★ À maîtriser
📌 Une règle juridiquement valide n’est pas nécessairement juste ou morale, et l’existence d’un grand nombre de règles ne garantit ni leur efficacité ni leur qualité.
Compléments
📌 Le pluralisme juridique désigne la coexistence de plusieurs autorités productrices de normes, tandis que le monisme juridique fait de l’État le centre principal de production du droit.
Conflits sociaux → règles communes → vie en société
★ À maîtriser
📌 Une règle autonome vient du sujet lui-même, tandis qu’une règle hétéronome vient d’une autorité extérieure et s’applique indépendamment de l’adhésion personnelle. - Kant
📌 Lorsque le droit et une norme religieuse entrent en conflit, une éventuelle clause de conscience peut aménager l’application du droit, mais la norme juridique demeure prépondérante.
Compléments
L’article 6 du Code civil interdit de déroger par des conventions particulières aux lois qui intéressent l’ordre public et les bonnes mœurs.
Les lois bioéthiques montrent que l’éthique peut influencer l’élaboration du droit dans le domaine des sciences et des technologies.
🔄 La sécularisation du droit français : commence avec les Lumières au XVIIIe siècle, s’intensifie avec la Révolution française, détache progressivement le droit de son fondement religieux
Droit imposé par une autorité, morale intériorisée
📌 La contrainte est institutionnalisée par le droit, mais elle ne suffit pas à définir toute règle juridique, car certaines lois reconnaissent, qualifient ou instituent sans prévoir de sanction.
★ À maîtriser
📌 Les règles juridiques sont générales, abstraites et hypothétiques, tandis que les décisions juridiques sont concrètes, catégoriques et non permanentes.
Compléments
Règle générale et hypothétique, décision concrète et catégorique
📌 L’article 89 interdit une révision constitutionnelle lorsque l’intégrité du territoire est mise en péril ou lorsqu’elle porte sur la forme républicaine du gouvernement.
Le bloc de constitutionnalité comprend : la Constitution de 1958, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, le Préambule de la Constitution de 1946, les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, la Charte de l’environnement
Selon l’article 89 de la Constitution, une révision constitutionnelle est proposée, doit être adoptée dans les mêmes termes par l’Assemblée nationale et le Sénat, puis approuvée par référendum ou, pour un projet, par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.
Une pyramide constitutionnelle protège les libertés au sommet
★ À maîtriser
📌 Dans la hiérarchie simplifiée des normes, le bloc de constitutionnalité est supérieur aux traités internationaux, eux-mêmes supérieurs à la loi.
📌 Le Conseil de l’Europe protège les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit, tandis que l’Union européenne constitue une organisation distincte dotée d’institutions produisant le droit de l’Union.
La Convention européenne des droits de l’homme protège notamment :
La majorité qualifiée du Conseil de l’Union européenne exige notamment l’accord d’au moins 15 États membres représentant au moins 65 % de la population de l’Union européenne.
Le Parlement européen représente directement les citoyens de l’Union européenne ; ses députés sont élus au suffrage universel direct pour cinq ans.
Pour saisir la Cour européenne des droits de l’homme, il faut avoir épuisé les voies de recours internes, invoquer un droit garanti par la Convention et respecter le délai de quatre mois à compter de la décision interne définitive.
🔄 La procédure législative ordinaire suit les étapes suivantes : la Commission européenne propose les textes, le Parlement européen examine les propositions, le Conseil de l’Union européenne examine les propositions, le Parlement et le Conseil parviennent à un accord sur le même texte
Compléments
Le Conseil européen réunit les chefs d’État ou de gouvernement des États membres et définit les grandes orientations politiques de l’Union européenne.
Le Conseil de l’Union européenne réunit les représentants des gouvernements des 27 États membres, le ministre présent dépendant de la matière examinée.
Commission propose → Parlement et Conseil adoptent
Les représentants des États au Conseil de l’Union européenne défendent les intérêts de leur État, tandis que les commissaires européens doivent agir dans l’intérêt de l’Union européenne.
Le droit primaire de l’Union européenne comprend notamment les traités européens, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et les principes généraux du droit dégagés par la CJUE, tandis que le droit dérivé comprend les actes adoptés sur leur fondement.
Le règlement européen est obligatoire dans tous ses éléments et directement applicable dans les États membres, tandis que la directive fixe un objectif à atteindre et nécessite une transposition dans les droits nationaux.
La Commission européenne propose les textes de l’Union européenne, puis le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne les examinent et participent à leur adoption.
La Cour de justice de l’Union européenne intervient principalement lorsqu’un juge national demande l’interprétation d’une règle européenne, lorsqu’un État membre ne respecte pas le droit de l’Union ou lorsqu’une institution européenne adopte un acte contraire à ce droit.
La Commission propose, tandis que le Parlement et le Conseil adoptent.
★ À maîtriser
📌 La loi ordinaire est votée par le Parlement, la loi organique précise certaines règles d’organisation des institutions et reste inférieure à la Constitution mais supérieure à la loi ordinaire, tandis que la loi constitutionnelle modifie la Constitution.
📌 Un projet de loi émane du Premier ministre, tandis qu’une proposition de loi émane d’un député ou d’un sénateur ; les projets de loi font l’objet d’un avis du Conseil d’État et d’une étude d’impact avant leur dépôt.
Le Parlement français est bicaméral : l’Assemblée nationale comprend 577 députés élus au suffrage universel direct pour cinq ans, tandis que le Sénat comprend 348 sénateurs élus au suffrage universel indirect pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans.
🔄 La procédure d’élaboration d’une loi ordinaire suit ces étapes : initiative, dépôt et examen en commission, discussion et vote, commission mixte paritaire en cas de désaccord, contrôle de constitutionnalité, promulgation, publication et entrée en vigueur
Compléments
📌 Une loi entre en vigueur à la date qu’elle fixe ou, à défaut, le lendemain de sa publication au Journal officiel de la République française, conformément à l’article premier du Code civil.
Initiative → commission → vote → contrôle → promulgation → publication.
★ À maîtriser
📌 L’article 34 de la Constitution détermine les matières relevant du domaine de la loi, tandis que l’article 37 réserve au pouvoir réglementaire les matières qui ne relèvent pas du domaine législatif.
📌 Les règlements autonomes interviennent dans les matières qui ne relèvent pas de la loi, tandis que les règlements d’application précisent les détails nécessaires à l’application d’une loi.
Compléments
📌 L’article 41 de la Constitution permet au gouvernement de s’opposer, avant l’adoption d’une loi, à une disposition qui relève du domaine réglementaire ; une disposition réglementaire déjà contenue dans une loi peut ensuite faire l’objet d’une délégalisation.
Article 34 pour la loi, article 37 pour le règlement.
★ À maîtriser
📌 La codification créatrice transforme le droit pour construire un droit nouveau, tandis que la codification à droit constant rassemble, ordonne et harmonise des règles existantes sans modifier leur contenu substantiel.
Compléments
📌 Dans un code, la partie législative est identifiée par la lettre L, tandis que la partie réglementaire comporte des articles précédés de R ou de D.
Codification créatrice : transformer le droit ; droit constant : l’ordonner.
★ À maîtriser
📌 La crise qualitative de la loi correspond à la dégradation de sa rédaction et de sa précision, tandis que la crise quantitative correspond à l’inflation du nombre de lois et de réformes.
Dans une décision du 16 décembre 1999, le Conseil constitutionnel a consacré un objectif de valeur constitutionnelle d’accessibilité et d’intelligibilité de la loi.
L’inflation législative peut entraîner une perte de stabilité et de prévisibilité du droit, une difficulté de connaissance et d’application des règles, ainsi qu’une dévalorisation de l’autorité symbolique de la loi.
Compléments
Inflation normative → instabilité → perte de lisibilité et d’autorité.
★ À maîtriser
📌 Le contrôle a priori intervient avant la promulgation de la loi, tandis que le contrôle a posteriori permet de contester une disposition législative déjà en vigueur par une question prioritaire de constitutionnalité.
📌 Pour être transmise, une QPC doit notamment concerner une disposition applicable au litige ou à la procédure, ne pas avoir déjà été déclarée conforme à la Constitution sauf changement de circonstances, et présenter un caractère sérieux.
Compléments
Atteinte constitutionnelle → filtrage juridictionnel → Conseil constitutionnel.
★ À maîtriser
📌 Le décret est généralement pris au niveau national par le Premier ministre, tandis que l’arrêté peut être pris par un ministre, un préfet ou un maire dans les limites de sa compétence.
Compléments
📌 Dans la hiérarchie des actes administratifs, un arrêté municipal doit respecter un arrêté préfectoral, qui doit respecter un arrêté ministériel, lui-même inférieur au décret.
Le règlement impose, le droit souple oriente.
📌 Un acte de droit souple peut ne créer aucune obligation juridique tout en produisant des effets importants dans la réalité.
📌 Une circulaire explique la mise en œuvre d’une règle existante, tandis qu’une ligne directrice énonce des critères d’orientation lorsque l’administration dispose d’une marge d’appréciation.
Absence de contrainte juridique → influence réelle des comportements
Un accord de volontés destiné à créer des obligations juridiques constitue un contrat, tandis qu’un accord sans portée juridique constitue un simple accord de complaisance.
Le testament est un acte juridique unilatéral parce qu’une seule personne manifeste sa volonté, tandis que la donation est un contrat parce que le bénéficiaire doit l’accepter.
La liberté contractuelle permet de contracter ou non, de choisir son cocontractant et de déterminer le contenu et la forme du contrat dans les limites fixées par la loi, conformément à l’article 1102 du Code civil.
Contrat : accord de volontés ; testament : volonté unique
📌 L’erreur est une représentation inexacte de la réalité par le cocontractant, tandis que le dol résulte d’une tromperie provoquée par l’autre partie.
📌 Le principe de l’effet relatif signifie que le contrat ne crée en principe d’obligations qu’entre ses parties et non à la charge des tiers.
C-C-C : consentement, capacité, contenu
★ À maîtriser
📌 La tradition est une pratique transmise dans le temps, l’usage est une pratique habituellement suivie dans un milieu déterminé, et la coutume est une pratique répétée reconnue comme juridiquement obligatoire.
Compléments
L’ordonnance de Charles VII de 1454 a imposé la mise par écrit des coutumes.
La Nouvelle-Calédonie conserve un statut civil coutumier, des terres coutumières, des conseils coutumiers et un sénat coutumier reconnus par le droit français.
Usage : pratique habituelle ; coutume : pratique juridiquement obligatoire
★ À maîtriser
La coutume secundum legem intervient lorsque la loi renvoie elle-même à une pratique et lui reconnaît des effets juridiques.
La coutume praeter legem intervient lorsque la loi ne prévoit rien et comble un silence du droit écrit sans le contredire.
Une coutume ne peut en principe écarter une règle impérative, particulièrement lorsqu’elle protège l’ordre public ou interdit pénalement un comportement.
La jurisprudence peut préciser le sens d’une règle écrite, la compléter et parfois la faire évoluer, même si les textes refusent au juge un pouvoir normatif général.
Dans l’arrêt Jand’heur du 13 février 1930, la Cour de cassation a interprété l’ancien article 1384, alinéa 1er, du Code civil comme fondant une responsabilité du gardien d’une chose, même sans faute prouvée.
Compléments
Secundum legem → praeter legem → contra legem
| Dimension | Règle | Décision |
|---|---|---|
| Personnes visées | Catégorie de personnes | Personne ou destinataire déterminé |
| Situation | Abstraite et répétable | Concrète et individualisée |
| Fonctionnement | Hypothétique | Catégorique |
| Durée | Vocation permanente | Non permanente |
| Notion | Effet juridique | Rôle des États |
|---|---|---|
| Règlement | Directement applicable et obligatoire dans tous ses éléments | Aucune transposition nécessaire |
| Directive | Fixe un objectif à atteindre | Choix des moyens et transposition nationale |
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Un ensemble de règles émanant du pouvoir public régissant les comportements.
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