QCM : Introduction au droit constitutionnel (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition rend compte du droit comme organisation de la vie en commun ?

Un idéal de justice destiné à guider les décisions publiques
Un ensemble de règles obligatoires qui organisent la vie en commun
Un ensemble d’institutions et de règles obligatoires qui organisent la vie en commun
Un ensemble de normes morales et religieuses qui organisent la vie en commun

Un ensemble d’institutions et de règles obligatoires qui organisent la vie en commun

Explication

Le droit associe des institutions et des règles obligatoires pour organiser la vie en commun. Réduire sa définition aux règles oublie les institutions ; les normes morales et religieuses sont d’autres modes de régulation ; l’idéal de justice rappelle la formule d’Ulpien, mais ne constitue pas la définition générale retenue ici.

2. En quelle année Pellegrino Rossi inaugure-t-il à la faculté de droit de Paris un enseignement appelé « droit constitutionnel » ?

En 1824
En 1834
En 1934
En 1833

En 1834

Explication

Pellegrino Rossi inaugure cet enseignement à Paris en 1834. 1833 est associé à la publication de Maquarel, tandis que 1934 et 1824 sont des dates erronées pour cet événement.

3. Un juriste classe une règle concernant les intérêts particuliers d’une personne et une règle concernant les affaires communes. Quelle distinction doit-il appliquer ?

Droit privé pour les affaires communes, droit pénal pour les intérêts particuliers
Droit pénal pour les intérêts particuliers, droit public pour les affaires communes
Droit public pour les intérêts particuliers, droit privé pour les affaires communes
Droit privé pour les intérêts particuliers, droit public pour les affaires communes

Droit privé pour les intérêts particuliers, droit public pour les affaires communes

Explication

Le droit privé concerne les intérêts particuliers, tandis que le droit public porte sur les affaires communes. Inverser ces domaines confond les deux branches ; le droit pénal vise notamment la répression des crimes et ne remplace pas cette distinction ; traiter les domaines comme équivalents efface leur différence.

4. Dans une discussion sur les affaires communes de la cité, à quoi renvoie l’expression « droit politique » ?

Au droit relatif aux élections et aux campagnes électorales
Au droit relatif aux relations juridiques entre les États
Au droit relatif aux intérêts particuliers des membres de la cité
Au droit relatif à la politique et aux affaires communes de la cité

Au droit relatif à la politique et aux affaires communes de la cité

Explication

Le droit politique est relatif à la politique, entendue comme les affaires communes de la cité. Le réduire au droit électoral en restreint la portée ; les intérêts particuliers relèvent de l’autre pôle de la distinction public-privé ; les relations entre États relèvent du droit international.

5. Lors d’une réforme constitutionnelle, les gouvernants rédigent et mettent en œuvre les nouvelles règles, tandis que les citoyens interviennent par référendum. Quelle caractéristique cela illustre-t-il ?

Le droit constitutionnel est fabriqué surtout par les gouvernés, les gouvernants l’appliquant ensuite
Le droit constitutionnel est façonné par les gouvernants, sans participation citoyenne par référendum
Le droit constitutionnel est façonné surtout par les gouvernants, avec une participation partielle des gouvernés
Le droit constitutionnel est une technique neutre, indépendante des choix de ses praticiens

Le droit constitutionnel est façonné surtout par les gouvernants, avec une participation partielle des gouvernés

Explication

Le droit constitutionnel est largement façonné par les gouvernants qui le pratiquent, tandis que les gouvernés n’y participent que partiellement, notamment par référendum. Attribuer le rôle principal aux gouvernés inverse cette répartition ; parler de neutralité technique néglige les choix politiques ; nier le référendum supprime une forme de participation mentionnée.

6. Une équipe conçoit des règles constitutionnelles en affirmant qu’elles sont de simples outils neutres, sans rôle à l’égard des libertés ou du pluralisme. Quelle critique correspond à la conception du droit constitutionnel comme droit politique ?

Il n’est pas neutre et doit idéalement servir la liberté politique et le pluralisme
Il organise les gouvernants, sans viser la liberté politique ni le pluralisme
Il sert la liberté politique, mais doit écarter le pluralisme des opinions
Il est neutre, et le pluralisme dépend uniquement des pratiques électorales

Il n’est pas neutre et doit idéalement servir la liberté politique et le pluralisme

Explication

Le droit constitutionnel n’est pas une technique neutre : il est idéalement au service de la liberté politique et du pluralisme. Présenter le pluralisme comme extérieur aux choix politiques méconnaît cette fonction ; réduire la liberté à une technique en détourne le sens ; exclure liberté et pluralisme contredit les finalités indiquées.

7. Après le remplacement de tous les membres d’une assemblée, qu’est-ce qui permet de considérer que l’institution demeure ?

Elle correspond à la personne qui la dirige à un moment donné.
Elle est détachée des personnes qui la composent et leur survit.
Elle conserve les mêmes membres malgré leur renouvellement.
Elle se résume aux règles qui organisent son fonctionnement.

Elle est détachée des personnes qui la composent et leur survit.

Explication

Une institution perdure indépendamment des individus qui la composent ou l’exercent. La permanence des mêmes membres confond institution et personnes, les règles écrites ne suffisent pas à définir une institution, et la personne dirigeante n’est qu’un titulaire temporaire.

8. Dans la classification de Maurice Hauriou, comment classer le mariage et le Parlement, dans cet ordre ?

Deux institutions-choses.
Une institution-chose, puis une institution-personne.
Une institution-personne, puis une institution-chose.
Deux institutions-personnes.

Une institution-chose, puis une institution-personne.

Explication

Pour Maurice Hauriou, le mariage est une institution-chose, tandis que le Parlement est une institution-personne. Inverser ces catégories attribue à chaque exemple le type de l’autre; les deux autres réponses classent à tort les deux exemples dans la même catégorie.

9. Une disposition autorise une institution à dissoudre une assemblée sans l’y obliger. Quelle notion décrit cette autorisation ?

Une habilitation.
Une compétence liée.
Une compétence dépourvue de fondement juridique.
Une prohibition.

Une habilitation.

Explication

L’habilitation autorise une institution à accomplir un acte sans lui imposer de le faire. La compétence liée implique une obligation, la prohibition interdit l’acte, et une habilitation reste une autorisation prévue par le droit, non une action sans fondement.

10. Une règle impose au titulaire d’une compétence d’accomplir un acte dès qu’une condition prévue est remplie. De quel type de compétence s’agit-il ?

D’une compétence discrétionnaire.
D’une compétence prohibitive.
D’une habilitation sans obligation.
D’une compétence liée.

D’une compétence liée.

Explication

Une compétence est liée lorsque son titulaire est obligé d’accomplir l’acte prévu. La compétence discrétionnaire laisse un choix; une habilitation autorise sans imposer; une prohibition interdit l’acte au lieu d’en commander l’accomplissement.

11. Pour évaluer si une décision respecte la légalité, quels aspects faut-il prendre en compte ?

Sa conformité formelle, indépendamment de son contenu.
Sa conformité formelle et substantielle au droit en vigueur.
Sa conformité substantielle, indépendamment de sa forme.
Le consentement des personnes soumises au pouvoir.

Sa conformité formelle et substantielle au droit en vigueur.

Explication

La légalité correspond à la conformité au droit en vigueur dans ses dimensions formelle et substantielle. La forme seule ou le contenu seul ne couvrent qu’un aspect, tandis que le consentement relève de la légitimité.

12. Un ordre est conforme au droit en vigueur, mais les personnes concernées ne reconnaissent pas le fondement du pouvoir qui l’impose. Quelle distinction s’applique ?

L’ordre ne peut être qualifié ni de légal ni de légitime.
L’ordre est légitime parce qu’il est conforme au droit.
L’ordre est illégal dès qu’il est contesté.
L’ordre peut être légal sans être légitime.

L’ordre peut être légal sans être légitime.

Explication

La légalité concerne la conformité au droit en vigueur, tandis que la légitimité renvoie au fondement de l’obéissance; les deux peuvent ne pas coïncider. Une contestation ne rend pas automatiquement un ordre illégal, et la conformité au droit ne suffit pas à établir la légitimité.

13. Un pouvoir justifie l’obéissance par la volonté du peuple. Quel type de légitimité invoque-t-il ?

Une légalité formelle.
Une légitimité démocratique.
Une légitimité théocratique.
Une légitimité traditionnelle.

Une légitimité démocratique.

Explication

La légitimité démocratique se fonde sur la volonté du peuple. La légitimité traditionnelle repose sur la coutume, la légitimité théocratique sur une transcendance divine, et la légalité formelle concerne la conformité aux règles de droit.

14. Dans une collectivité où une autorité impose des contraintes aux membres du groupe, quelle notion désigne cette puissance de domination ?

L’institution politique
Le pouvoir politique
La règle de droit
La souveraineté étatique

Le pouvoir politique

Explication

Le pouvoir politique est une puissance de domination qui contraint les individus au sein d’un groupement humain. L’institution politique désigne une organisation collective, la règle de droit une prescription, et la souveraineté une forme institutionnalisée de pouvoir étatique.

15. Quelle notion désigne une organisation collective fondée sur des liens de solidarité, un statut et la soumission à une autorité commune ?

Une règle de droit
Un pouvoir politique
Une institution politique
Un État souverain

Une institution politique

Explication

Une institution politique organise une collectivité humaine par des liens de solidarité, un statut et une autorité commune. Le pouvoir politique renvoie à la domination, tandis que l’État souverain désigne une forme moderne de pouvoir institutionnalisé.

16. Dans une collectivité qui établit d’abord des institutions, puis adopte des règles que celles-ci interprètent et appliquent, quelle relation entre institutions et règles décrit cette situation ?

Les règles dépendent des institutions, sans pouvoir créer de nouvelles institutions.
Les institutions précèdent généralement les règles et rendent leur mise en œuvre possible.
Les institutions interviennent après les règles, sans participer à leur interprétation.
Les règles précèdent généralement les institutions et déterminent leur mise en œuvre.

Les institutions précèdent généralement les règles et rendent leur mise en œuvre possible.

Explication

Les institutions précèdent généralement les règles et permettent leur création, leur interprétation et leur application, même si certaines règles instituent ensuite de nouvelles institutions. L’inversion de l’ordre général est erronée, tout comme nier le rôle institutionnel ou l’effet créateur de certaines règles.

17. Pour vérifier la validité d’un acte administratif au regard de la hiérarchie française des normes présentée, quel ordre de supériorité faut-il appliquer ?

Loi constitutionnelle, loi organique, acte administratif, loi ordinaire.
Loi constitutionnelle, loi organique, loi ordinaire, acte administratif.
Loi constitutionnelle, loi ordinaire, loi organique, acte administratif.
Loi organique, loi constitutionnelle, loi ordinaire, acte administratif.

Loi constitutionnelle, loi organique, loi ordinaire, acte administratif.

Explication

La hiérarchie présentée place la loi constitutionnelle au-dessus des lois organiques, puis des lois ordinaires et des actes administratifs. Les autres ordres inversent soit le rang des lois constitutionnelles et organiques, soit celui des lois organiques et ordinaires, soit celui de la loi ordinaire et de l’acte administratif.

18. Quel ensemble de principes caractérise le constitutionnalisme libéral ?

Le régime direct, la distinction des pouvoirs et la garantie des droits.
Le régime représentatif, la distinction des pouvoirs et la garantie des droits.
Le régime représentatif, la concentration des pouvoirs et la garantie des droits.
Le régime représentatif, la distinction des pouvoirs et l’organisation des institutions.

Le régime représentatif, la distinction des pouvoirs et la garantie des droits.

Explication

Le constitutionnalisme libéral repose sur le régime représentatif, la distinction des pouvoirs et la garantie des droits des individus. Le régime direct, la concentration des pouvoirs ou la seule organisation institutionnelle ne reproduisent pas cet ensemble de principes.

19. Une société garantit les droits, mais ne détermine pas la séparation des pouvoirs. Quel jugement correspond à l’article 16 de la DDHC de 1789 ?

Elle possède une Constitution dès lors que les droits sont garantis.
Elle n’a point de Constitution au sens de l’article 16.
Elle possède une Constitution dès lors que le régime est représentatif.
Elle satisfait à l’article 16 dès lors que ses institutions sont organisées.

Elle n’a point de Constitution au sens de l’article 16.

Explication

L’article 16 affirme qu’une société sans garantie des droits ou sans séparation des pouvoirs n’a point de Constitution. La garantie des droits seule ne suffit donc pas; le régime représentatif ou l’organisation institutionnelle ne remplace pas la séparation des pouvoirs.

20. Dans l’étude d’un dispositif constitutionnel, une chercheuse demande quelles compétences sont exercées par une assemblée. À quelle notion répond-elle ?

Aux organes, qui répondent à la question « quoi ? ».
Aux fonctions, qui répondent à la question « quoi ? ».
Aux organes, qui répondent à la question « qui ? ».
Aux pouvoirs, qui répondent à la question « quoi ? ».

Aux fonctions, qui répondent à la question « quoi ? ».

Explication

Les fonctions désignent les compétences exercées et répondent à la question « quoi ? ». Les organes identifient ceux qui agissent et répondent à « qui ? »; le pouvoir, chez Hauriou, synthétise un organe et les fonctions qu’il exerce.

21. Pourquoi la distinction libérale des pouvoirs met-elle l’accent sur la pluralité des organes ?

Parce que la garantie des droits répartit la décision entre plusieurs volontés.
Parce que le partage de la décision entre plusieurs volontés modère le pouvoir.
Parce que la séparation complète des fonctions supprime toute décision commune.
Parce qu’un organe unique peut modérer le pouvoir en répartissant ses compétences.

Parce que le partage de la décision entre plusieurs volontés modère le pouvoir.

Explication

La pluralité des organes modère le pouvoir en faisant intervenir plusieurs volontés dans la décision. La séparation complète des fonctions, la seule garantie des droits ou la répartition interne des compétences au sein d’un organe unique ne sont pas le principe visé.

22. En 1688, un roi anglais prétend promulguer seul une loi et se soustraire lui-même à son application. Quel principe constitutionnel s’oppose à ces deux prétentions ?

La loi exige l’accord du roi et des Communes, et le roi y est soumis
La loi relève du roi, les deux Chambres pouvant seulement la conseiller
La loi exige l’accord des deux Chambres, mais le roi peut s’en exempter
La loi exige l’accord du roi et des deux Chambres, et le roi y est soumis

La loi exige l’accord du roi et des deux Chambres, et le roi y est soumis

Explication

La Glorieuse Révolution consacre le consentement du roi et des deux Chambres à la législation, tout en soumettant le roi à la loi. La sanction royale seule et le consentement d’une seule Chambre omettent une condition, tandis que l’exemption royale contredit la soumission du roi à la loi.

23. Dans un régime, les organes politiques ont des attributions distinctes, mais chacun peut participer à plusieurs fonctions et limiter l’action des autres. Quelle conception du partage des pouvoirs cela illustre-t-il ?

Une balance entre organes distincts mais interdépendants
Une fusion des fonctions au sein d’organes indifférenciés
Une hiérarchie où un organe dirige les autres
Une séparation complète entre des organes indépendants

Une balance entre organes distincts mais interdépendants

Explication

La balance anglaise repose sur des organes distincts mais interdépendants, capables de participer à plusieurs fonctions et de se limiter mutuellement. La fusion efface leur distinction, la séparation complète les rend indépendants, et la hiérarchie remplace le contrôle réciproque par une direction unique.

24. Un projet de loi est approuvé par les Communes et les Lords, mais pas par le roi. Selon le partage anglais de la fonction législative, quel est le résultat ?

Le projet est adopté puisque les deux Chambres l’ont approuvé
Le projet n’obtient pas le consentement de tous les participants requis
Le projet est adopté puisque le roi et les Communes ont consenti
Le projet est adopté après l’approbation des ministres du roi

Le projet n’obtient pas le consentement de tous les participants requis

Explication

La fonction législative est partagée entre le roi, les Communes et les Lords, qui doivent tous consentir à la législation. L’approbation des deux Chambres ne suffit donc pas sans celle du roi; l’accord des ministres ne remplace pas celui des Lords.

25. Quelle place John Locke attribue-t-il au pouvoir législatif dans l’État dans son Traité du gouvernement civil de 1690 ?

Une fonction subordonnée à l’exécutif, exercée à intervalles réguliers
La fonction suprême de l’État, sans exercice permanent nécessaire
La fonction judiciaire suprême, chargée d’appliquer les règles
La fonction continue de l’État, exercée sans interruption

La fonction suprême de l’État, sans exercice permanent nécessaire

Explication

Locke présente le législatif comme la fonction suprême, mais considère qu’elle n’a pas besoin d’être exercée en permanence. La continuité caractérise l’exécutif, tandis que la fonction judiciaire n’est pas présentée ici comme la fonction suprême.

26. Une loi ne prévoit pas comment réagir à une crise imprévue; l’exécutif prend une initiative, même contraire à la lettre de la loi, pour le bien du peuple, sous réserve d’une approbation ultérieure. Comment Locke qualifie-t-il ce pouvoir ?

La puissance législative de l’État
L’application ordinaire d’une compétence légale
La prérogative de l’exécutif
La décision judiciaire sur le sens de la loi

La prérogative de l’exécutif

Explication

La prérogative est la réserve de pouvoir discrétionnaire qui permet à l’exécutif d’agir dans les cas non prévus, voire contre la lettre de la loi pour le bien du peuple, sous réserve d’une approbation ultérieure. Une compétence ordinaire est définie par la loi, et modifier la règle relève du législatif.

27. Dans un État, un même dirigeant contrôle toutes les décisions publiques et aucun pouvoir ne peut limiter ses décisions. Quel principe de Montesquieu permet de comprendre le risque pour la liberté politique ?

Le pouvoir législatif doit s’exercer en permanence pour protéger la liberté
Le pouvoir doit arrêter le pouvoir pour prévenir les abus
Le pouvoir doit se concentrer pour prévenir les abus
La liberté est protégée lorsque les organes ne se contrôlent pas

Le pouvoir doit arrêter le pouvoir pour prévenir les abus

Explication

Montesquieu estime que tout homme doté de pouvoir tend à en abuser; le pouvoir doit donc arrêter le pouvoir afin de protéger la liberté politique. La concentration et l’absence de contrôle réciproque aggravent le risque, tandis que l’exercice continu du législatif n’est pas le principe en jeu.

28. Un étudiant classe les fonctions de l’État selon Montesquieu. Quelle classification distingue correctement les trois puissances ?

Législative, exécutrice des affaires relevant du droit civil, et puissance de juger pour le droit des gens
Législative, exécutrice des affaires relevant du droit des gens, et puissance de juger pour le droit civil
Législative, exécutrice des affaires relevant du droit des gens, et exécutrice des affaires relevant du droit civil
Législative, puissance de juger pour le droit des gens, et exécutrice des affaires relevant du droit civil

Législative, exécutrice des affaires relevant du droit des gens, et puissance de juger pour le droit civil

Explication

Montesquieu distingue la puissance législative, la puissance exécutrice des affaires relevant du droit des gens et la puissance de juger pour les affaires relevant du droit civil. Les autres classements déplacent la fonction de juger ou confondent les deux domaines exécutifs.

29. Une assemblée examine les mesures prises par le gouvernement pour appliquer une loi, sans décider elle-même des moyens pratiques d’exécution. Quel rôle exerce-t-elle ?

L’adoption de la loi que le gouvernement doit mettre en œuvre
Le contrôle de la manière dont le gouvernement a exécuté la loi
La décision des mesures pratiques nécessaires à l’exécution de la loi
La direction de l’administration chargée d’exécuter la loi

Le contrôle de la manière dont le gouvernement a exécuté la loi

Explication

Les assemblées peuvent vérifier comment le gouvernement a exécuté les lois sans prendre les décisions pratiques d’exécution. La conduite des mesures pratiques confond contrôle et exécution, l’adoption concerne la fonction législative, et la direction de l’administration relève de l’action exécutive.

30. Dans une constitution inspirée de Montesquieu, plusieurs organes se partagent les fonctions de l’État, tout en pouvant entretenir des liens entre eux. Quel principe cela illustre-t-il ?

L’isolement complet des organes dans l’exercice de leurs fonctions
La non-concentration des fonctions étatiques dans un seul organe
La spécialisation intégrale de chaque organe dans une fonction distincte
L’indépendance hiérarchique totale des organes de l’État

La non-concentration des fonctions étatiques dans un seul organe

Explication

Chez Montesquieu, le principe essentiel est d’empêcher qu’un seul organe concentre toutes les fonctions de l’État; il n’exige pas une spécialisation ou une indépendance totale. La spécialisation intégrale et l’isolement complet exagèrent la séparation, tandis que l’indépendance hiérarchique totale n’est pas requise.

31. À la veille de l’indépendance, quelle combinaison institutionnelle caractérisait généralement les colonies anglaises d’Amérique du Nord ?

Un président, une assemblée fédérale élue et un Sénat à deux membres par colonie
Un gouverneur, une assemblée élue et un conseil plus restreint, souvent nommé
Un gouverneur, deux assemblées élues et un conseil judiciaire indépendant
Un monarque, un conseil élu et une assemblée composée de représentants nommés

Un gouverneur, une assemblée élue et un conseil plus restreint, souvent nommé

Explication

Les colonies avaient généralement un gouverneur, une assemblée élue et un conseil plus restreint, souvent nommé. L’idée d’une seconde assemblée élue transforme le rôle du conseil, le président et le Sénat appartiennent au cadre fédéral ultérieur, et le monarque ne remplace pas le gouverneur dans cette organisation.

32. Des États envisagent d’abord une alliance où les décisions communes requièrent consensus et unanimité, puis une union fondée sur une constitution fédérale distincte de celles des États membres. Comment qualifier ces deux formes successives ?

D’abord une fédération, puis une confédération
Deux fédérations, la première fondée sur l’unanimité
Deux confédérations, la seconde dotée d’une constitution distincte
D’abord une confédération, puis une fédération

D’abord une confédération, puis une fédération

Explication

La confédération est une alliance exigeant consensus et unanimité; la fédération repose sur une constitution fédérale distincte de celles de ses États membres. La réponse qui inverse les formes attribue à la confédération les caractéristiques de la fédération, et les autres confondent l’unanimité ou la constitution distincte.

33. Dans un Congrès représentant plusieurs États de population inégale, quelle répartition correspond à la composition prévue par le modèle américain ?

Les représentants sont répartis selon la population; chaque État a deux sénateurs
Les deux chambres accordent le même nombre de sièges à chaque État
Les deux chambres sont réparties selon la population des États
Les représentants sont répartis également; les sénateurs sont répartis selon la population

Les représentants sont répartis selon la population; chaque État a deux sénateurs

Explication

La Chambre des représentants reflète la population des États, tandis que le Sénat leur accorde deux sièges chacun. L’inversion attribue à chaque chambre la règle de l’autre; une répartition démographique dans les deux chambres efface l’égalité sénatoriale, et l’égalité dans les deux chambres efface la proportionnalité de la Chambre.

34. Un président américain en fonction depuis trois ans fait l’objet d’une procédure de destitution. Quelle procédure et quelle durée du mandat s’appliquent ?

Mandat de quatre ans; mise en accusation par la Chambre puis jugement du Sénat à deux tiers
Mandat de six ans; mise en accusation par la Chambre puis jugement du Sénat à deux tiers
Mandat de quatre ans; mise en accusation par la Chambre puis jugement du Sénat à la majorité simple
Mandat de quatre ans; mise en accusation par le Sénat puis jugement de la Chambre à deux tiers

Mandat de quatre ans; mise en accusation par la Chambre puis jugement du Sénat à deux tiers

Explication

Le président est élu pour quatre ans; la Chambre des représentants le met en accusation et le Sénat statue, avec une approbation des deux tiers. L’option qui inverse les chambres confond leurs rôles, le mandat de six ans reprend une durée associée au Sénat, et une majorité simple ne respecte pas le seuil requis.

35. Dans un régime où quelques gouvernants prennent des décisions pour l’ensemble des gouvernés, quel rôle juridique joue la représentation ?

Une délégation révocable qui soumet chaque décision aux électeurs
Une consultation populaire qui recueille directement la volonté des gouvernés
Une fiction juridique qui justifie la décision des gouvernants pour les gouvernés
Une élection qui désigne les gouvernants sans justifier leur pouvoir

Une fiction juridique qui justifie la décision des gouvernants pour les gouvernés

Explication

La représentation est une fiction juridique qui rend possible et justifie que les gouvernants décident pour les gouvernés. La consultation directe, la délégation révocable et l’élection comme simple désignation ne décrivent pas cette fonction de justification.

36. Dans une assemblée représentative, les élus adoptent une décision au nom de la nation malgré le désaccord exprimé par une partie des citoyens. Quelle logique juridique rend cette décision imputable au souverain ?

Le souverain conserve une volonté distincte qui doit être exprimée directement
Le souverain ne valide la décision qu’avec le consentement de chaque citoyen
Le souverain est réputé n’avoir d’autre volonté que celle de ses représentants
Le souverain abandonne définitivement sa qualité au profit des élus

Le souverain est réputé n’avoir d’autre volonté que celle de ses représentants

Explication

Dans cette fiction, la volonté des représentants est tenue pour celle du souverain, qui n’est réputé en avoir aucune autre. La volonté directe, le consentement individuel et le transfert définitif de souveraineté correspondent à d’autres logiques.

37. Une assemblée est organisée en clergé, noblesse et tiers état; les élus représentent leur ordre, reçoivent un mandat impératif révocable et votent par ordre. De quel type de représentation s’agit-il ?

De la représentation nationale, fondée sur le vote par tête et le mandat général
De la représentation territoriale, fondée sur des élus irresponsables et inamovibles
De la représentation ancienne, fondée sur les ordres et le mandat impératif
De la représentation moderne, fondée sur les individus et le mandat libre

De la représentation ancienne, fondée sur les ordres et le mandat impératif

Explication

La représentation ancienne repose sur les trois ordres, un mandat particulier et impératif révocable, ainsi que le vote par ordre. Le mandat libre et général, le vote par tête et la représentation de la nation entière caractérisent le modèle moderne.

38. À quelle date les députés du tiers état affirment-ils représenter la nation, revendication ensuite confirmée par le Serment du Jeu de paume ?

Le 3 septembre 1791
Le 17 juin 1789
Le 4 août 1789
Le 20 juin 1789

Le 17 juin 1789

Explication

Le 17 juin 1789, les députés du tiers état affirment leur représentation de la nation; le Serment du Jeu de paume confirme ensuite cette revendication. Le 20 juin correspond au serment, tandis que les autres dates renvoient à d’autres étapes révolutionnaires.

39. Quelle affirmation caractérise la Constitution du 3 septembre 1791 dans l’histoire constitutionnelle française ?

C’est la première Constitution formelle de France, œuvre de l’Assemblée législative
C’est un texte politique antérieur à toute Constitution formelle, œuvre des États généraux
C’est la première Constitution formelle de France, œuvre de l’Assemblée nationale constituante
C’est la première Constitution formelle de France, œuvre de l’Assemblée nationale législative

C’est la première Constitution formelle de France, œuvre de l’Assemblée nationale constituante

Explication

La Constitution du 3 septembre 1791 est la première Constitution formelle de l’histoire de France et a été élaborée par l’Assemblée nationale constituante. L’Assemblée législative lui est postérieure, et la Déclaration des droits n’est pas cette Constitution.

40. Dans l’ordre constitutionnel de 1791, une décision oppose l’Assemblée constituante au roi sur l’origine de la puissance suprême. Quelle conception de la souveraineté fonde la position de l’Assemblée ?

La souveraineté absolue appartient au roi, qui délègue le pouvoir constituant à l’Assemblée
La souveraineté appartient à la nation, mais le roi conserve le pouvoir constituant
La souveraineté est partagée entre le roi et la nation par un contrat constitutionnel
La souveraineté absolue appartient à la nation représentée, et l’Assemblée revendique seule le pouvoir constituant

La souveraineté absolue appartient à la nation représentée, et l’Assemblée revendique seule le pouvoir constituant

Explication

En 1791, la souveraineté absolue est transférée du roi à la nation représentée, sans partage ni contrat; l’Assemblée constituante revendique seule la puissance constituante. Attribuer la souveraineté au roi, instaurer un partage ou lui laisser le pouvoir constituant contredit ce principe.

41. Une citoyenne remplit les conditions civiques générales, mais la Constitution de 1791 ne lui reconnaît pas le droit de vote comme droit inhérent à sa citoyenneté. Quelle conception de l’électorat explique cette règle ?

L’électorat-droit, qui fait du vote un droit inhérent à chaque citoyen
L’électorat-fonction, qui fait du vote une fonction constitutionnelle
Le suffrage universel, qui garantit le vote à tous les citoyens
La démocratie directe, qui réserve les décisions politiques aux votations

L’électorat-fonction, qui fait du vote une fonction constitutionnelle

Explication

La Constitution de 1791 conçoit le vote comme une fonction constitutionnelle, et non comme un droit inhérent à tout citoyen. L’électorat-droit et le suffrage universel supposent au contraire un droit de vote fondé sur la citoyenneté; la démocratie directe relève d’un autre mode de décision.

42. Dans un conflit institutionnel, un raisonnement place l’Assemblée au-dessus du roi parce que la nation représentée est supérieure; un autre insiste sur l’isolement des organes. À quelles conceptions correspondent ces deux raisonnements ?

La conception contractuelle, puis la conception monarchique
La conception monarchique, puis la conception contractuelle
La conception hiérarchique, puis la conception séparatiste
La conception séparatiste, puis la conception hiérarchique

La conception hiérarchique, puis la conception séparatiste

Explication

La conception hiérarchique place l’Assemblée au-dessus du roi au nom de la primauté de la nation représentée, tandis que la conception séparatiste isole les organes. Inverser ces définitions confond les deux principes de distribution des pouvoirs.

43. Un ministre nommé et révoqué librement par le roi est accusé par l’Assemblée d’un délit lié à ses fonctions. Quel dispositif prévu par la Constitution de 1791 peut s’appliquer ?

Une mise en accusation par l’Assemblée suivie d’un jugement par le roi
Une mise en accusation par la Cour nationale suivie d’un jugement par l’Assemblée
Une mise en accusation par l’Assemblée suivie d’un jugement par une Cour nationale
Une mise en accusation par le roi suivie d’un jugement par l’Assemblée

Une mise en accusation par l’Assemblée suivie d’un jugement par une Cour nationale

Explication

La Constitution permet à l’Assemblée de mettre les ministres en accusation et prévoit leur jugement par une Cour nationale composée de magistrats et de personnes tirées au sort. L’inviolabilité concerne le roi, tandis que l’Assemblée accuse sans juger elle-même et que le roi n’est pas l’organe de jugement.

44. À l’été 1792, après un veto royal contre deux résolutions, des Parisiens envahissent les Tuileries et le roi est déposé. Quelle conséquence institutionnelle s’ensuit ?

La Cour nationale dépose le roi, ce qui modifie la Constitution de 1791
Le roi dissout l’Assemblée, ce qui prolonge la Constitution de 1791
L’Assemblée déclare le roi suspendu, ce qui met fin à la Constitution de 1791
L’Assemblée maintient le roi en fonction, ce qui rétablit la Constitution de 1791

L’Assemblée déclare le roi suspendu, ce qui met fin à la Constitution de 1791

Explication

Après l’invasion des Tuileries et la déposition du roi, l’Assemblée le déclare suspendu et la Constitution de 1791 prend fin. Le maintien du roi ou la dissolution de l’Assemblée ne correspondent pas à cette séquence.

45. Pour analyser plusieurs régimes concrets, quelle définition correspond à un système de gouvernement ?

Une manière stable, régulière et organisée d’exercer le pouvoir, servant d’outil d’analyse
Un ensemble de règles juridiques isolées, formant à lui seul le droit constitutionnel
Une organisation passagère du pouvoir, dépourvue de régularité institutionnelle
Une vérité absolue et immuable qui s’impose à tous les régimes politiques

Une manière stable, régulière et organisée d’exercer le pouvoir, servant d’outil d’analyse

Explication

Le système de gouvernement décrit une manière stable, régulière et organisée d’exercer le pouvoir et sert à analyser les régimes concrets, sans constituer une vérité immuable. Les règles prises isolément relèvent du droit de la Constitution, tandis qu’une organisation passagère ne rend pas compte de cette stabilité.

46. Une juriste étudie un régime en examinant ses articles constitutionnels, leur sens, leurs liens entre eux, puis les pratiques admises par ses acteurs. Quelle démarche suit-elle ?

Étudier les pratiques, les substituer aux règles, puis ignorer le texte constitutionnel
Identifier, interpréter et combiner les règles, puis intégrer les pratiques reconnues
Interpréter les règles, les isoler les unes des autres, puis négliger les pratiques
Recenser les règles, les appliquer séparément, puis écarter les pratiques reconnues

Identifier, interpréter et combiner les règles, puis intégrer les pratiques reconnues

Explication

L’analyse juridique commence par identifier les règles constitutionnelles, puis les interprète et les combine avant d’intégrer les pratiques institutionnelles et politiques reconnues par les acteurs. S’arrêter au texte ou substituer les pratiques aux règles omet une partie essentielle de la démarche.

47. La lettre de la Constitution américaine reste inchangée, mais les interprétations et les pratiques des institutions évoluent. Quelle conclusion en découle sur le système de gouvernement ?

Il ne peut évoluer qu’après une modification de la lettre constitutionnelle
Il demeure inchangé, car les interprétations n’influencent pas son fonctionnement
Il découle de la pratique politique, indépendamment du texte constitutionnel
Il peut évoluer par la combinaison du texte, de ses interprétations et des pratiques

Il peut évoluer par la combinaison du texte, de ses interprétations et des pratiques

Explication

Le système américain s’est développé progressivement grâce au texte constitutionnel, à ses interprétations et aux pratiques institutionnelles et politiques, sans qu’une modification du texte soit nécessaire. L’évolution n’exige donc pas une révision formelle, et elle ne provient pas de la pratique seule.

48. Quelles sont les trois institutions principales organisées par la Constitution fédérale américaine ?

Le président, les gouverneurs des États et la Chambre des représentants
Le Congrès, la Cour suprême et les gouverneurs des États
Le président, la Chambre des représentants et le Sénat
Le président, la Cour suprême et le Sénat

Le président, la Chambre des représentants et le Sénat

Explication

La Constitution fédérale organise le président, la Chambre des représentants et le Sénat, ces deux chambres composant le Congrès. La Cour suprême et les gouverneurs ne remplacent aucune de ces trois institutions dans cette liste.

49. Dans un État fédéré très peuplé, comment les citoyens sont-ils représentés dans les deux chambres du Congrès par rapport à ceux d’un État moins peuplé ?

Le Sénat varie selon la population, tandis que chaque État a deux représentants
Les deux chambres accordent un nombre de sièges proportionnel à la population
La Chambre varie selon la population, tandis que chaque État a deux sénateurs
La Chambre accorde deux sièges à chaque État, tandis que le Sénat varie selon la population

La Chambre varie selon la population, tandis que chaque État a deux sénateurs

Explication

La Chambre des représentants reflète la population des États, alors que le Sénat représente les États à égalité, avec deux sénateurs par État. Une représentation sénatoriale proportionnelle inverserait cette répartition des rôles.

50. Le Congrès adopte une loi, mais le président s’y oppose. Quel rôle la Constitution américaine attribue-t-elle au président dans ce processus législatif ?

Exercer un veto suspensif sur une loi adoptée par le Congrès
Annuler définitivement toute loi adoptée par le Congrès
Confier au Sénat seul l’initiative et le vote de la loi
Prendre l’initiative et voter la loi à la place du Congrès

Exercer un veto suspensif sur une loi adoptée par le Congrès

Explication

La fonction législative est partagée : le Congrès prend l’initiative et vote les lois, tandis que le président dispose d’un veto suspensif. Le président ne remplace donc pas le Congrès dans l’adoption des lois et son veto n’est pas décrit comme une annulation définitive.

51. Le Président oppose son veto à un projet de loi. Pour le surmonter, quelle majorité le Congrès doit-il réunir ?

Les deux tiers dans chacune des deux Chambres
Les deux tiers dans une seule des deux Chambres
La majorité simple dans chacune des deux Chambres
La majorité absolue dans chacune des deux Chambres

Les deux tiers dans chacune des deux Chambres

Explication

Le veto présidentiel est suspensif : il peut être levé si une majorité des deux tiers est réunie dans chacune des deux Chambres. Une majorité simple ou absolue ne suffit pas, et le seuil doit être atteint dans les deux Chambres.

52. Alors qu’un projet de loi est débattu, les conseillers du Président préviennent les membres du Congrès qu’il opposera son veto au texte. Quel effet cette annonce peut-elle produire ?

Inciter le Congrès à négocier ou à faire un compromis
Permettre au Président de dissoudre le Congrès
Transférer au Sénat l’initiative formelle des lois
Rendre le veto définitif avant le vote du projet

Inciter le Congrès à négocier ou à faire un compromis

Explication

L’annonce anticipée d’un veto peut peser sur les délibérations et inciter le Congrès à négocier un compromis. Elle ne dissout pas le Congrès et ne transforme pas le veto en décision définitive avant le vote.

53. Pour examiner le fonctionnement d’une administration fédérale, quel moyen de contrôle le Congrès peut-il mobiliser ?

Des commissions d’enquête
La ratification présidentielle des traités
La direction des services administratifs fédéraux
La destitution ordinaire des responsables exécutifs

Des commissions d’enquête

Explication

Les commissions d’enquête permettent au Congrès d’examiner le fonctionnement de l’administration fédérale. L’approbation des traités relève du Sénat, tandis que diriger l’administration n’est pas le rôle de ces commissions.

54. Un conflit durable oppose le Président au Congrès, et aucun compromis ne se dessine. Quel obstacle institutionnel peut contribuer à un blocage politique ?

Le Président peut dissoudre le Congrès pour mettre fin au conflit
Le Président ne peut dissoudre le Congrès et sa destitution est exceptionnelle
Le Président et le Congrès relèvent d’une direction politique commune
Le Congrès peut destituer le Président à la suite de tout désaccord

Le Président ne peut dissoudre le Congrès et sa destitution est exceptionnelle

Explication

Le Président ne peut pas dissoudre le Congrès et sa destitution n’intervient que dans un cas exceptionnel; un conflit prolongé peut donc déboucher sur un blocage. La dissolution présidentielle et la destitution pour un simple désaccord ne correspondent pas à ces règles.

55. Après avoir perdu la confiance du Parlement, un chef de gouvernement doit répondre de sa conduite. Que signifie sa responsabilité politique dans cette situation ?

Il doit répondre de sa conduite et démissionner
Le monarque doit démissionner à sa place
Il doit être jugé pénalement par le Parlement
Il doit justifier sa conduite sans quitter ses fonctions

Il doit répondre de sa conduite et démissionner

Explication

La responsabilité politique signifie que le chef du gouvernement répond de sa conduite devant le Parlement et démissionne s’il perd sa confiance. Un procès pénal relève d’une autre forme de responsabilité, et l’obligation ne porte pas sur le monarque.

56. Dans un pays, les ministres peuvent s’exprimer devant le Parlement et le gouvernement partage avec lui la fonction législative. Quel principe institutionnel ces éléments illustrent-ils ?

Une indépendance réciproque entre gouvernement et Parlement
Une séparation complète des fonctions législatives
Une responsabilité pénale des ministres devant le Parlement
Une imbrication organique et fonctionnelle entre gouvernement et Parlement

Une imbrication organique et fonctionnelle entre gouvernement et Parlement

Explication

Le système parlementaire suppose une imbrication minimale entre gouvernement et Parlement, notamment par la participation des ministres et le partage de la fonction législative. L’indépendance réciproque et la séparation complète décrivent plutôt des rapports distincts, tandis que la responsabilité pénale n’est pas le critère visé.

57. Dans un Parlement où la majorité soutient le gouvernement, quelle contribution les ministres apportent-ils à la fois à l’exécutif et au processus législatif ?

Ils exercent la fonction exécutive et contribuent à l’initiative législative.
Ils exercent la fonction exécutive et assurent seuls le vote des lois.
Ils contrôlent la fonction judiciaire et contribuent à l’initiative législative.
Ils exercent la fonction exécutive et tranchent les litiges constitutionnels.

Ils exercent la fonction exécutive et contribuent à l’initiative législative.

Explication

Soutenus par la majorité parlementaire, les ministres participent à la fonction exécutive et contribuent à l’initiative législative. Les réduire à l’exécution omet leur rôle législatif, tandis que le contrôle judiciaire et le vote exclusif des lois leur attribuent des fonctions différentes.

58. Dans un pays où la légitimité élective du Parlement s’affirme au fil du temps, quelle évolution générale du rôle du chef de l’État est la plus probable ?

Son rôle tend à se neutraliser, sans que cela exclue des exceptions.
L’institution tend à disparaître dès que le Parlement gagne en légitimité.
Son rôle reste nécessairement actif, quelle que soit la légitimité parlementaire.
Son rôle tend à s’accroître, à mesure que le Parlement gagne en légitimité.

Son rôle tend à se neutraliser, sans que cela exclue des exceptions.

Explication

La tendance générale est à la neutralisation du chef de l’État lorsque la légitimité élective du Parlement s’affirme, même si certains régimes conservent un chef de l’État plus actif. L’accroissement de son rôle inverse cette tendance, tandis que sa disparition ou son activité nécessaire ne sont pas impliquées.

59. Dans un régime où le gouvernement peut être renversé par le Parlement ou révoqué par le chef de l’État, de quelle variante du parlementarisme s’agit-il ?

Du parlementarisme moniste
Du parlementarisme à l’anglaise
Du régime présidentiel
Du parlementarisme dualiste

Du parlementarisme dualiste

Explication

Le parlementarisme dualiste rend le gouvernement dépendant à la fois du Parlement et du chef de l’État. Le monisme limite cette dépendance au Parlement, tandis que les deux autres catégories ne désignent pas cette double responsabilité.

60. Un pays connaît une majorité généralement stable qui soutient son Premier ministre et son gouvernement. Quel effet caractérise cette configuration parlementaire à l’anglaise ?

Une stabilité gouvernementale, mais une efficacité affaiblie.
Une stabilité et une efficacité gouvernementales favorisées.
Une instabilité et une efficacité gouvernementales favorisées.
Une stabilité liée principalement au soutien du chef de l’État.

Une stabilité et une efficacité gouvernementales favorisées.

Explication

Dans le parlementarisme à l’anglaise, une majorité généralement stable soutient le Premier ministre et le gouvernement, ce qui favorise leur stabilité et leur efficacité. L’instabilité, l’efficacité affaiblie et la dépendance principale envers le chef de l’État ne décrivent pas cet effet.

61. Dans un pays, les règles constitutionnelles restent inchangées, mais les rapports politiques évoluent et le gouvernement passe d’une configuration parlementaire à une autre. Quelle conclusion convient ?

Le fonctionnement concret peut changer sans modification des règles.
Le fonctionnement concret reste fixé par les règles formelles.
La configuration parlementaire reste stable malgré l’évolution politique.
Le changement de configuration exige une révision des règles.

Le fonctionnement concret peut changer sans modification des règles.

Explication

Les règles formelles ne déterminent pas à elles seules le fonctionnement politique concret; un pays peut donc changer de configuration parlementaire sans modifier ses règles. L’idée d’une pratique entièrement fixée par le droit, d’une révision obligatoire ou d’une configuration immuable contredit cette distinction.

62. Quel sous-titre Jean-Jacques Rousseau donne-t-il au Contrat social ?

Principes du droit politique
L’équilibre des catégories sociales
Principes du droit constitutionnel
Le Contrat social

Principes du droit politique

Explication

Le Contrat social de Rousseau porte le sous-titre « Principes du droit politique ». « Le Contrat social » est le titre de l’ouvrage, tandis que le droit constitutionnel et la Politéia renvoient à d’autres notions.

63. Quels auteurs ont défendu la ratification de la Constitution fédérale américaine dans une série d’articles connue sous le nom de Federalist Papers ?

Madison, Hamilton et Jay
Washington, Jefferson et Jay
Madison, Hamilton et Franklin
Montesquieu, Rousseau et Madison

Madison, Hamilton et Jay

Explication

Madison, Hamilton et Jay ont défendu la ratification de la Constitution fédérale dans les Federalist Papers. Montesquieu et Rousseau sont des penseurs politiques français, tandis que Franklin, Washington et Jefferson ne forment pas le trio d’auteurs indiqué.

64. Un député élu dans une circonscription est sollicité pour soutenir une mesure qui favorise ses électeurs, mais nuit à l’intérêt général du pays. Quelle conception de son mandat correspond à celle défendue par Edmund Burke ?

Il doit suivre les consignes de son parti, même contre l’intérêt national.
Il doit soutenir les intérêts du gouvernement plutôt que ceux de la nation.
Il doit rechercher le bien général de la nation comme membre du Parlement.
Il doit défendre les intérêts locaux de ses électeurs avant ceux de la nation.

Il doit rechercher le bien général de la nation comme membre du Parlement.

Explication

Pour Burke, une fois élu, le député est membre du Parlement et doit privilégier le bien général de la nation plutôt que les intérêts locaux de ses électeurs. La défense des intérêts locaux confond mandat national et représentation de circonscription; l’obéissance au parti et la priorité donnée au gouvernement ne sont pas le principe avancé par Burke.

65. Dans un régime parlementaire, le gouvernement et le Parlement conservent des organes distincts, mais leurs activités et leurs responsabilités sont étroitement liées. Comment Bagehot nomme-t-il cette relation ?

La confusion des pouvoirs, par disparition des organes distincts.
La domination parlementaire, par subordination du gouvernement.
La fusion des pouvoirs, sans confusion des organes.
La séparation des pouvoirs, par isolement des organes.

La fusion des pouvoirs, sans confusion des organes.

Explication

La fusion des pouvoirs désigne une solidarité juridique et politique entre un gouvernement et un Parlement qui restent distincts, mais sont imbriqués. La confusion suppose la disparition de cette distinction, la séparation stricte écarte leur imbrication, et la domination parlementaire réduit à tort cette relation à une subordination.

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Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Introduction au droit constitutionnel.

Qu’est-ce que le droit ?

Un ensemble d’institutions et de règles obligatoires organisant la vie en commun.

En quelle année Pellegrino Rossi inaugure-t-il un enseignement de droit constitutionnel à Paris ?

En 1834.

Quels intérêts le droit privé et le droit public concernent-ils respectivement ?

Les intérêts particuliers et les affaires communes.

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