négociation nationale
Avant toute loi concernant une entreprise, même sans lien avec les relations de travail
Après l’adoption d’un projet de réforme portant sur la formation professionnelle

Avant un projet de réforme du travail relevant de la négociation interprofessionnelle nationale, sauf urgence

Explication

L’article L. 1 impose au Gouvernement de consulter les organisations syndicales représentatives avant certains projets concernant le travail, l’emploi ou la formation professionnelle lorsqu’ils relèvent de la négociation nationale interprofessionnelle, sauf urgence. Cette obligation ne s’étend donc pas à toute réforme ni à toute loi d’entreprise.

8. Quelle étape appartient à la procédure de négociation préalable prévue avant certaines réformes du travail ?

Les organisations syndicales rédigent directement le texte définitif de la réforme
Le Gouvernement transmet un document d’orientation et recueille l’intention de négocier
Le Parlement adopte immédiatement le projet avant toute consultation syndicale
Le Gouvernement écarte le délai nécessaire annoncé par les organisations représentatives

Le Gouvernement transmet un document d’orientation et recueille l’intention de négocier

Explication

La procédure prévoit la communication d’un document d’orientation, le recueil de l’intention des organisations d’ouvrir une négociation et la prise en compte du délai qu’elles estiment nécessaire. Elle ne donne pas aux organisations le pouvoir de rédiger seules le texte ni ne supprime la phase de concertation.

9. Que désigne la jurisprudence dans son sens juridique le plus complet ?

La compilation administrative des commentaires rédigés par les magistrats
Le processus et le produit de décisions diffusées comme références interprétatives
L’ensemble des textes législatifs adoptés par le Parlement dans un domaine
Une décision isolée rendue par une juridiction dans un litige particulier

Le processus et le produit de décisions diffusées comme références interprétatives

Explication

La jurisprudence désigne à la fois le processus de repérage et de diffusion des décisions, ainsi que le produit constitué par les règles de référence qu’elles formulent. La réduire à une décision isolée méconnaît cette double dimension.

10. Comment la Cour de cassation a-t-elle construit les règles de la grève dans le secteur privé ?

En transposant les règles élaborées par les organisations internationales du travail
En s’appuyant sur l’alinéa 7 du Préambule de 1946, faute de loi générale
En déduisant ces règles des clauses habituelles des conventions collectives
En appliquant directement les dispositions détaillées d’un code légal consacré à la grève

En s’appuyant sur l’alinéa 7 du Préambule de 1946, faute de loi générale

Explication

La Cour de cassation a élaboré ces règles à partir de l’alinéa 7 du Préambule de 1946, en l’absence d’intervention législative générale. Les conventions collectives peuvent encadrer certains aspects, mais elles ne constituent pas le fondement indiqué ici.

11. Quelle distinction caractérise la modification du contrat de travail et le changement des conditions de travail ?

La première exige l’accord du salarié, tandis que le second relève du pouvoir de l’employeur
La première relève du pouvoir de l’employeur, tandis que le second exige l’accord du salarié
Les deux opérations exigent l’accord du salarié dès qu’elles affectent son activité professionnelle
Les deux opérations relèvent du pouvoir de l’employeur lorsqu’elles répondent à l’intérêt de l’entreprise

La première exige l’accord du salarié, tandis que le second relève du pouvoir de l’employeur

Explication

Une modification du contrat touche à un élément contractuel et requiert donc l’accord du salarié, alors qu’un changement des conditions de travail relève du pouvoir de direction de l’employeur. Confondre ces catégories inverse précisément leur régime juridique.

12. Dans quelle situation une clause de non-concurrence peut-elle être considérée comme licite ?

Lorsqu’elle est prévue au contrat, quelle que soit son utilité pour les intérêts de l’entreprise
Lorsqu’elle protège un intérêt légitime, reste limitée et prévoit une contrepartie financière
Lorsqu’elle interdit toute activité concurrente, même sans lien avec l’emploi exercé
Lorsqu’elle protège l’entreprise, sans limitation géographique, avec une durée laissée indéterminée

Lorsqu’elle protège un intérêt légitime, reste limitée et prévoit une contrepartie financière

Explication

La clause doit être indispensable à la protection d’intérêts légitimes, limitée dans le temps et l’espace, adaptée à l’emploi et assortie d’une contrepartie financière. Sa seule présence dans le contrat ne suffit donc pas à établir sa licéité.

13. Quelle différence oppose le contrôle constitutionnel a priori au contrôle a posteriori ?

Le premier précède la promulgation, tandis que le second concerne une loi déjà promulguée
Le premier concerne une loi promulguée, tandis que le second intervient avant le vote définitif
Le premier examine les règlements, tandis que le second porte sur les conventions collectives
Le premier est engagé par un salarié, tandis que le second est engagé par le Parlement

Le premier précède la promulgation, tandis que le second concerne une loi déjà promulguée

Explication

Le contrôle a priori porte sur une loi définitivement votée mais non encore promulguée, tandis que la question prioritaire de constitutionnalité vise une disposition déjà promulguée. La distinction repose donc sur le moment du contrôle et le mécanisme utilisé.

14. Quelle règle la Cour de cassation a-t-elle affirmée dans l’arrêt Cegelec du 29 mai 2001 concernant un accord collectif améliorant l’exercice du droit syndical ?

L’accord peut favoriser les syndicats adhérents afin de renforcer leur participation collective
La subvention peut être réservée aux syndicats signataires lorsque l’accord le prévoit expressément
L’avantage doit bénéficier à tous les syndicats représentatifs, sans être réservé aux signataires
L’avantage doit être attribué aux seuls syndicats ayant obtenu la majorité lors des élections

L’avantage doit bénéficier à tous les syndicats représentatifs, sans être réservé aux signataires

Explication

Dans l’arrêt Cegelec, la Cour de cassation a exigé que l’amélioration bénéficie à tous les syndicats représentatifs. Réserver une subvention aux seuls signataires ou adhérents méconnaît cette exigence d’égalité entre syndicats représentatifs.

15. Selon la Convention n° 158 de l’OIT, quel motif peut justifier un licenciement ?

Une décision de licenciement dépourvue de motif lorsque le contrat est récent
Une préférence de l’employeur pour un autre salarié ayant davantage d’ancienneté
Un motif valable lié à l’aptitude, à la conduite ou aux nécessités de l’entreprise
Une convenance personnelle de l’employeur liée à la réorganisation de son équipe

Un motif valable lié à l’aptitude, à la conduite ou aux nécessités de l’entreprise

Explication

La Convention n° 158 exige un motif valable lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur, ou aux nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service. Une simple préférence personnelle ne correspond à aucune de ces catégories.

16. Quelle garantie doit être accordée au salarié avant un licenciement fondé sur sa conduite ou son travail ?

La garantie d’obtenir une indemnité avant que les faits reprochés soient examinés
La possibilité de saisir un organisme impartial avant toute présentation des griefs
La possibilité de se défendre contre les allégations, sauf impossibilité raisonnable de l’employeur
La faculté de contester la décision uniquement après la fin de son contrat

La possibilité de se défendre contre les allégations, sauf impossibilité raisonnable de l’employeur

Explication

Le salarié doit pouvoir se défendre contre les allégations relatives à sa conduite ou à son travail, sauf impossibilité raisonnable pour l’employeur. Cette garantie intervient avant le licenciement et ne se confond pas avec le recours ultérieur contre la décision.

17. Quelle protection la Convention n° 158 de l’OIT prévoit-elle pour un travailleur contestant un licenciement injustifié ?

Une indemnité forfaitaire fixée à l’avance sans possibilité d’une autre forme de réparation
Un recours devant un organisme impartial et une réparation adéquate lorsque le retour n’est pas possible
Une réintégration automatique accompagnée d’une indemnité dans chaque situation contestée
Un examen par l’employeur lui-même suivi d’une réparation déterminée par le contrat

Un recours devant un organisme impartial et une réparation adéquate lorsque le retour n’est pas possible

Explication

La Convention garantit l’accès à un organisme impartial et prévoit une indemnité adéquate ou une autre réparation appropriée lorsque l’annulation ou la réintégration ne sont pas possibles. Elle ne transforme donc pas la réintégration en conséquence automatique de toute contestation.

18. Pour un salarié comptant une année complète d’ancienneté dans une entreprise d’au moins onze salariés, quelle indemnité l’article L. 1235-3 prévoit-il en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ?

Une indemnité comprise entre deux et quatre mois de salaire brut
Une indemnité comprise entre un et deux mois de salaire brut
Une indemnité forfaitaire égale à trois mois de salaire brut
Une indemnité calculée selon le montant du dernier salaire net

Une indemnité comprise entre un et deux mois de salaire brut

Explication

Pour cette ancienneté et cet effectif, le barème légal prévoit une indemnité située entre un et deux mois de salaire brut. Le licenciement nul ne relève pas de cette fourchette, car il obéit à un régime distinct.

19. Quelle différence d’invocabilité existe entre l’article 24 de la Charte sociale européenne révisée et l’article 10 de la Convention n° 158 de l’OIT dans un litige entre particuliers ?

Le premier est d’application directe, tandis que le second nécessite une loi interne
Les deux textes ont un effet direct identique dans les litiges individuels
Les deux textes produisent des effets directs uniquement contre l’État employeur
Le premier n’a pas d’effet direct, tandis que le second est d’application directe

Le premier n’a pas d’effet direct, tandis que le second est d’application directe

Explication

L’article 24 de la Charte sociale européenne révisée n’est pas directement invocable entre particuliers, alors que l’article 10 de la Convention n° 158 de l’OIT est d’application directe en droit interne. L’erreur consiste donc à attribuer le même régime aux deux textes.

20. Dans quelle situation le barème de l’article L. 1235-3 ne s’applique-t-il pas ?

Lorsqu’un licenciement est nul en raison d’une discrimination
Lorsqu’un licenciement est contesté après une baisse d’activité
Lorsqu’un licenciement repose sur une insuffisance professionnelle
Lorsqu’un licenciement est prononcé pendant une période d’essai

Lorsqu’un licenciement est nul en raison d’une discrimination

Explication

Le barème ne concerne pas les licenciements nuls, notamment ceux fondés sur une discrimination. Une simple contestation du motif économique ou professionnel relève, lorsqu’elle est établie, du régime du licenciement sans cause réelle et sérieuse.

21. Quelle solution la Cour de cassation a-t-elle retenue le 11 mai 2022 au sujet du barème de l’article L. 1235-3 ?

Le barème est applicable aux licenciements nuls et le juge doit retenir son plafond légal
Le barème est incompatible avec l’article 10 et le juge peut accorder toute indemnité qu’il estime adaptée
Le barème est compatible avec l’article 10 de la Convention n° 158 de l’OIT et le juge doit respecter ses limites
Le barème est dépourvu d’effet lorsque le salarié invoque une atteinte à ses droits sociaux

Le barème est compatible avec l’article 10 de la Convention n° 158 de l’OIT et le juge doit respecter ses limites

Explication

Le 11 mai 2022, la Cour de cassation a reconnu la compatibilité du barème avec l’article 10 de la Convention n° 158 de l’OIT et imposé au juge de fixer l’indemnité dans la fourchette légale. Cette décision ne permet donc pas d’écarter librement les montants minimal et maximal.

22. Selon l’arrêt Spileers du 12 janvier 1999, à quelle condition une restriction patronale au libre choix du domicile du salarié est-elle valable ?

Elle doit être justifiée par la proximité du siège et s’appliquer à chaque poste
Elle doit répondre à une préférence géographique de l’employeur et figurer au contrat
Elle doit être prévue dans le règlement intérieur et acceptée par tous les salariés
Elle doit être indispensable à un intérêt légitime de l’entreprise et proportionnée à l’emploi

Elle doit être indispensable à un intérêt légitime de l’entreprise et proportionnée à l’emploi

Explication

L’arrêt Spileers exige que la restriction soit indispensable à la protection d’intérêts légitimes de l’entreprise et proportionnée au but recherché, compte tenu de l’emploi. Une simple préférence de l’employeur ou une clause générale ne suffit pas.

23. Qu’est-ce qui caractérise une convention collective ou un accord collectif ?

C’est une décision unilatérale de l’employeur fixant les règles applicables au personnel
C’est une recommandation syndicale dépourvue de portée sur les conditions de travail
C’est un acte normatif négocié entre employeurs et organisations syndicales représentatives
C’est un contrat individuel conclu entre l’employeur et chaque salarié de l’entreprise

C’est un acte normatif négocié entre employeurs et organisations syndicales représentatives

Explication

Une convention collective est un acte normatif négocié entre un employeur ou un groupement d’employeurs et des organisations syndicales représentatives. Elle se distingue donc d’une décision unilatérale de l’employeur.

24. Quelle règle s’applique à une convention ou à un accord collectif au regard de l’article L. 2251-1 du Code du travail ?

Il peut écarter toute règle légale dès lors qu’il est signé par un syndicat représentatif
Il doit reprendre les règles légales sans pouvoir améliorer la situation des salariés
Il peut être plus favorable aux salariés, mais doit respecter les dispositions d’ordre public
Il peut réduire les garanties légales si cette réduction est acceptée par les salariés concernés

Il peut être plus favorable aux salariés, mais doit respecter les dispositions d’ordre public

Explication

Un accord collectif peut améliorer les droits des salariés, mais il ne peut pas déroger aux dispositions d’ordre public. La signature syndicale ne permet donc pas de neutraliser une règle impérative.

25. Dans quelle condition une indemnité de fin de contrat à durée déterminée peut-elle être fixée à 6 % de la rémunération totale brute ?

Lorsqu’un employeur le décide dans le contrat sans formalité collective supplémentaire
Lorsqu’une convention collective remplace l’indemnité par une prime versée au début du contrat
Lorsqu’un accord collectif le prévoit avec des contreparties, notamment un accès privilégié à la formation
Lorsqu’un salarié ayant moins d’un an d’ancienneté accepte cette réduction par écrit

Lorsqu’un accord collectif le prévoit avec des contreparties, notamment un accès privilégié à la formation

Explication

L’indemnité est en principe de 10 %, mais un accord collectif peut la limiter à 6 % si des contreparties sont proposées, notamment un accès privilégié à la formation professionnelle. Une décision individuelle de l’employeur ne suffit pas.

26. Quel est le plancher légal du taux de majoration des heures supplémentaires fixé par accord collectif ?

Il ne peut pas être inférieur à 10 %
Il ne peut pas être inférieur à 25 %
Il ne peut pas être inférieur à 20 %
Il ne peut pas être inférieur à 15 %

Il ne peut pas être inférieur à 10 %

Explication

Un accord collectif peut déterminer le taux de majoration des heures supplémentaires, mais ce taux ne peut descendre sous 10 %. Le taux de 25 % correspond à une règle supplétive applicable en l’absence d’accord, et non au plancher conventionnel.

27. Dans quelle situation une convention de branche peut-elle prévoir une stipulation moins favorable que celle d’une convention couvrant un champ territorial ou professionnel plus large ?

Lorsque l’accord local est conclu après consultation des salariés
Lorsque la convention de branche présente une durée plus courte
Lorsque la convention plus large autorise explicitement une dérogation
Lorsque les signataires invoquent une différence de secteur économique

Lorsque la convention plus large autorise explicitement une dérogation

Explication

Une convention de branche peut retenir une disposition moins favorable si la convention couvrant un champ plus large permet cette dérogation. La seule différence de secteur économique ne suffit pas à écarter l’interdiction éventuellement prévue par la convention plus large.

28. Quel ensemble de dispositions organise l’articulation entre les accords d’entreprise et les accords de branche ?

Les articles L. 4121-1 à L. 4121-5 du Code du travail
Les articles L. 3121-1 à L. 3121-4 du Code du travail
Les articles L. 2253-1 à L. 2253-3 du Code du travail
Les articles L. 2232-1 à L. 2232-5 du Code du travail

Les articles L. 2253-1 à L. 2253-3 du Code du travail

Explication

Les articles L. 2253-1 à L. 2253-3 encadrent l’articulation entre les accords d’entreprise et les accords de branche. Les autres références concernent d’autres domaines du droit du travail et ne définissent pas cette articulation.

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Qu'est-ce que le pluralisme juridique ?

La coexistence de règles issues du droit de l’État, supra-étatique et privé dans le travail.

Quels textes composent le bloc de constitutionnalité selon Louis Favoreu (1975) ?

La Constitution 1958, son préambule, le préambule 1946, la Déclaration 1789 et la Charte de l’environnement 2004.

Quelles sont les sources supra-étatiques du droit du travail ?

Le droit de l’Union européenne, du Conseil de l’Europe et le droit international dont les conventions de l’OIT.

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