QCM : Introduction au droit privé (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle le droit joue-t-il dans la vie en communauté ?

Il confie aux personnes les plus puissantes le soin de régler les conflits de la communauté.
Il établit des règles et des juridictions pour harmoniser les relations et empêcher la loi du plus fort.
Il organise les relations en laissant chaque communauté définir librement la force de ses règles.
Il réserve aux juridictions la gestion des relations privées, sans établir de règles communes.

Il établit des règles et des juridictions pour harmoniser les relations et empêcher la loi du plus fort.

Explication

Le droit encadre la vie collective par des règles et des juridictions, afin d’harmoniser les relations et de prévenir la loi du plus fort. Confier le règlement des conflits aux personnes les plus puissantes reviendrait précisément à laisser jouer cette loi du plus fort.

2. Pour mieux faire connaître au public le fonctionnement de la justice, que permet la loi de 2021 concernant certaines audiences ?

Elle permet d’enregistrer toutes les audiences afin de constituer des archives judiciaires.
Elle interdit l’enregistrement des audiences, même lorsqu’il vise à informer le public.
Elle permet d’enregistrer certaines audiences à des fins d’information du public sur la justice.
Elle autorise l’enregistrement des audiences présentant un intérêt pour les archives historiques.

Elle permet d’enregistrer certaines audiences à des fins d’information du public sur la justice.

Explication

La loi de 2021 permet l’enregistrement de certaines audiences pour mieux faire connaître au public le fonctionnement de la justice. L’intérêt pour constituer des archives historiques relève d’une possibilité prévue par le Code du patrimoine.

3. Quelle distinction caractérise les juridictions de droit commun et les juridictions d’exception ?

Les juridictions de droit commun traitent les matières attribuées par la loi, tandis que celles d’exception jugent tous types de litiges.
Les juridictions de droit commun règlent les conflits territoriaux, tandis que celles d’exception traitent les litiges selon leur montant.
Les juridictions de droit commun jugent tous types de litiges, tandis que celles d’exception traitent les matières attribuées par la loi.
Les juridictions de droit commun jugent les procès entre personnes privées, tandis que celles d’exception traitent les litiges contractuels.

Les juridictions de droit commun jugent tous types de litiges, tandis que celles d’exception traitent les matières attribuées par la loi.

Explication

Les juridictions de droit commun ont une compétence générale, alors que les juridictions d’exception sont limitées aux matières que la loi leur attribue. La compétence pour les procès entre personnes privées caractérise les juridictions civiles, et non cette distinction.

4. Deux personnes privées s’opposent dans un procès : quel ordre de juridiction est compétent pour ce type de litige ?

Les juridictions administratives, compétentes pour les litiges entre personnes privées.
Les juridictions civiles, compétentes pour les procès entre personnes privées.
Les juridictions d’exception, compétentes pour tous les litiges entre personnes privées.
Les juridictions pénales, compétentes pour les procès entre personnes privées.

Les juridictions civiles, compétentes pour les procès entre personnes privées.

Explication

Les juridictions civiles connaissent des procès entre personnes privées. Le fait que les parties soient privées ne transforme pas leur différend en litige pénal ou administratif.

5. En principe, où le demandeur doit-il saisir la juridiction territorialement compétente lorsque le défendeur est une personne morale ?

Au lieu où le contrat a été signé.
Au siège social du défendeur.
Au domicile du demandeur.
Au domicile personnel du représentant du défendeur.

Au siège social du défendeur.

Explication

La règle générale rattache la compétence territoriale au siège social du défendeur lorsqu’il s’agit d’une personne morale. Le lieu de signature du contrat ne constitue pas le critère général prévu par cette règle.

6. Dans un litige contractuel, en plus de la juridiction du défendeur, quels lieux peuvent permettre au demandeur de choisir une juridiction ?

Le domicile du demandeur ou celui du représentant du défendeur.
Le lieu de négociation du contrat ou celui de résidence d’un témoin.
Le lieu de signature du contrat ou celui du siège social du demandeur.
Le lieu de livraison effective ou celui de la prestation de service.

Le lieu de livraison effective ou celui de la prestation de service.

Explication

En matière contractuelle, le demandeur peut aussi saisir la juridiction du lieu de livraison effective ou de celui de la prestation de service. Le lieu de signature du contrat ne figure pas parmi ces choix prévus par la règle.

7. Dans quelle situation une clause attributive de compétence territoriale peut-elle produire effet selon la règle générale applicable ?

Lorsqu’elle est conclue entre deux commerçants ou apparaît de façon apparente dans le contrat.
Lorsqu’elle est convenue après la naissance du litige ou désigne le tribunal du demandeur.
Lorsqu’elle est insérée dans tout contrat, même sans mise en évidence ni accord entre commerçants.
Lorsqu’elle est conclue entre deux particuliers ou figure dans une annexe peu visible.

Lorsqu’elle est conclue entre deux commerçants ou apparaît de façon apparente dans le contrat.

Explication

La clause est en principe réputée non écrite, sauf si elle est conclue entre deux commerçants ou écrite de façon apparente dans le contrat. Une clause simplement insérée sans être apparente ne satisfait pas, à elle seule, à ces conditions.

8. Quelle distinction caractérise la contravention par rapport au délit ?

La contravention relève du tribunal correctionnel et peut entraîner un emprisonnement maximal de 10 ans, tandis que le délit est puni d’une amende.
La contravention relève de la cour d’assises et est punie d’une amende, tandis que le délit peut entraîner la réclusion criminelle à perpétuité.
La contravention relève du tribunal de police et est punie d’une amende, tandis que le délit est jugé par la Cour de cassation.
La contravention relève du tribunal de police et est punie d’une amende, tandis que le délit peut aussi entraîner un emprisonnement maximal de 10 ans.

La contravention relève du tribunal de police et est punie d’une amende, tandis que le délit peut aussi entraîner un emprisonnement maximal de 10 ans.

Explication

La contravention relève du tribunal de police et entraîne une amende, alors qu’un délit peut également être puni d’emprisonnement jusqu’à 10 ans. Le tribunal correctionnel, contrairement à ce qu’affirme une autre proposition, ne juge pas les contraventions.

9. Quelle peine peut être prononcée pour un crime, l’infraction la plus grave ?

Une réclusion criminelle limitée à vingt ans.
Une amende prononcée par le tribunal de police.
Une réclusion criminelle pouvant aller jusqu’à la perpétuité.
Un emprisonnement pouvant aller jusqu’à dix ans.

Une réclusion criminelle pouvant aller jusqu’à la perpétuité.

Explication

Le crime est l’infraction la plus grave et peut être puni de réclusion criminelle jusqu’à la perpétuité. Une peine d’emprisonnement plafonnée à dix ans correspond à la peine possible pour un délit, non à la caractéristique donnée ici du crime.

10. Que provoque un appel dans le traitement d’une affaire ?

Une reprise de l’affaire devant la juridiction qui a rendu le premier jugement.
Un nouvel examen de l’affaire par une juridiction du second degré.
Une transmission automatique de l’affaire à la Cour de cassation.
Un contrôle de l’application du droit sans nouvel examen de l’affaire.

Un nouvel examen de l’affaire par une juridiction du second degré.

Explication

L’appel conduit une juridiction du second degré à examiner de nouveau l’affaire. Le contrôle de l’application du droit sans rejuger l’affaire relève plutôt du rôle de la Cour de cassation.

11. Quel est le rôle de la Cour de cassation lorsqu’elle contrôle une décision ?

Veiller à l’unité d’interprétation de la loi et contrôler l’application du droit sans rejuger l’affaire.
Réexaminer les faits et rendre un nouveau jugement sur le fond de l’affaire.
Organiser un nouvel examen de l’affaire par une juridiction du second degré.
Juger en première instance les crimes passibles de réclusion criminelle.

Veiller à l’unité d’interprétation de la loi et contrôler l’application du droit sans rejuger l’affaire.

Explication

La Cour de cassation veille à l’unité d’interprétation de la loi et vérifie l’application du droit sans rejuger l’affaire. Le nouvel examen de l’affaire en second degré correspond à l’appel, et non à cette fonction de contrôle.

12. Quelles caractéristiques de la règle de droit favorisent sa prévisibilité sans la rendre immuable ?

Elle est générale et abstraite, mais change à chaque application.
Elle est générale, impersonnelle, abstraite, permanente et stable.
Elle est individuelle, concrète, provisoire et adaptée à chaque situation.
Elle est impersonnelle et permanente, mais dépend de la conscience de chacun.

Elle est générale, impersonnelle, abstraite, permanente et stable.

Explication

La règle de droit présente un caractère général, impersonnel, abstrait, permanent et stable, ce qui contribue à sa prévisibilité sans exclure toute évolution. Une règle qui changerait à chaque application ne serait pas stable.

13. En quoi la règle morale se distingue-t-elle principalement de la règle de droit ?

Elle vient de l’extérieur et vise la paix sociale, tandis que le droit vient de la conscience et tend à la perfection individuelle.
Elle vise la neutralité des institutions religieuses, tandis que le droit cherche à perfectionner la conscience individuelle.
Elle vient de la conscience de l’individu et tend à sa perfection, tandis que le droit vient de l’extérieur et vise l’ordre social.
Elle organise les rapports sociaux par une sanction publique, tandis que le droit relève d’un jugement personnel.

Elle vient de la conscience de l’individu et tend à sa perfection, tandis que le droit vient de l’extérieur et vise l’ordre social.

Explication

La morale prend sa source dans la conscience individuelle et tend à la perfection de la personne, tandis que le droit vient de l’extérieur et vise notamment l’ordre et la paix sociale. L’idée que le droit vient de la conscience inverse précisément cette distinction.

14. Quelle combinaison décrit la laïcité de l’État ?

La neutralité de l’État à l’égard des affaires religieuses, l’absence de financement des cultes et la tolérance à leur égard.
L’interdiction des cultes dans l’espace social, associée à la neutralité des institutions publiques.
Le soutien de l’État aux cultes reconnus, accompagné d’une tolérance envers les pratiques minoritaires.
La gestion des affaires religieuses par l’État, avec un financement égal de chaque culte.

La neutralité de l’État à l’égard des affaires religieuses, l’absence de financement des cultes et la tolérance à leur égard.

Explication

La laïcité implique la neutralité de l’État, qui ne s’occupe pas des affaires religieuses et ne finance pas les cultes, tout en faisant preuve de tolérance à leur égard. Le financement égal des cultes contredit l’absence de financement étatique prévue par cette règle.

15. Dans un contrat, que se passe-t-il lorsqu’une règle est supplétive ?

Elle s’applique dès que les personnes refusent de respecter une règle impérative.
Elle s’applique lorsque les personnes n’ont pas exprimé de volonté contraire.
Elle cesse de s’appliquer dès que les personnes concluent un contrat.
Elle s’impose aux personnes même si elles ont exprimé une volonté contraire.

Elle s’applique lorsque les personnes n’ont pas exprimé de volonté contraire.

Explication

Une règle supplétive s’applique en l’absence d’une volonté contraire exprimée par les personnes. À l’inverse, une règle impérative s’impose aux personnes malgré leur volonté.

16. Une société cherche à limiter les représailles privées après un conflit. Quelle finalité du droit cette situation illustre-t-elle ?

Écarter l’ordre social pour privilégier la réparation morale des individus.
Remplacer la justice par les décisions individuelles des personnes concernées.
Canaliser la violence et la vengeance afin de contribuer à l’ordre et à la paix sociale.
Réserver la sûreté aux institutions sans organiser la vie en société.

Canaliser la violence et la vengeance afin de contribuer à l’ordre et à la paix sociale.

Explication

Le droit contribue à organiser la vie en société et à maintenir l’ordre, la justice, la paix et la sûreté, notamment en canalisant la violence et la vengeance. Laisser les personnes régler elles-mêmes le conflit par des représailles irait à l’encontre de cette finalité.

17. Dans une hiérarchie des normes, quelle exigence s’impose à une norme inférieure ?

Elle doit avoir été adoptée après la norme supérieure pour rester applicable.
Elle doit être approuvée par toutes les autorités qui appliquent la norme supérieure.
Elle doit préciser les objectifs politiques poursuivis par la norme supérieure.
Elle doit respecter la norme supérieure dont elle tire sa validité.

Elle doit respecter la norme supérieure dont elle tire sa validité.

Explication

La norme inférieure tire sa validité de la norme supérieure et doit donc la respecter. L’ordre chronologique d’adoption ne suffit pas, à lui seul, à établir cette relation de validité.

18. Quel rôle essentiel la Constitution du 4 octobre 1958 joue-t-elle en France ?

Elle organise l’adoption des lois européennes par les institutions de l’Union.
Elle établit les règles applicables aux seules collectivités territoriales françaises.
Elle définit les droits civils en remplaçant les règles du Code civil.
Elle instaure la Ve République et fixe l’organisation et le fonctionnement des institutions.

Elle instaure la Ve République et fixe l’organisation et le fonctionnement des institutions.

Explication

La Constitution de 1958 instaure la Ve République et détermine les règles d’organisation et de fonctionnement des institutions françaises. Le Code civil relève d’un autre domaine et n’est pas remplacé par cette Constitution.

19. Quelle conséquence a eue la décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971 sur la liberté d’association ?

Elle a inscrit la liberté d’association dans le Code civil comme règle générale.
Elle a placé les conventions internationales au-dessus de la Constitution française.
Elle a étendu les normes de référence du Conseil au bloc de constitutionnalité.
Elle a confié au Parlement le contrôle de constitutionnalité des règlements.

Elle a étendu les normes de référence du Conseil au bloc de constitutionnalité.

Explication

Par cette décision, le Conseil constitutionnel a étendu ses normes de référence au bloc de constitutionnalité. Elle n’a pas modifié la place des conventions internationales dans la hiérarchie des normes.

20. Une personne invoque le Préambule de 1946 pour défendre un droit constitutionnel : à quel ensemble ce texte appartient-il ?

Aux lois organiques, avec notamment les règles de fonctionnement des institutions.
Au bloc de constitutionnalité, avec notamment la Déclaration de 1789 et la Charte de l’environnement.
Aux règlements administratifs, avec notamment les décisions des autorités publiques.
Aux traités internationaux, avec notamment la Convention européenne des droits de l’homme.

Au bloc de constitutionnalité, avec notamment la Déclaration de 1789 et la Charte de l’environnement.

Explication

Le Préambule de 1946 fait partie du bloc de constitutionnalité, qui comprend aussi notamment la Déclaration de 1789 et la Charte de l’environnement de 2004. La Convention européenne des droits de l’homme relève du droit international et non de cet ensemble constitutionnel.

21. Quelle distinction caractérise l’Union européenne par rapport au Conseil de l’Europe ?

L’Union européenne et le Conseil de l’Europe désignent deux institutions d’un même système d’intégration politique.
L’Union européenne est un système d’intégration entre 27 États, tandis que le Conseil de l’Europe est une organisation distincte liée à la CEDH.
L’Union européenne est une organisation liée à la CEDH, tandis que le Conseil de l’Europe réunit 27 États dans un système d’intégration.
L’Union européenne est une juridiction des droits humains, tandis que le Conseil de l’Europe adopte les règlements du marché intérieur.

L’Union européenne est un système d’intégration entre 27 États, tandis que le Conseil de l’Europe est une organisation distincte liée à la CEDH.

Explication

L’Union européenne est un système d’intégration économique et politique réunissant 27 États membres, tandis que le Conseil de l’Europe est une organisation distincte associée à la CEDH. La CEDH est donc liée au Conseil de l’Europe, et non une caractéristique qui distingue l’Union européenne comme le suggère un distracteur.

22. Un État membre doit mettre en œuvre un acte européen en choisissant les moyens permettant d’atteindre un objectif fixé : de quel type d’acte s’agit-il ?

D’un traité, qui doit être réécrit par le Parlement avant toute application nationale.
D’un règlement, qui doit être transposé en laissant une marge de manœuvre nationale.
D’une décision judiciaire, qui fixe un objectif que chaque État peut adapter.
D’une directive, qui doit être transposée avec une marge de manœuvre nationale.

D’une directive, qui doit être transposée avec une marge de manœuvre nationale.

Explication

Une directive doit être transposée par chaque État membre, qui dispose d’une marge de manœuvre pour atteindre son objectif. Un règlement, contrairement à la proposition d’un distracteur, est immédiatement applicable dans les États membres.

23. Quelle différence distingue la loi au sens strict de la loi au sens large ?

Au sens strict, elle est votée par le Parlement ; au sens large, elle désigne toute règle écrite.
Au sens strict, elle regroupe les décisions judiciaires ; au sens large, elle désigne les textes constitutionnels.
Au sens strict, elle désigne toute règle écrite ; au sens large, elle est votée par le Parlement.
Au sens strict, elle est adoptée par le gouvernement ; au sens large, elle désigne toute règle coutumière.

Au sens strict, elle est votée par le Parlement ; au sens large, elle désigne toute règle écrite.

Explication

Au sens strict, la loi est un texte voté par le Parlement, tandis qu’au sens large, le terme désigne toute règle écrite. La distinction ne repose donc pas sur l’opposition entre règles écrites et coutumières.

24. À quelle date le Code civil a-t-il été promulgué, après la réunion de lois successives et en abrogeant l’ancien droit ?

Le 4 octobre 1958, après la réunion de 36 lois successives.
Le 21 mars 1804, après la réunion de 60 lois successives.
Le 16 juillet 1971, après la réunion de 36 lois successives.
Le 21 mars 1804, après la réunion de 36 lois successives.

Le 21 mars 1804, après la réunion de 36 lois successives.

Explication

Le Code civil a été promulgué le 21 mars 1804 après la réunion de 36 lois successives, et il a abrogé l’ancien droit. La date de 1958 correspond à la Constitution qui instaure la Ve République.

25. Quel effet majeur le Code civil a-t-il eu sur le droit applicable en France ?

Il a unifié le droit en remplaçant les solutions coutumières par celles des pays de droit écrit.
Il a maintenu des règles distinctes selon les régions, tout en harmonisant les traditions révolutionnaires.
Il a concilié les solutions coutumières et écrites, mais a écarté les acquis de la Révolution.
Il a unifié le droit en conciliant les solutions coutumières et écrites, ainsi que traditions et acquis révolutionnaires.

Il a unifié le droit en conciliant les solutions coutumières et écrites, ainsi que traditions et acquis révolutionnaires.

Explication

Le Code civil a unifié le droit français en arbitrant entre les solutions des pays de coutumes et celles des pays de droit écrit, ainsi qu’entre les traditions et les acquis révolutionnaires. Il n’a donc pas écarté ces acquis comme le prétend un distracteur.

26. Dans quelles situations le juge doit-il interpréter un texte juridique ?

Lorsqu’une coutume est invoquée sans être ressentie comme obligatoire
Lorsqu’un texte est clair, mais que les parties préfèrent une solution différente
Lorsqu’un texte est obscur ou abstrait, ou qu’aucun texte ne vise la situation litigieuse
Lorsqu’une règle spéciale contredit une règle générale dans un litige

Lorsqu’un texte est obscur ou abstrait, ou qu’aucun texte ne vise la situation litigieuse

Explication

L’interprétation est notamment nécessaire si le texte manque de clarté ou d’abstraction précise, ou si aucune disposition ne couvre la situation litigieuse. Un désaccord des parties sur un texte clair ne suffit pas, à lui seul, à caractériser ces cas.

27. Quelle distinction oppose l’approche objectivante à la théorie réaliste de l’interprétation ?

La première interdit toute créativité, tandis que la seconde autorise le juge à écarter le texte
La première voit l’interprétation comme un choix, tandis que la seconde y voit une connaissance du texte
La première voit l’interprétation comme une connaissance, tandis que la seconde y voit un choix de l’interprète
La première se fonde sur la coutume, tandis que la seconde se fonde sur la hiérarchie des normes

La première voit l’interprétation comme une connaissance, tandis que la seconde y voit un choix de l’interprète

Explication

L’approche objectivante présente l’interprétation comme un acte de connaissance, alors que la théorie réaliste met l’accent sur le choix de l’interprète. L’inversion de ces deux conceptions constitue la confusion la plus plausible.

28. Face à une situation que le législateur n’a pas prévue, quelle démarche correspond à la pratique actuelle de l’interprétation ?

S’en tenir à la méthode grammaticale et écarter toute démarche complémentaire
Appliquer automatiquement la règle générale sans tenir compte de la situation nouvelle
Rechercher exclusivement la volonté historique du législateur dans les travaux préparatoires
Combiner plusieurs méthodes et, au besoin, recourir à une interprétation créatrice

Combiner plusieurs méthodes et, au besoin, recourir à une interprétation créatrice

Explication

La pratique actuelle combine des méthodes grammaticales, logiques, psychologiques, historiques, évolutives et finalistes, et peut être créatrice si une situation n’a pas été prévue. La méthode grammaticale seule ne rend donc pas compte de cette pluralité.

29. Qu’est-ce qu’un principe général du droit ?

Une règle obligatoire non écrite que le juge peut dégager de la tradition juridique
Une décision judiciaire qui s’impose à tous les juges dans les affaires ultérieures
Une règle écrite adoptée par le législateur pour codifier une pratique ancienne
Un usage facultatif que les personnes peuvent suivre sans y être obligées

Une règle obligatoire non écrite que le juge peut dégager de la tradition juridique

Explication

Un principe général du droit est obligatoire bien qu’il ne soit pas écrit, et le juge peut le dégager à partir de la tradition juridique. Un usage facultatif se rapproche plutôt de la tradition, qui autorise sans imposer une règle.

30. Quelle différence distingue la coutume de la tradition juridique ?

La coutume est ressentie comme obligatoire, tandis que la tradition autorise sans obliger
La coutume émane du juge, tandis que la tradition est créée par la population
La coutume repose sur un texte écrit, tandis que la tradition repose sur une décision judiciaire
La coutume est facultative, tandis que la tradition constitue une règle obligatoire

La coutume est ressentie comme obligatoire, tandis que la tradition autorise sans obliger

Explication

La coutume se caractérise notamment par le sentiment qu’elle oblige, tandis que la tradition autorise sans imposer une règle. La tradition ne doit donc pas être confondue avec une source d’obligation coutumière.

31. Quels éléments constituent une coutume juridique ?

Un comportement répandu dans l’espace et dans le temps, accompagné d’un sentiment d’obligation
Une décision de justice répétée, sans adhésion obligatoire de la population
Une règle écrite par l’État, appliquée de manière régulière par la population
Une pratique isolée dans le temps, accompagnée d’une approbation des tribunaux

Un comportement répandu dans l’espace et dans le temps, accompagné d’un sentiment d’obligation

Explication

La coutume est créée par la population et réunit un comportement répandu dans l’espace et dans le temps ainsi qu’un sentiment d’obligation. Une pratique répétée sans ce sentiment ne présente pas tous les éléments caractéristiques de la coutume.

32. Que désigne la jurisprudence dans un domaine du droit ?

L’ensemble des textes législatifs adoptés et des principes qui les accompagnent
Une décision isolée qui établit une règle obligatoire pour les affaires futures
L’ensemble des décisions rendues et des solutions homogènes qui s’en dégagent
L’opinion des enseignants et des auteurs sur les règles juridiques applicables

L’ensemble des décisions rendues et des solutions homogènes qui s’en dégagent

Explication

La jurisprudence rassemble les décisions rendues dans une branche ou un domaine du droit ainsi que les solutions homogènes qui en ressortent. L’opinion des enseignants et des auteurs relève plutôt de la doctrine.

33. Comment les articles 4 et 5 du Code civil encadrent-ils le rôle du juge ?

L’article 4 lui confère un pouvoir réglementaire, tandis que l’article 5 l’oblige à suivre la doctrine
L’article 4 l’oblige à statuer, tandis que l’article 5 lui interdit de rendre des arrêts de règlement généraux
L’article 4 lui interdit de statuer sans texte, tandis que l’article 5 l’autorise à édicter des règles générales
L’article 4 lui permet de refuser une affaire difficile, tandis que l’article 5 lui impose de suivre un précédent

L’article 4 l’oblige à statuer, tandis que l’article 5 lui interdit de rendre des arrêts de règlement généraux

Explication

L’article 4 oblige le juge à trancher même si la loi ne fournit pas directement la solution, et l’article 5 interdit les arrêts de règlement à portée générale. La confusion entre ces dispositions consiste à attribuer à l’article 5 l’obligation de trancher.

34. Quelle portée peut avoir un arrêt de principe pour les affaires futures ?

Il remplace la loi dans les affaires similaires et s’impose dans la hiérarchie des normes
Il conseille les parties sans pouvoir influencer les interprétations judiciaires ultérieures
Il peut guider les interprétations ultérieures sans lier les juges comme un précédent obligatoire
Il lie les juges dans les affaires futures dès lors qu’il énonce une solution de droit

Il peut guider les interprétations ultérieures sans lier les juges comme un précédent obligatoire

Explication

Un arrêt de principe peut orienter les interprétations ultérieures, mais il ne lie pas les juges à la manière d’un précédent obligatoire. Son rôle directeur ne signifie donc pas qu’il s’impose aux décisions futures.

35. Comment la doctrine peut-elle agir sur l’évolution du droit ?

Par des règles obligatoires créées par les universitaires et placées dans la hiérarchie des normes
Par des décisions rendues par les tribunaux, qui s’imposent aux auteurs et aux enseignants
Par les opinions des personnes qui enseignent ou écrivent sur le droit, susceptibles d’influencer le droit et la jurisprudence
Par des usages de la population qui deviennent contraignants sans sentiment d’obligation

Par les opinions des personnes qui enseignent ou écrivent sur le droit, susceptibles d’influencer le droit et la jurisprudence

Explication

La doctrine est l’opinion communément professée par les personnes qui enseignent ou écrivent sur le droit et peut influencer l’évolution du droit et la jurisprudence. Elle ne correspond pas aux décisions des tribunaux, qui relèvent de la jurisprudence.

36. Quelle évolution la décision Liberté d’association du 16 juillet 1971 a-t-elle entraînée dans le contrôle exercé par le Conseil constitutionnel ?

Le contrôle des élections au regard des libertés publiques
Le contrôle des lois au regard du bloc de constitutionnalité
Le contrôle des règlements au regard des décisions judiciaires
Le contrôle des traités au regard des lois adoptées

Le contrôle des lois au regard du bloc de constitutionnalité

Explication

Cette décision a conduit le Conseil constitutionnel à vérifier la conformité des lois au bloc de constitutionnalité. Elle n’a pas instauré un contrôle des lois au regard des traités, qui relève du contrôle de conventionnalité.

37. Avant la promulgation d’une loi adoptée, à quoi sert le contrôle a priori prévu par l’article 61 ?

À examiner la constitutionnalité d’un jugement avant son exécution
À vérifier la conformité de la loi à la Constitution après sa promulgation
À comparer la loi adoptée avec les traités avant leur ratification
À vérifier la conformité de la loi à la Constitution avant sa promulgation

À vérifier la conformité de la loi à la Constitution avant sa promulgation

Explication

Le contrôle a priori permet de déférer une loi adoptée au Conseil constitutionnel avant sa promulgation afin qu’il vérifie sa conformité à la Constitution. Il ne porte pas sur la conformité de la loi aux traités.

38. Quelle proposition décrit correctement l’instauration et l’entrée en vigueur de la question prioritaire de constitutionnalité ?

Elle a été instaurée en juillet 2008 et est entrée en vigueur le 1er mars 2010.
Elle a été instaurée en mars 2010 et est entrée en vigueur en juillet 2011.
Elle a été instaurée en juillet 1971 et est entrée en vigueur en mars 2008.
Elle a été instaurée en mars 2008 et est entrée en vigueur le 1er juillet 2010.

Elle a été instaurée en juillet 2008 et est entrée en vigueur le 1er mars 2010.

Explication

La révision constitutionnelle de juillet 2008 a instauré la QPC, qui est entrée en vigueur le 1er mars 2010. La date de juillet 1971 correspond à la décision Liberté d’association, et non à l’instauration de la QPC.

39. Un juge examine la transmission d’une QPC : quel ensemble de conditions doit-il vérifier ?

La disposition est applicable au litige, n’a pas déjà été déclarée conforme et la question est nouvelle.
La disposition est applicable au litige, n’a pas déjà été déclarée conforme et la question est sérieuse.
La disposition concerne un traité, n’a pas déjà été déclarée conforme et la question est sérieuse.
La disposition est applicable au litige, déjà déclarée conforme et la question est sérieuse.

La disposition est applicable au litige, n’a pas déjà été déclarée conforme et la question est sérieuse.

Explication

Le juge vérifie l’applicabilité de la disposition au litige, l’absence d’une déclaration antérieure de conformité et le caractère sérieux de la question. Le caractère nouveau n’est pas l’une des trois conditions énoncées dans cette unité.

40. Une loi est contraire à un traité applicable : quel effet l’article 55 de la Constitution permet-il au juge de produire dans le litige ?

Écarter la loi contraire en raison de la supériorité du traité sur les lois
Annuler le traité contraire en raison de la supériorité de la loi sur les traités
Abroger la loi contraire en raison de la supériorité du traité sur les lois
Suspendre le traité contraire en raison de la supériorité de la loi sur les traités

Écarter la loi contraire en raison de la supériorité du traité sur les lois

Explication

L’article 55 établit la supériorité des traités sur les lois et permet au juge d’écarter la loi incompatible dans le litige. Cette opération ne signifie pas que le juge abroge la loi.

41. Quel arrêt a reconnu au juge judiciaire sa compétence pour contrôler la conventionnalité d’une loi ?

La décision relative à la loi Veil du Conseil constitutionnel
La décision Liberté d’association du Conseil constitutionnel
L’arrêt Nicolo du Conseil d’État
L’arrêt Jacques Vabre du juge judiciaire

L’arrêt Jacques Vabre du juge judiciaire

Explication

Par l’arrêt Jacques Vabre du 24 mai 1975, le juge judiciaire a reconnu sa compétence pour contrôler la conventionnalité des lois. Nicolo concerne la reconnaissance de ce pouvoir pour le juge administratif.

42. Quelle décision a reconnu au juge administratif le pouvoir de contrôler la conventionnalité des lois ?

La décision Liberté d’association
La décision Nicolo
La décision relative à la loi Veil
L’arrêt Jacques Vabre

La décision Nicolo

Explication

Par la décision Nicolo, le Conseil d’État a reconnu au juge administratif le pouvoir de contrôler la conventionnalité des lois. Jacques Vabre a marqué la reconnaissance de cette compétence par le juge judiciaire.

43. Lorsqu’une loi est contraire à une norme de référence, quelle différence distingue les effets du contrôle de constitutionnalité et du contrôle de conventionnalité ?

Le contrôle de constitutionnalité écarte la loi dans le litige sans l’abroger, tandis que le contrôle de conventionnalité peut l’abroger.
Les deux contrôles abrogent la loi, mais seul le contrôle de conventionnalité limite cet effet au litige.
Le contrôle de constitutionnalité peut abroger la loi, tandis que le contrôle de conventionnalité l’écarte dans le litige sans l’abroger.
Les deux contrôles écartent la loi sans l’abroger, mais seul le contrôle de constitutionnalité limite cet effet au litige.

Le contrôle de constitutionnalité peut abroger la loi, tandis que le contrôle de conventionnalité l’écarte dans le litige sans l’abroger.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité peut entraîner l’abrogation de la loi, alors que le contrôle de conventionnalité conduit le juge à l’écarter dans le litige sans l’abroger. Le distracteur le plus proche inverse précisément les effets attribués aux deux contrôles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Introduction au droit privé.

Quel rôle le droit joue-t-il dans la vie en communauté ?

Il organise la vie en communauté.

Comment le droit empêche-t-il la loi du plus fort ?

En établissant des règles et des juridictions.

Quel est l’objectif du droit pour les relations sociales ?

Il vise à harmoniser les relations.

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Consultez la fiche de révision complète sur Introduction au droit privé.

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