QCM : Les sujets de droit (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion désigne une prérogative reconnue et protégée par le droit objectif au profit d’un sujet de droit ?

Une liberté publique
Une faculté juridique
Le droit objectif
Un droit subjectif

Un droit subjectif

Explication

Le droit subjectif est une prérogative que le droit objectif consacre et protège au profit d’un sujet de droit. Le droit objectif désigne l’ensemble des règles, la liberté publique ouvre un choix et la faculté permet de choisir entre agir et ne pas agir.

2. Une personne invoque la possibilité générale de choisir son comportement face à une décision de la puissance publique. Quelle notion correspond le mieux à cette situation ?

Un droit subjectif
Une faculté juridique
Un pouvoir de droit privé
Une liberté publique

Une liberté publique

Explication

La liberté publique ouvre un choix et se manifeste principalement dans les rapports avec la puissance publique. Le droit subjectif est une prérogative plus précise, la faculté désigne un choix légal déterminé et le pouvoir peut permettre d’engager autrui.

3. Le propriétaire d’un logement fait valoir son droit de propriété face à une personne qui veut y entrer sans autorisation. Quelle conséquence juridique corrélative découle de ce droit ?

Le tiers doit respecter la propriété d’autrui
Le tiers peut choisir de respecter ou non le bien
Le tiers peut exercer un droit d’usage concurrent
Le tiers doit représenter le propriétaire

Le tiers doit respecter la propriété d’autrui

Explication

Un droit subjectif entraîne des devoirs ou obligations corrélatifs : le droit de propriété impose aux autres de respecter le bien. Un droit d’usage concurrent n’est pas la conséquence du droit du propriétaire, tandis qu’un choix facultatif ou une représentation ne décrit pas cette obligation.

4. Camille possède un immeuble et détient un droit de propriété sur celui-ci. Qui est le sujet de droit dans cette situation ?

Le droit de propriété
L’immeuble
Camille
La propriété immobilière

Camille

Explication

Le sujet de droit est la personne qui détient le droit, tandis que l’objet de droit est ce sur quoi il porte : ici, Camille est titulaire et l’immeuble est l’objet. L’immeuble et le droit de propriété ne sont donc pas le sujet.

5. Que désigne la personnalité juridique ?

La reconnaissance d’un droit subjectif particulier
La capacité d’exercer une activité commerciale
L’aptitude à avoir des droits et des obligations
La qualité de propriétaire d’un bien déterminé

L’aptitude à avoir des droits et des obligations

Explication

La personnalité juridique est l’aptitude à être titulaire de droits et à être assujetti à des obligations. Elle ne se confond ni avec l’exercice d’une activité commerciale, ni avec la propriété d’un bien, ni avec la détention d’un droit particulier.

6. Une association reconnue par le droit peut détenir des droits en son propre nom. À quelle catégorie de personnes appartient-elle ?

Un sujet dépourvu de personnalité juridique
Une personne physique
Un être humain
Une personne morale

Une personne morale

Explication

Une personne morale est un groupement auquel le droit reconnaît la personnalité juridique, à la différence d’une personne physique, qui est un être humain. La confusion avec les membres revient à nier l’existence juridique distincte du groupement, tandis que l’absence de personnalité et la catégorie d’être humain ne conviennent pas à une association.

7. Dans un litige en France, une partie soutient qu’un être humain ne peut être sujet de droit en raison de son origine. Quel principe permet de rejeter cet argument ?

L’égalité civile de tous les êtres humains
La personnalité juridique réservée aux groupements
L’égalité des situations économiques
La nationalité comme condition de personnalité juridique

L’égalité civile de tous les êtres humains

Explication

Le principe de l’égalité civile fait de tous les êtres humains des sujets de droit en droit français. L’égalité économique concerne une autre idée, la nationalité n’est pas la condition énoncée, et les groupements relèvent de la catégorie des personnes morales.

8. Un groupement remplit les conditions auxquelles le droit subordonne la personnalité juridique. Quelle conséquence en découle pour ses membres ?

Le groupement peut agir matériellement, mais ne peut être titulaire de droits ni débiteur d’obligations
Les obligations du groupement sont transférées à ses membres dès qu’il obtient la personnalité juridique
Les membres détiennent ensemble les droits du groupement et répondent directement de toutes ses obligations
Le groupement peut détenir des droits et être assujetti à des obligations indépendamment de ses membres

Le groupement peut détenir des droits et être assujetti à des obligations indépendamment de ses membres

Explication

La personnalité juridique rend le groupement apte à détenir des droits et à être assujetti à des obligations de manière distincte de ses membres. Assimiler ses droits à ceux des membres confond les sujets, tandis que la simple capacité matérielle et le transfert des obligations ne correspondent pas à cette autonomie.

9. Une organisation poursuit une activité collective, mais le droit ne lui reconnaît pas la personnalité juridique. Peut-elle, en tant que groupement, détenir des droits et être assujettie à des obligations indépendamment de ses membres ?

Oui, car l’existence d’une activité collective suffit à rendre le groupement autonome
Oui, car les droits détenus par les membres deviennent ceux du groupement
Non, car cette capacité suppose une personnalité juridique reconnue sous certaines conditions
Non, car une organisation ne peut jamais détenir de droits ni être assujettie à des obligations

Non, car cette capacité suppose une personnalité juridique reconnue sous certaines conditions

Explication

La capacité d’un groupement à détenir des droits et à être assujetti à des obligations en son propre nom suppose qu’une personnalité juridique lui soit reconnue sous certaines conditions. Une activité collective ou les droits des membres ne suffisent pas à établir cette personnalité, et la négation générale de toute capacité des organisations est excessive.

10. Deux personnes conviennent d’affecter des biens à une entreprise commune afin de partager les bénéfices qu’elle pourrait produire. Quelle qualification correspond à leur projet au sens de l’article 1832 du Code civil ?

Une association
Une entreprise individuelle
Un syndicat
Une société

Une société

Explication

La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui affectent des biens ou leur industrie à une entreprise commune en vue de partager un bénéfice ou de profiter d’une économie. L’association poursuit un autre but, tandis que le syndicat n’est pas défini par ce projet de partage et qu’une entreprise individuelle ne réunit pas plusieurs personnes.

11. Un groupement poursuit un objectif désintéressé et n’a pas pour objet de partager des bénéfices entre ses membres. Quelle distinction s’applique entre l’association et la société ?

Il correspond à l’association dès qu’il affecte des biens à une entreprise commune
Il correspond à l’association plutôt qu’à la société
Il correspond à la société dès qu’il réunit plusieurs personnes
Il correspond à la société plutôt qu’à l’association

Il correspond à l’association plutôt qu’à la société

Explication

L’association poursuit un but autre que le partage des bénéfices, tandis que la société est constituée en vue de ce partage ou de la réalisation d’une économie. Le partage des bénéfices est attribué à tort à l’association, et le but désintéressé à la société; la seule réunion de plusieurs personnes ou l’affectation de biens ne suffit pas à établir cette distinction.

12. Un enfant naît vivant et viable, puis décède quelques heures plus tard. À quel moment acquiert-il la personnalité juridique ?

Lors de la déclaration de sa naissance à l’état civil
Après avoir vécu assez longtemps pour être reconnu comme personne
À sa naissance, puisqu’il est né vivant et viable
Lorsqu’un acte de décès est établi par l’officier d’état civil

À sa naissance, puisqu’il est né vivant et viable

Explication

La personnalité juridique commence en principe à la naissance si l’enfant naît vivant et viable. La déclaration formalise l’état civil, l’acte de décès constate la fin de la vie et une durée minimale de vie n’est pas requise.

13. Une naissance a lieu dans une commune où l’éloignement justifie le délai dérogatoire prévu pour la déclaration. Dans quel délai faut-il déclarer la naissance à l’officier de l’état civil du lieu de naissance ?

Dans les huit jours suivant l’accouchement
Dans les quinze jours suivant l’accouchement
Dans les dix jours suivant l’accouchement
Dans les cinq jours suivant l’accouchement

Dans les huit jours suivant l’accouchement

Explication

Le délai ordinaire est de cinq jours, porté à huit jours lorsque l’éloignement le justifie. Cinq jours oublie la dérogation, quinze jours reprend un délai consulaire et dix jours ne correspond pas au délai prévu.

14. Un enfant décède avant que sa naissance ait été déclarée. Un certificat médical atteste qu’il est né vivant et viable et précise les jours et heures de sa naissance et de son décès. Quels actes l’officier de l’état civil établit-il ?

Un acte de naissance sans acte de décès
Un acte de naissance et un acte de décès
Un acte d’enfant sans vie et un acte de décès
Un acte de décès sans acte de naissance

Un acte de naissance et un acte de décès

Explication

Lorsque le certificat médical établit une naissance vivante et viable, l’officier établit un acte de naissance et un acte de décès, même si l’enfant est décédé avant la déclaration. L’acte d’enfant sans vie correspond à une autre situation, et omettre l’un des deux actes méconnaît la règle.

15. Un enfant est conçu au moment où se présente une occasion d’acquérir un droit avantageux, puis naît vivant et viable. Comment la maxime infans conceptus permet-elle de traiter sa situation ?

Le tenir pour né au moment utile, dans la mesure de son intérêt
Lui reconnaître la personnalité juridique dès sa conception
Le tenir pour né même si sa naissance n’est pas vivante et viable
Écarter l’application de la maxime jusqu’à sa majorité

Le tenir pour né au moment utile, dans la mesure de son intérêt

Explication

Infans conceptus permet de tenir l’enfant conçu pour né chaque fois que cela sert son intérêt, à condition qu’il naisse ensuite vivant et viable. Cette fiction ne lui confère pas la personnalité juridique dès la conception et ne s’applique pas indépendamment de son intérêt.

16. Un enfant conçu reçoit par application d’infans conceptus un droit ponctuel avant sa naissance. Quelle conclusion juridique faut-il en tirer ?

La personnalité juridique ne commence qu’après l’exercice du droit attribué
Il possède déjà la personnalité juridique, puisque le droit lui est attribué
Aucun droit ne peut lui être attribué avant sa naissance
Un droit lui est attribué par anticipation, sans personnalité juridique avant la naissance

Un droit lui est attribué par anticipation, sans personnalité juridique avant la naissance

Explication

La fiction permet d’attribuer par anticipation des droits ponctuels à l’enfant conçu sans lui conférer la personnalité juridique avant sa naissance. L’attribution d’un droit ne vaut donc pas acquisition anticipée de la personnalité, tandis que nier tout droit ou faire dépendre la personnalité de l’exercice du droit déforme cette distinction.

17. Le décès d’une personne est constaté aujourd’hui. Quelle conséquence juridique et quelle formalité en découlent ?

La personnalité juridique prend fin et le décès doit être déclaré à l’état civil dans les quarante-huit heures.
La personnalité juridique subsiste jusqu’à l’ouverture de la succession, puis le décès est déclaré dans les vingt-quatre heures.
La personnalité juridique prend fin et le décès doit être déclaré au tribunal dans les vingt-quatre heures.
La personnalité juridique prend fin et le décès doit être déclaré à l’état civil dans les vingt-quatre heures.

La personnalité juridique prend fin et le décès doit être déclaré à l’état civil dans les vingt-quatre heures.

Explication

Le décès constaté met fin à la personnalité juridique de la personne physique et sa déclaration à l’état civil intervient dans les vingt-quatre heures. Le délai de quarante-huit heures allonge à tort la formalité, tandis que l’ouverture de la succession et la déclaration au tribunal ne remplacent pas ces règles.

18. Lors d’un constat clinique de mort cérébrale, une personne est inconsciente, sans activité motrice spontanée et sans ventilation spontanée, mais conserve un réflexe du tronc cérébral. Les critères cliniques sont-ils réunis ?

Oui, car la conservation d’un réflexe est compatible avec l’abolition des réflexes du tronc cérébral.
Oui, car l’absence de conscience et de ventilation spontanée suffit à établir le constat.
Non, car le constat exige aussi un arrêt cardiaque persistant dans tous les cas.
Non, car un seul réflexe du tronc cérébral suffit à empêcher la réunion des critères.

Non, car un seul réflexe du tronc cérébral suffit à empêcher la réunion des critères.

Explication

Les trois critères cliniques doivent être simultanément présents, dont l’abolition de tous les réflexes du tronc cérébral. La ventilation spontanée et l’arrêt cardiaque relèvent d’autres éléments du constat, et la présence d’un réflexe contredit l’abolition complète.

19. Une personne cesse de paraître à son domicile et ne donne plus de nouvelles, sans preuve de décès ni circonstances connues mettant sa vie en danger. Quelle qualification correspond à cette situation ?

La disparition, car le manque de nouvelles suffit à établir une mise en danger.
Le décès, car l’absence de nouvelles constitue une preuve de mort.
La disparition, car toute personne introuvable relève de cette qualification.
L’absence, car le manque de nouvelles ne s’accompagne pas ici d’un danger établi.

L’absence, car le manque de nouvelles ne s’accompagne pas ici d’un danger établi.

Explication

L’absence vise la personne qui a cessé de paraître à son domicile sans nouvelles et sans preuve de décès, en l’absence de circonstances révélant un danger pour sa vie. La disparition suppose de telles circonstances et un corps non retrouvé ; le silence ne prouve pas le décès.

20. Après une période de présomption d’absence, l’existence de la personne demeure inconnue. Quelle étape peut alors être demandée et quel en est l’effet principal ?

Un jugement déclaratif de décès, qui maintient les effets de la présomption.
Un jugement déclaratif d’absence, qui emporte les effets du décès.
Une mesure de protection des biens, qui dissout le mariage et ouvre la succession.
Une présomption d’absence renouvelée, qui emporte les effets du décès.

Un jugement déclaratif d’absence, qui emporte les effets du décès.

Explication

La procédure commence par une période de présomption d’absence et peut ensuite aboutir à un jugement déclaratif d’absence, lequel emporte les effets du décès. La présomption précède le jugement, tandis que la protection des biens ne constitue pas ce jugement ni ses effets.

21. Les associés d’une société décident d’un commun accord d’y mettre fin avant la date prévue dans ses statuts. Quel élément est nécessaire pour que cette dissolution anticipée mette fin à la personne morale ?

Une décision prorogeant la durée de la société
Un acte juridique opérant la dissolution
Un fait juridique constatant le décès d’un membre
La seule manifestation de l’accord des associés

Un acte juridique opérant la dissolution

Explication

La dissolution d’une personne morale nécessite un acte juridique, même lorsqu’elle résulte d’un accord. La seule manifestation de l’accord omet cet acte, le décès d’un membre transpose à tort la règle applicable à la personne physique, et la prorogation prolonge la durée au lieu de mettre fin à la personne morale.

22. Une personne morale fait l’objet d’une décision de justice pénale visant à mettre fin à son existence avant le terme fixé. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Une prorogation de la durée nécessitant un acte juridique
Une dissolution qui se produit sans acte juridique
Une dissolution anticipée nécessitant un acte juridique
Une cessation par fait juridique analogue au décès

Une dissolution anticipée nécessitant un acte juridique

Explication

Une décision de justice pénale peut entraîner la dissolution anticipée d’une personne morale, laquelle nécessite un acte juridique. La prorogation prolonge son existence, le décès relève de la personne physique et l’idée d’une dissolution sans acte juridique méconnaît la règle applicable.

23. Une association professionnelle est créée pour représenter les membres d’une profession réglementée. À quelle catégorie appartient-elle ?

À une collectivité territoriale
À un établissement public
À l’État
À une personne morale de droit privé

À une personne morale de droit privé

Explication

Les ordres professionnels sont des personnes morales de droit privé, contrairement à l’État, aux collectivités territoriales et aux établissements publics. L’établissement public, la collectivité territoriale et l’État sont les catégories de droit public auxquelles les distracteurs assimilent à tort l’association.

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Qu’est-ce qu’un droit subjectif ?

Une prérogative consacrée et protégée par le droit objectif au profit d’un sujet de droit.

Dans quels rapports la liberté publique se manifeste-t-elle principalement ?

Dans les rapports avec la puissance publique.

Quelle prérogative le droit subjectif désigne-t-il principalement entre particuliers ?

Une prérogative plus précise.

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