QCM : Les mécanismes de protection des droits fondamentaux — 10 questions

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les propositions suivantes, laquelle correspond à une source interne de droit ?

Les traités internationaux ratifiés par la France
Les directives européennes adoptées par l'Union européenne
Les conventions internationales non ratifiées par la France
Les principes généraux du droit dégagés par le Conseil d'État

Les principes généraux du droit dégagés par le Conseil d'État

Explication

La bonne réponse est celle qui mentionne les principes généraux du droit dégagés par le Conseil d'État, car ils constituent une source interne de droit en France, en complément de la loi et de la jurisprudence. Les traités internationaux ratifiés et les directives européennes relèvent des sources internationales ou européennes, non internes. Les conventions non ratifiées ne font pas partie du droit français.

2. En quelle année la France a-t-elle ratifié la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) ?

1992
1980
1974
1968

1974

Explication

La France a ratifié la Convention européenne des droits de l’homme en 1974, ce qui lui confère une protection des droits fondamentaux à travers la Cour européenne des droits de l’homme.

3. Quel est le rôle principal de la protection conventionnelle dans la garantie des droits fondamentaux?

Elle permet aux tribunaux internes d'annuler toute loi incompatible avec la Constitution.
Elle sert uniquement à compléter la protection constitutionnelle en cas de vide juridique.
Elle permet aux citoyens de saisir directement la Cour européenne des droits de l’homme pour faire respecter leurs droits.
Elle établit que les conventions ratifiées ont une autorité supérieure aux lois internes en cas de conflit.

Elle établit que les conventions ratifiées ont une autorité supérieure aux lois internes en cas de conflit.

Explication

La protection conventionnelle repose notamment sur l’article 55 de la Constitution, qui établit que les traités ratifiés ont une autorité supérieure aux lois internes, permettant leur application directe en cas de conflit, ce qui renforce la protection des droits fondamentaux.

4. En quelle année la Cour européenne des droits de l’homme a-t-elle été créée par la Convention européenne des droits de l’homme ?

1981
1950
1974
1960

1950

Explication

La Cour européenne des droits de l’homme a été créée en 1950 par la Convention européenne des droits de l’homme, adoptée cette même année. La date de 1950 correspond à l’année de la signature et de l’établissement de la Convention, qui a institué la Cour comme organe de contrôle du respect de la Convention par les États membres.

5. En quoi la Cour européenne des droits de l’homme et la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne diffèrent-elles dans leur nature et leur champ d’application ?

La CEDH est une convention internationale qui crée une juridiction spécifique, tandis que la Charte est un texte de droit de l’Union européenne applicable aux institutions et aux États membres dans le cadre du droit européen.
La CEDH s’applique uniquement aux États membres du Conseil de l’Europe, alors que la Charte s’applique uniquement aux institutions de l’Union européenne.
La CEDH est une norme constitutionnelle nationale, alors que la Charte est une directive européenne obligatoire pour tous les États membres.
La CEDH est un traité qui ne possède pas d’effet direct, tandis que la Charte a une force juridique contraignante immédiate dans tous les États membres.

La CEDH est une convention internationale qui crée une juridiction spécifique, tandis que la Charte est un texte de droit de l’Union européenne applicable aux institutions et aux États membres dans le cadre du droit européen.

Explication

La bonne réponse est la première, car la CEDH est une convention internationale qui établit une juridiction spécifique, la Cour européenne des droits de l’homme, et s’applique aux États membres du Conseil de l’Europe. La Charte des droits fondamentaux de l’UE, quant à elle, est un texte de droit de l’Union européenne, applicable aux institutions européennes et aux États membres lorsqu’ils mettent en œuvre le droit de l’UE, avec une jurisprudence de la CJUE qui affirme sa primauté. Les autres options sont incorrectes car elles confondent ou simplifient à l’excès la nature et l’application de ces deux instruments.

6. Qui a formulé ou développé la notion de protection non-juridictionnelle dans le contexte des droits fondamentaux?

La Cour européenne des droits de l’homme
Rousseau
Le Conseil d’État
Carré de Malberg

Le Conseil d’État

Explication

La notion de protection non-juridictionnelle a été principalement développée par la jurisprudence du Conseil d’État, notamment dans l'arrêt Dame veuve Trompier-Gravier (1944), qui a reconnu le rôle d'acteurs administratifs et d'institutions dans la protection des droits fondamentaux en dehors du contrôle judiciaire.

7. Quelles sont les conséquences du contrôle de constitutionnalité sur la législation en vigueur ?

Le Conseil constitutionnel peut censurer une loi non conforme, empêchant sa promulgation ou la rendant inapplicable.
La Cour européenne des droits de l’homme peut annuler une loi inconstitutionnelle.
La loi inconstitutionnelle est automatiquement abrogée avec effet rétroactif.
Les lois inconstitutionnelles sont simplement signalées sans effet immédiat.

Le Conseil constitutionnel peut censurer une loi non conforme, empêchant sa promulgation ou la rendant inapplicable.

Explication

Le contrôle de constitutionnalité permet au Conseil constitutionnel de censurer une loi non conforme à la Constitution, ce qui empêche sa promulgation ou sa mise en application. La loi déclarée inconstitutionnelle ne peut plus produire d’effets à partir de la décision, mais ses effets passés ne sont pas rétroactifs.

8. Comment la QPC est-elle appliquée en pratique pour contrôler la constitutionnalité d'une loi en vigueur?

Elle permet à un justiciable, lors d’un litige, de soulever la question de la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur, qui peut alors être annulée si elle est inconstitutionnelle.
Elle consiste en un contrôle automatique de toutes les lois par le Parlement avant leur adoption, pour vérifier leur conformité à la Constitution.
Elle autorise la saisine du Conseil constitutionnel par tout citoyen directement, sans passer par une juridiction.
Elle permet de vérifier la conformité d'une loi avant sa promulgation par le Conseil constitutionnel.

Elle permet à un justiciable, lors d’un litige, de soulever la question de la constitutionnalité d’une loi déjà en vigueur, qui peut alors être annulée si elle est inconstitutionnelle.

Explication

La QPC permet à un justiciable, lors d’un litige en cours, de soulever la question de la constitutionnalité d’une loi en vigueur. Si la question est sérieuse, la juridiction la transmet au Conseil constitutionnel, qui peut déclarer la loi inconstitutionnelle, entraînant son abrogation. C’est un contrôle a posteriori, contrairement au contrôle a priori qui intervient avant la promulgation par le Conseil.

9. Quelle est la caractéristique principale de la protection des droits fondamentaux par la Constitution et les traités internationaux ratifiés ?

Ils ont une valeur juridique supérieure ou spécifique, hiérarchiquement organisée.
Ils ne peuvent pas être invoqués devant les juridictions nationales.
Ils sont uniquement des principes moraux sans force contraignante.
Ils ont une valeur juridique inférieure aux lois ordinaires.

Ils ont une valeur juridique supérieure ou spécifique, hiérarchiquement organisée.

Explication

La Constitution, notamment via le bloc de constitutionnalité, et les traités ratifiés comme la CEDH, ont une valeur juridique supérieure ou spécifique, ce qui leur confère une force contraignante et une hiérarchie particulière dans l’ordre juridique.

10. Qu'est-ce que la protection des droits fondamentaux dans l'Union européenne ?

Elle se limite à la protection des droits civils et politiques, sans inclure les droits économiques, sociaux ou environnementaux.
Elle est assurée uniquement par la Cour européenne des droits de l’homme, qui contrôle la conformité des lois nationales avec la Convention européenne des droits de l’homme.
Elle repose uniquement sur la Constitution nationale des États membres.
Elle consiste en un ensemble de mécanismes, textes et jurisprudence visant à garantir le respect des droits fondamentaux au sein de l’UE, notamment via la Charte des droits fondamentaux et la jurisprudence de la CJUE.

Elle consiste en un ensemble de mécanismes, textes et jurisprudence visant à garantir le respect des droits fondamentaux au sein de l’UE, notamment via la Charte des droits fondamentaux et la jurisprudence de la CJUE.

Explication

La protection des droits fondamentaux dans l’UE repose sur un ensemble de mécanismes, textes et jurisprudence, notamment la Charte des droits fondamentaux de l’UE, la jurisprudence de la CJUE, et leur application aux États membres lorsqu’ils mettent en œuvre le droit européen. Les autres options sont incorrectes car elles limitent ou ignorent ces éléments essentiels.

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Sources internes de droit — définition ?

Loi, PGD, règlements, jurisprudence.

Protection constitutionnelle — ensemble ?

Bloc de constitutionnalité, PFRLR, principes fondamentaux.

Protection conventionnelle — principe clé ?

Priorité des traités ratifiés selon l’article 55 C°.

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