QCM : Introduction au droit privé (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au droit objectif ?

L'ensemble des règles de conduite édictées et sanctionnées qui s'imposent aux membres de la société.
Les décisions rendues par les juridictions pour résoudre des litiges particuliers.
Les règles qui fixent les droits propres à chaque personne dans ses relations privées.
L'ensemble des prérogatives personnelles qu'un individu peut revendiquer et exercer.

L'ensemble des règles de conduite édictées et sanctionnées qui s'imposent aux membres de la société.

Explication

Le droit objectif regroupe les règles de conduite établies et sanctionnées qui s'imposent aux membres de la société. Les prérogatives revendiquées par une personne relèvent plutôt des droits subjectifs.

2. Une personne revendique une prérogative qui lui est propre et entend la faire respecter par autrui : de quelle notion s'agit-il ?

D'une sanction étatique, prise en réaction à une violation du droit.
Du droit objectif, qui impose les mêmes règles à la société.
D'une règle générale, applicable à tous les membres d'une catégorie.
D'un droit subjectif, exercé par son titulaire comme il l'entend.

D'un droit subjectif, exercé par son titulaire comme il l'entend.

Explication

Une prérogative propre à une personne, qu'elle peut revendiquer et faire respecter, constitue un droit subjectif. Le droit objectif désigne plutôt l'ensemble des règles générales imposées à la société.

3. Quels caractères sont attribués à la règle de droit ?

Elle est générale, normative, obligatoire, sanctionnée par l'État et peut faire intervenir un juge.
Elle est personnelle, descriptive, facultative, sanctionnée par les particuliers et écartée par le juge.
Elle est générale, descriptive, recommandée, sanctionnée par la société et appliquée sans juge.
Elle est particulière, normative, obligatoire, sanctionnée par l'État et soustraite à tout juge.

Elle est générale, normative, obligatoire, sanctionnée par l'État et peut faire intervenir un juge.

Explication

La règle de droit est générale, normative et obligatoire ; elle est sanctionnée par l'État et peut donner lieu à l'intervention d'un juge. Une règle descriptive ne prescrit pas de comportement, ce qui la distingue notamment d'une règle de droit.

4. Une disposition s'applique à tous les mineurs plutôt qu'à une personne nommément désignée : pourquoi peut-elle être générale ?

Parce qu'elle vise une catégorie de personnes et non un cas particulier.
Parce qu'elle prévoit une sanction prononcée par un juge pour chaque mineur.
Parce qu'elle autorise chaque mineur à choisir la règle qui lui convient.
Parce qu'elle décrit une situation sans imposer de conduite à ses destinataires.

Parce qu'elle vise une catégorie de personnes et non un cas particulier.

Explication

Une règle reste générale lorsqu'elle s'applique à tous les membres d'une catégorie, comme les mineurs. Le fait qu'elle s'adresse à une catégorie ne la transforme pas en règle visant une personne dans un cas particulier.

5. Qu'est-ce qui rend une règle de droit normative ?

Elle décrit une situation sociale sans orienter le comportement.
Elle attribue à chaque personne une prérogative qu'elle peut revendiquer.
Elle prescrit un comportement pour organiser la vie en société.
Elle énonce une mesure publique prise après la violation d'une règle.

Elle prescrit un comportement pour organiser la vie en société.

Explication

Une règle est normative lorsqu'elle prescrit un comportement destiné à organiser la vie en société. La description d'une situation, sans prescription de conduite, n'a pas ce caractère normatif.

6. Dans un contrat, les parties souhaitent s'écarter d'une règle impérative, mais peuvent appliquer une règle supplétive en l'absence de choix contraire : quelle distinction est correcte ?

Les deux règles peuvent être écartées dès lors que les parties expriment leur accord.
Les deux règles s'appliquent malgré un choix contraire formulé par les parties.
La règle impérative s'applique sans choix contraire, tandis que la règle supplétive ne peut être écartée.
La règle impérative ne peut être écartée, tandis que la règle supplétive s'applique sans choix contraire.

La règle impérative ne peut être écartée, tandis que la règle supplétive s'applique sans choix contraire.

Explication

Les personnes concernées ne peuvent pas écarter une règle impérative, alors qu'une règle supplétive s'applique en l'absence d'un choix différent. La règle supplétive n'est donc pas celle qui s'impose malgré toute volonté contraire.

7. Une autorité publique prend une mesure en réaction à la méconnaissance d'une règle afin d'en assurer le respect : comment cette mesure se définit-elle ?

Comme une règle supplétive, applicable faute de choix différent des parties.
Comme une règle impérative, écartée par les personnes concernées.
Comme une sanction étatique, mise en œuvre par une autorité publique.
Comme une prérogative subjective, revendiquée par le titulaire contre autrui.

Comme une sanction étatique, mise en œuvre par une autorité publique.

Explication

Une sanction étatique est une mesure prise par une autorité publique en réaction à la méconnaissance d'une règle de droit afin de la faire respecter. Une règle supplétive détermine plutôt quelle règle s'applique en l'absence de choix contraire.

8. Une affaire porte sur un litige civil entre deux personnes. Quel ordre juridictionnel est compétent pour la traiter ?

L’ordre judiciaire, compétent notamment en matière civile et pénale
L’ordre administratif, compétent pour les litiges entre personnes privées
L’ordre administratif, compétent notamment en matière civile et commerciale
L’ordre judiciaire, compétent pour le droit administratif et les litiges civils

L’ordre judiciaire, compétent notamment en matière civile et pénale

Explication

L’ordre judiciaire traite notamment les affaires civiles, tandis que l’ordre administratif est compétent en droit administratif. Confondre l’ordre administratif avec les litiges civils entre personnes privées attribue à cet ordre une compétence qui relève ici de l’ordre judiciaire.

9. Après une décision du tribunal judiciaire, une partie souhaite contester le jugement devant la cour d’appel, puis éventuellement saisir la juridiction suprême de l’ordre judiciaire. Quel parcours correspond à cette procédure ?

Tribunal judiciaire, cour d’appel, puis pourvoi devant la Cour de cassation
Cour d’appel, tribunal judiciaire, puis pourvoi devant la Cour de cassation
Tribunal judiciaire, Cour de cassation, puis appel devant la cour d’appel
Tribunal judiciaire, cour d’appel, puis nouvel examen des faits par la Cour de cassation

Tribunal judiciaire, cour d’appel, puis pourvoi devant la Cour de cassation

Explication

Dans l’ordre judiciaire, l’affaire peut passer du tribunal judiciaire à la cour d’appel, puis faire l’objet d’un pourvoi devant la Cour de cassation. Saisir d’abord la Cour de cassation inverse les étapes du parcours de recours décrit.

10. Pourquoi la Cour de cassation n’est-elle pas considérée comme un troisième degré de juridiction ?

Elle reprend l’affaire en entier et remplace le jugement par sa propre décision sur les faits
Elle réexamine les preuves et établit de nouveaux faits pour trancher le litige
Elle contrôle l’application du droit en tenant les faits pour exacts
Elle entend l’appel après le tribunal judiciaire et avant la cour d’appel

Elle contrôle l’application du droit en tenant les faits pour exacts

Explication

La Cour de cassation juge le droit et tient les faits constatés pour exacts, plutôt que de rejuger l’affaire au fond. L’idée qu’elle réexamine les preuves confond son contrôle juridique avec l’examen des faits effectué par les juridictions du fond.

11. Que désigne la hiérarchie des normes dans l’ordre juridique ?

Une organisation des règles selon leur date, dans laquelle la norme la plus récente prévaut sur les autres
Une répartition des règles selon leur domaine, dans laquelle chaque norme dépend de la juridiction qui l’applique
Un classement des règles selon leur rang, dans lequel chaque norme respecte celles qui lui sont supérieures
Un classement des juridictions selon leur pouvoir, dans lequel chacune peut écarter les normes supérieures

Un classement des règles selon leur rang, dans lequel chaque norme respecte celles qui lui sont supérieures

Explication

La hiérarchie des normes ordonne les règles de droit selon leur rang et impose à chaque norme de respecter celles qui lui sont supérieures. Un classement fondé sur la date ne rend pas compte de cette obligation de conformité aux normes de rang supérieur.

12. Quels textes et principes appartiennent au bloc de constitutionnalité ?

La Constitution de 1958, son préambule, le préambule de 1946, les lois organiques, les règlements parlementaires et la Charte de l’environnement de 2004
La Constitution de 1958, le préambule de 1946, la DDHC de 1789, les décisions du Conseil constitutionnel et les traités ratifiés
La Constitution de 1958, son préambule, le préambule de 1946, la DDHC de 1789, les PFRLR et la Charte de l’environnement de 2004
La Constitution de 1958, les traités européens, le code civil, la DDHC de 1789, les PFRLR et la Charte de l’environnement de 2004

La Constitution de 1958, son préambule, le préambule de 1946, la DDHC de 1789, les PFRLR et la Charte de l’environnement de 2004

Explication

Le bloc de constitutionnalité rassemble la Constitution de 1958 et son préambule, le préambule de 1946, la DDHC de 1789, les PFRLR et la Charte de l’environnement de 2004. Les traités européens ne font pas partie de cette liste constitutive du bloc.

13. Une loi française entre en conflit avec un traité ratifié et appliqué par les autres parties. Quelle règle découle de l’article 55 de la Constitution ?

Le conflit rend le traité inapplicable tant qu’une loi française ne le reprend pas
Le traité écarte la Constitution et la loi française dans la hiérarchie
Le traité a une autorité supérieure à celle de la loi française
La loi française a une autorité supérieure à celle du traité

Le traité a une autorité supérieure à celle de la loi française

Explication

L’article 55 confère une autorité supérieure aux lois françaises aux traités ratifiés et appliqués par les autres parties. Cela ne place pas le traité au-dessus de la Constitution, contrairement à une confusion possible sur son rang.

14. Après avoir épuisé les recours internes, une personne saisit la Cour européenne des droits de l’homme et obtient gain de cause. Quel type de décision cette Cour peut-elle rendre ?

Annuler la règle interne et imposer directement son remplacement par une nouvelle loi
Constater une violation et suspendre automatiquement l’application de la règle dans tous les États
Constater une violation et accorder une satisfaction équitable, sans annuler la règle interne
Réexaminer l’affaire comme juridiction d’appel nationale et modifier le jugement interne

Constater une violation et accorder une satisfaction équitable, sans annuler la règle interne

Explication

Après épuisement des recours internes, la Cour peut constater une violation et accorder une satisfaction équitable, mais elle ne peut pas annuler une règle interne. Lui attribuer un pouvoir d’annulation confond le constat européen d’une violation avec l’abrogation d’une norme nationale.

15. Une règle européenne est adoptée par une institution de l’Union plutôt que de figurer dans un traité fondateur ou dans la Charte des droits fondamentaux. Relève-t-elle du droit primaire ou du droit dérivé ?

Du droit dérivé, car il est adopté par les institutions de l’Union
Du droit dérivé, car il comprend les traités fondateurs et la Charte des droits fondamentaux
Du droit primaire, car toute règle adoptée par l’Union appartient aux traités
Du droit primaire, car les institutions donnent force à la Charte des droits fondamentaux

Du droit dérivé, car il est adopté par les institutions de l’Union

Explication

Le droit dérivé est constitué des actes adoptés par les institutions de l’Union, tandis que le droit primaire comprend les traités fondateurs et la Charte des droits fondamentaux. Assimiler toute règle européenne au droit primaire efface cette distinction entre les sources.

16. Un État membre doit mettre en œuvre une directive européenne, tandis qu’un règlement européen traite du même domaine. Quelle différence s’applique à ces deux actes ?

Le règlement doit être transposé en droit national, tandis que la directive est directement applicable
La directive doit être transposée en droit national, tandis que le règlement est directement applicable
La directive et le règlement sont tous deux directement applicables en droit national
La directive et le règlement doivent tous deux être transposés en droit national

La directive doit être transposée en droit national, tandis que le règlement est directement applicable

Explication

Une directive doit être transposée dans une loi nationale, alors qu’un règlement est directement applicable. Inverser leurs effets attribue à la directive le mode d’application du règlement.

17. Dans le système français, qui adopte une loi au sens strict ?

Le Conseil constitutionnel, composé de membres nommés
Le Conseil d’État, composé de juridictions administratives
Le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat
Le Gouvernement, composé du Président et des ministres

Le Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat

Explication

Au sens strict, la loi est votée par le Parlement, qui comprend l’Assemblée nationale et le Sénat. Le Gouvernement peut présenter un projet de loi, mais il n’est pas l’organe qui vote la loi.

18. Après le vote d’un texte identique par les deux chambres, quelle étape précède sa publication au Journal officiel ?

La validation par le Conseil constitutionnel dans chaque cas
La confirmation par un référendum national
La promulgation par le Président de la République
La signature par les présidents des deux assemblées

La promulgation par le Président de la République

Explication

Une fois le texte voté dans les mêmes termes par les deux chambres, le Président de la République le promulgue avant sa publication au Journal officiel. Le contrôle du Conseil constitutionnel n’est pas une étape systématique de la procédure législative.

19. Quelle comparaison distingue correctement le contrôle de constitutionnalité du contrôle de conventionnalité ?

Le premier confronte la loi à la Constitution, le second aux traités
Le premier confronte la loi aux usages, le second aux principes constitutionnels
Le premier confronte la loi aux traités, le second à la Constitution
Le premier confronte la loi aux règlements, le second aux décisions judiciaires

Le premier confronte la loi à la Constitution, le second aux traités

Explication

Le contrôle de constitutionnalité porte sur la conformité de la loi à la Constitution, tandis que le contrôle de conventionnalité la compare aux traités. Inverser ces normes de référence revient à confondre les deux contrôles.

20. Lors d’un procès, dans quelles conditions une partie peut-elle soulever une QPC contre une loi ?

La loi a déjà été déclarée conforme et la contestation porte sur son incompatibilité avec un traité
La loi ne s’applique pas au litige, mais la partie demande un contrôle avant son adoption
La loi s’applique au litige, n’a pas déjà été déclarée conforme et soulève une question nouvelle et sérieuse, après filtrage juridictionnel
La loi s’applique au litige et paraît contestable, sans examen préalable par une juridiction supérieure

La loi s’applique au litige, n’a pas déjà été déclarée conforme et soulève une question nouvelle et sérieuse, après filtrage juridictionnel

Explication

La QPC permet, depuis 2010, de contester a posteriori une loi à l’occasion d’un procès sous ces conditions, après filtrage par la Cour de cassation ou le Conseil d’État. Une contestation de compatibilité avec un traité relève du contrôle de conventionnalité, et non de la QPC.

21. Quelle distinction décrit correctement les règlements d’application et les règlements autonomes ?

Les premiers ont une valeur conventionnelle, tandis que les seconds acquièrent leur valeur après publication au Journal officiel
Les premiers fixent les principes fondamentaux d’une matière, tandis que les seconds sont adoptés par les juridictions
Les premiers complètent une loi et sont infra-législatifs, tandis que les seconds interviennent hors du domaine de la loi et ont valeur législative par exception
Les premiers interviennent hors du domaine de la loi et ont valeur législative, tandis que les seconds complètent une loi et sont infra-législatifs

Les premiers complètent une loi et sont infra-législatifs, tandis que les seconds interviennent hors du domaine de la loi et ont valeur législative par exception

Explication

Le règlement d’application complète une loi et demeure inférieur à celle-ci, alors que le règlement autonome porte sur le domaine réglementaire et possède par exception une valeur législative. Inverser leurs fonctions et leur rang normatif conduit à la confusion caractéristique entre ces deux catégories.

22. Quels éléments permettent de caractériser une coutume juridique ?

Une règle votée par une assemblée et approuvée par une juridiction
Un usage ponctuel adopté par une personne et reconnu dans un contrat
Une décision prise par une autorité publique et publiée dans un recueil officiel
Une pratique répétée par plusieurs personnes et le sentiment qu’elle est obligatoire

Une pratique répétée par plusieurs personnes et le sentiment qu’elle est obligatoire

Explication

La coutume repose à la fois sur une pratique répétée par plusieurs personnes et sur la conviction qu’elle est obligatoire, appelée opinio necessitatis. Un usage ponctuel ne présente pas l’élément de répétition qui caractérise la coutume.

23. Que désigne le terme « jurisprudence » en droit ?

L’ensemble des textes votés par le Parlement ou la procédure suivie pour les promulguer
L’ensemble des décisions de justice ou la solution habituellement retenue sur un point de droit
L’ensemble des usages professionnels ou la conviction collective de leur caractère obligatoire
L’ensemble des commentaires doctrinaux ou l’avis rendu par une autorité administrative

L’ensemble des décisions de justice ou la solution habituellement retenue sur un point de droit

Explication

La jurisprudence peut désigner l’ensemble des décisions de justice ou la solution habituellement donnée à une question de droit. Les commentaires des spécialistes relèvent de la doctrine et ne constituent pas, à eux seuls, la jurisprudence.

24. Une loi est silencieuse sur la situation soumise au juge : quelle obligation découle de l’article 4 du Code civil ?

Le juge doit suspendre l’affaire jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi
Le juge doit édicter une règle générale applicable à toutes les affaires semblables
Le juge doit trancher le litige, faute de quoi il risque un déni de justice
Le juge doit renvoyer le litige au législateur pour qu’il fournisse une solution

Le juge doit trancher le litige, faute de quoi il risque un déni de justice

Explication

L’article 4 oblige le juge à statuer même lorsque la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante, sous peine de déni de justice. Cette obligation ne l’autorise pas à édicter des règles générales, ce que l’article 5 interdit.

25. Quel énoncé rend compte des arguments opposés sur le rôle de la jurisprudence comme source du droit ?

Ses critiques invoquent l’interdiction des arrêts de règlement et l’absence de précédent obligatoire, tandis que ses défenseurs soulignent l’interprétation de la loi et l’influence des arrêts de principe
Ses critiques invoquent la valeur supérieure des traités, tandis que ses défenseurs affirment que chaque décision crée une règle générale obligatoire
Ses critiques invoquent le pouvoir du législateur de modifier les lois, tandis que ses défenseurs affirment que les juges votent les textes législatifs
Ses critiques invoquent l’obligation de trancher les litiges, tandis que ses défenseurs affirment que les décisions lient les juges dans toutes les affaires ultérieures

Ses critiques invoquent l’interdiction des arrêts de règlement et l’absence de précédent obligatoire, tandis que ses défenseurs soulignent l’interprétation de la loi et l’influence des arrêts de principe

Explication

Les arguments critiques s’appuient sur l’interdiction des arrêts de règlement et l’absence de précédent obligatoire, tandis que les arguments favorables mettent en avant le devoir d’interpréter ou de suppléer la loi et l’influence des arrêts de principe. L’idée que les décisions lient les juges dans toutes les affaires ultérieures ne correspond pas à l’absence de précédent obligatoire.

26. Quelle distinction résume la summa divisio entre droit privé et droit public ?

Le droit privé régit les rapports contractuels, tandis que le droit public porte principalement sur les sanctions pénales.
Le droit privé porte sur les relations entre personnes physiques, tandis que le droit public concerne celles entre personnes morales.
Le droit privé régit surtout les rapports entre particuliers et groupements privés, tandis que le droit public est orienté vers l’intérêt général.
Le droit privé organise l’intérêt général, tandis que le droit public régit principalement les rapports entre particuliers et groupements privés.

Le droit privé régit surtout les rapports entre particuliers et groupements privés, tandis que le droit public est orienté vers l’intérêt général.

Explication

La summa divisio oppose les rapports entre particuliers et groupements privés, principalement horizontaux, à l’orientation du droit public vers l’intérêt général. Confondre les deux domaines en attribuant l’intérêt général au droit privé inverse cette distinction.

27. Pourquoi le droit pénal peut-il être classé en droit privé malgré le rôle punitif de l’État ?

Parce qu’il régit les relations commerciales et les contrats conclus entre particuliers.
Parce qu’il organise les institutions de l’État et la répartition de leurs compétences.
Parce qu’il met en œuvre le droit de punir de l’État, mais s’intéresse aussi à l’auteur et à la victime.
Parce qu’il encadre les relations de travail entre employeurs et salariés.

Parce qu’il met en œuvre le droit de punir de l’État, mais s’intéresse aussi à l’auteur et à la victime.

Explication

Le droit pénal met en jeu une relation verticale liée au pouvoir de punir de l’État, tout en prenant également en compte l’auteur et la victime. Le rattacher à l’organisation des institutions de l’État confond son objet avec celui du droit constitutionnel.

28. Que signifie interpréter une règle de droit ?

En vérifier la conformité aux décisions des tribunaux.
La remplacer par une règle nouvelle adaptée aux faits.
En limiter la portée aux situations expressément prévues.
L’expliciter et déterminer le sens qu’elle doit recevoir.

L’expliciter et déterminer le sens qu’elle doit recevoir.

Explication

Interpréter consiste à expliciter une règle et à lui donner son sens. La remplacer par une règle nouvelle relève de la création ou de la modification du droit, et non de l’interprétation.

29. Une règle de droit est claire, mais son application concrète conduirait à un résultat absurde : quelle démarche convient-il d’adopter ?

L’interpréter afin d’éviter le résultat absurde, bien qu’une règle claire n’en nécessite en principe pas.
La considérer comme obscure et l’écarter au profit d’une règle élaborée par le juge.
La suspendre jusqu’à ce que son auteur en précise le sens par une nouvelle disposition.
L’appliquer sans interprétation, car la clarté de sa formulation exclut toute autre démarche.

L’interpréter afin d’éviter le résultat absurde, bien qu’une règle claire n’en nécessite en principe pas.

Explication

Une règle claire ne nécessite en principe pas d’interprétation, mais l’exception du résultat absurde justifie alors d’en rechercher le sens. L’application sans interprétation négligerait précisément cette exception.

30. Quelle différence caractérise la méthode exégétique par rapport à la libre recherche scientifique de François Gény ?

L’exégèse mobilise principalement des arguments économiques et philosophiques, tandis que la libre recherche s’en tient au texte adopté.
L’exégèse privilégie le texte et l’intention du législateur, tandis que la libre recherche mobilise notamment des arguments historiques, économiques et philosophiques.
L’exégèse confie au juge une large liberté de recherche, tandis que la libre recherche privilégie l’intention du législateur.
L’exégèse et la libre recherche reposent toutes deux sur la fidélité littérale, mais divergent sur la place des faits.

L’exégèse privilégie le texte et l’intention du législateur, tandis que la libre recherche mobilise notamment des arguments historiques, économiques et philosophiques.

Explication

L’exégèse recherche la fidélité au texte et l’intention du législateur, alors que la méthode de Gény mobilise des arguments variés pour trouver une solution utile. Attribuer la priorité aux arguments économiques et philosophiques à l’exégèse inverse les deux méthodes.

31. Dans un syllogisme juridique, une personne applique une règle générale à des faits particuliers : que désignent la majeure et la mineure ?

La majeure est la règle de droit, et la mineure correspond aux faits particuliers.
La majeure est la règle de droit, et la mineure constitue la conclusion qui l’applique.
La majeure est la conclusion du raisonnement, et la mineure correspond aux faits particuliers.
La majeure correspond aux faits particuliers, et la mineure est la règle de droit.

La majeure est la règle de droit, et la mineure correspond aux faits particuliers.

Explication

Le syllogisme juridique place la règle de droit en majeure et les faits en mineure, avant de formuler une conclusion qui applique la règle aux faits. Inverser la majeure et la mineure est une confusion fréquente, mais contraire à cette structure.

32. Que réalise une personne lorsqu’elle traduit des faits concrets en termes juridiques ?

Une détermination de l’intérêt général.
Une qualification juridique des faits.
Une conclusion du syllogisme juridique.
Une interprétation de la règle applicable.

Une qualification juridique des faits.

Explication

La qualification juridique consiste à traduire des faits concrets en catégories et termes juridiques. Interpréter une règle revient plutôt à en expliciter le sens, et non à qualifier les faits.

33. Pour répondre à une question de cours au DST, quelle démarche est recommandée ?

Définir la notion, annoncer un plan et l’illustrer par des exemples ou des articles précis.
Présenter les exemples d’abord, puis donner une définition sans organiser la réponse en plan.
Annoncer une conclusion, puis résumer les articles sans définir la notion abordée.
Poser un problème, opposer des arguments pour et contre, puis formuler une conclusion.

Définir la notion, annoncer un plan et l’illustrer par des exemples ou des articles précis.

Explication

Une réponse à une question de cours s’organise autour d’une définition et d’un plan, étayés par des exemples ou des articles précis. La discussion d’arguments pour et contre correspond plutôt à une question de réflexion.

34. Face à une question de réflexion au DST, quelle organisation permet de construire une réponse argumentée ?

Définir les notions, annoncer un plan et illustrer chaque partie par des articles précis.
Présenter les arguments favorables, puis ajouter des exemples sans formuler de conclusion.
Commencer par une conclusion, puis énumérer les arguments opposés sans poser le problème.
Poser le problème, examiner les arguments pour et contre, puis conclure.

Poser le problème, examiner les arguments pour et contre, puis conclure.

Explication

Une question de réflexion demande de poser le problème, de discuter les arguments des deux côtés et de conclure. Se limiter aux arguments favorables, même accompagnés d’exemples, ne permet pas d’examiner les positions pour et contre.

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Qu’est-ce que le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite socialement édictées et sanctionnées qui s’imposent aux membres de la société.

Que sont les droits subjectifs ?

Des prérogatives propres à une personne, qu’elle peut revendiquer et faire respecter par les autres.

Comment une personne exerce-t-elle ses droits subjectifs ?

Comme elle l’entend.

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