QCM : Introduction au droit général — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne l’ensemble des règles générales qui s’imposent à tous dans une société ?

Le droit objectif
Le droit positif
Le droit subjectif
La règle juridique

Le droit objectif

Explication

Le droit objectif regroupe les règles générales applicables à tous. Le droit subjectif désigne plutôt une prérogative accordée à une personne déterminée.

2. Le droit de propriété détenu par une personne constitue quel type de droit ?

Un droit objectif
Une règle juridique
Un droit positif
Un droit subjectif

Un droit subjectif

Explication

Le droit de propriété est une prérogative attribuée à un individu, ce qui en fait un droit subjectif. Le droit objectif correspond aux règles générales qui encadrent cette prérogative.

3. Comment appelle-t-on l’ensemble des règles de droit applicables dans un système donné à un moment déterminé ?

Le droit subjectif
La règle sociale
Le droit objectif
Le droit positif

Le droit positif

Explication

Le droit positif désigne les règles actuellement applicables dans un système juridique et à une période donnée. Le droit objectif insiste plutôt sur le caractère général des règles de droit.

4. Quelle caractéristique permet de distinguer une règle juridique d’une simple règle personnelle de conduite ?

Elle repose sur une conviction intime et varie selon chaque personne
Elle exprime une préférence individuelle sans effet sur la vie collective
Elle dépend principalement des usages familiaux et des habitudes privées
Elle est extérieure aux individus et peut être imposée par l’État

Elle est extérieure aux individus et peut être imposée par l’État

Explication

La règle juridique est extérieure aux individus et peut être imposée par la contrainte légitime de l’État. Une conviction intime relève plutôt de la morale ou d’une règle personnelle.

5. Quelle distinction décrit correctement les règles autonomes et les règles hétéronomes ?

Les premières sont écrites, tandis que les secondes sont transmises par les habitudes sociales
Les premières sont judiciaires, tandis que les secondes relèvent des relations familiales
Les premières sont étatiques, tandis que les secondes reposent sur une conviction personnelle
Les premières sont intériorisées, tandis que les secondes proviennent d’une autorité extérieure

Les premières sont intériorisées, tandis que les secondes proviennent d’une autorité extérieure

Explication

Les règles autonomes s’imposent de l’intérieur, comme la morale ou la politesse, alors que les règles hétéronomes sont élaborées extérieurement. Leur origine extérieure peut permettre une sanction par l’État.

6. Quelle sanction caractérise principalement la règle juridique par rapport à la règle morale ?

Une réaction intime ressentie par la personne concernée
Une désapprobation diffuse exprimée par l’entourage
Une sanction externe exercée par un organe habilité
Un sentiment de culpabilité sans intervention institutionnelle

Une sanction externe exercée par un organe habilité

Explication

La règle juridique peut entraîner une sanction externe prononcée ou appliquée par une autorité compétente. La règle morale produit principalement une sanction intérieure ou une désapprobation sociale diffuse.

7. Quel est l’objet principal de la science juridique ?

Décrire les pratiques économiques sans analyser leur encadrement normatif
Étudier méthodiquement les règles qui organisent les relations sociales et étatiques
Déterminer les convictions morales que chaque individu devrait adopter
Évaluer les comportements politiques selon leur popularité dans la société

Étudier méthodiquement les règles qui organisent les relations sociales et étatiques

Explication

La science juridique est une science humaine qui analyse méthodiquement les règles organisant les relations sociales et étatiques. Elle ne se confond donc ni avec la morale ni avec l’étude descriptive de l’économie.

8. Quels sont les quatre caractères généralement associés à la règle de droit ?

Générale et abstraite, impérative et stable
Personnelle et concrète, facultative et évolutive
Générale et morale, spontanée et informelle
Particulière et temporaire, intérieure et variable

Générale et abstraite, impérative et stable

Explication

La règle de droit présente généralement un caractère général et abstrait, ainsi qu’un caractère impératif et stable. Les autres ensembles mélangent des traits qui ne correspondent pas à cette définition.

9. Un litige oppose deux particuliers au sujet de l’exécution d’un contrat : de quelle branche relève principalement cette situation ?

Du droit constitutionnel
Du droit privé
Du droit public
Du droit des finances publiques

Du droit privé

Explication

Le droit privé règle principalement les rapports entre particuliers, notamment les relations contractuelles. Le droit public concerne plutôt l’organisation de l’État et ses rapports avec les personnes privées.

10. Quelle fonction caractérise la Constitution dans la fondation de l’État ?

Elle définit les échanges économiques et les relations commerciales extérieures
Elle fixe les règles de succession propres aux autorités administratives
Elle recense les décisions judiciaires et précise leur portée juridique
Elle fonde l’État et organise le fonctionnement du pouvoir politique

Elle fonde l’État et organise le fonctionnement du pouvoir politique

Explication

La Constitution constitue l’acte fondateur de l’État ou d’un nouveau régime et sert de modèle d’organisation du pouvoir politique. Les décisions judiciaires, les échanges économiques et les successions administratives ne définissent pas cette fonction fondatrice.

11. Quel élément distingue l’État de droit matériel de l’État de droit formel ?

La possibilité pour le gouvernement de modifier les règles applicables
La soumission des autorités à une hiérarchie des normes écrites
La prise en compte du contenu des droits et des procédés démocratiques
La priorité accordée aux usages politiques sur les règles juridiques

La prise en compte du contenu des droits et des procédés démocratiques

Explication

L’État de droit matériel ne se limite pas au respect de la hiérarchie des normes : il exige aussi la protection des droits et la mise en œuvre de procédés démocratiques. La hiérarchie des normes caractérise principalement l’approche formelle.

12. Selon l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, quelle situation signifie qu’une société n’a point de Constitution ?

L’absence de garantie des droits et de séparation des pouvoirs
L’absence d’une chambre parlementaire spécialisée dans les finances
L’absence d’une procédure particulière pour réviser les lois
L’absence de règles organisant les collectivités territoriales

L’absence de garantie des droits et de séparation des pouvoirs

Explication

L’article 16 affirme qu’une société dépourvue de garantie des droits et de séparation des pouvoirs n’a point de Constitution. Les autres éléments peuvent concerner l’organisation institutionnelle, mais ils ne sont pas les critères énoncés par cet article.

13. Dans quel cas peut-on parler d’État de droit ?

Lorsque les décisions politiques remplacent les règles juridiques existantes
Lorsque le pouvoir de l’État est limité et exercé conformément au droit
Lorsque les gouvernants échappent aux normes qui s’imposent aux citoyens
Lorsque les autorités disposent d’un pouvoir étendu sans contrôle juridique

Lorsque le pouvoir de l’État est limité et exercé conformément au droit

Explication

L’État de droit suppose que le pouvoir étatique soit limité et exercé conformément à des règles juridiques. Un pouvoir sans contrôle ou affranchi des normes contredit précisément cette notion.

14. Quelle proposition décrit le mieux le constitutionnalisme ?

Une méthode qui privilégie les coutumes sur toutes les règles constitutionnelles
Une pratique qui confie l’ensemble du pouvoir politique à une autorité centrale
Une théorie qui réserve les libertés publiques aux décisions du gouvernement
Une doctrine qui soumet les gouvernants à une Constitution supérieure à la loi

Une doctrine qui soumet les gouvernants à une Constitution supérieure à la loi

Explication

Le constitutionnalisme affirme la supériorité de la Constitution, la séparation des pouvoirs, la limitation des gouvernants et la garantie des libertés. Il ne consiste donc ni à concentrer le pouvoir ni à subordonner les libertés aux autorités.

15. Quelle différence oppose principalement une constitution sociale à une constitution politique ?

La constitution sociale organise les pouvoirs, tandis que la constitution politique définit les droits sociaux
La constitution sociale règle les tribunaux, tandis que la constitution politique détermine les relations économiques
La constitution sociale fixe la procédure de révision, tandis que la constitution politique rassemble les coutumes
La constitution sociale exprime un projet de société, tandis que la constitution politique organise les pouvoirs

La constitution sociale exprime un projet de société, tandis que la constitution politique organise les pouvoirs

Explication

La constitution sociale expose les finalités de la société ainsi que les droits et libertés des citoyens, alors que la constitution politique règle l’organisation des pouvoirs publics. Confondre ces deux dimensions revient à inverser leur objet respectif.

16. Une règle figure dans un texte constitutionnel et ne peut être révisée que selon une procédure spéciale : de quelle notion relève-t-elle ?

De la loi organique
De la constitution formelle
De la coutume constitutionnelle
De la constitution matérielle

De la constitution formelle

Explication

La constitution formelle regroupe les règles énoncées sous une forme constitutionnelle et soumises à une procédure spéciale de révision. La constitution matérielle est définie par le contenu des règles, tandis que la coutume repose sur une pratique et la loi organique possède un autre statut.

17. Quelle condition est nécessaire pour qu’une pratique devienne une coutume constitutionnelle ?

Une approbation judiciaire donnée après chaque application de la pratique
Une répétition durable accompagnée de la conviction qu’elle est obligatoire
Une inscription dans un texte soumis à la procédure de révision constitutionnelle
Une décision ponctuelle d’une autorité politique reconnue par le Parlement

Une répétition durable accompagnée de la conviction qu’elle est obligatoire

Explication

Une coutume constitutionnelle exige à la fois une répétition durable de la pratique et la conviction collective de son caractère obligatoire. Une décision isolée ou une simple inscription textuelle ne suffit pas à établir une coutume.

18. Quelles fonctions la Constitution attribue-t-elle aux gouvernants ?

Elle organise les élections sans préciser les compétences des autorités élues
Elle fixe leurs rémunérations sans encadrer leurs pouvoirs institutionnels
Elle définit leurs devoirs privés et leurs responsabilités professionnelles
Elle détermine leur désignation, leurs compétences et l’exercice de celles-ci

Elle détermine leur désignation, leurs compétences et l’exercice de celles-ci

Explication

La Constitution encadre la désignation des gouvernants, leurs compétences et les modalités d’exercice de ces compétences. Elle ne se réduit donc pas à organiser leur désignation ou les élections.

19. Quels sont les deux grands éléments du contenu constitutionnel ?

L’organisation des pouvoirs publics et une déclaration des droits
La composition des partis politiques et la classification des professions
La réglementation des contrats privés et la fixation des tarifs publics
La gestion des entreprises publiques et la définition des échanges commerciaux

L’organisation des pouvoirs publics et une déclaration des droits

Explication

Le contenu constitutionnel comprend les règles d’organisation et de fonctionnement des pouvoirs publics ainsi qu’une déclaration des droits, située dans le texte ou son préambule. Les autres éléments relèvent de domaines législatifs ou administratifs particuliers.

20. Quelle obligation caractérise principalement un droit de première génération par rapport à un droit de deuxième génération ?

Un droit de première génération demande surtout à l’État de s’abstenir
Un droit de première génération organise la répartition des compétences publiques
Un droit de première génération demande surtout à l’État d’intervenir économiquement
Un droit de première génération impose une solidarité entre générations futures

Un droit de première génération demande surtout à l’État de s’abstenir

Explication

Les droits de première génération sont des droits-libertés qui exigent principalement l’abstention de l’État. Les droits de deuxième génération sont au contraire des droits-créances qui requièrent une intervention économique et sociale des pouvoirs publics.

21. Quel effet juridique produit l’insertion d’un droit dans le corps de la Constitution ?

Il le soumet à une procédure réglementaire distincte des autres normes constitutionnelles
Il lui confère une valeur constitutionnelle et permet de le protéger contre une loi contraire
Il le transforme en principe politique dépourvu de protection juridictionnelle
Il lui attribue une valeur législative susceptible d’être écartée par une loi ultérieure

Il lui confère une valeur constitutionnelle et permet de le protéger contre une loi contraire

Explication

Un droit inséré dans le corps de la Constitution possède une valeur équivalente aux autres dispositions constitutionnelles et peut être protégé contre les lois qui le violent. Le considérer comme une simple orientation politique sous-estimerait sa portée juridique.

22. Quelle philosophie marque principalement la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ?

Une philosophie monarchique et autoritaire
Une philosophie théocratique et corporatiste
Une philosophie collectiviste et dirigiste
Une philosophie individualiste et libérale

Une philosophie individualiste et libérale

Explication

La Déclaration de 1789 affirme une conception centrée sur les libertés et les droits de l’individu, dans une perspective libérale. Elle ne repose donc pas principalement sur une organisation collectiviste ou théocratique.

23. Quelle distinction décrit correctement les droits de première et de deuxième génération ?

Les premiers requièrent l’abstention de l’État, les seconds son intervention
Les premiers requièrent l’intervention de l’État, les seconds son abstention
Les premiers relèvent des institutions, les seconds de la procédure électorale
Les premiers concernent l’économie, les seconds les libertés politiques

Les premiers requièrent l’abstention de l’État, les seconds son intervention

Explication

Les droits de première génération protègent principalement les libertés en demandant à l’État de ne pas y porter atteinte, tandis que ceux de deuxième génération nécessitent son action. Confondre ces exigences inverse la distinction fondamentale entre les deux générations.

24. Quel droit illustre un droit économique ou social de deuxième génération ?

Le droit à l’instruction
La liberté d’expression
Le droit d’éligibilité
Le droit de vote

Le droit à l’instruction

Explication

Le droit à l’instruction suppose une intervention et des prestations publiques, ce qui caractérise les droits économiques et sociaux de deuxième génération. Le vote et l’éligibilité sont des droits politiques, tandis que la liberté d’expression relève des droits-libertés.

25. Que se passe-t-il lorsqu’un droit est inscrit dans le corps de la Constitution ?

Il reçoit une valeur inférieure à celle des dispositions relatives aux institutions
Il acquiert une valeur constitutionnelle et sa violation par une loi peut être sanctionnée
Il ne peut être invoqué qu’après l’adoption d’une loi d’application
Il devient une orientation politique dépourvue d’effet juridique direct

Il acquiert une valeur constitutionnelle et sa violation par une loi peut être sanctionnée

Explication

L’insertion d’un droit dans la Constitution lui confère une valeur équivalente aux autres dispositions constitutionnelles, de sorte qu’une loi contraire peut être sanctionnée. Il ne s’agit donc pas d’une simple orientation politique dépourvue de portée juridique.

26. Que signifie la hiérarchie des normes ?

Chaque norme peut écarter une norme supérieure dans son domaine particulier
Les normes possèdent une valeur identique dès lors qu’elles sont écrites
Les normes sont classées selon leur date d’adoption par les autorités
Chaque norme doit être compatible avec les normes qui lui sont supérieures

Chaque norme doit être compatible avec les normes qui lui sont supérieures

Explication

La hiérarchie des normes organise les règles de manière pyramidale et impose à chaque norme de respecter celles qui lui sont supérieures. Elle ne classe donc pas les règles selon leur ancienneté et ne leur attribue pas une valeur identique.

27. Dans la pyramide des normes de Kelsen, quelle place occupe la Grundnorm ?

Elle correspond à une règle adoptée par une autorité locale
Elle constitue une norme intermédiaire entre la loi et le règlement
Elle occupe le sommet de la hiérarchie
Elle se situe au niveau des règlements administratifs

Elle occupe le sommet de la hiérarchie

Explication

Dans la construction kelsénienne, la Grundnorm se trouve au sommet et fonde la validité des normes qui lui sont subordonnées. Elle ne correspond donc ni à un règlement administratif ni à une règle locale.

28. Que recouvre la suprématie matérielle de la Constitution ?

Elle garantit la conformité des traités aux règlements administratifs
Elle détermine la durée des mandats et le calendrier des élections
Elle impose une procédure de révision plus complexe que celle des lois ordinaires
Elle organise les compétences des autorités et fonde la validité des autres normes

Elle organise les compétences des autorités et fonde la validité des autres normes

Explication

La suprématie matérielle concerne le contenu de la Constitution : celle-ci répartit les compétences et sert de fondement aux autres normes. La procédure de révision plus difficile relève de la suprématie formelle.

29. Pourquoi la suprématie formelle rend-elle la Constitution supérieure aux lois ordinaires ?

Parce qu’elle traite principalement des relations entre particuliers
Parce qu’elle est adoptée par les juridictions plutôt que par le législateur
Parce qu’elle contient nécessairement davantage de dispositions que les lois
Parce que sa révision obéit à des formes particulières plus difficiles

Parce que sa révision obéit à des formes particulières plus difficiles

Explication

La suprématie formelle découle de règles de révision spécifiques qui rendent la modification de la Constitution plus difficile que celle d’une loi ordinaire. Elle ne dépend ni de la longueur du texte ni de son adoption par les juridictions.

30. Quelle différence distingue une Constitution rigide d’une Constitution souple ?

La Constitution rigide protège les libertés, la souple organise les pouvoirs
La Constitution rigide est nécessairement codifiée, la souple repose sur des coutumes
La Constitution rigide est contrôlée par un juge, la souple par le gouvernement
La Constitution rigide se révise selon une procédure distincte, la souple selon la procédure ordinaire

La Constitution rigide se révise selon une procédure distincte, la souple selon la procédure ordinaire

Explication

Une Constitution rigide exige des conditions et des formes de révision différentes de celles des lois ordinaires, alors qu’une Constitution souple peut être modifiée par la procédure ordinaire. La codification et le contrôle juridictionnel ne suffisent pas à établir cette distinction.

31. Quel risque peut accompagner la souplesse constitutionnelle ?

Une suppression automatique des compétences du pouvoir législatif
Une instabilité du texte liée à la conjoncture et aux clivages politiques
Une impossibilité d’adapter le texte aux transformations de la société
Une protection renforcée du texte contre les changements politiques

Une instabilité du texte liée à la conjoncture et aux clivages politiques

Explication

La souplesse facilite l’adaptation de la Constitution, mais elle peut aussi rendre son contenu instable lorsque la conjoncture ou les clivages politiques évoluent. Elle ne bloque donc pas les modifications et ne renforce pas nécessairement la protection du texte.

32. Quelle situation relève du pouvoir constituant dérivé ?

Réviser une Constitution existante selon la procédure qu’elle prévoit
Remplacer l’ordre juridique antérieur par un texte constitutionnel inédit
Rédiger une Constitution nouvelle après un changement de régime
Établir une Constitution lors de la création d’un nouvel État

Réviser une Constitution existante selon la procédure qu’elle prévoit

Explication

Le pouvoir constituant dérivé modifie une Constitution déjà en vigueur en respectant les organes et procédures prévus par celle-ci. La rédaction d’un texte nouveau après une rupture relève du pouvoir constituant originaire.

33. Dans quel contexte le pouvoir constituant originaire intervient-il ?

Lorsqu’une Constitution existante est révisée par les organes prévus
Lorsqu’une juridiction interprète une disposition constitutionnelle ambiguë
Lorsqu’une assemblée applique une procédure de révision déjà établie
Lorsqu’une nouvelle Constitution est rédigée après une rupture de l’ordre juridique

Lorsqu’une nouvelle Constitution est rédigée après une rupture de l’ordre juridique

Explication

Le pouvoir constituant originaire crée une nouvelle Constitution dans le contexte d’une création d’État ou d’un changement de régime rompant avec l’ordre juridique antérieur. La révision encadrée d’une Constitution existante appartient au pouvoir constituant dérivé.

34. Quelle distinction caractérise une charte octroyée par rapport à une charte négociée ?

La première est imposée par le souverain, tandis que la seconde résulte d’un accord avec les représentants de la nation
La première résulte d’un accord parlementaire, tandis que la seconde est imposée par les représentants de la nation
La première est votée par le peuple, tandis que la seconde est rédigée par une assemblée constituante
La première est adoptée par une juridiction, tandis que la seconde est proposée par le gouvernement

La première est imposée par le souverain, tandis que la seconde résulte d’un accord avec les représentants de la nation

Explication

Une charte octroyée est imposée par le souverain, alors qu’une charte négociée repose sur un accord entre le monarque et les représentants de la nation. Les autres distinctions déplacent le rôle décisif vers le peuple, le juge ou le Parlement.

35. Quelle différence oppose le référendum constituant au plébiscite constituant ?

Le référendum permet au juge de valider la Constitution, tandis que le plébiscite organise une révision parlementaire
Le référendum confie la rédaction au monarque, tandis que le plébiscite permet aux représentants de négocier le texte
Le référendum intervient après l’entrée en vigueur du texte, tandis que le plébiscite précède toute rédaction constitutionnelle
Le référendum ratifie une Constitution élaborée par une assemblée, tandis que le plébiscite propose un choix populaire principalement passif

Le référendum ratifie une Constitution élaborée par une assemblée, tandis que le plébiscite propose un choix populaire principalement passif

Explication

Le référendum constituant permet au peuple de ratifier un texte élaboré par une assemblée. Le plébiscite constituant instrumentalise la consultation populaire en réduisant principalement le peuple à un choix passif.

36. Pourquoi le contrôle de constitutionnalité peut-il être considéré comme légitime dans une démocratie ?

Il garantit la suprématie de la Constitution et protège la minorité contre une majorité parlementaire contraire aux règles constitutionnelles
Il permet au juge de remplacer les choix politiques du Parlement par ses propres préférences institutionnelles
Il assure que toute loi adoptée par le Parlement est conforme aux attentes politiques du gouvernement
Il donne à la majorité parlementaire le pouvoir de modifier les règles constitutionnelles par une loi ordinaire

Il garantit la suprématie de la Constitution et protège la minorité contre une majorité parlementaire contraire aux règles constitutionnelles

Explication

Le contrôle constitutionnel assure le respect de la Constitution et protège la minorité lorsqu’une majorité parlementaire méconnaît les règles constitutionnelles. Il ne consiste pas à substituer les préférences politiques du juge à celles du législateur.

37. Que vérifie principalement le contrôle de constitutionnalité lorsqu’il examine une loi ?

L’efficacité économique de la loi dans les secteurs concernés par son application
Le respect par le législateur des compétences et procédures fixées par la Constitution
La popularité de la loi auprès des électeurs après son adoption parlementaire
L’opportunité politique de la loi au regard des priorités du gouvernement

Le respect par le législateur des compétences et procédures fixées par la Constitution

Explication

Le contrôle de constitutionnalité porte principalement sur la compétence du législateur et le respect des procédures constitutionnelles. Il ne revient pas nécessairement à apprécier l’opportunité politique ou l’efficacité économique de la loi.

38. Que fait l’interprétation constitutionnelle face à une disposition ambiguë ou générale ?

Elle suspend l’application de toute loi liée à la disposition interprétée
Elle évalue la popularité de la disposition auprès de la majorité parlementaire
Elle remplace la Constitution par une nouvelle norme adoptée par le juge
Elle détermine le sens à donner aux termes employés dans le texte constitutionnel

Elle détermine le sens à donner aux termes employés dans le texte constitutionnel

Explication

L’interprétation constitutionnelle précise le sens de termes ambigus ou généraux afin de déterminer la portée de la Constitution. Elle ne remplace pas le texte constitutionnel et n’a pas pour objet d’en mesurer la popularité.

39. À partir de quelle période le contrôle de constitutionnalité s’est-il imposé en France ?

À partir de 1789, avec une assemblée chargée de contrôler les lois
À partir de 1958, avec la mise en place d’un organe particulier
Sous la IVe République, avec une compétence constitutionnelle des juridictions ordinaires
Sous la IIIe République, grâce à un contrôle juridictionnel pleinement fonctionnel

À partir de 1958, avec la mise en place d’un organe particulier

Explication

En France, le contrôle de constitutionnalité s’est imposé à partir de 1958 avec un organe particulier. Il n’était pas fonctionnel sous les IIIe et IVe Républiques, contrairement à ce que suggèrent les autres propositions.

40. Quelle différence distingue le contrôle décentralisé du contrôle centralisé ?

Le contrôle décentralisé attaque directement la loi, tandis que le contrôle centralisé est soulevé au cours d’un litige
Le contrôle décentralisé concerne les règlements, tandis que le contrôle centralisé concerne les constitutions étrangères
Le contrôle décentralisé intervient avant la promulgation, tandis que le contrôle centralisé intervient après l’entrée en vigueur
Le contrôle décentralisé est exercé par les juridictions ordinaires, tandis que le contrôle centralisé relève d’une institution spécialisée

Le contrôle décentralisé est exercé par les juridictions ordinaires, tandis que le contrôle centralisé relève d’une institution spécialisée

Explication

Dans un modèle décentralisé, plusieurs juridictions ordinaires peuvent refuser d’appliquer une loi inconstitutionnelle. Dans un modèle centralisé, cette compétence est confiée à une institution spécialisée, indépendamment du moment ou de la voie de saisine.

41. À quel moment intervient un contrôle a posteriori de constitutionnalité ?

Avant la promulgation de la loi, lors de son examen par le Parlement
Après l’entrée en vigueur de la loi, notamment à l’occasion d’une question prioritaire de constitutionnalité
Avant l’adoption du projet, lors de sa préparation par le gouvernement
Après la rédaction du texte, mais avant toute décision parlementaire définitive

Après l’entrée en vigueur de la loi, notamment à l’occasion d’une question prioritaire de constitutionnalité

Explication

Le contrôle a posteriori intervient après l’entrée en vigueur de la loi et peut notamment être déclenché par une question prioritaire de constitutionnalité. Le contrôle exercé avant la promulgation est qualifié d’a priori.

42. Comment fonctionne le contrôle de constitutionnalité par voie d’exception ?

La loi est examinée avant sa promulgation par une assemblée chargée de préparer son entrée en vigueur
La loi est attaquée directement devant l’organe compétent indépendamment de tout litige
La conformité de la loi est appréciée selon un vote populaire organisé après son adoption
L’inconstitutionnalité de la loi est soulevée à l’occasion d’un litige dans lequel elle doit être appliquée

L’inconstitutionnalité de la loi est soulevée à l’occasion d’un litige dans lequel elle doit être appliquée

Explication

La voie d’exception permet de contester l’application d’une loi dans le cadre d’un litige. La contestation directe et abstraite de la loi correspond à la voie d’action, et non à la voie d’exception.

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Qu'est-ce que le droit objectif ?

L'ensemble des règles générales qui s'imposent à tous.

Qu'est-ce que le droit subjectif ?

L'ensemble des prérogatives accordées à un individu.

Citez un exemple de droit subjectif.

Le droit de vote.

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