📋 Plan du Cours
- Organisations européennes
- Caractéristiques des organisations régionales
- Organisations de coopération
- Organisations d’intégration
- Histoire de la coopération européenne
- UE : organisation fédérale
- OTAN : défense collective
- OCSE : sécurité et coopération
- Conseil de l’Europe : droits humains
- Procédures d’adhésion UE
📖 1. Organisations européennes
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation internationale : Groupement permanent d’États créé par un traité juridiquement contraignant, doté de ses propres organes et personnalité juridique distincte de ses membres. Peut inclure des entités autres que des États (ex : ONG, institutions).
- Organisation régionale : Organisation internationale regroupant des États d’un même espace géographique, avec pour objectifs la coopération politique, économique, culturelle ou sécuritaire (ex : UE, ASEAN).
- Personnalité juridique internationale : Capacité d’une organisation à avoir des droits et obligations propres, à signer des traités, à ester en justice.
- Principe de spécialité : Limitation des compétences d’une organisation à celles qui lui sont expressément attribuées par ses traités fondateurs.
- Organisation de coopération : Organisation dont le but est la collaboration entre États sans transfert de compétences, avec des actes non obligatoires sauf ratification (ex : Conseil de l’Europe).
- Organisation d’intégration : Organisation avec un degré élevé d’institutionnalisation, pouvant adopter des actes contraignants et transférer des compétences aux organes supranationaux (ex : Union européenne).
📝 Points essentiels
- Les organisations européennes peuvent être universelles ou régionales, avec des objectifs variés (sécurité, économie, droits de l’homme).
- La fin de la Guerre froide a entraîné un élargissement des domaines d’intervention des organisations régionales, notamment en matière de droits de l’homme et de protection des minorités.
- L’OTAN, créée en 1949, est une organisation de sécurité collective née de la Guerre froide pour protéger l’Europe de l’Ouest contre l’URSS.
- Le Conseil de l’Europe, créé en 1949, vise à promouvoir les droits de l’homme, la démocratie et l’État de droit en Europe, via la signature de conventions (ex : CEDH).
- La différence entre organisations de coopération (ex : Conseil de l’Europe) et d’intégration (ex : UE) réside dans le degré de transfert de compétences et de pouvoir décisionnel.
- La coopération européenne s’est développée après la Seconde Guerre mondiale pour assurer la paix, la reconstruction économique et la stabilité politique.
💡 À retenir
Les organisations européennes, qu’elles soient de coopération ou d’intégration, jouent un rôle clé dans la paix, la sécurité, la protection des droits et la coopération économique en Europe, avec des niveaux d’intégration et de pouvoir variable selon leur nature.
📖 2. Caractéristiques des organisations régionales
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation internationale : Groupement permanent d’États créé par un traité juridiquement contraignant, doté d’une personnalité juridique propre, pouvant inclure des entités autres que des États.
- Traité fondateur : Accord initial qui établit une organisation, précisant ses compétences, son fonctionnement et son champ d’intervention.
- Personnalité juridique : Capacité d’une organisation à avoir des droits et obligations internationales, à conclure des accords et à agir en justice.
- Principe de spécialité : Limitation des compétences de l’organisation à celles qui lui ont été attribuées par ses traités fondateurs.
- Organisation de coopération : Organisation visant à encadrer la collaboration entre États sans transfert de souveraineté, avec des actes non obligatoires sauf ratification.
- Organisation d’intégration : Organisation avec un degré élevé d’institutionnalisation, pouvant adopter des actes contraignants et transférer des compétences aux États membres, souvent à caractère supranational.
📝 Points essentiels
- Les organisations régionales sont créées par un traité qui définit leurs compétences, leur fonctionnement et leur champ d’action.
- Elles possèdent une personnalité juridique internationale, leur permettant d’agir de manière autonome sur la scène internationale.
- La souveraineté des États membres est préservée dans les organisations de coopération, tandis que dans les organisations d’intégration, un transfert de compétences peut s’opérer, avec un caractère supranational.
- La distinction entre organisations de coopération (ex : Conseil de l’Europe) et d’intégration (ex : Union européenne) repose principalement sur leur degré d’intégration et leur capacité à adopter des actes contraignants.
- La plupart des organisations régionales ont pour objectif de renforcer la coopération politique, économique, sécuritaire ou culturelle entre États partageant un espace géographique ou des intérêts communs.
💡 À retenir
Les organisations régionales se distinguent par leur cadre juridique précis, leur personnalité juridique et leur degré d’intégration, allant de la simple coopération à une véritable fédération d’États.
📖 3. Organisations de coopération
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation de coopération : Structure intergouvernementale visant à favoriser la collaboration entre États sans transfert de souveraineté, reposant sur des mécanismes intergouvernementaux.
- Organisation d’intégration : Organisation qui possède un degré élevé d’institutionnalisation, capable d’adopter des actes contraignants pour ses membres, avec transfert de compétences et caractère supranational.
- Souveraineté : Pouvoir suprême d’un État de décider librement de ses affaires internes et externes. Les organisations de coopération respectent cette souveraineté par des mécanismes consensuels.
- Mécanismes intergouvernementaux : Processus décisionnels où les États membres conservent leur souveraineté, et les actes ne deviennent obligatoires qu’après ratification.
- Caractère supranational : Capacité pour une organisation d’adopter des actes qui s’imposent directement aux États membres, indépendamment de leur volonté, caractéristique des organisations d’intégration.
- Exemples :
- Organisation de coopération : Conseil de l’Europe, OCDE
- Organisation d’intégration : Union européenne
📝 Points essentiels
- Les organisations de coopération encadrent la collaboration sans transfert de pouvoirs souverains, utilisant principalement des mécanismes intergouvernementaux.
- Les actes produits par ces organisations sont obligatoires uniquement après ratification par chaque État membre.
- Les organisations d’intégration, comme l’Union européenne, disposent d’un pouvoir supranational leur permettant d’adopter des actes contraignants qui s’imposent aux États.
- La distinction fondamentale réside dans le degré d’institutionnalisation et la capacité à adopter des actes contraignants sans unanimité.
- La souveraineté des États est préservée dans les organisations de coopération, contrairement aux organisations d’intégration où un transfert de compétences est opéré.
💡 À retenir
Les organisations de coopération favorisent la collaboration entre États tout en respectant leur souveraineté, contrairement aux organisations d’intégration qui disposent de mécanismes supranationaux permettant d’adopter des actes contraignants.
📖 4. Organisations d’intégration
🔑 Notions clés & Définitions
Organisation de coopération
Organisation internationale visant à encadrer la collaboration entre États sans transfert de souveraineté. Les actes sont obligatoires uniquement après ratification par chaque État membre.
Exemple : Conseil de l’Europe.
Organisation d’intégration
Organisation dotée d’un degré élevé d’institutionnalisation, capable d’adopter des actes s’imposant aux États membres indépendamment de leur accord unanime, avec transfert de compétences. Elle revêt un caractère supranational.
Exemple : Union européenne.
Souveraineté
Pouvoir suprême d’un État d’exercer ses compétences sans contrôle extérieur. Les organisations d’intégration peuvent limiter cette souveraineté par des transferts de compétences.
Caractère supranational
Capacité d’une organisation à adopter des actes contraignants pour ses membres, qui prévalent sur la volonté individuelle des États membres.
Mécanismes intergouvernementaux
Procédures où les décisions nécessitent l’accord unanime des États membres, préservant leur souveraineté.
Exemple : Conseil de l’Europe.
Transfert de compétences
Processus par lequel les États membres délèguent certains pouvoirs à l’organisation, qui peut alors adopter des actes contraignants.
📝 Points essentiels
- Les organisations de coopération privilégient la collaboration volontaire, sans transfert de souveraineté, avec des actes obligatoires après ratification.
- Les organisations d’intégration ont une structure institutionnelle forte, peuvent adopter des actes directement applicables, et impliquent un transfert de compétences des États vers l’organisation.
- La souveraineté des États est préservée dans les organisations de coopération, tandis qu’elle est limitée dans les organisations d’intégration.
- La notion de supranationalité est essentielle pour comprendre le pouvoir de décision de ces organisations, notamment dans l’UE.
💡 À retenir
Les organisations d’intégration se distinguent des organisations de coopération par leur capacité à adopter des actes contraignants et par le transfert de compétences, renforçant leur rôle dans la gouvernance régionale.
📖 5. Histoire de la coopération européenne
🔑 Notions clés & Définitions
Guerre froide : Période de tension politique et militaire entre l'Est (URSS et ses alliés) et l'Ouest (États-Unis et alliés), de 1947 à 1991, marquée par la division de l'Europe et la course aux armements nucléaires.
Chute du mur de Berlin (1989) : Événement symbolique marquant la fin de la division de l'Europe, la réunification allemande et le début de la fin des régimes communistes en Europe de l’Est.
Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) : alliance militaire créée en 1949 pour garantir la sécurité collective des États membres face à la menace soviétique, basée sur l'article 5 du traité.
Elargissement de l’OTAN : Processus d’intégration de nouveaux États membres, notamment après la fin de la guerre froide, pour renforcer la sécurité en Europe, avec l’adhésion de pays d’Europe centrale et orientale.
Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) : institution née de la CSCE en 1975, visant à promouvoir la sécurité, la coopération économique et la protection des droits de l’homme en Europe, sans personnalité juridique propre.
Union européenne (UE) : organisation d’intégration économique et politique à vocation fédérale, créée pour assurer la paix, la stabilité et la prospérité en Europe, avec une structure institutionnelle supranationale.
📝 Points essentiels
- La fin de la guerre froide entraîne un changement majeur dans la géopolitique européenne, avec la chute du mur de Berlin en 1989 et la fin des régimes communistes en Europe de l’Est.
- La coopération européenne se développe pour répondre aux enjeux de sécurité, de reconstruction économique et de respect des droits humains.
- L’OTAN, initialement militaire, voit son rôle évoluer avec l’élargissement et la diversification des missions, notamment en matière de sécurité collective.
- La création de l’UE résulte d’un processus d’intégration progressive, visant à prévenir de nouveaux conflits et à favoriser la coopération économique.
- La relation entre la France et l’OTAN évolue, avec un retrait partiel dans les années 1960, puis une réintégration progressive à partir de 1994.
- L’OSCE joue un rôle de plateforme de dialogue et de prévention des conflits, en complément des autres organisations européennes.
💡 À retenir
La fin de la guerre froide a été le catalyseur d’un approfondissement de la coopération européenne, visant à garantir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent, tout en intégrant progressivement de nouveaux États et enjeux.
📖 6. UE : organisation fédérale
🔑 Notions clés & Définitions
- Organisation fédérale : structure politique composée d’un ensemble d’États souverains qui délèguent une partie de leur souveraineté à des institutions communes, permettant une gestion intégrée et cohérente de certaines compétences.
- Système institutionnel "sui generis" : organisation unique en son genre, dotée d’institutions propres qui assurent la gouvernance, la prise de décision et la représentation des États membres, tout en conservant une certaine autonomie.
- Organisation de coopération : entité regroupant des États qui collaborent sans transfert de souveraineté, avec des décisions non obligatoires, souvent à but consultatif ou de coordination.
- Organisation d’intégration : organisation où les États transfèrent volontairement une partie de leur souveraineté à des institutions supranationales, pouvant adopter des actes contraignants pour les membres.
- Principe de spécialité : principe selon lequel une organisation ne peut exercer que les compétences qui lui sont attribuées par ses traités fondateurs, limitant son champ d’action.
- Élargissement : processus d’intégration progressive de nouveaux États membres à une organisation européenne, influant sur ses politiques, ses institutions et ses domaines d’intervention.
📝 Points essentiels
- L’Union européenne est une organisation d’intégration à vocation fédérale, dotée d’un système institutionnel « sui generis » qui combine éléments de coopération et d’intégration.
- La construction européenne s’est développée après la Seconde Guerre mondiale, avec pour objectif principal la paix, la stabilité et la coopération économique et politique.
- La différenciation entre organisations européennes et régionales est essentielle : les premières ont un cadre juridique contraignant et des compétences transférées, tandis que les secondes sont souvent de coopération sans transfert de souveraineté.
- L’élargissement de l’UE a été progressif, intégrant des pays d’Europe centrale et orientale, ainsi que des micro-États, modifiant ses politiques et ses institutions.
- La souveraineté des États membres est partagée dans le cadre de l’UE, notamment via des institutions telles que la Commission, le Parlement européen, le Conseil de l’Union et la Cour de justice.
💡 À retenir
L’Union européenne constitue une organisation d’intégration unique en son genre, combinant souveraineté partagée et institutions supranationales, visant à assurer la paix, la stabilité et la coopération économique entre ses membres.
📖 7. OTAN : défense collective
🔑 Notions clés & Définitions
- Article 5 du Traité de l’Atlantique Nord : principe de la défense collective selon lequel une attaque armée contre un ou plusieurs membres est considérée comme une attaque contre tous, justifiant une réponse collective, y compris l’emploi de la force.
- Légitime défense collective : droit reconnu par l’Article 51 de la Charte des Nations Unies, permettant à un État d’intervenir pour défendre un autre État attaqué.
- Attaques relevant de l’Article 5 : invasion, cyberattaques, attaques hybrides ou en provenance de l’espace, considérées comme équivalentes à une attaque armée traditionnelle.
- Mécanisme de réaction : suite à une attaque, les membres de l’OTAN doivent informer le Conseil de sécurité de l’ONU et peuvent prendre des mesures pour rétablir la paix, y compris l’emploi de la force.
- Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) : alliance militaire créée en 1949, regroupant 32 États membres, visant à assurer la sécurité collective en Europe et en Amérique du Nord.
📝 Points essentiels
- Principe de l’Article 5 : une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous, avec une réponse collective pouvant inclure l’emploi de la force armée.
- Évolution des menaces : l’OTAN a adapté ses mesures avec la création d’une force de réaction rapide (≈ 40 000 soldats en 2002, ≈ 300 000 après 2022), capable d’intervenir rapidement face aux nouvelles menaces (cyberattaques, attaques hybrides).
- Cas d’application : la première invocation de l’Article 5 a été en 2001 après les attentats du 11 septembre, avec une solidarité exprimée par tous les membres.
- Organisation et fonctionnement : structure civile et militaire, avec des organes comme le Conseil de l’Atlantique Nord, permettant la coordination politique et stratégique.
- Élargissements et adhésions : initialement 12 membres en 1949, aujourd’hui 32, avec des processus d’adhésion stricts et des obligations financières (objectif de 2% du PIB pour la défense).
💡 À retenir
L’OTAN repose sur le principe de défense collective, où une attaque contre un membre est considérée comme une attaque contre tous, permettant une réponse collective pour assurer la sécurité en Europe et en Amérique du Nord face aux menaces traditionnelles et hybrides.
📖 8. OCSE : sécurité et coopération
🔑 Notions clés & Définitions
- OCSE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) : Organisation internationale créée en 1975, issue de la CSCE, visant à promouvoir la sécurité, la coopération et le respect des droits de l’homme en Europe, en Asie centrale et dans le Caucase.
- CSCE (Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe) : Précurseur de l’OCSE, instaurée en 1973 pour favoriser le dialogue entre l’Europe occidentale et le bloc communiste, notamment par l’Acte final d’Helsinki.
- Acte final d’Helsinki (1975) : Accord signé par 35 États, établissant 10 principes fondamentaux (le « Décalogue ») régissant les relations entre États, notamment en sécurité, droits de l’homme, coopération économique et environnementale.
- Principes fondamentaux de l’OCSE : Respect de la souveraineté, non-ingérence, respect des droits de l’homme, résolution pacifique des différends, coopération économique et environnementale.
- Transformation de la CSCE en OCSE (1990) : Fin de la guerre froide, affirmation de la démocratie, institutionnalisation avec des organes permanents en 1995, élargissement à 57 États.
- Organisation de coopération vs organisation d’intégration : La coopération repose sur des mécanismes intergouvernementaux sans transfert de souveraineté, tandis que l’intégration implique un transfert de compétences vers une organisation supranationale, comme l’Union européenne.
📝 Points essentiels
- L’OCSE a pour objectif principal de renforcer la sécurité, la stabilité et la coopération entre ses membres, notamment par le dialogue politique, la prévention des conflits et la promotion des droits de l’homme.
- La fin de la guerre froide a permis l’élargissement de l’OCSE à de nouveaux États d’Europe de l’Est, intégrant aussi l’Asie centrale et le Caucase, avec une attention particulière à la lutte contre le terrorisme et la gestion des crises.
- L’OCSE fonctionne par sommets, conseils ministériels, comités spécialisés, et dispose d’institutions telles que le Secrétariat, l’Assemblée parlementaire, et des bureaux thématiques (droits de l’homme, minorités, médias).
- La différence entre organisations européennes de coopération (ex : Conseil de l’Europe) et d’intégration (ex : UE) réside dans leur degré d’institutionnalisation et leur capacité à adopter des actes contraignants.
- La relation entre la France et l’OTAN est marquée par une autonomie stratégique, la France ayant quitté le commandement intégré en 1966, puis y étant réintégrée partiellement en 2009, tout en conservant une politique de défense indépendante.
💡 À retenir
L’OCSE constitue un cadre essentiel pour le dialogue et la coopération en matière de sécurité en Europe et au-delà, en favorisant la prévention des conflits, la promotion des droits de l’homme et la gestion pacifique des différends, tout en restant une organisation de coopération intergouvernementale.
📖 9. Conseil de l’Europe : droits humains
🔑 Notions clés & Définitions
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Droits de l’homme : Droits fondamentaux inhérents à tous les êtres humains, garantis par des conventions internationales telles que la CEDH. Exemple : liberté d’expression, droit à un procès équitable.
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Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) : Traité international adoptant des droits civils et politiques, appliqué par la Cour européenne des droits de l’homme. Elle impose aux États membres de respecter ces droits.
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Organisation intergouvernementale : Organisation dont les décisions sont prises par la volonté des États membres, sans transfert de souveraineté. Exemple : Conseil de l’Europe.
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Adhésion : Processus par lequel un État devient membre du Conseil de l’Europe, sous réserve du respect de critères géographiques et politiques, notamment la démocratie et la protection des droits humains.
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Exclusion : Procédure permettant de retirer ou d’expulser un État membre en cas de violation grave de ses obligations, notamment en matière de droits humains. Exemple : retrait de la Russie en 2022.
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Organe du Conseil de l’Europe : Structure institutionnelle chargée de la gouvernance et de la prise de décisions, notamment le Comité des ministres et l’Assemblée parlementaire.
📝 Points essentiels
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Le Conseil de l’Europe a été créé en 1949 pour promouvoir la coopération entre États européens, avec un objectif principal de protection des droits humains, de la démocratie et de l’État de droit.
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La Convention européenne des droits de l’homme est le principal instrument juridique, permettant la saisine de la Cour européenne des droits de l’homme pour faire respecter ces droits.
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L’adhésion est conditionnée au respect de critères géographiques (État européen) et politiques (démocratie, respect des droits fondamentaux). La procédure d’adhésion comporte plusieurs étapes, aboutissant à l’entrée en vigueur du statut.
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En cas de violation grave, un État peut être invité à se retirer ou être exclu, comme la Russie en 2022 pour violation des obligations.
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Le Comité des ministres, composé des représentants des États membres, est l’organe décisionnel central, assisté par l’Assemblée parlementaire.
💡 À retenir
Le Conseil de l’Europe, organisation régionale fondée pour la promotion et la protection des droits humains, dispose de mécanismes juridiques et institutionnels permettant d’assurer la conformité des États membres à ces principes, notamment via la Cour européenne des droits de l’homme.
📖 10. Procédures d’adhésion UE
🔑 Notions clés & Définitions
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Adhésion à l’UE : Processus par lequel un État européen devient membre de l’Union en respectant les critères politiques et économiques fixés par le Traité de l’UE, notamment la démocratie, l’État de droit, et le respect des droits de l’homme.
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Traité de l’UE (Art. 49) : Texte fondamental qui définit la procédure d’adhésion, précisant que tout État européen respectant les valeurs de l’Union peut demander à devenir membre, sous réserve de l’accord unanime des États membres.
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Étapes de la procédure d’adhésion : Série de phases comprenant la demande officielle, l’évaluation par la Commission, les négociations, l’accord du Conseil à l’unanimité, la ratification nationale, et enfin l’adhésion formelle.
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Candidat à l’UE : État qui a déposé une demande officielle d’adhésion, en cours d’évaluation et de négociation avec l’Union, devant satisfaire aux critères de Copenhague (stabilité institutionnelle, économie de marché, respect des valeurs de l’UE).
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Critères de Copenhague : Conditions essentielles pour adhérer à l’UE, notamment la stabilité des institutions garantissant la démocratie, la primauté du droit, le respect des droits de l’homme, et l’économie de marché viable.
📝 Points essentiels
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La procédure d’adhésion comporte deux phases principales : une phase européenne (négociations) et une phase interétatique (approbation par tous les États membres).
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La demande d’adhésion doit être formulée par l’État candidat au Conseil de l’UE, qui doit l’approuver à l’unanimité après évaluation des critères.
-
La négociation porte sur la conformité de l’État candidat aux critères de l’UE, notamment la législation, la gouvernance, et la stabilité économique et politique.
-
La ratification de l’adhésion nécessite l’approbation des parlements nationaux ou référendums dans chaque État membre, selon leur procédure constitutionnelle.
-
La fin du processus est la signature du traité d’adhésion, suivi de sa ratification, rendant l’État membre officiel de l’UE.
💡 À retenir
L’adhésion à l’UE est un processus rigoureux, basé sur le respect des valeurs fondamentales de l’Union, nécessitant l’accord unanime des États membres et une conformité stricte aux critères de Copenhague, garantissant la stabilité et la cohérence de l’Union.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère | Organisation de coopération | Organisation d’intégration |
|---|
| Définition | Collaboration sans transfert de souveraineté | Transfert de compétences, caractère supranational |
| Traité fondateur | Oui | Oui |
| Personnalité juridique | Oui | Oui |
| Capacité à adopter des actes contraignants | Non, sauf ratification individuelle | Oui, actes directement obligatoires pour membres |
| Niveau d’intégration | Faible à modéré | Élevé, souvent fédéral |
| Exemple | Conseil de l’Europe, OCDE | Union européenne |
| Critère | Organisation régionale universelle | Organisation régionale spécifique |
|---|
| Objectif | Coopération politique, économique, culturelle, sécuritaire | Objectifs précis selon contexte (ex : ASEAN, UE) |
| Membres | Peut inclure divers États d’une région géographique | États d’une même région ou groupe spécifique |
| Compétences | Limitée, souvent non contraignantes | Peut être étendue, avec transfert de compétences |
| Personnalité juridique | Oui | Oui |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre organisation de coopération et d’intégration : la capacité à adopter des actes contraignants est le critère clé.
- Croire que toutes les organisations régionales ont la même portée ou objectifs : elles varient selon leur domaine d’intervention.
- Confondre personnalité juridique et capacité à agir : une organisation peut avoir la personnalité sans pouvoir adopter des actes contraignants.
- Faux-ami : penser que « fédération » signifie uniquement une union d’États, alors que cela implique souvent un transfert de souveraineté.
- Erreur fréquente : croire que l’OTAN est une organisation d’intégration, alors qu’elle est une organisation de sécurité collective.
- Confusion entre principes de spécialité et de souveraineté : la spécialité limite les compétences, la souveraineté concerne le pouvoir de décision.
- Mauvaise interprétation du Conseil de l’Europe : souvent considéré comme une organisation d’intégration, alors qu’il s’agit d’une organisation de coopération.
✅ Checklist Examen
- Maîtriser la différence entre organisation internationale, régionale, de coopération et d’intégration.
- Connaître la définition et les caractéristiques de la personnalité juridique internationale.
- Savoir distinguer un traité fondateur d’un accord bilatéral ou multilatéral.
- Identifier si une organisation est de coopération ou d’intégration selon ses capacités à adopter des actes contraignants.
- Comprendre le principe de spécialité et ses implications pour les compétences d’une organisation.
- Connaître les exemples principaux : UE, OTAN, Conseil de l’Europe, OCSE.
- Être capable d’expliquer la différence entre souveraineté et supranationalité.
- Savoir décrire le rôle de chaque organisation européenne dans la paix, la sécurité, la protection des droits et la coopération économique.
- Identifier les objectifs spécifiques des organisations régionales selon leur contexte.
- Comprendre l’évolution historique de la coopération européenne après la Seconde Guerre mondiale.
- Connaître les procédures d’adhésion à l’UE.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : organisation, traité fondateur, personnalité juridique, souveraineté, transfert de compétences.