QCM : Les fondamentaux du droit de la personne — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle formule résume le mieux la summa divisio en droit ?

La distinction entre la propriété privée et la propriété publique
La distinction entre les droits patrimoniaux et les droits extrapatrimoniaux
La distinction entre les personnes physiques et les personnes morales
La distinction entre la personne, sujet de droits, et la chose, objet de droits

La distinction entre la personne, sujet de droits, et la chose, objet de droits

Explication

La summa divisio oppose la personne, titulaire de droits et d’obligations, à la chose, objet de droits. Les autres propositions renvoient à d’autres classifications juridiques.

2. Quel est le rôle juridique de la chose en droit ?

Être un groupement reconnu par le droit
Être une personne humaine protégée par la capacité juridique
Être un sujet de droits doté de la personnalité juridique
Être l’objet auquel le droit rattache des droits ou un régime

Être l’objet auquel le droit rattache des droits ou un régime

Explication

La chose est un objet de droit : elle peut être concernée par un régime juridique ou par des droits, sans être titulaire de droits elle-même. La personnalité juridique appartient à la personne, non à la chose.

3. À quel moment la personnalité juridique de la personne humaine commence-t-elle en sens concret ?

À la naissance, lorsque l’enfant est né vivant et viable
À la déclaration de naissance à l’état civil
À la conception, dès la fécondation
À la majorité, lorsque la capacité devient pleine

À la naissance, lorsque l’enfant est né vivant et viable

Explication

Dans son sens concret, la personnalité juridique de la personne humaine commence à la naissance et s’éteint à la mort. La déclaration d’état civil en est la conséquence administrative, pas le point de départ.

4. Quelle affirmation décrit correctement la capacité juridique ?

Elle ne concerne que les personnes morales
Elle désigne l’aptitude à exercer soi-même ses droits
Elle dépend uniquement de la nationalité
Elle est identique à la personnalité juridique et apparaît dès la naissance

Elle désigne l’aptitude à exercer soi-même ses droits

Explication

La capacité juridique est l’aptitude à exercer soi-même ses droits, et elle se distingue de la personnalité juridique. Une personne peut avoir la personnalité sans avoir toute sa capacité, par exemple en cas de tutelle.

5. Quelles conditions doivent être réunies pour que la personnalité juridique soit acquise à la naissance ?

Être reconnu par les parents
Être conçu et déclaré dans les délais
Être vivant et viable
Être né à terme exclusivement

Être vivant et viable

Explication

Le cours retient deux conditions cumulatives : l’enfant doit être né vivant et viable, avec un état de maturation suffisant. La simple conception ou la seule reconnaissance parentale ne suffisent pas.

6. Que permet l’adage infans conceptus pro nato habetur lorsqu’il est appliqué ?

De faire de l’embryon une personne morale
De traiter l’enfant à naître comme déjà né pour certains effets si son intérêt l’exige
De supprimer toute condition de viabilité à la naissance
D’attribuer automatiquement la pleine personnalité juridique à l’enfant à naître

De traiter l’enfant à naître comme déjà né pour certains effets si son intérêt l’exige

Explication

L’adage permet, si l’intérêt l’exige, de considérer l’enfant à naître comme déjà né pour certains effets juridiques. Il ne lui confère pas pour autant une pleine personnalité juridique avant la naissance.

7. Quelle condition est requise pour la création d’un embryon in vitro dans le cadre de la procréation médicalement assistée ?

L’obtention d’un jugement préalable
L’accord du conseil municipal
La nationalité française des deux parents
L’existence d’un projet parental

L’existence d’un projet parental

Explication

La création d’un embryon in vitro doit s’inscrire dans un projet parental. Sans ce cadre, la fécondation in vitro ne peut pas être mise en œuvre.

8. Que prévoit le droit français à propos du clonage humain ?

Il est autorisé sous contrôle médical
Il est interdit quel que soit son usage
Il est permis si l’embryon n’est pas implanté
Il est autorisé à des fins thérapeutiques בלבד

Il est interdit quel que soit son usage

Explication

Le clonage humain est interdit en France par le code civil, et cette interdiction vaut quel que soit l’usage envisagé. Il ne peut donc pas servir à recréer un être pour une personne donnée.

9. Comment les restes humains sont-ils qualifiés juridiquement après la mort ?

Comme des choses particulières appelant un respect renforcé
Comme des biens ordinaires librement commercialisables
Comme des personnes protégées par la personnalité juridique
Comme des éléments du patrimoine familial

Comme des choses particulières appelant un respect renforcé

Explication

Après la mort, les restes humains sont qualifiés de choses, mais ils bénéficient d’un respect renforcé en raison de leur nature humaine. Ils ne sont pas pour autant des biens ordinaires librement aliénables.

10. Dans quel cas le consentement du défunt n’est-il pas requis pour l’autopsie ?

Lorsque le défunt était majeur et sans enfant
Lorsque l’autopsie est demandée par la famille
Lorsque l’autopsie est nécessaire pour déterminer les causes de la mort
Lorsque le corps doit être conservé à des fins culturelles

Lorsque l’autopsie est nécessaire pour déterminer les causes de la mort

Explication

Lorsque l’autopsie est nécessaire pour établir les causes de la mort, le droit pénal prévoit qu’elle peut être organisée sans exiger le consentement du défunt. La finalité est alors la recherche de la cause du décès.

11. Quel comportement est pénalement réprimé lorsqu’il consiste à diffuser ou présenter des moyens permettant à une personne de se suicider ?

L’homicide volontaire avec consentement
La publicité des moyens de se suicider
L’assistance médicale à mourir
L’entrave à l’exercice d’un droit civil

La publicité des moyens de se suicider

Explication

La diffusion ou la présentation de moyens de se suicider constitue le délit de publicité des moyens de se suicider. Le consentement de la personne visée ne transforme pas cette diffusion en acte licite.

12. Quelle affirmation décrit le mieux le suicide assisté en droit français ?

Il consiste à fournir les moyens pour que la personne se donne elle-même la mort, et il est prohibé
Il correspond à l’interruption médicale de grossesse pratiquée à tout moment
Il est autorisé lorsqu’il est demandé par une personne gravement malade
Il est licite dès lors qu’il n’existe pas de pression extérieure

Il consiste à fournir les moyens pour que la personne se donne elle-même la mort, et il est prohibé

Explication

Le suicide assisté consiste à fournir les moyens permettant à une personne de se donner elle-même la mort, et ce procédé est prohibé en droit français. Le simple consentement de la personne ne suffit pas à le rendre licite.

13. Quelle situation permet de demander judiciairement la déclaration de décès d’une personne ?

Une absence prolongée sans nouvelles, sans mise en danger particulière
Un départ volontaire à l’étranger sans déclaration
Une disparition dans des circonstances mettant sa vie en danger et sans corps retrouvé
Une résidence inconnue pendant plus de dix ans

Une disparition dans des circonstances mettant sa vie en danger et sans corps retrouvé

Explication

La disparition suppose des circonstances mettant la vie en danger et l’absence de corps retrouvé, ce qui permet une demande de déclaration de décès. L’absence prolongée sans danger relève au contraire du régime de l’absence.

14. Que se passe-t-il si le présumé absent réapparaît ou donne de ses nouvelles ?

Le jugement déclaratif d’absence devient définitif et irrévocable
Les biens sont immédiatement transférés à ses héritiers
La personne doit recommencer toute la procédure d’état civil
Le juge met fin aux mesures de représentation et la personne récupère ses biens gérés

Le juge met fin aux mesures de représentation et la personne récupère ses biens gérés

Explication

Si le présumé absent réapparaît, le juge met fin aux mesures de représentation et l’absent récupère les biens qui avaient été gérés pour lui. Les droits acquis sans fraude pendant l’absence restent cependant protégés.

15. Quelle règle décrit correctement la mention du sexe à l’état civil en France ?

Elle peut être choisie librement parmi plusieurs mentions, y compris neutre
Elle peut être laissée indéterminée si les parents le souhaitent
Elle doit être enregistrée selon le principe de binarité, masculin ou féminin
Elle dépend uniquement du sexe psychique déclaré à la naissance

Elle doit être enregistrée selon le principe de binarité, masculin ou féminin

Explication

Le droit français applique le principe de binarité des sexes à l’état civil : la mention doit être masculine ou féminine. Il n’existe pas de sexe neutre à l’état civil dans le cadre présenté.

16. Dans quel cas le changement de prénom suppose-t-il le consentement de l’enfant ?

Dès que l’officier d’état civil estime le prénom inhabituel
Uniquement lorsque le prénom a déjà été inscrit sur l’acte de mariage
Pour un mineur de plus de 13 ans lors d’une demande de changement de prénom
Pour tout majeur qui souhaite modifier son état civil

Pour un mineur de plus de 13 ans lors d’une demande de changement de prénom

Explication

Le changement de prénom exige un intérêt légitime, et pour un mineur de plus de 13 ans, le consentement de l’enfant est requis. L’officier d’état civil ne peut pas modifier seul le prénom sans cette procédure.

17. Quelle différence caractérise le domicile par rapport à la résidence ?

Le domicile et la résidence désignent toujours le même lieu
Le domicile est le principal établissement juridiquement pertinent, la résidence le lieu de vie effectif
Le domicile est le lieu de vie temporaire, la résidence le principal établissement
La résidence est fixée par la loi, le domicile par le choix des tiers

Le domicile est le principal établissement juridiquement pertinent, la résidence le lieu de vie effectif

Explication

Le domicile renvoie au principal établissement servant d’ancrage juridique, tandis que la résidence désigne simplement le lieu où la personne vit effectivement. Les deux notions peuvent donc ne pas coïncider.

18. Quels éléments sont nécessaires pour caractériser un domicile volontaire ?

Une inscription électorale seule, sans présence sur place
Un hébergement ponctuel chez un proche
Une installation matérielle et une volonté d’y fixer son principal établissement
Une simple déclaration verbale sans lieu déterminé

Une installation matérielle et une volonté d’y fixer son principal établissement

Explication

Le domicile volontaire suppose à la fois un élément matériel d’installation et un élément intentionnel de fixation du principal établissement. Des indices comme les déclarations fiscales peuvent confirmer cette volonté.

19. Quel est le fondement principal de l’attribution de la nationalité française par filiation ?

Le droit du sang
Le droit du sol
L’acquisition automatique par mariage
La naturalisation par décret

Le droit du sang

Explication

Le droit du sang attribue la nationalité française par filiation, notamment lorsqu’au moins un parent est français. Le lieu de naissance n’est pas décisif dans ce cas.

20. Dans quelle hypothèse un enfant né en France devient-il français automatiquement à sa majorité si les conditions de résidence sont remplies ?

Lorsqu’il a vécu en France depuis sa naissance, sans autre condition
Lorsqu’il est né en France de parents étrangers et réside en France à 18 ans avec cinq ans de résidence habituelle depuis 11 ans
Lorsqu’il est né en France, même si ses parents sont apatrides
Lorsqu’un seul de ses grands-parents est né en France

Lorsqu’il est né en France de parents étrangers et réside en France à 18 ans avec cinq ans de résidence habituelle depuis 11 ans

Explication

Pour un enfant né en France de parents étrangers, l’acquisition automatique à 18 ans suppose notamment une résidence en France à 18 ans et une résidence habituelle d’au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. La seule naissance en France ne suffit pas toujours.

21. Quel élément caractérise principalement l’existence juridique d’une personne morale ?

Une personnalité liée à la vie biologique de ses membres
Une identité distincte de celle de ses membres et une existence indépendante des changements de personnes
Une absence totale de patrimoine propre
Une création réservée aux seules administrations publiques

Une identité distincte de celle de ses membres et une existence indépendante des changements de personnes

Explication

La personne morale a une existence juridique autonome : elle est distincte de ses membres et continue malgré leur remplacement. Ce n’est donc ni une simple prolongation biologique des personnes physiques ni une entité sans patrimoine propre.

22. À quel moment une société acquiert-elle la personnalité morale ?

Dès sa déclaration en préfecture
Dès sa première activité commerciale
Dès son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés
Dès la signature des statuts par les associés

Dès son immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés

Explication

Pour les sociétés, la personnalité morale naît à l’immatriculation au Registre du Commerce et des Sociétés. La déclaration en préfecture concerne plutôt les associations loi 1901.

23. Comment le droit civil qualifie-t-il les animaux tout en leur reconnaissant une protection particulière ?

Comme des personnes morales dotées de droits propres
Comme des êtres vivants doués de sensibilité soumis au régime des biens
Comme des sujets de droit au même titre que les personnes humaines
Comme des choses sans aucune protection spécifique

Comme des êtres vivants doués de sensibilité soumis au régime des biens

Explication

L’article 515-14 du Code civil reconnaît aux animaux la qualité d’êtres vivants doués de sensibilité, tout en les maintenant dans le régime juridique des biens. Ils ne deviennent pas pour autant des sujets de droit au sens des personnes humaines.

24. Que permet la réparation du préjudice écologique ?

Remplacer la responsabilité pénale par une simple réparation symbolique
Reconnaître automatiquement la nature comme une personne morale
Réparer une atteinte non négligeable aux éléments et aux fonctions des écosystèmes
Indemniser uniquement la souffrance morale des propriétaires d’animaux

Réparer une atteinte non négligeable aux éléments et aux fonctions des écosystèmes

Explication

Le préjudice écologique vise une atteinte non négligeable aux éléments et aux fonctions des écosystèmes, avec une réparation prévue par les articles 1247 et suivants du Code civil. Il ne transforme pas la nature en personne morale.

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Summa divisio — définition ?

Distinction entre personne et chose en droit.

Personne juridique — rôle ?

Titulaire de droits et obligations.

Chose — rôle ?

Objet auquel le droit rattache des droits.

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