Consentement libre et éclairé : principe selon lequel le mariage ne peut être valablement contracté que si le consentement des époux est donné sans contrainte, en toute connaissance de cause, conformément à l’Art 180. La théorie des vices du consentement s’applique, notamment la violence (physique ou morale) et l’erreur sur la personne ou sur les qualités essentielles du conjoint, comme illustré par Berton (1962) sur l’erreur sur la personne.
Mariage simulé : situation où le consentement est exprimé mais le mariage n’a pas pour but de créer une union matrimoniale réelle, ce qui constitue une fraude à la loi ou une fausse déclaration de volonté.
Consentement des personnes vulnérables : obligation d’informer le tuteur ou le curateur du projet de mariage depuis la loi du 23 mars 2019, afin de garantir la protection des personnes incapables ou vulnérables dans leur libre adhésion à l’institution matrimoniale.
Absence de mariage sans consentement : prévue par l’Art 146 du Code civil, qui stipule qu’un mariage ne peut être contracté sans le consentement libre et éclairé des futurs époux ; l’absence de consentement entraîne la nullité du mariage.
Le mariage n’est pas un contrat classique car les époux n déterminent pas le contenu du mariage, ils adhèrent à l’institution matrimoniale (voir section 2). Il s’agit d’un mariage + institution, avec une liberté d’adhésion sans fixation précise du contenu.
La libéralisation du divorce par la loi du 26 mai 2004 a renforcé la reconnaissance de la liberté individuelle dans le mariage, notamment en permettant la rupture de l’union.
Le consentement doit être donné de manière libre et éclairée, sans violence ni erreur. La jurisprudence Berton (1962) illustre l’importance de l’erreur sur la personne comme obstacle à la validité du mariage.
La loi du 23 mars 2019 a renforcé la protection des personnes vulnérables en imposant l’obligation d’informer le tuteur ou le curateur lors du projet de mariage.
Le mariage simulé, où le consentement n’a pas pour but une union matrimoniale réelle, est considéré comme une fraude à la loi.
Le consentement matrimonial doit être libre, éclairé et non vicié, sous peine de nullité, et sa protection est renforcée pour les personnes vulnérables. Le mariage repose sur une adhésion à l’institution, non sur un contrat de contenu fixé par les époux.
Interdiction de polygamie (Art 147) : interdiction pour une personne de contracter un second mariage avant la dissolution du premier, sanctionnée par la nullité absolue en raison de l’ordre public. (Art 147)
Nullité absolue pour bigamie ou polygamie : sanction qui annule le mariage en cas de violation de l’interdiction de polygamie ou bigamie, considérée comme un empêchement d’ordre public, permettant à toute personne intéressée d’agir pendant 30 ans. (Art 184, 191)
Interdiction de mariage entre ascendants et descendants (Art 161 et suivants) : mariage prohibé entre personnes en ligne directe, y compris en cas d’adoption, pour préserver l’ordre public et la famille. (Art 161)
Interdiction de mariage entre alliés de la même ligne : mariage interdit entre frères, sœurs, oncle, neveu, etc., pour respecter la prohibition des liens d’alliance. (Art 161 et suivants)
Pouvoir du président de la République de lever certaines interdictions : possibilité pour le chef de l’État d’autoriser le mariage entre alliés sous conditions, notamment en cas d’intérêt public ou de circonstances particulières.
La polygamie est strictement interdite (Art 147), la violation entraînant la nullité absolue du mariage, en raison de l’ordre public. La validité du second mariage est jugée au moment de l’échange des consentements, la personne étant déjà mariée lors de celui-ci (arrêt de la 1ère chambre civile 26 oct 2011).
La prohibition du mariage entre ascendants et descendants s’étend aussi aux liens adoptifs, pour respecter l’ordre public familial. La jurisprudence (arrêts 4 déc 2013 et 8 déc 2016) de la CEDH a confirmé que la considération du mariage entre alliés peut porter atteinte à la protection du mariage garantie par l’article 12 de la Convention européenne des droits de l’homme.
La nullité absolue pour bigamie ou polygamie est une sanction d’ordre public, permettant à toute personne intéressée d’agir dans un délai de 30 ans (Art 184, 191). La nullité relative est réservée aux époux dans un délai de 5 ans (Art 181).
Le pouvoir du président de la République de lever l’interdiction de mariage entre alliés permet d’adapter la législation à des circonstances exceptionnelles, sous conditions.
Les interdictions de mariage, notamment la polygamie, la parenté et l’alliance, sont des règles d’ordre public sanctionnées par la nullité absolue, mais peuvent exceptionnellement être levées par le président de la République.
Les conditions de forme du mariage garantissent la légalité et la publicité de l’acte, en assurant la transparence et la preuve du mariage civil, essentiel pour sa validité et ses effets.
Les sanctions civiles du mariage incluent l’opposition, la nullité absolue ou relative, et la reconnaissance du mariage putatif, permettant de protéger l’ordre public tout en assurant la sécurité juridique des époux et des enfants.
La législation française punit sévèrement la bigamie et la célébration de mariages sans preuve légale, avec des sanctions pénales et une responsabilité possible de l’officier d’état civil en cas d’erreur, afin de garantir la légitimité et la légalité du mariage.
| Critère / Notion | Description / Règle | Auteur / Référence |
|---|---|---|
| Consentement libre et éclairé | Nécessaire pour la validité du mariage, sans violence ni erreur (Art 180) | Berton (1962) |
| Mariage simulé | Consentement exprimé sans but réel d’union, fraude à la loi | — |
| Conditions sociales : polygamie | Interdiction absolue, nullité en cas de violation (Art 147, 184, 191) | — |
| Conditions sociales : parenté | Interdiction entre ascendants, descendants, alliés (Art 161 et suivants) | — |
| Conditions de forme : publication | Affichage en mairie 10 jours avant, pour oppositions (Art 63) | — |
| Conditions de forme : cérémonie | Cérémonie civile, présence de deux témoins, lecture des articles du Code civil | — |
| Sanctions civiles : opposition | Opposition par personnes ou procureur, empêchement à la célébration | Art 172 et suivants |
| Sanctions pénales : bigamie | Sanction pénale, nullité absolue, délai de 30 ans pour agir (Art 184, 191) | — |
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1. Qu'est-ce que le consentement matrimonial selon le droit français ?
2. Selon l'Article 146 du Code civil, qu'implique l'absence de consentement dans un mariage ?
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Consentement libre et éclairé — définition ?
Consentement donné sans contrainte, en toute connaissance.
Consentement libre et éclairé — définition ?
Consentement donné sans contrainte, en pleine connaissance.
Polygamie — interdiction ?
Interdiction absolue, nullité en cas de violation.
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