QCM : Droit de la presse et propriété intellectuelle — 60 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble de droits protège les œuvres de l’esprit, les procédés techniques et les signes commerciaux ?

Le droit de la consommation
La propriété intellectuelle
Le droit des obligations
Le droit administratif

La propriété intellectuelle

Explication

La propriété intellectuelle regroupe les droits protégeant les créations artistiques, les procédés techniques et les signes commerciaux. Le droit des obligations concerne plutôt les relations juridiques entre créanciers et débiteurs.

2. Quel effet majeur la propriété intellectuelle produit-elle sur l’activité économique et créative ?

Elle protège les créations non autorisées et stimule l’innovation
Elle empêche la recherche de produire des résultats commerciaux
Elle remplace les contrats dans les échanges internationaux
Elle réserve les créations aux administrations publiques

Elle protège les créations non autorisées et stimule l’innovation

Explication

La propriété intellectuelle lutte contre les utilisations non autorisées tout en encourageant la création, l’innovation et la recherche. Elle ne remplace pas les contrats et ne réserve pas les créations aux pouvoirs publics.

3. Quelle convention internationale de 1883 concerne principalement la propriété industrielle ?

La Convention de Berne
La Convention de Paris
La Convention de Genève
La Convention de Rome

La Convention de Paris

Explication

La Convention de Paris de 1883 porte sur la propriété industrielle. La Convention de Berne, adoptée en 1886, reprend ensuite ce principe pour le droit d’auteur.

4. Quelle distinction oppose principalement le droit d’auteur français au copyright ?

Le droit d’auteur appartient aux entreprises, tandis que le copyright revient toujours aux créateurs
Le droit d’auteur protège la personne de l’auteur, tandis que le copyright traite surtout l’œuvre comme un bien économique
Le droit d’auteur protège les brevets, tandis que le copyright protège les marques commerciales
Le droit d’auteur concerne les contrats, tandis que le copyright protège l’intégrité physique des auteurs

Le droit d’auteur protège la personne de l’auteur, tandis que le copyright traite surtout l’œuvre comme un bien économique

Explication

Le droit d’auteur français accorde une place centrale à la personne de l’auteur et à l’intégrité de l’œuvre. Le copyright met davantage l’accent sur l’œuvre comme bien économique et peut être détenu par une personne morale.

5. Quel droit l’auteur possède-t-il du seul fait de sa qualité d’auteur et qui reste incessible ?

Le droit moral
Le droit patrimonial
Le droit de propriété industrielle
Le droit de diffusion commerciale

Le droit moral

Explication

Le droit moral naît de la qualité d’auteur et protège notamment son nom ainsi que l’intégrité de l’œuvre. À l’inverse, le droit patrimonial peut être cédé ou aménagé par contrat.

6. Quelle possibilité relève du droit moral concernant l’identification de l’auteur ?

Obtenir automatiquement un brevet pour toute création publiée
Fixer librement le prix de chaque exemplaire vendu
Céder définitivement son identité avec les droits d’exploitation
Exiger son nom, utiliser un pseudonyme ou choisir l’anonymat

Exiger son nom, utiliser un pseudonyme ou choisir l’anonymat

Explication

L’auteur peut demander la mention de son nom ou de son pseudonyme, ou choisir de rester anonyme. Le droit moral ne détermine pas le prix des exemplaires et ne produit pas automatiquement un brevet.

7. Quelle est la durée des droits patrimoniaux après le décès de l’auteur ?

Ils sont transférés à l’État pendant 50 ans avant toute exploitation
Ils profitent aux héritiers et ayants droit pendant 70 ans
Ils disparaissent au décès de l’auteur avec l’ensemble de ses droits
Ils restent réservés à l’auteur pendant 70 ans après son décès

Ils profitent aux héritiers et ayants droit pendant 70 ans

Explication

Les droits patrimoniaux se poursuivent au bénéfice des héritiers et ayants droit pendant 70 ans après le décès, puis l’œuvre entre dans le domaine public. Le droit moral, lui, est perpétuel et ne suit pas cette même durée.

8. À quel moment une œuvre bénéficie-t-elle de la protection du droit d’auteur en France ?

Lorsque son originalité est reconnue par un tribunal
Après son dépôt auprès d’un organisme compétent
Après sa première publication commerciale
Dès sa création, même avant toute diffusion

Dès sa création, même avant toute diffusion

Explication

La protection naît avec l’œuvre, sans qu’une diffusion préalable soit nécessaire. Un dépôt daté peut toutefois être utile pour prouver l’antériorité, ce qui constitue une question différente de la naissance de la protection.

9. Quelle démarche permet d’établir méthodiquement une atteinte au droit d’auteur ?

Constater une diffusion, puis présumer l’originalité et attribuer tous les droits à l’éditeur
Rechercher un dépôt, puis écarter le domaine public et confondre droits moraux et patrimoniaux
Identifier l’auteur, puis considérer que toute utilisation constitue automatiquement une contrefaçon
Vérifier l’œuvre, son originalité, sa protection, son statut public et les titulaires des droits

Vérifier l’œuvre, son originalité, sa protection, son statut public et les titulaires des droits

Explication

L’analyse doit vérifier l’existence et l’originalité de l’œuvre, sa protection, son éventuelle entrée dans le domaine public et les titulaires distincts des droits. Une diffusion ou un dépôt ne suffit pas à établir automatiquement une contrefaçon.

10. Quelle sanction correspond à la forme simple du délit pénal de contrefaçon en droit d’auteur ?

Une interdiction professionnelle accompagnée d’une amende fixée par le titulaire
Jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 750 000 euros d’amende
Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende
Une réparation civile plafonnée à 3 ans et 300 000 euros

Jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende

Explication

La contrefaçon pénale, dans sa forme simple, est punie de 3 ans de prison et de 300 000 euros d’amende. Les dommages et intérêts relèvent de la responsabilité civile, tandis que les peines de 7 ans et 750 000 euros concernent la bande organisée.

11. Quels acteurs bénéficient notamment de la protection des droits voisins ?

Les consommateurs, les distributeurs et les organismes de certification
Les inventeurs de procédés et les titulaires de marques déposées
Les auteurs de contrats et les créanciers de sociétés commerciales
Les artistes-interprètes et les producteurs de phonogrammes ou de vidéogrammes

Les artistes-interprètes et les producteurs de phonogrammes ou de vidéogrammes

Explication

Les droits voisins protègent notamment les artistes-interprètes, les producteurs de phonogrammes et de vidéogrammes ainsi que les entreprises de communication audiovisuelle. Les inventeurs et les titulaires de marques relèvent plutôt de la propriété industrielle.

12. Quel ensemble relève principalement de la propriété industrielle ?

Les romans, peintures, chansons et autres œuvres originales de l’esprit
Les contrats, factures et correspondances échangés entre entreprises
Les témoignages, procès-verbaux et décisions rendues par les juridictions
Les brevets, marques, dessins et modèles ainsi que les signes distinctifs

Les brevets, marques, dessins et modèles ainsi que les signes distinctifs

Explication

La propriété industrielle protège notamment les innovations, les inventions, les créations techniques et commerciales, ainsi que les signes distinctifs. Les œuvres originales de l’esprit relèvent plutôt du droit d’auteur, ce qui constitue la confusion la plus plausible.

13. Quelle formalité est nécessaire pour protéger une marque et dans quelle situation sa titularité peut-elle être perdue ?

La faire constater par huissier, sans formalité administrative, puis la réserver à son créateur
La déposer auprès de l’INPI, avec paiement de droits, puis l’exploiter pour préserver sa titularité
La présenter devant un tribunal, avec paiement d’une amende, puis la maintenir confidentielle
La publier dans la presse, avec paiement d’une taxe, puis la renouveler chaque année

La déposer auprès de l’INPI, avec paiement de droits, puis l’exploiter pour préserver sa titularité

Explication

Une marque doit être déposée auprès de l’INPI et les droits dépendent du périmètre de protection ; le non-usage peut entraîner la perte de sa titularité. Une simple publication ou une constatation judiciaire ne remplace pas le dépôt requis.

14. Quelle information peut bénéficier de la protection du secret des affaires ?

Une information publiée ayant une valeur commerciale, même sans précaution de son détenteur
Une information connue du public dont l’entreprise revendique ensuite la confidentialité
Une information personnelle sans valeur économique, conservée dans un dossier confidentiel
Une information non publique ayant une valeur commerciale et protégée par des mesures raisonnables

Une information non publique ayant une valeur commerciale et protégée par des mesures raisonnables

Explication

Le secret des affaires suppose une information non connue du public, une valeur commerciale et des mesures de protection raisonnables. Une information déjà publique ne satisfait pas la condition de confidentialité, même si elle présente un intérêt économique.

15. Dans quelle situation la protection du secret des affaires doit-elle être mise en balance avec la liberté d’informer ?

Lorsque la divulgation vise à éviter le dépôt administratif d’une marque commerciale
Lorsque le détenteur souhaite renforcer la confidentialité d’une donnée déjà rendue publique
Lorsque l’information concerne une stratégie commerciale dépourvue d’intérêt pour le public
Lorsque la divulgation peut révéler une atteinte à la santé publique, à l’environnement ou une infraction

Lorsque la divulgation peut révéler une atteinte à la santé publique, à l’environnement ou une infraction

Explication

La protection du secret des affaires doit être conciliée avec la liberté d’informer lorsque la divulgation révèle notamment une atteinte à la santé publique, à l’environnement ou une infraction. Une stratégie commerciale ordinaire ne déclenche pas, à elle seule, cette mise en balance particulière.

16. Quelle distinction décrit correctement la direction de l’enquête et de l’instruction ?

Le tribunal dirige l’enquête, tandis que le greffier dirige l’instruction
Le procureur dirige l’enquête, tandis que le juge d’instruction dirige l’instruction
Les officiers de police judiciaire dirigent l’enquête, tandis que les experts dirigent l’instruction
Le juge d’instruction dirige l’enquête, tandis que le procureur dirige l’instruction

Le procureur dirige l’enquête, tandis que le juge d’instruction dirige l’instruction

Explication

L’enquête relève de la direction du procureur et de l’exécution par les officiers de police judiciaire, tandis que l’instruction est dirigée par le juge d’instruction. Confondre les deux autorités constitue précisément l’erreur à éviter.

17. Quelles personnes sont soumises au secret parce qu’elles concourent à l’enquête ou à l’instruction ?

Les prévenus, victimes, proches et commentateurs de l’affaire
Les enquêteurs, experts judiciaires, traducteurs et greffiers
Les magistrats honoraires, universitaires, éditeurs et photographes
Les journalistes, témoins, visiteurs et personnes présentes dans la salle

Les enquêteurs, experts judiciaires, traducteurs et greffiers

Explication

L’article 11 du Code de procédure pénale soumet au secret les personnes qui concourent directement à l’enquête ou à l’instruction, notamment les enquêteurs, experts, traducteurs et greffiers. Les journalistes ne sont pas soumis à ce secret du seul fait qu’ils rendent compte d’une affaire.

18. Qui est autorisé à s’exprimer sur une affaire en cours afin d’éviter des informations parcellaires et de garantir l’ordre public ?

Le procureur de la République
L’officier de police judiciaire chargé des auditions
Le juge d’instruction saisi du dossier
Le journaliste suivant l’affaire depuis son ouverture

Le procureur de la République

Explication

Le dernier alinéa de l’article 11 du Code de procédure pénale autorise le procureur de la République à s’exprimer sur une affaire en cours. Le juge d’instruction et les enquêteurs participent à la procédure, mais cette faculté de communication officielle appartient au procureur.

19. Quel principe peut conduire à mettre en balance le secret de l’instruction et le droit du public à être informé ?

L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme
L’article 11 du Code de procédure pénale sur le secret professionnel
L’article 41 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse
L’article 6 de la Convention européenne sur le jugement équitable

L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme

Explication

L’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme protège la liberté d’expression et peut imposer une mise en balance avec le secret de l’instruction. Les autres dispositions concernent des garanties ou des règles distinctes et ne constituent pas le fondement indiqué ici.

20. À quelles conditions l’immunité judiciaire protège-t-elle un compte-rendu d’audience ?

Lorsqu’il reprend des déclarations recueillies dans les couloirs avec une présentation neutre
Lorsqu’il résume librement l’affaire en ajoutant des commentaires sur les parties
Lorsqu’il est fidèle, de bonne foi et limité aux propos tenus pendant les débats
Lorsqu’il reproduit des propos extérieurs aux débats après vérification auprès du greffe

Lorsqu’il est fidèle, de bonne foi et limité aux propos tenus pendant les débats

Explication

L’article 41 de la loi du 29 juillet 1881 protège le compte-rendu fidèle et de bonne foi, limité aux propos tenus pendant les débats. Des propos recueillis dans les couloirs ou durant une suspension ne bénéficient pas automatiquement de cette protection.

21. Dans quelle situation un journaliste peut-il citer une ordonnance de renvoi ?

Après sa lecture à l’audience
Après sa transmission confidentielle par une partie au procès
Dès sa remise au journaliste avant l’ouverture de l’audience
Avant l’audience dès lors que le débat public est annoncé

Après sa lecture à l’audience

Explication

Un journaliste peut rendre compte d’un débat public, mais l’ordonnance de renvoi ne peut être reproduite avant sa lecture à l’audience ; cette lecture permet ensuite de la citer. Le caractère public annoncé de l’audience ne rend donc pas le document librement publiable par anticipation.

22. Quelle pratique est compatible avec les règles relatives à l’image judiciaire ?

Enregistrer le verdict afin de diffuser immédiatement la décision rendue
Filmer le délibéré après avoir obtenu l’autorisation du journaliste présent
Enregistrer les échanges pendant l’audience avec l’accord de quelques parties
Filmer des protagonistes avant l’audience avec les autorisations nécessaires

Filmer des protagonistes avant l’audience avec les autorisations nécessaires

Explication

La captation d’une audience, du délibéré ou du verdict est interdite, tandis que des images prises avant l’audience peuvent être autorisées avec les autorisations nécessaires. L’accord de certaines personnes ne transforme pas une captation interdite en pratique licite.

23. Quelle distinction caractérise la responsabilité respective d’un éditeur de contenu et d’un opérateur technique ?

L’éditeur répond des moyens techniques, tandis que l’opérateur décide de la mise en ligne
L’éditeur doit être informé, tandis que l’opérateur répond du contenu diffusé dès sa publication
L’éditeur répond du contenu diffusé, tandis que l’opérateur doit être informé et pouvoir agir
L’éditeur et l’opérateur bénéficient d’un régime identique dès qu’un contenu est mis en ligne

L’éditeur répond du contenu diffusé, tandis que l’opérateur doit être informé et pouvoir agir

Explication

L’éditeur assume une responsabilité pleine et entière pour le contenu qu’il diffuse, alors que la responsabilité de l’opérateur technique dépend de son information et de sa capacité d’intervention. Confondre ces régimes revient à attribuer à l’opérateur la responsabilité éditoriale du contenu.

24. Un responsable de site lit un message avant sa publication, puis le met en ligne malgré son caractère illicite : quel régime de responsabilité s’applique ?

Une absence de responsabilité puisque l’auteur du message reste identifiable
Une responsabilité de plein droit liée à la modération préalable du message
Une responsabilité limitée aux dommages causés par une défaillance technique
Une responsabilité conditionnée par un signalement ultérieur resté sans réponse

Une responsabilité de plein droit liée à la modération préalable du message

Explication

La lecture du contenu avant sa mise en ligne constitue une modération a priori, qui engage de plein droit le responsable du site. Le signalement et l’absence de retrait prompt concernent la modération a posteriori, et non cette situation.

25. Dans quelle situation la personne qui place un lien hypertexte peut-elle voir sa responsabilité engagée ?

Lorsqu’elle retire le lien avant d’avoir eu connaissance de son caractère illicite
Lorsqu’elle ignore le contenu vers lequel le lien dirige les internautes
Lorsqu’elle connaît l’illicéité du contenu et peut retirer le lien
Lorsqu’elle dirige les internautes vers une page librement accessible

Lorsqu’elle connaît l’illicéité du contenu et peut retirer le lien

Explication

La pose d’un lien est en principe libre, mais elle peut engager la responsabilité de son auteur lorsqu’il connaît l’illicéité du contenu et dispose de la possibilité de retirer le lien. L’accessibilité de la page ne suffit donc pas, à elle seule, à établir une responsabilité.

26. Quand le renvoi vers un contenu délictuel peut-il être qualifié de complicité ?

Dès qu’un lien dirige vers un contenu illicite, même sans intention particulière
Lorsque le poseur renvoie délibérément vers ce contenu en connaissance de cause
Quand le poseur ignore la nature du contenu mais conserve techniquement le lien
Lorsque le contenu lié est hébergé par une plateforme distincte du site du poseur

Lorsque le poseur renvoie délibérément vers ce contenu en connaissance de cause

Explication

La complicité peut être retenue lorsque le poseur dirige délibérément les internautes vers un contenu délictuel en sachant ce qu’il fait, notamment en matière de propriété intellectuelle. Un lien illicite n’est donc pas automatiquement complice sans connaissance ni démarche délibérée.

27. Sur le plan économique, quelle différence oppose un simple renvoi hypertexte à l’importation d’un contenu sur son propre site ?

Le renvoi détourne le trafic du titulaire, tandis que l’importation le restitue à son bénéficiaire attendu
Le renvoi apporte le trafic au titulaire attendu, tandis que l’importation peut détourner trafic et valeur
Le renvoi transfère la valeur au poseur, tandis que l’importation dirige les clics vers l’auteur initial
Le renvoi et l’importation produisent le même effet économique dès qu’ils affichent un contenu identique

Le renvoi apporte le trafic au titulaire attendu, tandis que l’importation peut détourner trafic et valeur

Explication

Un lien qui dirige les internautes vers le bénéficiaire attendu du trafic ne constitue pas une infraction économique sur ce fondement. À l’inverse, importer le contenu sur son propre site peut détourner le trafic et la valeur économique associés.

28. Que désigne la LCEN dans le cadre juridique des acteurs numériques ?

La loi qui définit les règles économiques applicables aux liens et aux contenus importés
La loi du 21 juin 2004 qui fixe le statut des éditeurs, hébergeurs et fournisseurs d’accès
La loi de 2022 qui organise les obligations de signalement des grandes plateformes numériques
La loi de 2024 qui désigne les plateformes essentielles détenues par plusieurs sociétés

La loi du 21 juin 2004 qui fixe le statut des éditeurs, hébergeurs et fournisseurs d’accès

Explication

La LCEN est la loi pour la confiance dans l’économie numérique, adoptée le 21 juin 2004, et elle encadre notamment les éditeurs, les hébergeurs et les fournisseurs d’accès. Les obligations de signalement des plateformes relèvent plutôt du Digital Services Act.

29. Après avoir reçu le signalement d’un contenu illicite, quelle obligation incombe notamment à un hébergeur ou à un fournisseur d’accès ?

Agir promptement, informer les autorités, conserver les données un an et coopérer avec la justice
Surveiller préventivement tous les contenus, les valider avant publication et supprimer les comptes suspects
Laisser le contenu accessible, sauf si son auteur reconnaît les faits dans un délai déterminé
Publier chaque signalement, transmettre les données au public et attendre une décision judiciaire définitive

Agir promptement, informer les autorités, conserver les données un an et coopérer avec la justice

Explication

Ces acteurs ne sont pas soumis à une obligation générale de surveillance, mais ils doivent agir rapidement après un signalement, informer les autorités, conserver les données pendant un an et coopérer avec l’autorité judiciaire. La surveillance préventive généralisée constitue donc une confusion avec leurs obligations réelles.

30. Pourquoi un hébergeur qui sélectionne et modère les contenus avant leur mise en ligne peut-il être assimilé à un éditeur ?

Parce que la réception d’un signalement transforme automatiquement l’hébergeur en auteur du message
Parce que cette sélection préalable constitue une décision éditoriale engageant sa responsabilité
Parce que tout hébergeur devient éditeur dès qu’un utilisateur publie un contenu sur son service
Parce que la conservation technique des données implique une validation du contenu publié

Parce que cette sélection préalable constitue une décision éditoriale engageant sa responsabilité

Explication

La modération a priori implique que l’hébergeur sélectionne les contenus et décide de leur mise en ligne, ce qui caractérise une intervention éditoriale. La simple mise à disposition technique ou la réception d’un signalement ne suffit pas à produire cette assimilation.

31. Quelle exigence caractérise le signalement prévu par le Digital Services Act de 2022 ?

Une alerte informelle sans informations imposées, suivie d’une décision de retrait non motivée
Un formulaire réservé aux autorités, indiquant le nom du juge et la date d’une audience
Une notification payante décrivant le préjudice, sans obligation d’expliquer la décision prise
Un dispositif gratuit et accessible, précisant le signalant, l’adresse IP, le contenu et l’infraction

Un dispositif gratuit et accessible, précisant le signalant, l’adresse IP, le contenu et l’infraction

Explication

Le Digital Services Act prévoit un bouton de signalement gratuit et facile à utiliser ainsi qu’un formulaire structuré contenant plusieurs éléments, puis une motivation de la décision de retrait. Une alerte informelle dépourvue de ces informations ne répond pas à cette exigence.

32. À partir de quel événement commence en principe le délai de prescription de trois mois pour une infraction de presse commise sur Internet ?

La mise en avant du contenu inchangé
La première mise en ligne du contenu
La dernière consultation du contenu
La découverte des faits par la victime

La première mise en ligne du contenu

Explication

Le délai de trois mois commence en principe à la première mise en ligne. La mise en avant d’un contenu inchangé ne constitue pas une nouvelle publication, contrairement à une modification substantielle ou à une nouvelle mise à disposition.

33. Quelles peines sont encourues lorsque l’apologie du terrorisme est diffusée sur Internet ?

Cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende
Trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende
Sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende
Dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende

Sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende

Explication

La diffusion sur Internet porte les peines à sept ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende. Les peines de cinq ans et 75 000 euros correspondent au régime de base hors diffusion sur Internet.

34. Quel comportement relève notamment du cyberharcèlement réprimé par l’article 222-33-2-2 du Code pénal ?

L’envoi privé d’un message courtois demandant une rectification
La reprise éditoriale d’une information déjà publiée dans la presse
La publication ponctuelle d’un article critique visant une personnalité publique
L’organisation coordonnée d’une campagne de commentaires ou de raids numériques

L’organisation coordonnée d’une campagne de commentaires ou de raids numériques

Explication

Le cyberharcèlement vise notamment une campagne coordonnée de messages, de commentaires ou de raids numériques. Un propos isolé ne présente pas, à lui seul, cette dimension de campagne coordonnée.

35. Dans quel cas l’identification publique d’une victime d’une infraction sexuelle peut-elle être autorisée ?

Avec son consentement écrit lorsqu’elle est majeure
Après une simple demande orale adressée au média
Lorsque son identité a été mentionnée par un témoin
Dès lors que l’affaire présente un intérêt médiatique

Avec son consentement écrit lorsqu’elle est majeure

Explication

L’identification peut être admise lorsque la victime d’une infraction sexuelle est majeure et donne un consentement écrit. L’intérêt médiatique ou une mention préalable par un tiers ne remplace pas cette condition.

36. Quelle différence caractérise le déréférencement par rapport à la suppression d’un article ?

Le déréférencement détruit l’archive tandis que la suppression conserve l’article consultable
Le déréférencement corrige le contenu tandis que la suppression modifie son classement
Le déréférencement retire l’article du journal tandis que la suppression le rend plus visible
Le déréférencement réduit sa visibilité dans les recherches sans supprimer l’article ni son archive

Le déréférencement réduit sa visibilité dans les recherches sans supprimer l’article ni son archive

Explication

Le déréférencement agit sur l’accès à l’article dans les résultats de recherche, tandis que l’article et son archive restent en ligne. La suppression, elle, concerne la disparition de l’archive ou du contenu lui-même.

37. Quels éléments doivent notamment être mis en balance dans une demande de déréférencement fondée sur l’article 17 du RGPD ?

La nationalité du journaliste, le format du site, la publicité et le modèle économique
La vie privée, l’exactitude, la pertinence, le rôle public et l’intérêt du public
Le nombre de commentaires, la couleur du site, le tirage papier et le titre
Le coût de l’hébergement, la longueur de l’article, sa date et son nombre de lecteurs

La vie privée, l’exactitude, la pertinence, le rôle public et l’intérêt du public

Explication

L’examen porte notamment sur l’atteinte à la vie privée ou à la réputation, l’exactitude et la pertinence de l’information, le rôle public de la personne et l’intérêt du public. Les autres éléments proposés ne constituent pas les critères centraux indiqués pour cette mise en balance.

38. Comment le droit de réponse s’applique-t-il aux archives numériques lorsqu’une réponse est publiée sur papier ?

La réponse peut être publiée dans une rubrique distincte sans lien avec l’article initial
L’archive numérique doit être supprimée dès que la réponse paraît dans l’édition papier
L’archive numérique échappe au droit de réponse puisqu’elle n’est pas une édition imprimée
L’archive numérique doit publier la réponse, généralement sous l’article ou par hyperlien

L’archive numérique doit publier la réponse, généralement sous l’article ou par hyperlien

Explication

Le droit de réponse s’étend aux archives numériques : la réponse doit y être publiée lorsqu’elle l’est sur papier, généralement sous l’article ou par hyperlien. Le caractère numérique de l’archive ne la soustrait donc pas à cette obligation.

39. Quel est le principe posé par le CRPA concernant les documents détenus par l’administration ?

Ils sont en principe accessibles, sauf exceptions notamment liées à la sécurité, à la vie privée ou aux enquêtes
Ils sont accessibles aux journalistes uniquement lorsque l’administration les publie spontanément
Ils sont communicables après autorisation judiciaire, sans exception liée à leur contenu
Ils sont réservés aux personnes directement mentionnées dans les documents administratifs

Ils sont en principe accessibles, sauf exceptions notamment liées à la sécurité, à la vie privée ou aux enquêtes

Explication

Le CRPA pose un principe d’accès aux documents administratifs et impose la motivation des refus, sous réserve d’exceptions telles que la sécurité nationale, la défense, la vie privée ou certaines enquêtes. L’accès n’est donc pas limité aux personnes nommées ni aux documents déjà publiés.

40. Quelle liberté l’arrêt Pentikäinen c. Finlande de 2015 reconnaît-il aux journalistes sur les lieux d’un événement d’actualité ?

Le droit d’imposer l’accès à toute zone déclarée secrète
La liberté d’y circuler avec des droits distincts de ceux du public
Le droit d’y exercer un pouvoir de police sur les participants
La possibilité de soustraire leur matériel à toute mesure de sécurité

La liberté d’y circuler avec des droits distincts de ceux du public

Explication

L’arrêt Pentikäinen reconnaît aux journalistes une liberté de circulation sur les lieux d’un événement d’actualité, avec des droits distincts de ceux du public. Cette protection ne leur confère pas un pouvoir de police ni un accès automatique aux zones secrètes.

41. Quelle obligation l’arrêt Hayk Grigoryan c. Arménie impose-t-il à l’État concernant les journalistes présents sur un lieu d’actualité ?

Leur assurer une immunité contre toute arrestation pendant l’événement
Garantir leur accès et leur circulation tout en protégeant leur intégrité physique
Leur réserver la direction des opérations de sécurité sur le terrain
Les autoriser à franchir toute restriction imposée au public présent

Garantir leur accès et leur circulation tout en protégeant leur intégrité physique

Explication

L’arrêt affirme que les journalistes doivent pouvoir accéder aux lieux d’actualité et y circuler, tandis que l’État doit protéger leur intégrité physique. Il ne leur accorde ni direction des opérations ni immunité générale contre les mesures légales.

42. Comment la Grande Chambre de la CEDH qualifie-t-elle, dans l’arrêt Tsaava et autres c. Géorgie du 11 décembre 2025, les violences ou restrictions visant des journalistes en manifestation ?

Des mesures administratives sans rapport avec la liberté d’expression
Des incidents privés dépourvus de portée conventionnelle
Des règles professionnelles relevant exclusivement des rédactions
Des ingérences dans leur liberté d’expression

Des ingérences dans leur liberté d’expression

Explication

La Grande Chambre considère que les violences, arrestations, retraits de matériel ou restrictions d’accès subis par des journalistes en manifestation constituent des ingérences dans leur liberté d’expression. Ces actes ne sont donc pas de simples incidents sans portée au regard de la Convention.

43. Lors d’une manifestation, quelle mesure les autorités doivent-elles prendre pour respecter le travail des journalistes ?

Saisir leur matériel afin de prévenir la diffusion d’images sensibles
Leur permettre d’accéder au lieu et de rendre compte des comportements observés
Limiter leur activité aux déclarations officielles des autorités
Les maintenir dans une zone réservée pour contrôler leurs déplacements

Leur permettre d’accéder au lieu et de rendre compte des comportements observés

Explication

Les autorités doivent garantir aux journalistes un accès effectif, l’absence de violences ou de saisie de leur matériel, ainsi que la possibilité de rendre compte des manifestants et des autorités. Une zone imposée ou un accès limité ne permet pas nécessairement cette couverture indépendante.

44. Pourquoi la CEDH considère-t-elle que les journalistes ne sont pas tenus de rester dans une zone qui leur est réservée pendant une manifestation ?

Parce que les autorités ne peuvent organiser aucun espace destiné à la presse
Parce qu’une zone réservée leur interdit légalement de communiquer avec les manifestants
Parce que les journalistes doivent pouvoir quitter la manifestation dès les premiers incidents
Parce qu’une telle zone peut les empêcher d’observer la manifestation et l’action des autorités

Parce qu’une telle zone peut les empêcher d’observer la manifestation et l’action des autorités

Explication

Une zone réservée peut empêcher les journalistes de rendre compte directement de la manifestation et de sa gestion par les autorités. Cela ne signifie pas que les autorités ne peuvent prévoir de mesures de protection, mais que ces mesures ne doivent pas supprimer l’accès effectif.

45. Lorsque des violences à grande échelle sont prévisibles pendant une manifestation, quelle obligation particulière incombe à la police ?

Confier aux organisateurs la responsabilité de sécuriser les équipes de presse
Prévoir des mesures et des instructions spécifiques pour protéger les journalistes
Réserver l’intervention policière aux journalistes victimes d’une agression
Interdire aux journalistes de couvrir les secteurs exposés aux violences

Prévoir des mesures et des instructions spécifiques pour protéger les journalistes

Explication

La police doit anticiper les risques et organiser des mesures ainsi que des instructions spécifiques pour protéger les journalistes. La prévisibilité de violences importantes renforce cette obligation de préparation, sans transformer la couverture journalistique en activité interdite.

46. Selon l’article 11 du Code de procédure pénale, qui peut s’exprimer sur une affaire en cours au nom de l’autorité judiciaire ?

Le juge d’instruction chargé du dossier
Le ministre de l’Intérieur responsable de l’ordre public
Le greffier qui conserve les pièces de la procédure
Le procureur de la République

Le procureur de la République

Explication

L’article 11 attribue au procureur de la République la compétence pour s’exprimer sur une affaire en cours. Cette compétence n’implique toutefois pas que le procureur soit tenu de communiquer dans chaque affaire.

47. Quels éléments la CEDH examine-t-elle cumulativement pour apprécier une demande d’accès à des informations judiciaires dans l’arrêt Stanev et Comité Helsinki Bulgare c. Bulgarie ?

Le coût de la divulgation, la confidentialité des témoins, la peine encourue et l’ancienneté du dossier
Le but de la demande, la nature des informations, le rôle du demandeur et leur disponibilité préalable
La gravité des faits, la durée de la procédure, la qualité des victimes et l’identité du juge
La nationalité du demandeur, le nombre de journalistes, le lieu des faits et la publicité des débats

Le but de la demande, la nature des informations, le rôle du demandeur et leur disponibilité préalable

Explication

La CEDH retient quatre critères cumulatifs : le but de la demande, la nature des informations, le rôle du demandeur et la disponibilité préexistante des informations. Les autres ensembles de critères ne correspondent pas à cette méthode d’appréciation.

48. Dans quelle situation l’intérêt public justifie-t-il la divulgation d’une information ?

Lorsqu’elle satisfait la curiosité d’une personne au sujet d’une affaire médiatisée
Lorsqu’elle augmente l’audience d’un média sans éclairer la conduite des affaires publiques
Lorsqu’elle fournit à un demandeur des informations utiles à ses intérêts privés
Lorsque la divulgation favorise la transparence des affaires publiques et la participation à leur gouvernance

Lorsque la divulgation favorise la transparence des affaires publiques et la participation à leur gouvernance

Explication

L’intérêt public concerne la société dans son ensemble : il existe lorsque l’information améliore la transparence de l’action publique et la participation à la gouvernance. La curiosité ou l’avantage individuel d’un demandeur ne suffisent pas à caractériser cet intérêt.

49. Comment le secret de l’enquête et de l’instruction doit-il être concilié avec le droit du public à être informé ?

Par une autorisation du demandeur lorsque l’information concerne une institution publique
Par une protection du secret qui écarte toute information sur une procédure terminée
Par une mise en balance, notamment lorsque l’enquête n’a pas été ouverte ou a été classée sans suite
Par une divulgation intégrale dès qu’une affaire présente un intérêt médiatique

Par une mise en balance, notamment lorsque l’enquête n’a pas été ouverte ou a été classée sans suite

Explication

Le secret de l’enquête et de l’instruction n’est pas un interdit absolu : il doit être mis en balance avec le droit du public à l’information. Cette mise en balance est particulièrement pertinente lorsque l’enquête n’a pas été ouverte ou qu’elle a été classée sans suite.

50. Lorsqu’une personne poursuivie invoque sa liberté d’expression sur un sujet d’intérêt général, quelle méthode le juge doit-il suivre ?

Appliquer automatiquement l’infraction dès que le comportement correspond à sa définition générale
Écarter la liberté d’expression lorsque le comportement poursuivi a causé un dommage matériel
Présumer que tout comportement lié à un débat public échappe à toute sanction pénale
Vérifier le lien direct avec la liberté d’expression puis contrôler concrètement la proportionnalité de la condamnation

Vérifier le lien direct avec la liberté d’expression puis contrôler concrètement la proportionnalité de la condamnation

Explication

Le juge doit établir concrètement le lien entre le comportement incriminé et la liberté d’expression, puis apprécier la proportionnalité de la condamnation. Une application abstraite de l’infraction ne suffit pas lorsque la personne invoque un sujet d’intérêt général.

51. Dans l’affaire des militants « Décrochons Macron », quelle distinction a été retenue entre leurs actes ?

Le décrochage et la conservation relevaient de la liberté d’expression, tandis que la diffusion constituait un recel
La conservation et la diffusion relevaient de la liberté d’expression, tandis que le décrochage constituait un recel
Le décrochage et la diffusion relevaient de la liberté d’expression, tandis que la conservation constituait un recel
Les trois actes relevaient de la liberté d’expression et aucune condamnation pénale n’a été prononcée

Le décrochage et la diffusion relevaient de la liberté d’expression, tandis que la conservation constituait un recel

Explication

La liberté d’expression a justifié le décrochage et la diffusion des portraits pour dénoncer l’inaction climatique. En revanche, la conservation du tableau a été considérée comme un recel, sanctionné par une amende de 400 euros avec sursis.

52. Lorsqu’un invité tient en direct des propos incitant à la haine pour un motif discriminatoire, qui doit empêcher leur diffusion ?

Le public, en signalant les propos après leur diffusion
L’invité lui-même, puisqu’il assume personnellement ses déclarations
Le journaliste présent, si les propos ont été préparés avant l’émission
L’éditeur du service audiovisuel, qui conserve la maîtrise de son antenne

L’éditeur du service audiovisuel, qui conserve la maîtrise de son antenne

Explication

L’éditeur reste responsable de la maîtrise de l’antenne, même lorsque les propos illicites viennent d’un invité. La présence d’un intervenant extérieur ne transfère donc pas la responsabilité éditoriale à cet invité.

53. Quelle réaction permet aux responsables d’une antenne de traiter des propos illicites tenus en direct ?

Les laisser se poursuivre afin de préserver la spontanéité du débat
Les diffuser sans commentaire avant de demander une rectification ultérieure
Les interrompre, les recontextualiser ou signaler leur caractère infractionnel
Les remplacer par une séquence enregistrée sans informer les téléspectateurs

Les interrompre, les recontextualiser ou signaler leur caractère infractionnel

Explication

En direct, les responsables doivent intervenir en interrompant les propos, en les recontextualisant ou en signalant qu’ils constituent une infraction. L’absence de réaction ne suffit pas à satisfaire cette obligation, contrairement à la possibilité de supprimer une séquence en différé.

54. Quelle position la Cour de cassation adopte-t-elle concernant la vie privée des personnes morales ?

Elle reconnaît une vie privée générale identique à celle des personnes physiques
Elle considère que les personnes morales ne bénéficient d’aucune protection personnelle
Elle protège les biens économiques, mais écarte le nom et la réputation
Elle refuse une vie privée générale, tout en protégeant certains droits extrapatrimoniaux

Elle refuse une vie privée générale, tout en protégeant certains droits extrapatrimoniaux

Explication

La Cour de cassation ne reconnaît pas une vie privée aux personnes morales, mais elle protège notamment leur nom, leur domicile, leurs correspondances et leur réputation. Cette protection de droits particuliers ne crée donc pas un droit général à la vie privée.

55. Pourquoi la CEDH admet-elle une critique plus large visant une personnalité publique que celle visant un particulier ?

Parce que le débat public peut autoriser une certaine exagération ou provocation journalistique
Parce que la réputation des particuliers relève principalement du droit administratif
Parce qu’une personnalité publique renonce à toute protection contre les propos diffamatoires
Parce que les journalistes bénéficient d’une immunité pour les déclarations excessives

Parce que le débat public peut autoriser une certaine exagération ou provocation journalistique

Explication

La liberté journalistique permet, dans le débat d’intérêt général, une certaine exagération, provocation ou déclaration excessive à l’égard d’une personnalité publique. Cela ne supprime pas toute protection de sa réputation et ne constitue pas une immunité générale.

56. Quel accès une structure recevant des subventions publiques doit-elle permettre au regard de la transparence de ses comptes ?

L’accès à ses comptes, mais seulement après l’autorisation de ses dirigeants
L’accès à ses comptes, car elle ne bénéficie pas d’un droit général à la vie privée
L’accès à ses comptes, car toute personne morale est assimilée à une autorité publique
L’accès à ses comptes, lorsque les documents concernent des activités commerciales

L’accès à ses comptes, car elle ne bénéficie pas d’un droit général à la vie privée

Explication

Le Conseil d’État considère qu’une personne morale ne dispose pas d’un droit général à la vie privée et qu’une structure subventionnée doit permettre l’accès à ses comptes. Cette règle repose sur la transparence liée à l’utilisation de fonds publics, non sur l’assimilation générale de la structure à une autorité publique.

57. Dans quelle situation les journalistes bénéficient-ils d’un droit renforcé d’accès aux décisions judiciaires ?

Lorsque la décision porte sur une affaire médiatisée, même sans lien avec leur enquête
Lorsqu’ils demandent une copie complète de toute décision sans justifier leur travail
Lorsque ces décisions sont nécessaires à l’information du public et au contrôle de l’action judiciaire
Lorsque toute personne souhaite consulter une décision concernant un intérêt personnel

Lorsque ces décisions sont nécessaires à l’information du public et au contrôle de l’action judiciaire

Explication

Le droit renforcé des journalistes se justifie par leur mission d’information et par le contrôle de l’action judiciaire. Il ne constitue pas un accès illimité applicable aux simples particuliers ni une dispense de tout lien avec le travail journalistique.

58. Pourquoi la publicité des jugements est-elle importante dans un régime démocratique ?

Elle garantit que chaque jugement contient des informations accessibles sans aucune restriction
Elle impose que les informations sensibles d’un dossier soient rendues publiques
Elle permet aux médias de remplacer les tribunaux dans l’appréciation des preuves
Elle contribue au procès équitable et permet aux médias de contrôler l’impartialité des juges

Elle contribue au procès équitable et permet aux médias de contrôler l’impartialité des juges

Explication

La publicité des jugements favorise le procès équitable et constitue une caractéristique d’un régime démocratique, notamment grâce au contrôle exercé par les médias. Elle n’exige toutefois pas la divulgation de toute information sensible ni ne confie aux médias le rôle de juger les affaires.

59. Dans quelles circonstances le droit à l’oubli peut-il conduire à anonymiser une archive journalistique en ligne ?

Lorsque toute archive licite devient automatiquement inaccessible après plusieurs années
Lorsque les faits concernent une personnalité publique ayant cessé ses fonctions
Lorsque la personne conteste les faits, même si l’affaire conserve un intérêt historique
Lorsque les faits judiciaires anciens ne présentent plus d’intérêt actuel, que la personne est privée et a apuré sa dette

Lorsque les faits judiciaires anciens ne présentent plus d’intérêt actuel, que la personne est privée et a apuré sa dette

Explication

L’anonymisation peut être envisagée lorsque la publication initiale était licite, que le temps a passé, que l’intérêt contemporain ou historique a disparu et que la personne privée a apuré sa dette. Une simple contestation ou l’écoulement du temps ne suffit donc pas à rendre automatiquement toute archive inaccessible.

60. Quelle définition correspond au journaliste professionnel ?

Une personne qui publie occasionnellement des informations sur un événement d’intérêt général
Une personne qui travaille dans les médias, quelle que soit la régularité de son activité
Une personne pour laquelle le journalisme est une activité principale, régulière et rétribuée
Une personne qui exerce une activité journalistique bénévole en complément d’un autre métier

Une personne pour laquelle le journalisme est une activité principale, régulière et rétribuée

Explication

Le journaliste professionnel se définit par une activité journalistique principale, régulière et rétribuée. Une contribution occasionnelle, bénévole ou secondaire ne suffit donc pas à répondre à cette définition.

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Qu'est-ce que la propriété intellectuelle ?

L'ensemble des droits protégeant les œuvres de l'esprit.

Que protège la propriété intellectuelle ?

Les créations artistiques, procédés techniques et signes commerciaux.

Quels sont les objectifs de la propriété intellectuelle ?

Protéger, encourager la création et sécuriser les échanges.

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