QCM : Les sources du droit (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans la pyramide des normes associée à Kelsen, quel rapport existe entre une norme et celles qui l’entourent dans la hiérarchie ?

Elle possède la même autorité que les normes placées à ses deux niveaux voisins.
Elle est validée par les normes supérieures et par les normes de même niveau.
Elle respecte les normes inférieures et s’impose aux normes supérieures.
Elle respecte les normes supérieures et s’impose aux normes inférieures.

Elle respecte les normes supérieures et s’impose aux normes inférieures.

Explication

La pyramide de Kelsen organise les normes de sorte que chacune respecte celles qui lui sont supérieures et s’impose à celles qui lui sont inférieures. L’idée qu’une norme inférieure s’impose à une norme supérieure inverse ce rapport hiérarchique.

2. Quelle place occupent les normes constitutionnelles dans l’ordre juridique ?

Elles se situent sous les lois et leur sont subordonnées dans la hiérarchie.
Elles se situent au même niveau que les traités et partagent leur autorité.
Elles se situent entre les règlements et les décisions administratives.
Elles se situent au sommet de la hiérarchie et ont une valeur suprême.

Elles se situent au sommet de la hiérarchie et ont une valeur suprême.

Explication

Les normes constitutionnelles occupent le sommet de la hiérarchie et possèdent une valeur suprême dans l’ordre juridique. Les placer sous les lois confond leur rang avec celui de normes qui leur sont inférieures.

3. Quel rôle la Constitution française du 4 octobre 1958 remplit-elle notamment ?

Elle détermine les modalités de transposition des directives adoptées par l’Union européenne.
Elle organise l’exercice du pouvoir entre des institutions comme le président, le Premier ministre et le Sénat.
Elle définit les procédures de ratification des conventions européennes de protection des droits.
Elle fixe les conditions d’application en France des engagements conclus avec d’autres États.

Elle organise l’exercice du pouvoir entre des institutions comme le président, le Premier ministre et le Sénat.

Explication

La Constitution du 4 octobre 1958 organise l’exercice du pouvoir en France, notamment entre le président de la République, le Premier ministre et le Sénat. La transposition des directives concerne le fonctionnement du droit européen, et non ce rôle constitutionnel.

4. Quels textes sont notamment compris dans le bloc de constitutionnalité ?

Le préambule de 1946, les directives européennes et les décisions des juridictions nationales.
La Constitution, les traités européens et les règlements adoptés par les institutions de l’Union.
La Constitution, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et le préambule de 1946.
La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, les lois ordinaires et les décrets d’application.

La Constitution, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et le préambule de 1946.

Explication

Le bloc de constitutionnalité comprend notamment la Constitution, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et le préambule de 1946. Les directives et règlements européens relèvent du droit de l’Union, et ne sont pas les textes cités comme éléments de ce bloc.

5. Qu’est-ce qu’un traité international ?

Un engagement conclu entre plusieurs États, parfois avec des organisations internationales.
Un accord conclu entre une administration nationale et les citoyens qu’elle encadre.
Une décision adoptée par une institution européenne et applicable à tous les États membres.
Une règle constitutionnelle adoptée par les représentants d’un seul État.

Un engagement conclu entre plusieurs États, parfois avec des organisations internationales.

Explication

Un traité international est un engagement conclu entre plusieurs États et peut également associer des organisations internationales. Une décision européenne relève d’un autre type d’acte juridique, même si elle peut concerner plusieurs États.

6. Une fois un traité ratifié, quelle condition supplémentaire est requise pour qu’il soit applicable en France ?

Le Parlement européen doit l’avoir transformé en règlement directement applicable.
Le traité doit avoir été adopté comme une loi ordinaire par le Parlement français.
La Constitution doit être révisée après chaque ratification afin de l’intégrer.
L’autre partie doit également respecter ses engagements, conformément à la réciprocité.

L’autre partie doit également respecter ses engagements, conformément à la réciprocité.

Explication

L’application d’un traité en France suppose sa ratification et le respect d’une condition de réciprocité : l’autre partie doit elle aussi respecter ses engagements. Le transformer en règlement européen n’est pas une condition de réciprocité.

7. Un traité est jugé non conforme à la Constitution française : que prévoit l’article 54 avant sa ratification ?

Le traité peut être ratifié dès lors que le Parlement approuve son contenu.
La ratification peut intervenir si l’autre partie respecte déjà ses engagements.
Une révision de la Constitution doit intervenir pour permettre sa ratification.
Une loi ordinaire doit être adoptée pour placer le traité au-dessus de la Constitution.

Une révision de la Constitution doit intervenir pour permettre sa ratification.

Explication

L’article 54 prévoit qu’un traité non conforme à la Constitution ne peut être ratifié qu’après une révision constitutionnelle. La réciprocité concerne une condition d’application du traité et ne remplace pas cette exigence de conformité.

8. Quelle autorité l’article 55 de la Constitution reconnaît-il aux traités internationaux par rapport aux lois ?

Une autorité supérieure à celle de la Constitution.
Une autorité équivalente à celle des lois.
Une autorité supérieure à celle des lois.
Une autorité inférieure à celle des lois.

Une autorité supérieure à celle des lois.

Explication

L’article 55 confère aux traités internationaux une autorité supérieure à celle des lois. L’article 54 porte sur la conformité des traités à la Constitution avant ratification, et non sur leur rapport aux lois.

9. Quel traité conclu en 1957 par six États a posé les bases de l’Union européenne avant de devenir le TFUE ?

Le traité de Rome.
Le traité de Maastricht.
La Convention européenne des droits de l’homme.
La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne.

Le traité de Rome.

Explication

Le traité de Rome, conclu en 1957 par six États, a posé les bases de l’Union européenne et deviendra plus tard le TFUE. Le traité de Maastricht est associé à 1992 et à la désignation TUE.

10. Quel traité a été signé en 1992, mis en place en 1993 et désigné par le sigle TUE ?

Le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.
Le traité de Maastricht.
La Convention européenne des droits de l’homme.
Le traité de Rome.

Le traité de Maastricht.

Explication

Le traité de Maastricht a été signé en 1992, mis en place en 1993 et désigné comme le TUE. Le traité de Rome est celui de 1957, qui deviendra plus tard le TFUE.

11. Comment distinguer le droit primaire du droit dérivé de l’Union européenne ?

Les traités fondateurs et la Charte relèvent du droit primaire, tandis que les directives et règlements relèvent du droit dérivé.
Les traités fondateurs relèvent du droit dérivé, tandis que la Charte et les règlements relèvent du droit primaire.
Les directives et règlements relèvent du droit primaire, tandis que les traités fondateurs relèvent du droit dérivé.
La Charte relève du droit dérivé, tandis que les directives et les traités fondateurs relèvent du droit primaire.

Les traités fondateurs et la Charte relèvent du droit primaire, tandis que les directives et règlements relèvent du droit dérivé.

Explication

Le droit primaire comprend les traités fondateurs et la Charte des droits fondamentaux, tandis que les directives et règlements appartiennent au droit dérivé, qui lui est inférieur. Classer les directives dans le droit primaire inverse précisément cette distinction.

12. Un État membre doit mettre en œuvre une directive européenne, tandis qu’un règlement européen est adopté dans le même domaine : quelle différence d’application s’applique ?

La directive s’applique directement et immédiatement, tandis que le règlement doit être transposé par l’État.
La directive fixe un objectif sans transposition, tandis que le règlement nécessite une loi nationale d’application.
La directive doit être ratifiée par les États, tandis que le règlement doit être approuvé par leurs parlements.
La directive doit être transposée par l’État, tandis que le règlement s’applique directement et immédiatement.

La directive doit être transposée par l’État, tandis que le règlement s’applique directement et immédiatement.

Explication

Les États membres doivent transposer les directives, alors que les règlements s’appliquent directement et immédiatement. L’idée que le règlement doit être transposé attribue à cet acte le mode d’application propre à la directive.

13. Quelle distinction oppose la loi au sens large à la loi au sens strict ?

Au sens large, elle désigne les actes réglementaires ; au sens strict, les décisions des juridictions.
Au sens large, elle désigne les textes votés par le Parlement ; au sens strict, l’ensemble des règles coutumières.
Au sens large, elle désigne les principes constitutionnels ; au sens strict, les traités internationaux.
Au sens large, elle désigne le droit écrit ; au sens strict, les textes votés par le Parlement.

Au sens large, elle désigne le droit écrit ; au sens strict, les textes votés par le Parlement.

Explication

La loi au sens large recouvre l’ensemble du droit écrit, alors qu’au sens strict elle désigne les textes votés par le Parlement. La distinction ne consiste donc pas à opposer les actes réglementaires aux décisions de justice.

14. Comment la Constitution de 1958 répartit-elle les matières entre le domaine législatif et le domaine réglementaire ?

L’article 34 énumère les matières de la loi, tandis que les matières non visées relèvent du règlement.
L’article 34 énumère les matières du règlement, tandis que les matières non visées relèvent de la loi.
L’article 37 énumère les matières de la loi, tandis que les matières non visées relèvent du règlement.
Le Parlement détermine les matières de la loi au cas par cas, tandis que le gouvernement fixe les autres.

L’article 34 énumère les matières de la loi, tandis que les matières non visées relèvent du règlement.

Explication

L’article 34 fixe limitativement les matières qui relèvent de la loi ; celles qu’il ne vise pas appartiennent au domaine réglementaire. Confondre les articles 34 et 37 inverse le repère constitutionnel de cette répartition.

15. Quelle affirmation décrit correctement l’étendue de l’intervention de la loi selon les matières ?

Elle fixe toutes les règles en matière de nationalité, de droit pénal et, par principe, de droit fiscal, mais seulement les grands principes en environnement et en droit du travail.
Elle fixe seulement les grands principes dans les cinq matières, laissant leurs règles détaillées au pouvoir réglementaire.
Elle fixe les grands principes en matière de nationalité, de droit pénal et de droit fiscal, mais toutes les règles en environnement et en droit du travail.
Elle fixe toutes les règles en matière de nationalité et d’environnement, mais seulement les grands principes en droit pénal et en droit du travail.

Elle fixe toutes les règles en matière de nationalité, de droit pénal et, par principe, de droit fiscal, mais seulement les grands principes en environnement et en droit du travail.

Explication

Dans certaines matières, notamment la nationalité, le droit pénal et par principe le droit fiscal, la loi fixe toutes les règles ; dans d’autres, comme l’environnement et le travail, elle fixe les grands principes. Inverser ces deux groupes attribue à la loi une portée différente de celle prévue pour ces matières.

16. Quel enchaînement décrit les principales étapes de l’élaboration d’une loi ?

Projet, promulgation présidentielle, examen et vote des chambres, puis publication au Journal officiel.
Projet, examen par le Conseil constitutionnel, vote des chambres, puis publication avant promulgation.
Projet, examen et vote des chambres, publication au Journal officiel, puis promulgation présidentielle.
Projet, examen et vote des chambres, promulgation présidentielle, puis publication au Journal officiel.

Projet, examen et vote des chambres, promulgation présidentielle, puis publication au Journal officiel.

Explication

Le projet est examiné et voté par les chambres avant la promulgation présidentielle et la publication au Journal officiel. La publication ne précède donc pas la promulgation.

17. Quelle différence distingue le contrôle de constitutionnalité a priori du contrôle a posteriori ?

Le contrôle a priori concerne une loi adoptée avant sa promulgation, tandis que le contrôle a posteriori porte sur une loi en vigueur.
Le contrôle a priori examine la conformité aux traités, tandis que le contrôle a posteriori examine la conformité à la Constitution.
Le contrôle a priori concerne une loi en vigueur, tandis que le contrôle a posteriori précède sa promulgation.
Le contrôle a priori intervient avant le vote des chambres, tandis que le contrôle a posteriori intervient après la publication.

Le contrôle a priori concerne une loi adoptée avant sa promulgation, tandis que le contrôle a posteriori porte sur une loi en vigueur.

Explication

Le contrôle a priori porte sur une loi adoptée avant sa promulgation, tandis que le contrôle a posteriori vise une loi déjà en vigueur. L’idée que le contrôle a priori concernerait une loi en vigueur inverse précisément cette distinction.

18. Qui peut saisir le Conseil constitutionnel d’un contrôle a priori, y compris depuis l’élargissement de 1974 ?

Le président de la République, le Premier ministre, les présidents des deux assemblées, ou 60 députés ou 60 sénateurs.
Le président de la République, le ministre de la Justice, les présidents des deux assemblées, ou 60 députés et 60 sénateurs ensemble.
Le président de la République, le Premier ministre, les présidents des deux assemblées, ou 60 citoyens ou 60 magistrats.
Le Premier ministre, les présidents des deux assemblées, ou une majorité des membres de l’Assemblée nationale.

Le président de la République, le Premier ministre, les présidents des deux assemblées, ou 60 députés ou 60 sénateurs.

Explication

La saisine est ouverte aux quatre autorités institutionnelles mentionnées ainsi qu’à 60 députés ou 60 sénateurs depuis 1974. Le seuil parlementaire ne requiert pas la réunion de 60 députés et de 60 sénateurs.

19. Quel est l’effet d’une décision de non-conformité rendue avant la promulgation d’une loi ?

Elle rend la loi applicable, sous réserve d’un contrôle après son entrée en vigueur.
Elle suspend la loi jusqu’à ce que le Parlement la modifie.
Elle empêche la promulgation de la loi concernée.
Elle permet la promulgation, mais impose ensuite une nouvelle délibération.

Elle empêche la promulgation de la loi concernée.

Explication

Une déclaration de non-conformité rendue avant promulgation fait obstacle à la promulgation de la loi. Elle ne se limite donc pas à suspendre une loi qui serait déjà entrée en vigueur.

20. Dans quelle situation une partie à un procès peut-elle présenter une question prioritaire de constitutionnalité ?

Elle demande au juge de vérifier la conformité d’une loi déjà en vigueur à un traité international.
Elle conteste oralement la conformité d’un règlement à un traité pendant une instance.
Elle conteste, par un écrit distinct et motivé, la conformité à la Constitution d’un projet de loi avant son vote.
Elle conteste, par un écrit distinct et motivé, la conformité à la Constitution d’une loi déjà en vigueur.

Elle conteste, par un écrit distinct et motivé, la conformité à la Constitution d’une loi déjà en vigueur.

Explication

La QPC permet à une partie à un procès de contester par un écrit distinct et motivé une loi déjà en vigueur au regard de la Constitution. Une contestation visant un projet avant son vote relève d’une étape antérieure et non de cette procédure.

21. Que vérifie le contrôle de conventionnalité d’une loi ?

Sa conformité aux règlements nationaux, qui lui sont supérieurs selon l’article 55 de la Constitution.
Sa conformité à la Constitution, qui lui est supérieure selon l’article 55 de la Constitution.
Sa conformité aux décisions judiciaires, qui lui sont supérieures selon l’article 55 de la Constitution.
Sa conformité aux traités internationaux, qui lui sont supérieurs selon l’article 55 de la Constitution.

Sa conformité aux traités internationaux, qui lui sont supérieurs selon l’article 55 de la Constitution.

Explication

Le contrôle de conventionnalité vérifie la conformité des lois aux traités internationaux, auxquels l’article 55 reconnaît une autorité supérieure à celle des lois. Le contrôle de conformité à la Constitution est une vérification distincte.

22. Quelle position le Conseil constitutionnel a-t-il prise dans sa décision IVG du 15 janvier 1975 ?

Il a confié aux juridictions administratives le contrôle des lois au regard des traités.
Il a jugé qu’il n’était pas compétent pour contrôler la conformité des lois aux traités.
Il a attribué aux juridictions judiciaires le pouvoir d’abroger les lois contraires aux traités.
Il a jugé qu’il était compétent pour contrôler la conformité des lois aux traités.

Il a jugé qu’il n’était pas compétent pour contrôler la conformité des lois aux traités.

Explication

Dans sa décision IVG du 15 janvier 1975, le Conseil constitutionnel a estimé ne pas être compétent pour contrôler la conformité des lois aux traités. Cette position ne revient pas à s’attribuer ce contrôle, mais à le laisser hors de sa compétence.

23. Lorsqu’un juge constate qu’une loi est contraire à un traité, que peut-il faire ?

Il peut modifier le texte de la loi pour le rendre conforme au traité, sans l’écarter.
Il peut suspendre le traité dans le litige, en attendant une modification de la loi.
Il peut écarter l’application de la loi dans le litige, sans la modifier ni l’abroger.
Il peut abroger la loi pour tous les justiciables, sans intervenir dans son application au litige.

Il peut écarter l’application de la loi dans le litige, sans la modifier ni l’abroger.

Explication

Le juge judiciaire ou administratif peut écarter l’application de la loi contraire au traité dans le litige dont il est saisi. Il ne peut pas pour autant modifier ou abroger la loi, pouvoir qui ne lui est pas attribué par ce contrôle.

24. Quels actes permettent aux autorités d’exercer le pouvoir réglementaire ?

Le Parlement et le Conseil constitutionnel prennent des décrets ; les juridictions peuvent prendre des arrêtés.
Le président de la République et le Premier ministre prennent des décrets ; les ministres, préfets et maires peuvent prendre des arrêtés.
Le président de la République et le Premier ministre prennent des arrêtés ; les ministres, préfets et maires peuvent prendre des décrets.
Le président de la République prend des décrets ; les préfets et maires prennent des lois locales.

Le président de la République et le Premier ministre prennent des décrets ; les ministres, préfets et maires peuvent prendre des arrêtés.

Explication

Le président de la République et le Premier ministre exercent le pouvoir réglementaire au moyen de décrets, tandis que ministres, préfets et maires peuvent prendre des arrêtés. L’attribution des décrets aux autorités locales et des arrêtés aux autorités nationales confond leurs actes respectifs.

25. Quels éléments sont nécessaires pour qu’une pratique constitue une coutume juridique ?

Une décision judiciaire et une approbation parlementaire
Un élément matériel et un élément psychologique
Une pratique locale et une autorisation administrative
Une promulgation officielle et une publication écrite

Un élément matériel et un élément psychologique

Explication

La coutume est une source de droit non écrite fondée sur des comportements suivis et sur la conviction qu’ils sont obligatoires. La promulgation et la publication caractérisent plutôt la loi, qui émane de l’autorité.

26. Dans une communauté, quel fait correspond à l’élément matériel d’une coutume ?

La décision d’un juge qui valide une pratique pour un litige précis
Un comportement partagé et répété qui devient une pratique reconnue
L’adoption d’une règle écrite par une autorité compétente
La conviction commune que le comportement est imposé par le droit

Un comportement partagé et répété qui devient une pratique reconnue

Explication

L’élément matériel réside dans un comportement habituel partagé par plusieurs personnes et répété jusqu’à être reconnu comme une pratique. La conviction que ce comportement est obligatoire relève de l’élément psychologique.

27. Que signifie l’élément psychologique, ou opinio necessitatis, dans la formation d’une coutume ?

Une autorité inscrit la pratique dans un texte officiel
L’opinion commune considère la pratique comme obligatoire
Un juge applique la pratique à une affaire particulière
La pratique est répétée fréquemment par plusieurs personnes

L’opinion commune considère la pratique comme obligatoire

Explication

L’élément psychologique est la perception, dans l’opinion commune, que la pratique doit être suivie comme une obligation. La répétition des comportements constitue plutôt l’élément matériel.

28. Une pratique est reconnue par une loi dans un domaine qu’elle réglemente : de quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume secundum legem, prévue ou reconnue par la loi
D’un usage, limité à un domaine géographique ou matériel
D’une coutume contra legem, opposée à une règle législative
D’une coutume praeter legem, présente là où la loi n’intervient pas

D’une coutume secundum legem, prévue ou reconnue par la loi

Explication

La coutume secundum legem est prévue ou reconnue par la loi. La coutume praeter legem concerne plutôt un domaine dans lequel la loi n’intervient pas directement.

29. Quel sens peut prendre le terme « jurisprudence » en droit ?

L’ensemble des commentaires doctrinaux ou une opinion partagée par les auteurs
L’ensemble des décisions de justice ou une solution admise par les juges sur une question de droit
L’ensemble des lois votées ou une règle adoptée par le pouvoir législatif
L’ensemble des usages professionnels ou une pratique suivie par les citoyens

L’ensemble des décisions de justice ou une solution admise par les juges sur une question de droit

Explication

La jurisprudence peut désigner toutes les décisions de justice ou, dans un sens plus étroit, une solution couramment admise par les juges sur une même question juridique. Les opinions des auteurs relèvent de la doctrine.

30. Quelle limite l’article 5 du Code civil impose-t-il aux juges lorsqu’ils tranchent un litige ?

Ils ne peuvent pas édicter des dispositions générales et réglementaires pour les causes jugées
Ils doivent reprendre les décisions antérieures de la Cour de cassation
Ils doivent refuser de juger si la loi ne prévoit pas de solution explicite
Ils doivent interpréter toute loi claire avant de l’appliquer

Ils ne peuvent pas édicter des dispositions générales et réglementaires pour les causes jugées

Explication

L’article 5 interdit au juge de prononcer des dispositions générales et réglementaires dans les causes qui lui sont soumises. L’obligation de statuer malgré le silence de la loi relève de l’article 4.

31. Une loi ne fournit aucune réponse claire à un litige : que doit faire le juge selon l’article 4 du Code civil ?

Suspendre l’affaire jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi
Refuser de trancher tant que la Cour de cassation n’est pas saisie
Statuer malgré le silence, sous peine de déni de justice
Édicter une règle générale qui s’appliquera à tous les litiges futurs

Statuer malgré le silence, sous peine de déni de justice

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de statuer parce que la loi est silencieuse, obscure ou insuffisante. L’article 5, à l’inverse, lui interdit de poser une règle générale et réglementaire.

32. Un tribunal de fond suit une solution de la Cour de cassation pour réduire le risque que son jugement soit cassé : que révèle cette situation ?

Les tribunaux de fond peuvent écarter une loi dès qu’une décision antérieure suggère une autre solution
La France rejette le précédent obligatoire, mais les décisions supérieures influencent la pratique
La jurisprudence n’a pas d’influence pratique, même lorsque la Cour de cassation s’est prononcée
La France impose le précédent, ce qui oblige les tribunaux à reproduire les décisions passées

La France rejette le précédent obligatoire, mais les décisions supérieures influencent la pratique

Explication

En France, la théorie du précédent obligatoire est rejetée, mais les juges du fond suivent souvent la Cour de cassation pour éviter la cassation. L’influence pratique de ses décisions ne signifie donc pas qu’elles les lient comme un précédent obligatoire.

33. Que désigne la doctrine en droit ?

Les pratiques suivies par les citoyens et tenues pour obligatoires dans leur communauté
Les règles générales édictées par les autorités et imposées aux justiciables
Les décisions rendues par les juridictions dans les litiges qui leur sont soumis
Les opinions et prises de position des auteurs exprimées dans leurs travaux scientifiques

Les opinions et prises de position des auteurs exprimées dans leurs travaux scientifiques

Explication

La doctrine regroupe les opinions et prises de position des auteurs formulées dans leurs travaux scientifiques. Les décisions des juridictions relèvent de la jurisprudence.

34. Pourquoi la doctrine n’est-elle pas une source formelle du droit ?

Ses analyses concernent uniquement des décisions déjà rendues
Ses opinions ne produisent pas de règles obligatoires
Ses travaux ne sont pas exprimés dans des publications écrites
Ses auteurs ne participent pas à l’interprétation des règles juridiques

Ses opinions ne produisent pas de règles obligatoires

Explication

La doctrine formule des opinions, mais celles-ci ne produisent pas de règles obligatoires : elle n’est donc pas une source formelle du droit. La loi, contrairement à la doctrine, impose des règles obligatoires.

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Qui est associé à la pyramide des normes ?

Hans Kelsen.

Quelle relation hiérarchique la pyramide des normes établit-elle entre les normes ?

Chaque norme respecte celles qui lui sont supérieures et s’impose à celles qui lui sont inférieures.

Quelle place occupent les normes constitutionnelles dans la hiérarchie juridique ?

Elles sont au sommet et ont une valeur suprême.

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