QCM : Introduction générale au droit (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’affaire Association Alliance citoyenne et autres n°458088 :

Le litige concernait une interdiction prévue par la Fédération française de football.
L’affaire portait sur des signes religieux pendant des compétitions de football.
L’affaire concernait le devoir conjugal et le divorce d’une épouse.
Le Conseil d’État a examiné cette affaire le 29 juin 2023.
La Cour européenne des droits de l’homme a examiné cette affaire en janvier 2025.

Le litige concernait une interdiction prévue par la Fédération française de football. · L’affaire portait sur des signes religieux pendant des compétitions de football. · Le Conseil d’État a examiné cette affaire le 29 juin 2023.

Explication

Le Conseil d’État a examiné l’affaire le 29 juin 2023, au sujet du port de signes pendant les compétitions de football. Elle concernait une règle de la Fédération française de football, et non le devoir conjugal ni une affaire examinée par la Cour européenne en janvier 2025.

2. À propos de l’article 1er des statuts de la Fédération française de football :

Il interdit les tenues manifestant ostensiblement une appartenance syndicale.
Il justifie l’interdiction par les valeurs de la République et la neutralité du sport.
Il réglemente les signes exprimant discrètement une appartenance religieuse.
Il vise les signes manifestant une appartenance politique, philosophique ou religieuse.
Il impose une obligation de neutralité à toutes les personnes présentes dans le stade.

Il interdit les tenues manifestant ostensiblement une appartenance syndicale. · Il justifie l’interdiction par les valeurs de la République et la neutralité du sport. · Il vise les signes manifestant une appartenance politique, philosophique ou religieuse.

Explication

L’article 1er vise les signes ou tenues manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale. Il s’appuie sur les valeurs de la République et la neutralité du sport. Il ne concerne donc pas les signes discrets et n’impose pas une obligation générale à toutes les personnes présentes dans le stade.

3. Concernant le statut des joueuses internationales et non internationales :

Les joueuses internationales peuvent porter un signe religieux pendant toute compétition.
Le statut d’agent public explique l’application de la neutralité aux joueuses internationales.
Les joueuses non internationales sont soumises au même principe de neutralité comme agentes privées.
L’interdiction visant les joueuses non internationales cherche à prévenir des troubles à l’ordre public.
Les joueuses internationales sont soumises au principe de neutralité comme agents publics.

Le statut d’agent public explique l’application de la neutralité aux joueuses internationales. · L’interdiction visant les joueuses non internationales cherche à prévenir des troubles à l’ordre public. · Les joueuses internationales sont soumises au principe de neutralité comme agents publics.

Explication

Les joueuses internationales sont soumises au principe de neutralité en tant qu’agents publics. Les joueuses non internationales ne relèvent pas de ce principe, et l’interdiction les concernant vise la prévention des débordements et des troubles à l’ordre public. Le statut d’agente privée ne fonde donc pas une application de la neutralité aux joueuses non internationales.

4. Quelles sont les réponses exactes au sujet du devoir conjugal selon la Cour européenne des droits de l’homme ?

Une ingérence injustifiée peut violer les droits de la requérante.
Une ingérence dans la vie intime est légitime dès lors qu’un mariage existe.
Le mariage ne vaut pas consentement sexuel permanent.
Le devoir conjugal permet d’écarter durablement le consentement de l’époux.
Le devoir conjugal suppose l’existence d’un consentement sexuel.

Une ingérence injustifiée peut violer les droits de la requérante. · Le mariage ne vaut pas consentement sexuel permanent. · Le devoir conjugal suppose l’existence d’un consentement sexuel.

Explication

La Cour considère que le devoir conjugal exige un consentement sexuel et que le mariage n’emporte pas un consentement permanent. Une ingérence injustifiée dans cette dimension intime peut violer les droits de la requérante. L’existence du mariage ne rend pas automatiquement l’ingérence légitime et ne supprime pas le consentement.

5. Concernant la règle de droit :

Elle constitue une norme assortie d’une sanction juridique.
La privation d’une prestation compensatoire peut illustrer une sanction juridique.
Elle suppose l’absence de toute conséquence imposée par le droit.
Elle se définit par une sanction principalement morale.
Elle peut encadrer les conséquences juridiques d’un comportement.

Elle constitue une norme assortie d’une sanction juridique. · La privation d’une prestation compensatoire peut illustrer une sanction juridique. · Elle peut encadrer les conséquences juridiques d’un comportement.

Explication

La règle de droit est une norme assortie d’une sanction juridique. La privation d’une prestation compensatoire peut illustrer cette sanction, et la règle de droit peut encadrer les conséquences juridiques d’un comportement. Une sanction principalement morale ne correspond pas à cette définition.

6. Une démocratie illibérale se caractérise par :

Le respect constant des principes de l’État de droit libéral après l’élection.
Une désignation démocratique des responsables politiques.
Le maintien d’un processus démocratique de désignation.
La suppression du processus électoral de désignation des responsables.
L’affaiblissement des garanties libérales une fois les dirigeants au pouvoir.

Une désignation démocratique des responsables politiques. · Le maintien d’un processus démocratique de désignation. · L’affaiblissement des garanties libérales une fois les dirigeants au pouvoir.

Explication

Une démocratie illibérale conserve un processus démocratique de désignation des responsables politiques. En revanche, une fois au pouvoir, ceux-ci ne respectent plus les principes de l’État de droit libéral. La suppression des élections ne correspond donc pas à la définition.

7. Concernant l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 :

Il cite la résistance à l’oppression parmi ces droits.
Il remplace la sûreté par l’égalité dans la liste des droits concernés.
Il présente la liberté comme un droit naturel et imprescriptible.
Il mentionne la conservation de la propriété parmi les buts de l’association politique.
Il attribue à l’association politique la conservation des droits acquis par les citoyens.

Il cite la résistance à l’oppression parmi ces droits. · Il présente la liberté comme un droit naturel et imprescriptible. · Il mentionne la conservation de la propriété parmi les buts de l’association politique.

Explication

L’article 2 vise la conservation des droits naturels et imprescriptibles, notamment la liberté et la propriété. Il mentionne également la sûreté et la résistance à l’oppression. L’égalité n’appartient pas à la liste donnée ici, et le texte ne parle pas de droits simplement acquis.

8. Les caractéristiques principales du Code civil de 1804 comprennent :

Une qualification fréquente de code bourgeois.
Une place importante accordée aux différentes manières d’acquérir la propriété.
Une organisation autour des personnes et des biens.
Une organisation principalement centrée sur la réglementation du travail salarié.
Une protection prioritaire de la propriété privée.

Une qualification fréquente de code bourgeois. · Une place importante accordée aux différentes manières d’acquérir la propriété. · Une organisation autour des personnes et des biens. · Une protection prioritaire de la propriété privée.

Explication

Le Code civil de 1804 est organisé autour des personnes, des biens et des modes d’acquisition de la propriété. Cette structure et la protection prioritaire de la propriété privée expliquent sa qualification fréquente de code bourgeois. Le droit du travail s’est développé ultérieurement pour encadrer davantage les relations salariales.

9. Concernant la conception libérale du contrat :

La conclusion d’un contrat prouve son caractère équitable.
L’expression « qui dit contractuel dit juste » appartient à cette conception.
La validité d’un accord ne suffit pas à établir sa justice.
La conclusion d’un contrat peut être contestée au regard de son caractère juste.
La conception libérale considère que tout contrat conclu est socialement injuste.

L’expression « qui dit contractuel dit juste » appartient à cette conception. · La validité d’un accord ne suffit pas à établir sa justice. · La conclusion d’un contrat peut être contestée au regard de son caractère juste.

Explication

La conception libérale est résumée par l’idée que « qui dit contractuel dit juste », mais cette affirmation est contestée. La conclusion d’un contrat ne suffit pas à établir son caractère juste ou équitable. Elle peut donc être discutée au regard de cette exigence, sans que tout contrat conclu soit considéré comme socialement injuste.

10. À propos de l’arrêt Airey contre l’Irlande :

Il a associé l’absence d’aide juridictionnelle à une violation des articles 6 § 1 et 8.
Il a reconnu que l’aide juridictionnelle relevait de l’article 14.
Il portait sur une interdiction générale du divorce en Irlande.
Il concernait l’accès concret d’une femme pauvre à un avocat.
Il a été rendu par la Cour européenne des droits de l’homme en 1979.

Il a associé l’absence d’aide juridictionnelle à une violation des articles 6 § 1 et 8. · Il concernait l’accès concret d’une femme pauvre à un avocat. · Il a été rendu par la Cour européenne des droits de l’homme en 1979.

Explication

Dans l’arrêt Airey contre l’Irlande de 1979, la Cour européenne des droits de l’homme a constaté que l’absence d’aide juridictionnelle empêchait concrètement une femme pauvre d’accéder à un avocat. Elle a retenu une violation des articles 6 § 1 et 8 de la Convention. L’affaire concernait donc l’accès concret à la justice et non l’article 14.

11. Le droit entretient avec les mutations sociétales les relations suivantes :

Il peut s’opposer à des évolutions sociales.
L’interdiction de fumer dans les lieux fermés illustre son influence sociale.
Il demeure étranger aux évolutions concernant le divorce.
Il peut parfois déclencher ou accentuer certaines mutations sociétales.
Il peut accompagner les transformations de la société.

Il peut s’opposer à des évolutions sociales. · L’interdiction de fumer dans les lieux fermés illustre son influence sociale. · Il peut parfois déclencher ou accentuer certaines mutations sociétales. · Il peut accompagner les transformations de la société.

Explication

Le droit peut accompagner les mutations sociétales, les déclencher ou les accentuer, mais aussi s’y opposer. Les évolutions du divorce et l’interdiction de fumer dans les lieux fermés illustrent ces interactions. Il n’est donc pas étranger aux transformations sociales liées au divorce.

12. Concernant la définition du droit, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit correspond à une morale individuelle dépourvue d’institutions.
Le droit organise des institutions chargées de conseiller les particuliers.
Le droit rassemble des conseils personnels sans force institutionnelle.
Le droit vise à régler les litiges par la violence privée.
Le droit associe des règles et des institutions chargées de régler les litiges.

Le droit associe des règles et des institutions chargées de régler les litiges.

Explication

Le droit comprend des règles et des institutions destinées à les appliquer et à régler les litiges sans violence. Il ne se réduit ni à une morale individuelle, ni à des conseils personnels, ni à des institutions chargées de conseiller les particuliers.

13. Parmi les propositions suivantes concernant le droit positif, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le droit positif regroupe les règles juridiques actuellement en vigueur.
Le droit historique renvoie à des règles qui ne s’appliquent plus.
Le droit positif est défini à un moment donné.
Le droit positif se distingue du droit historique par son actualité.
Le droit positif peut concerner un État ou un ensemble d’États.

Le droit positif regroupe les règles juridiques actuellement en vigueur. · Le droit historique renvoie à des règles qui ne s’appliquent plus. · Le droit positif est défini à un moment donné. · Le droit positif se distingue du droit historique par son actualité. · Le droit positif peut concerner un État ou un ensemble d’États.

Explication

Le droit positif rassemble les règles en vigueur dans un ou plusieurs États à une période donnée. Le droit historique désigne, par contraste, des règles qui ne sont plus applicables.

14. La formule « Jus est ars aequi et boni » présente le droit comme :

Une conception du droit liée au juste et au bon.
Un art du bien et du juste.
Une technique consacrée à la seule organisation administrative.
Une recherche de ce qui est équitable.
Une expression de la morale et de l’équité.

Une conception du droit liée au juste et au bon. · Un art du bien et du juste. · Une recherche de ce qui est équitable. · Une expression de la morale et de l’équité.

Explication

La formule présente le droit comme l’art du bien et du juste, en le reliant à la morale et à l’équité. Elle ne le réduit pas à une technique d’organisation administrative.

15. Concernant les normes générales et les normes individuelles, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les normes générales ne dépendent pas de l’identité personnelle du justiciable.
Les normes individuelles doivent être conformes aux normes générales.
Les normes générales s’appliquent à une personne nommément désignée.
Les normes générales sont formulées de manière abstraite.
Les normes individuelles peuvent méconnaître les normes générales.

Les normes générales ne dépendent pas de l’identité personnelle du justiciable. · Les normes individuelles doivent être conformes aux normes générales. · Les normes générales sont formulées de manière abstraite.

Explication

Les normes générales sont abstraites et ne dépendent pas de l’identité du justiciable. Les normes individuelles doivent leur être conformes, et non les méconnaître ; elles ne se confondent pas avec une norme générale visant une personne désignée.

16. Les règles impératives et supplétives se distinguent notamment par le fait que :

Les règles impératives permettent aux personnes de choisir une solution différente.
Les règles supplétives laissent un choix différent de la règle prévue.
Les règles supplétives excluent toute liberté de choix des personnes.
Les règles impératives s’imposent aux personnes concernées.
Les règles supplétives s’appliquent lorsque les personnes n’ont pas choisi autrement.

Les règles supplétives laissent un choix différent de la règle prévue. · Les règles impératives s’imposent aux personnes concernées. · Les règles supplétives s’appliquent lorsque les personnes n’ont pas choisi autrement.

Explication

Une règle impérative s’impose et ne peut être écartée par les personnes. Une règle supplétive leur laisse la possibilité de retenir une solution différente ou de laisser s’appliquer la règle prévue.

17. Parmi les propositions suivantes relatives aux sanctions juridiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’amende constitue une sanction pénale.
Les sanctions juridiques sont prononcées avec l’intervention de l’État.
Les dommages et intérêts relèvent principalement de la réparation civile.
Les amendes ont principalement une fonction de réparation civile.
Les dommages et intérêts constituent principalement une sanction pénale.

L’amende constitue une sanction pénale. · Les sanctions juridiques sont prononcées avec l’intervention de l’État. · Les dommages et intérêts relèvent principalement de la réparation civile.

Explication

Les sanctions juridiques interviennent avec l’État, notamment par les amendes pénales et les dommages et intérêts civils. Les dommages et intérêts relèvent principalement de la réparation civile, tandis que l’amende est une sanction pénale.

18. Concernant la qualification et la peine prévues par l’article 221-1 du Code pénal, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le meurtre est puni de trente ans de réclusion criminelle.
La peine prévue pour le meurtre est une amende civile.
L’article 221-1 qualifie le meurtre de décès involontaire d’une personne.
L’article 221-1 concerne une infraction sans atteinte à la vie.
Le meurtre consiste à donner volontairement la mort à autrui.

Le meurtre est puni de trente ans de réclusion criminelle. · Le meurtre consiste à donner volontairement la mort à autrui.

Explication

L’article 221-1 qualifie de meurtre le fait de donner volontairement la mort à autrui et prévoit trente ans de réclusion criminelle. Il ne vise ni un décès involontaire, ni une amende civile, ni une infraction sans atteinte à la vie.

19. Concernant la division du droit, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La tradition britannique de common law repose sur une organisation codifiée similaire.
La division du droit facilite le classement des règles juridiques.
Elle contribue à rechercher plus aisément les règles applicables.
Le droit du travail est apparu au XIXe siècle puis fut codifié en 1910.
Elle empêche l’intégration de nouvelles matières juridiques.

La division du droit facilite le classement des règles juridiques. · Elle contribue à rechercher plus aisément les règles applicables. · Le droit du travail est apparu au XIXe siècle puis fut codifié en 1910.

Explication

La division du droit facilite le classement, la recherche et l’intégration de nouvelles matières. Le droit du travail est apparu au XIXe siècle puis a été codifié en 1910 ; la common law britannique ne repose pas sur la même organisation codifiée.

20. Le droit privé et le droit public se distinguent notamment de la manière suivante :

Le droit public concerne principalement l’intérêt général.
Le droit privé concerne principalement l’intérêt privé.
Le droit privé relève principalement de l’ordre pénal.
Le droit public relève principalement de l’ordre administratif.
Le droit public protège principalement des intérêts privés.

Le droit public concerne principalement l’intérêt général. · Le droit privé concerne principalement l’intérêt privé. · Le droit public relève principalement de l’ordre administratif.

Explication

Le droit privé concerne principalement l’intérêt privé et relève de l’ordre judiciaire. Le droit public concerne principalement l’intérêt général et relève de l’ordre administratif. Le droit privé ne relève donc pas principalement de l’ordre pénal, et le droit public ne protège pas principalement des intérêts privés.

21. Parmi les propositions suivantes concernant le droit interne et le droit international, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le droit interne régit principalement les relations entre plusieurs États.
Le droit interne regroupe les règles en vigueur dans un État.
Le droit international correspond aux règles propres à un seul État.
Le droit international peut concerner des relations entre individus.
Le droit international peut régir des relations entre États.

Le droit interne regroupe les règles en vigueur dans un État. · Le droit international peut concerner des relations entre individus. · Le droit international peut régir des relations entre États.

Explication

Le droit interne rassemble les règles en vigueur dans un État, avec ses sources et ses sanctions. Le droit international régit notamment des relations institutionnelles, sociales et économiques entre États ou entre individus ; il ne se limite donc pas à un seul État.

22. Concernant l’organisation de l’ordre administratif, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les tribunaux administratifs statuent au premier degré de l’ordre administratif.
Le Conseil d’État appartient à l’organisation juridictionnelle administrative.
Les cours administratives d’appel interviennent au second degré de l’ordre administratif.
Le Conseil d’État exerce la fonction de juridiction de pourvoi administrative.
La Cour de cassation constitue la juridiction de pourvoi de l’ordre administratif.

Les tribunaux administratifs statuent au premier degré de l’ordre administratif. · Le Conseil d’État appartient à l’organisation juridictionnelle administrative. · Les cours administratives d’appel interviennent au second degré de l’ordre administratif. · Le Conseil d’État exerce la fonction de juridiction de pourvoi administrative.

Explication

Les tribunaux administratifs constituent le premier degré et les cours administratives d’appel le second degré. Le Conseil d’État est la juridiction de pourvoi de l’ordre administratif ; la Cour de cassation relève de l’ordre judiciaire.

23. Parmi les propositions suivantes concernant l’ordre judiciaire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les cours d’appel statuent au premier degré de l’ordre judiciaire.
Les tribunaux de commerce appartiennent aux juridictions de pourvoi judiciaires.
La Cour de cassation est la juridiction de pourvoi de l’ordre judiciaire.
Les conseils de prud’hommes constituent le second degré de l’ordre judiciaire.
Le Conseil d’État assure le pourvoi des décisions judiciaires.

La Cour de cassation est la juridiction de pourvoi de l’ordre judiciaire.

Explication

La Cour de cassation est la juridiction de pourvoi de l’ordre judiciaire. Les conseils de prud’hommes et tribunaux de commerce relèvent du premier degré, tandis que les cours d’appel forment le second degré ; le Conseil d’État appartient à l’ordre administratif.

24. À propos de la distinction entre contentieux et matière gracieuse :

La matière gracieuse se distingue du contentieux par l’absence de litige.
La matière gracieuse est traitée en l’absence de litige entre les parties.
Le contentieux suppose l’existence d’un litige entre les parties.
La matière gracieuse exige un litige opposant nécessairement les parties.
Le contentieux se déroule en l’absence de tout désaccord entre les parties.

La matière gracieuse se distingue du contentieux par l’absence de litige. · La matière gracieuse est traitée en l’absence de litige entre les parties. · Le contentieux suppose l’existence d’un litige entre les parties.

Explication

Le contentieux repose sur un litige entre les parties. La matière gracieuse est au contraire traitée sans litige ; les affirmations inversant ces caractéristiques sont donc incorrectes.

25. Une instance civile suit généralement plusieurs étapes successives. Lesquelles sont exactes ?

L’instruction précède le débat dans le déroulement de l’instance.
La succession comprend notamment l’instruction, le débat, le délibéré puis le jugement.
Le jugement intervient avant le délibéré dans l’instance civile.
Le délibéré intervient après les échanges et les plaidoiries.
La demande initiale intervient avant la saisine du greffe.

L’instruction précède le débat dans le déroulement de l’instance. · La succession comprend notamment l’instruction, le débat, le délibéré puis le jugement. · Le délibéré intervient après les échanges et les plaidoiries. · La demande initiale intervient avant la saisine du greffe.

Explication

L’instance civile suit généralement la demande initiale, la saisine du greffe, l’instruction, le débat, le délibéré et le jugement. Le jugement intervient après le délibéré, et non avant celui-ci.

26. Concernant la notion de source du droit, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Une source du droit peut correspondre à l’origine d’une règle juridique.
Les sources du droit peuvent être écrites ou non écrites.
Réduire toutes les règles juridiques à la loi donne une conception incomplète.
Une source du droit peut désigner un procédé de création du droit.
La loi constitue une source du droit parmi d’autres sources juridiques.

Une source du droit peut correspondre à l’origine d’une règle juridique. · Les sources du droit peuvent être écrites ou non écrites. · Réduire toutes les règles juridiques à la loi donne une conception incomplète. · Une source du droit peut désigner un procédé de création du droit. · La loi constitue une source du droit parmi d’autres sources juridiques.

Explication

Une source du droit est soit un procédé de création du droit, soit l’origine d’une règle juridique. Elle peut être écrite ou non écrite, et la loi n’est qu’une source parmi d’autres.

27. Les sources écrites et non écrites du droit comprennent :

Les codes figurent parmi les sources écrites du droit.
La jurisprudence constitue une source non écrite du droit.
La coutume figure parmi les sources non écrites du droit.
La jurisprudence appartient aux sources écrites du droit.
Les textes appartiennent aux sources écrites du droit.

Les codes figurent parmi les sources écrites du droit. · La jurisprudence constitue une source non écrite du droit. · La coutume figure parmi les sources non écrites du droit. · Les textes appartiennent aux sources écrites du droit.

Explication

Les codes et les textes sont des sources écrites. La jurisprudence et la coutume sont des sources non écrites ; qualifier la jurisprudence de source écrite inverse donc sa catégorie.

28. Concernant les traditions juridiques du droit écrit et du droit non écrit, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le droit écrit est principalement associé à la tradition juridique britannique.
La tradition continentale est principalement représentée au Royaume-Uni.
Le droit écrit est principalement associé à la tradition continentale.
Le droit non écrit est surtout associé à l’Amérique latine.
La tradition de la common law est principalement associée à la Russie.

Le droit écrit est principalement associé à la tradition continentale.

Explication

Le droit écrit est principalement associé à la tradition continentale, notamment en Europe, en Amérique latine et en Russie. Le droit non écrit est surtout associé au Royaume-Uni et à la common law ; les autres associations géographiques sont donc inversées.

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Quelle affaire a été examinée par le Conseil d’État le 29 juin 2023 ?

L’affaire Association Alliance citoyenne et autres n°458088.

Que prohibe l’article 1er des statuts de la Fédération française de football ?

Le port ostensible de signes politiques, philosophiques, religieux ou syndicaux pendant les compétitions.

Au nom de quelles valeurs l’article 1er interdit-il ces signes ?

Au nom des valeurs de la République et de la neutralité du sport.

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