QCM : Introduction au droit de l'entreprise et de la concurrence — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond le mieux à la notion d’entreprise en droit de l’entreprise ?

Une personne morale inscrite au registre du commerce
Une activité économique organisée exercée de manière structurée
Une simple vente ponctuelle d’un bien
Un ensemble de règles exclusivement juridiques

Une activité économique organisée exercée de manière structurée

Explication

L’entreprise est d’abord une notion économique liée à l’exercice organisé d’une activité économique. Une vente ponctuelle ne suffit pas à caractériser cette organisation.

2. Quel énoncé décrit le mieux le droit commercial dans le droit de l’entreprise ?

Il se limite aux relations entre consommateurs et professionnels
Il définit à lui seul toute la notion d’entreprise
Il se comprend surtout à travers le statut du commerçant et les actes de commerce
Il se confond avec tout le droit civil des contrats

Il se comprend surtout à travers le statut du commerçant et les actes de commerce

Explication

Le droit commercial est présenté comme un aspect du droit de l’entreprise centré sur le commerçant et les actes de commerce. Il ne couvre pas à lui seul toute la matière du droit de l’entreprise.

3. Quelle est la source qui joue le rôle principal dans le droit commercial ?

Les lois, notamment le Code de commerce
Les décisions des chambres de commerce
Les usages professionnels uniquement
Les traités internationaux uniquement

Les lois, notamment le Code de commerce

Explication

Le cours indique que les lois constituent la source principale du droit commercial, avec un rôle central du Code de commerce. Les usages et les traités complètent ce cadre, sans le remplacer.

4. Quelle différence caractérise le plus justement les règlements et les directives de l’Union européenne ?

Les directives s’appliquent directement, tandis que les règlements doivent être transposés
Les deux exigent une ratification par loi dans chaque État membre
Les règlements s’appliquent directement, tandis que les directives doivent être transposées
Les deux n’ont aucun effet en droit interne

Les règlements s’appliquent directement, tandis que les directives doivent être transposées

Explication

Les règlements européens sont d’application directe, alors que les directives nécessitent une transposition dans chaque État membre. C’est une distinction classique rappelée par le cours.

5. Quel acte relève des actes de commerce par nature ?

L’achat de biens meubles pour les revendre
L’occupation d’un logement à titre personnel
La rédaction d’un testament
Le paiement d’une dette familiale

L’achat de biens meubles pour les revendre

Explication

Le négoce, c’est-à-dire l’achat de biens meubles pour les revendre, est expressément cité parmi les actes de commerce par nature. Les autres propositions relèvent d’actes civils.

6. Dans quel cas un acte non commercial devient-il un acte de commerce ?

Lorsqu’il est signé devant notaire
Lorsqu’il concerne un bien immeuble
Lorsqu’il est accompli pour les besoins d’une activité commerciale
Lorsqu’il est réalisé par un particulier une seule fois

Lorsqu’il est accompli pour les besoins d’une activité commerciale

Explication

Un acte peut devenir commercial par accessoire lorsqu’il est accompli pour les besoins d’une activité commerciale. L’idée est que l’accessoire suit le principal.

7. Qui dispose, en principe, du choix de la juridiction lorsqu’un acte est mixte et qu’il agit contre un commerçant ?

Le non-commerçant demandeur
Le commerçant défendeur
L’administration fiscale
Le juge civil d’office

Le non-commerçant demandeur

Explication

En matière d’acte mixte, lorsque le non-commerçant attaque le commerçant, il bénéficie d’une option entre tribunal civil et tribunal de commerce. Cette faculté vise à protéger la partie réputée plus faible.

8. Quel effet principal entraîne le choix du tribunal de commerce par le non-commerçant dans un acte mixte ?

L’impossibilité de produire tout écrit
L’application automatique du droit pénal
Le transfert du litige au juge administratif
L’application des règles du droit commercial, notamment en preuve

L’application des règles du droit commercial, notamment en preuve

Explication

Devant le tribunal de commerce, le litige est régi par les règles commerciales, en particulier pour la preuve. Le tribunal civil, au contraire, entraîne l’application du droit civil.

9. Quelle condition définit avant tout la qualité de commerçant ?

Être inscrit à une caisse de sécurité sociale
Exercer une activité lucrative quelconque
Être propriétaire d’un fonds de commerce
Accomplir des actes de commerce à titre habituel

Accomplir des actes de commerce à titre habituel

Explication

Le commerçant est celui qui accomplit des actes de commerce à titre habituel, selon l’article L121-1. La propriété d’un fonds ou le simple profit ne suffisent pas.

10. Quel élément caractérise le mieux l’appréciation de l’habitude en matière de statut de commerçant ?

La seule signature d’un contrat commercial
La seule existence d’une spéculation
Un faisceau d’indices, notamment le temps consacré et les revenus tirés
Un délai légal fixe de six mois

Un faisceau d’indices, notamment le temps consacré et les revenus tirés

Explication

L’habitude est appréciée par le juge au moyen d’un faisceau d’indices, surtout le temps consacré et les revenus tirés des actes. La spéculation n’est ni indispensable ni suffisante.

11. Quel statut caractérise l’artisan dans le cadre de son activité professionnelle ?

Une activité agricole soumise au droit rural
Une activité commerciale par nature
Une activité financière régie par le droit boursier
Une activité civile relevant de textes propres

Une activité civile relevant de textes propres

Explication

L’artisan est présenté comme un entrepreneur dont l’activité reste civile, même si certains mécanismes du droit commercial peuvent parfois s’y appliquer. Il ne devient pas pour autant commerçant du seul fait de son activité.

12. Quel statut la loi prévoit-elle pour le conjoint du commerçant lorsqu’il participe à l’activité sans être commerçant ?

Une immatriculation automatique comme commerçant indépendant
Une présomption de non-commercialité avec plusieurs statuts possibles
Un statut obligatoire de salarié
Une présomption irréfragable de commercialité

Une présomption de non-commercialité avec plusieurs statuts possibles

Explication

Le cours indique que le conjoint bénéficie d’une présomption de non-commercialité et peut être collaborateur, salarié ou associé selon sa participation. Il n’est donc pas automatiquement commerçant.

13. Parmi les obligations générales du commerçant, laquelle est explicitement mentionnée ?

La tenue d’un registre des naissances de l’entreprise
L’ouverture d’un compte bancaire et l’affiliation à une caisse de sécurité sociale
L’obligation de passer par un notaire pour chaque facture
La souscription obligatoire à un arbitrage préalable

L’ouverture d’un compte bancaire et l’affiliation à une caisse de sécurité sociale

Explication

Le cours cite parmi les obligations générales l’ouverture d’un compte bancaire et l’affiliation à une caisse de sécurité sociale. Les autres propositions ne correspondent pas aux obligations évoquées.

14. Quel élément figure parmi les droits reconnus au commerçant dans le cadre de son activité ?

L’interdiction de louer ses locaux
La propriété commerciale du fonds de commerce
La suppression de toute règle de preuve
L’exemption totale de toute obligation comptable

La propriété commerciale du fonds de commerce

Explication

La propriété commerciale est présentée comme un droit attaché à la valeur de l’activité via le fonds de commerce. Elle permet notamment la cession ou la location du fonds.

15. Quelle affirmation décrit le mieux la liberté de commerce ?

L’État fixe librement les prix de tous les biens et services
La liberté de commerce supprime toute réglementation
L’activité commerciale est ouverte à toute personne, sous réserve de restrictions justifiées
Seuls les commerçants immatriculés peuvent exercer une activité économique

L’activité commerciale est ouverte à toute personne, sous réserve de restrictions justifiées

Explication

La liberté de commerce signifie que l’activité commerciale est ouverte à toute personne, même si elle peut être encadrée par des restrictions justifiées. Elle n’exclut donc pas toute régulation.

16. Pourquoi la liberté des prix est-elle importante dans le régime de la concurrence ?

Parce que la concurrence interdit toute variation de prix
Parce que les prix libres ne concernent que les services publics
Parce que les prix doivent toujours être fixés par l’administration
Parce que la concurrence suppose que les prix puissent être libres, sauf exceptions

Parce que la concurrence suppose que les prix puissent être libres, sauf exceptions

Explication

Le cours indique que la concurrence suppose la liberté des prix, avec quelques exceptions régulées. L’idée contraire, selon laquelle les prix seraient toujours administrés, est inexacte.

17. Quel est le fondement juridique principal de la concurrence déloyale ?

La loi Le Chapelier de 1791
Le règlement européen de 2024 sur la RSE
L’article L110-1 du Code de commerce
L’article 1240 du Code civil

L’article 1240 du Code civil

Explication

La concurrence déloyale est présentée comme une notion jurisprudentielle fondée sur la responsabilité civile de l’article 1240 du Code civil. Elle permet d’obtenir réparation du préjudice causé à un concurrent.

18. Lequel des comportements suivants correspond à une forme classique de concurrence déloyale ?

La liberté tarifaire entre deux concurrents
La conclusion d’un bail commercial
L’immatriculation au registre du commerce
Le parasitisme économique

Le parasitisme économique

Explication

Le parasitisme économique fait partie des quatre manifestations classiques de la concurrence déloyale. Il consiste à profiter indûment de la réputation ou des efforts d’une entreprise.

19. Quelle caractéristique distingue les autorités administratives indépendantes mentionnées ici ?

Elles sont composées exclusivement de juges consulaires élus
Elles disposent d’un budget propre et ne dépendent pas directement de la hiérarchie ministérielle
Elles n’interviennent que dans les litiges entre particuliers
Elles remplacent systématiquement le tribunal judiciaire

Elles disposent d’un budget propre et ne dépendent pas directement de la hiérarchie ministérielle

Explication

Le cours précise que ces autorités sont indépendantes car elles ne relèvent pas d’une hiérarchie administrative et disposent de leur propre budget. Elles n’ont donc pas le même statut qu’un tribunal ou qu’un service ministériel.

20. Quel rôle est attribué à l’Autorité de la concurrence ?

Contrôler uniquement les marchés financiers et les délits d’initié
Tenir le registre national des entreprises et des métiers
Régler uniquement les conflits de travail entre employeur et salarié
Veiller au respect des règles de concurrence avec un volet administratif et un volet contentieux

Veiller au respect des règles de concurrence avec un volet administratif et un volet contentieux

Explication

L’Autorité de la concurrence est décrite comme une institution indépendante chargée de veiller au respect des règles de concurrence, avec un volet administratif et un volet contentieux. Les marchés financiers relèvent plutôt de l’AMF.

21. Quelle institution est chargée de veiller au respect des règles de concurrence et dispose d’un volet administratif et d’un volet contentieux ?

L’Autorité de la concurrence
L’INPI
Le tribunal judiciaire
L’AMF

L’Autorité de la concurrence

Explication

L’Autorité de la concurrence contrôle les règles de concurrence et peut instruire puis trancher certains contentieux. L’AMF vise surtout les marchés financiers, tandis que l’INPI s’occupe de la propriété industrielle.

22. Quel organisme tient notamment le registre national dématérialisé réunissant plusieurs registres d’entreprises ?

Le Conseil constitutionnel
La chambre de commerce et d’industrie
L’INPI
L’Autorité de la concurrence

L’INPI

Explication

L’INPI a aussi pour mission de tenir un registre national dématérialisé rassemblant plusieurs registres d’entreprises. Les autres organismes n’ont pas cette fonction d’immatriculation centralisée.

23. Comment sont désignés les juges consulaires siégeant dans les tribunaux de commerce ?

Ils sont recrutés parmi les magistrats de carrière
Ils sont tirés au sort parmi les justiciables
Ils sont élus par les acteurs du commerce
Ils sont nommés par le préfet

Ils sont élus par les acteurs du commerce

Explication

Les juges consulaires sont des juges élus par les commerçants ou les acteurs du commerce, et non des magistrats de carrière. C’est ce qui distingue la juridiction consulaire d’une juridiction classique.

24. Quelle solution la loi favorise-t-elle lorsque le litige peut être résolu sans saisir directement le juge étatique ?

La saisine obligatoire du parquet
La médiation ou l’arbitrage
Le recours systématique au tribunal judiciaire
La cassation immédiate

La médiation ou l’arbitrage

Explication

Les modes alternatifs de règlement des différends, comme la médiation ou l’arbitrage, sont privilégiés pour éviter un passage direct devant le juge étatique. Les autres propositions ne correspondent pas à cette logique de règlement amiable ou alternatif.

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Droit de l'entreprise — définition ?

Science humaine organisant la vie sociale et économique.

Sources du droit commercial — principales ?

Constitution, lois, règlements, usages, traités, droit européen.

Acte de commerce — définition ?

Acte qualifié par la loi pour ses caractéristiques économiques.

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