QCM : Libre circulation des marchandises (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment la CJUE caractérise-t-elle la libre circulation des marchandises dans l’ordre de l’Union ?

Comme une dérogation temporaire aux règles du marché intérieur
Comme une compétence réservée aux politiques nationales
Comme une mesure de coopération dépourvue de portée fondamentale
Comme une liberté fondamentale et un principe fondamental du traité

Comme une liberté fondamentale et un principe fondamental du traité

Explication

La CJUE qualifie à plusieurs reprises la libre circulation des marchandises de liberté fondamentale et de principe fondamental du traité. La présenter comme une dérogation temporaire inverse sa place dans le droit de l’Union.

2. Quels éléments sont nécessaires à la mise en œuvre de la libre circulation des marchandises entre États membres ?

L’adoption de politiques nationales indépendantes et la suppression des obstacles non pécuniaires
L’application des articles 28 à 37 du TFUE et la suppression des obstacles pécuniaires et non pécuniaires
L’application des règles de transport et la suppression des seuls droits de douane
L’application des articles 28 à 37 du TFUE et l’harmonisation des prix de toutes les marchandises

L’application des articles 28 à 37 du TFUE et la suppression des obstacles pécuniaires et non pécuniaires

Explication

La mise en œuvre repose sur les articles 28 à 37 du TFUE et implique de supprimer les obstacles pécuniaires comme non pécuniaires aux échanges. L’harmonisation générale des prix ne fait pas partie des éléments énoncés dans cette règle.

3. À quelle date la suppression des droits de douane est-elle devenue effective ?

Le 1er janvier 1968
Le 1er juillet 1970
Le 1er janvier 1970
Le 1er juillet 1968

Le 1er juillet 1968

Explication

La suppression des droits de douane a été effective le 1er juillet 1968. Le 1er janvier 1970 correspondait à la date prévue pour atteindre les objectifs plus larges fixés par le traité de Rome.

4. Une entreprise achète des marchandises dans un autre État membre : quel rôle joue-t-elle au regard de la libre circulation ?

Elle est une autorité publique tenue de garantir le respect des obligations de circulation
Elle est un opérateur économique bénéficiaire des droits liés à la libre circulation
Elle est un organisme public soumis aux règles en raison de son activité d’achat
Elle est une institution de l’Union chargée de contrôler les échanges commerciaux

Elle est un opérateur économique bénéficiaire des droits liés à la libre circulation

Explication

Les personnes physiques ou morales qui achètent ou vendent des marchandises sont des opérateurs économiques bénéficiaires des droits liés à la libre circulation. La confusion consiste à leur attribuer les obligations qui incombent aux autorités publiques.

5. À quels acteurs les obligations de libre circulation s’imposent-elles ?

Aux seules institutions de l’Union chargées d’adopter les règles commerciales
Aux seules autorités centrales, à l’exclusion des collectivités territoriales
Aux opérateurs économiques qui achètent ou vendent des marchandises dans l’Union
Aux autorités publiques, y compris certains organismes influencés de manière déterminante par l’État

Aux autorités publiques, y compris certains organismes influencés de manière déterminante par l’État

Explication

Les obligations s’imposent aux autorités publiques, notamment aux autorités centrales, aux collectivités territoriales et aux organismes sur lesquels l’État exerce une influence déterminante. Les opérateurs économiques sont, à l’inverse, les bénéficiaires des droits liés à la libre circulation.

6. Quelle caractéristique permet de qualifier un bien ou un produit de marchandise au sens du droit de l’Union ?

Il est fabriqué dans un État membre et destiné à une administration publique
Il est matériel et peut être transporté physiquement entre deux États membres
Il est vendu à un prix réglementé et soumis à une autorisation commerciale
Il est appréciable en argent et susceptible de faire l’objet de transactions commerciales

Il est appréciable en argent et susceptible de faire l’objet de transactions commerciales

Explication

Une marchandise est un bien ou un produit appréciable en argent et susceptible, comme tel, de faire l’objet de transactions commerciales. La possibilité d’un transport physique ne constitue pas le critère définitoire.

7. Quel régime s’applique au commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre à des fins militaires ?

Les dispositions spécifiques des articles 346 à 348 du TFUE, qui permettent aux États de prendre les mesures nécessaires
Les dispositions générales de la libre circulation, qui écartent toute mesure étatique liée à la défense
Les règles de la politique agricole commune, qui encadrent les échanges de produits sensibles
Les règles douanières ordinaires, qui excluent toute disposition particulière pour ces produits

Les dispositions spécifiques des articles 346 à 348 du TFUE, qui permettent aux États de prendre les mesures nécessaires

Explication

Ces biens restent des marchandises, mais leur commerce à des fins militaires relève des articles 346 à 348 du TFUE, qui permettent aux États de prendre les mesures nécessaires. Les règles générales de libre circulation ne suppriment donc pas ce régime spécifique lié à la défense.

8. Comment qualifier un produit stupéfiant dont la commercialisation est interdite dans tous les États membres ?

Il n’est pas une marchandise au sens du droit de l’Union
Il est une marchandise dès lors qu’il possède une valeur monétaire
Il relève du régime des armes et du matériel de guerre à usage militaire
Il est une marchandise si son transport entre États membres est techniquement possible

Il n’est pas une marchandise au sens du droit de l’Union

Explication

Un produit stupéfiant hors commerce dans tous les États membres n’est pas une marchandise au sens du droit de l’Union. La seule présence d’une valeur monétaire ne suffit pas à le qualifier de marchandise lorsque sa commercialisation est interdite partout dans l’Union.

9. Quels produits bénéficient des règles de libre circulation dans l’Union ?

Les produits des États membres et ceux dont l’importation a été simplement déclarée
Les produits des États membres et tous ceux expédiés depuis un État tiers
Les produits des États membres et ceux des États tiers mis en libre pratique dans l’Union
Les produits fabriqués dans l’Union et ceux en transit sur son territoire

Les produits des États membres et ceux des États tiers mis en libre pratique dans l’Union

Explication

Les règles de libre circulation couvrent les produits originaires des États membres ainsi que les produits d’États tiers mis en libre pratique. Une simple expédition ou déclaration ne suffit pas, à elle seule, à établir cette mise en libre pratique.

10. Quelles conditions permettent à un produit d’un État tiers d’être mis en libre pratique dans l’Union ?

Le franchissement d’une frontière extérieure et la déclaration de son origine auprès d’un transporteur
Le paiement d’une taxe intérieure et l’obtention d’une autorisation de vente avant son entrée dans l’Union
La production du produit dans un État membre et l’accomplissement des formalités douanières à l’exportation
Le paiement des droits de douane exigibles et l’accomplissement des formalités d’importation après son entrée dans l’Union

Le paiement des droits de douane exigibles et l’accomplissement des formalités d’importation après son entrée dans l’Union

Explication

La mise en libre pratique suppose le paiement des droits de douane exigibles et l’accomplissement des formalités d’importation après l’entrée du produit dans l’Union. Une simple déclaration de l’origine ou le franchissement d’une frontière ne satisfait pas ces conditions.

11. Quel traitement l’article 29 du TFUE réserve-t-il aux produits d’États tiers mis en libre pratique ?

Il les assimile aux marchandises en transit tant qu’elles restent dans l’Union
Il les soumet aux règles applicables aux produits non importés régulièrement
Il les traite comme des produits étrangers soumis à chaque frontière intérieure
Il les traite comme des produits originaires d’un État membre

Il les traite comme des produits originaires d’un État membre

Explication

En vertu de l’article 29 du TFUE, les produits d’États tiers mis en libre pratique sont traités comme des produits originaires d’un État membre. Les marchandises qui n’ont pas satisfait aux conditions de mise en libre pratique ne bénéficient pas de cette assimilation.

12. Quels espaces sont compris dans le territoire douanier des États membres ?

L’espace terrestre, les eaux internationales, la mer territoriale et l’espace aérien
L’espace terrestre, les eaux intérieures, la mer territoriale et l’espace aérien
L’espace terrestre, les eaux intérieures, la zone économique exclusive et l’espace aérien
L’espace terrestre, les eaux intérieures, la mer territoriale et les espaces maritimes internationaux

L’espace terrestre, les eaux intérieures, la mer territoriale et l’espace aérien

Explication

Le territoire douanier comprend l’espace terrestre, les eaux intérieures, la mer territoriale et l’espace aérien des États membres. Les eaux internationales et la zone économique exclusive ne figurent pas dans cette énumération.

13. Comment les régions ultrapériphériques et les pays et territoires d’outre-mer se distinguent-ils au regard du territoire douanier ?

Les pays et territoires d’outre-mer en font partie, tandis que les régions ultrapériphériques en sont exclues
Les régions ultrapériphériques en font partie, tandis que les pays et territoires d’outre-mer en sont exclus
Les deux catégories en sont exclues, mais restent soumises aux règles territoriales de l’Union
Les deux catégories en font partie, mais bénéficient de régimes douaniers identiques

Les régions ultrapériphériques en font partie, tandis que les pays et territoires d’outre-mer en sont exclus

Explication

Les régions ultrapériphériques appartiennent au territoire douanier, contrairement aux pays et territoires d’outre-mer, qui en sont exclus. La confusion entre ces deux catégories inverse donc leur situation respective.

14. Une marchandise circule entre deux États membres, tandis qu’une autre transaction reste entièrement dans un seul État membre : laquelle relève en principe de la libre circulation des marchandises de l’Union ?

Aucune des opérations, car la libre circulation concerne les échanges avec les pays tiers
Les deux opérations, dès lors qu’elles portent sur des marchandises commercialisées
La transaction interne, car toute opération commerciale relève du droit de l’Union
La circulation entre les deux États membres, en raison de sa dimension transfrontière

La circulation entre les deux États membres, en raison de sa dimension transfrontière

Explication

La libre circulation des marchandises s’applique en principe lorsqu’une situation présente une dimension transfrontière entre deux États membres. Une situation purement interne ne relève pas, en principe, du champ d’application de l’Union.

15. Quelle catégorie de prélèvements l’article 30 du TFUE interdit-il à l’importation et à l’exportation ?

Les droits de douane et les taxes d’effet équivalent
Les impositions intérieures discriminatoires et les impositions protectrices
Les contributions sociales et les droits perçus pour des services administratifs
Les impôts directs sur les bénéfices et les taxes sur les services

Les droits de douane et les taxes d’effet équivalent

Explication

L’article 30 du TFUE interdit les droits de douane et les taxes d’effet équivalent à l’importation comme à l’exportation. Les impositions intérieures discriminatoires ou protectrices relèvent plutôt de l’article 110.

16. Quel est le rôle de l’article 110 du TFUE par rapport aux prélèvements sur les marchandises ?

Il autorise les impositions intérieures discriminatoires dès lors qu’elles s’appliquent après l’importation
Il régit les formalités douanières et détermine le montant des droits perçus à la frontière
Il interdit les droits de douane aux frontières et remplace les règles sur les taxes d’effet équivalent
Il interdit les impositions intérieures discriminatoires ou protectrices et complète les règles sur les taxes d’effet équivalent

Il interdit les impositions intérieures discriminatoires ou protectrices et complète les règles sur les taxes d’effet équivalent

Explication

L’article 110 vise les impositions intérieures discriminatoires ou protectrices et complète les dispositions relatives aux taxes d’effet équivalent. Les droits de douane et les taxes équivalentes à la frontière sont visés par l’article 30.

17. Une autorité impose un prélèvement pécuniaire à une marchandise parce qu’elle franchit une frontière, quelle que soit l’appellation ou la méthode de perception. Comment qualifier ce prélèvement ?

Un droit de douane, uniquement si le prélèvement porte cette appellation
Une imposition intérieure, dès lors que son montant est fixé par une autorité publique
Une redevance de service, dès lors que la perception suit le passage de la frontière
Une taxe d’effet équivalent, même si son montant est minime

Une taxe d’effet équivalent, même si son montant est minime

Explication

Une taxe d’effet équivalent est une charge pécuniaire imposée unilatéralement du fait du franchissement d’une frontière, et sa qualification ne dépend ni de son appellation ni de sa technique. La définir comme un droit de douane au sens strict à partir de son seul nom méconnaît cette définition.

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Comment la CJUE qualifie-t-elle la libre circulation des marchandises ?

De liberté fondamentale et de principe fondamental du traité.

Sur quels articles du TFUE repose la mise en œuvre de la libre circulation des marchandises ?

Sur les articles 28 à 37 du TFUE.

Quels obstacles aux échanges entre États membres la libre circulation des marchandises suppose-t-elle de supprimer ?

Les obstacles pécuniaires et non pécuniaires.

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