QCM : Introduction aux règles d'urbanisme — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la finalité principale de la police de l’urbanisme ?

Organiser les relations contractuelles entre propriétaires privés
Encadrer l’occupation et l’utilisation du sol pour éviter les abus liés aux constructions
Régler uniquement la fiscalité des opérations immobilières
Attribuer automatiquement un droit à construire sur tout terrain

Encadrer l’occupation et l’utilisation du sol pour éviter les abus liés aux constructions

Explication

La police de l’urbanisme est une police administrative spéciale qui encadre l’occupation et l’utilisation du sol afin d’éviter les abus de propriété. Elle ne crée pas un droit à construire, mais limite et organise l’usage du terrain.

2. Quel ensemble correspond le mieux aux polices satellites de l’urbanisme ?

Les procédures de vente et de location des logements
Les règles de circulation routière et de sécurité publique générale
Les seuls litiges entre voisins au sujet des limites cadastrales
Les règles du patrimoine, des équipements commerciaux et de certains risques

Les règles du patrimoine, des équipements commerciaux et de certains risques

Explication

Les polices satellites sont des polices administratives spéciales qui touchent à l’urbanisme sans être la police de l’urbanisme au sens strict, notamment en matière de patrimoine, de commerce et de risques. Les autres propositions relèvent d’autres matières.

3. Comment se définit la densité urbaine dans cette matière ?

Par le rapport entre la surface du terrain et la surface de plancher
Par la valeur vénale du terrain après travaux
Par le nombre de routes desservant le terrain
Par le nombre de propriétaires du terrain

Par le rapport entre la surface du terrain et la surface de plancher

Explication

La densité renvoie à un calcul fondé sur le rapport entre la surface du terrain et la surface de plancher. Elle sert à apprécier l’intensité d’occupation d’un projet.

4. Dans quelles conditions la reconstruction à l’identique peut-elle être autorisée ?

Dès lors que le terrain est encore constructible, sans condition de délai
Uniquement si le bâtiment a été détruit par incendie et dans un délai de 5 ans
Après destruction ou démolition, dans un délai de 10 ans, si la construction initiale n’était pas frauduleuse
Seulement si l’ouvrage reconstruit change sa configuration pour respecter les normes actuelles

Après destruction ou démolition, dans un délai de 10 ans, si la construction initiale n’était pas frauduleuse

Explication

La reconstruction à l’identique est possible après destruction ou démolition dans un délai de 10 ans, à condition que la construction initiale ne soit pas frauduleuse. La modification de configuration n’est donc pas l’idée centrale du régime.

5. Quelle règle s’applique au permis de construire lorsqu’un projet utilise des matériaux renouvelables ?

Le permis ne peut pas être refusé ou assorti d’une opposition pour limiter cet usage
Le permis ne peut être délivré que dans une zone agricole
Le permis dépend d’une autorisation préalable du voisinage
Le permis doit être refusé si ces matériaux ne sont pas majoritaires

Le permis ne peut pas être refusé ou assorti d’une opposition pour limiter cet usage

Explication

Le droit de l’urbanisme interdit de refuser ou de limiter, au moment du permis, l’usage de matériaux renouvelables. L’idée est de ne pas bloquer ce choix technique par une opposition du permis.

6. Quelle exigence accompagne une ombrière photovoltaïque dans l’aménagement du stationnement ?

Elle doit couvrir la totalité du parking, sans exception
Elle dispense de toute règle sur la récupération des eaux de pluie
Elle ne peut être imposée que pour les logements sociaux
Elle doit couvrir au moins la moitié du parking, ou le parking doit être végétalisé

Elle doit couvrir au moins la moitié du parking, ou le parking doit être végétalisé

Explication

L’ombrière équipée en photovoltaïque doit couvrir au moins la moitié du parking, ou bien le parking doit être végétalisé. En plus, la récupération des eaux de pluie est prévue comme obligation liée au projet.

7. Quel outil le PLU peut-il utiliser pour favoriser la mixité sociale dans certaines zones ?

Réserver toutes les parcelles aux commerces de proximité
Interdire tout logement collectif
Supprimer toute règle de taille minimale des logements
Imposer une part minimale de logements sociaux

Imposer une part minimale de logements sociaux

Explication

Le PLU peut imposer une part minimale de logements sociaux afin de favoriser la mixité sociale. Cette logique vise à diversifier les catégories de logements dans les opérations.

8. À quoi peuvent servir certains STECAL dans le PLU ?

À remplacer toutes les zones urbaines du territoire
À l’accueil des gens du voyage dans des secteurs délimités
À organiser uniquement le stationnement des centres commerciaux
À interdire toute construction en zone agricole

À l’accueil des gens du voyage dans des secteurs délimités

Explication

Les STECAL sont des secteurs de taille et de capacité d’accueil limitées pouvant autoriser certaines constructions même en zone agricole. Le cours indique qu’ils peuvent aussi servir à l’accueil des gens du voyage.

9. Dans quel cas le logement des agriculteurs est-il admis ?

Uniquement si la commune n’a pas de PLU
Quand le logement est destiné à la location saisonnière
Dès que l’agriculteur possède un terrain en zone rurale
Lorsqu’une présence de jour et de nuit est nécessaire à l’exploitation agricole

Lorsqu’une présence de jour et de nuit est nécessaire à l’exploitation agricole

Explication

Le logement des agriculteurs n’est admis que si la présence de jour et de nuit est nécessaire à l’exploitation agricole. La simple qualité d’agriculteur ne suffit donc pas.

10. Quel est l’effet de l’avis de la CDPNAF pour la délimitation d’un STECAL ?

Il remplace automatiquement le PLU
Il autorise de plein droit toutes les constructions en zone A
Il conditionne la délimitation du secteur avant son inscription dans le document d’urbanisme
Il n’intervient qu’après l’approbation définitive du document

Il conditionne la délimitation du secteur avant son inscription dans le document d’urbanisme

Explication

La délimitation d’un STECAL se fait après avis de la CDPNAF, ce qui encadre le périmètre retenu. L’avis intervient donc avant l’inscription du secteur dans le document d’urbanisme.

11. Dans un PLU, quel document fixe les grandes orientations prospectives du projet communal après débat en conseil municipal ?

Les annexes sanitaires
Le plan d’aménagement et de développement durable
Le rapport de présentation
Le règlement du zonage

Le plan d’aménagement et de développement durable

Explication

Le PADD est le document prospectif du PLU qui fixe les grandes orientations du projet communal après débat. Le règlement et les annexes précisent ensuite les règles, mais ne définissent pas cette vision d’ensemble.

12. Quelle conséquence peut naître du débat sur les orientations du PADD avant l’achèvement du PLU ?

Des coupes et abattages d’arbres peuvent être soumis à déclaration préalable et un sursis à statuer peut être prononcé
Le permis de construire devient automatiquement tacite pour tous les projets
Le PLU est réputé approuvé sans enquête publique
La zone AU devient immédiatement constructible sans condition

Des coupes et abattages d’arbres peuvent être soumis à déclaration préalable et un sursis à statuer peut être prononcé

Explication

Le cours indique qu’à partir du débat sur le PADD, des coupes et abattages d’arbres peuvent être soumis à déclaration préalable et qu’un sursis à statuer peut être prononcé. Les autres propositions ne correspondent pas à cet effet procédural.

13. Qui conduit la procédure de mise en compatibilité du PLU lorsque celle-ci est engagée ?

Le préfet
Le conseil départemental
Le notaire
Le juge administratif

Le préfet

Explication

La procédure est menée par le préfet, qui organise notamment l’examen conjoint avec l’État et les personnes associées. Ce n’est pas une compétence confiée au juge ni au département.

14. Quel délai dispose la commune ou l’EPCI pour répondre au projet de mise en compatibilité transmis, le silence valant avis favorable ?

Six mois
Deux mois
Trois semaines
Un mois

Deux mois

Explication

Le texte précise que la commune ou l’EPCI dispose de deux mois pour répondre, et que le silence vaut avis favorable. C’est donc un délai de deux mois, non d’un mois ou de six mois.

15. Quelle procédure doit être engagée lorsqu’une modification touche aux orientations fixées par le PADD ?

Un certificat d’urbanisme modificatif
Une simple mise à jour des annexes
Une abrogation automatique du document
Une révision du PLU

Une révision du PLU

Explication

Le cours indique qu’une modification des orientations du PADD impose une procédure de révision du PLU. Une simple mise à jour des annexes ne suffit pas pour changer ces orientations.

16. Quelle est la logique générale retenue pour les évolutions du document d’urbanisme ?

La mise en compatibilité ne peut viser qu’une zone AU
La modification concerne surtout le règlement ou les OAP, alors que la révision est requise pour les changements plus lourds liés au PADD
L’abrogation remplace systématiquement la modification
La révision ne vise que les erreurs matérielles

La modification concerne surtout le règlement ou les OAP, alors que la révision est requise pour les changements plus lourds liés au PADD

Explication

La checklist du cours distingue la modification, qui porte surtout sur le règlement ou les OAP, de la révision, réservée aux changements plus structurants liés au PADD. Les autres propositions ne reprennent pas cette logique de distinction.

17. Quel document régional joue, en Île-de-France, un rôle d’équivalent du SCOT pour certaines règles d’urbanisation ?

Le PLH
Le PADDUC
Le SDRIF
Le PADD

Le SDRIF

Explication

Le SDRIF est présenté comme l’équivalent du SCOT en Île-de-France pour l’application de certaines règles d’urbanisation. Le PADDUC, lui, concerne la Corse.

18. Que se passe-t-il si le SCOT est transmis au préfet et qu’aucune modification n’est demandée dans le délai prévu ?

Il doit être réapprouvé par le conseil municipal
Il devient caduc immédiatement
Il s’applique seulement après enquête publique supplémentaire
Il devient exécutoire deux mois après transmission

Il devient exécutoire deux mois après transmission

Explication

Le cours indique que le SCOT devient exécutoire deux mois après sa transmission au préfet, sous réserve de l’absence de modifications demandées. Il n’est pas réapprouvé ni rendu caduc dans cette situation.

19. Quel est l’objectif principal d’un schéma de cohérence territoriale ?

Remplacer toutes les servitudes d’urbanisme
Délivrer directement les permis de construire
Définir le détail parcellaire des constructions
Fixer des orientations à l’échelle d’un territoire pour guider l’aménagement

Fixer des orientations à l’échelle d’un territoire pour guider l’aménagement

Explication

Le SCOT est un document de planification qui fixe des orientations à l’échelle territoriale pour guider l’aménagement. Il ne délivre pas les permis et ne règle pas le détail parcellaire des constructions.

20. Dans quel cas un EPCI ne peut-il pas se retirer seul d’un SCOT ?

Lorsque ses communes appartiennent à un EPCI membre lui-même signataire du SCOT
Lorsque le SCOT est devenu exécutoire depuis plus de deux mois
Lorsque le préfet n’a pas répondu sous trois mois
Lorsque le territoire compte moins de dix communes

Lorsque ses communes appartiennent à un EPCI membre lui-même signataire du SCOT

Explication

Le cours précise qu’un EPCI ne peut pas se retirer seul si ses communes appartiennent à un EPCI membre lui-même signataire du SCOT. Le retrait est donc encadré par la structure intercommunale signataire.

21. Quel document de planification locale est directement lié à la politique de l’habitat ?

Le plan local d’urbanisme
Le programme local de l’habitat
Le schéma de cohérence territoriale
Le certificat d’urbanisme

Le programme local de l’habitat

Explication

Le PLH signifie programme local de l’habitat : c’est l’outil de planification consacré à la politique du logement. Le PLU et le SCOT relèvent surtout de la planification urbaine, tandis que le certificat d’urbanisme n’est pas un document de politique de l’habitat.

22. Quel est l’objectif principal d’un programme local de l’habitat ?

Fixer les règles de constructibilité parcelle par parcelle
Définir la stratégie de production et de répartition des logements
Autoriser individuellement les permis de construire
Remplacer les règles nationales d’urbanisme

Définir la stratégie de production et de répartition des logements

Explication

Le PLH sert à organiser la politique du logement à l’échelle locale, notamment en programmant l’offre de logements et sa répartition. Il ne remplace pas les règles de constructibilité ni les autorisations individuelles d’urbanisme.

23. Quel est le rôle principal d’un plan local de l’habitat dans la politique du logement ?

Autoriser automatiquement toute opération de construction dans la commune
Remplacer le plan local d’urbanisme pour l’ensemble du territoire
Définir une stratégie locale pour répondre aux besoins en logements et en hébergements
Fixer directement les règles de hauteur et d’implantation des constructions

Définir une stratégie locale pour répondre aux besoins en logements et en hébergements

Explication

Le plan local de l’habitat sert à organiser la politique du logement à l’échelle locale en fonction des besoins repérés. Il ne remplace pas le PLU et ne fixe pas, à lui seul, les règles de constructibilité.

24. Quelle action relève le mieux d’un document de politique de l’habitat comme le PLH ?

Classer les parcelles en zones agricoles ou urbaines
Accorder un permis de construire pour une maison individuelle
Programmer la répartition des besoins en logements sur le territoire
Définir les servitudes de passage sur les propriétés privées

Programmer la répartition des besoins en logements sur le territoire

Explication

Un PLH a une vocation programmatique : il organise la réponse aux besoins en logements sur un territoire. Les autres propositions relèvent plutôt du droit de propriété, du permis ou du PLU.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 24 flashcards sur Introduction aux règles d'urbanisme.

Police de l’urbanisme — définition ?

Encadrement administratif de l’usage du sol.

Polices satellites — exemples ?

Patrimoine, risques, équipements commerciaux.

Servitude d’urbanisme — nature ?

Obligation réelle d’intérêt général, sans indemnisation.

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