QCM : Libertés publiques et contrôle juridictionnel — 66 questions

Questions et réponses du QCM

1. Sous la IIIe République, quel élément caractérisait le statut du Président ?

Il était élu au suffrage universel direct pour cinq ans et dirigeait le Gouvernement
Il était élu par le Parlement pour cinq ans et pouvait dissoudre librement la Chambre
Il était élu par le Congrès pour sept ans et ses actes étaient contresignés par les ministres
Il était nommé par le Gouvernement pour sept ans et disposait d’un veto absolu

Il était élu par le Congrès pour sept ans et ses actes étaient contresignés par les ministres

Explication

Sous la IIIe République, le Président était élu par le Congrès pour sept ans, rééligible, et ses actes exigeaient le contreseing ministériel. Cette présidence était donc moins autonome que celle de la Ve République.

2. Quel enchaînement d’événements correspond à la crise du 16 mai 1877 ?

Le Congrès écarte Mac-Mahon après une élection directe, puis instaure le mandat présidentiel de cinq ans
Le Gouvernement renverse Mac-Mahon après un vote parlementaire, puis restaure la dissolution présidentielle en 1880
Mac-Mahon dissout la Chambre après un désaccord politique, puis démissionne en 1879 après la reconduction de la majorité républicaine
Le Président dissout la Chambre avec l’accord de la majorité républicaine, puis achève son mandat après une nouvelle victoire monarchiste

Mac-Mahon dissout la Chambre après un désaccord politique, puis démissionne en 1879 après la reconduction de la majorité républicaine

Explication

Le 16 mai 1877, Mac-Mahon a dissous la Chambre après un conflit avec la majorité républicaine, avant de démissionner en 1879 lorsque cette majorité a été reconduite. La crise n’a donc pas abouti à un renforcement durable de l’exécutif présidentiel.

3. Quelle affirmation décrit correctement la dissolution sous la IVe République ?

Elle dépendait d’un vote populaire préalable et fut utilisée en 1958 par le général de Gaulle
Elle était soumise à des conditions strictes et ne fut utilisée qu’une fois, en 1955, par Edgar Faure
Elle constituait un pouvoir présidentiel librement exercé et fut utilisée plusieurs fois par le chef de l’État
Elle était interdite par la Constitution et fut remplacée par une dissolution décidée par le Congrès

Elle était soumise à des conditions strictes et ne fut utilisée qu’une fois, en 1955, par Edgar Faure

Explication

Sous la IVe République, la dissolution était encadrée par des conditions strictes et ne fut utilisée qu’une fois, en 1955, par le président du Conseil Edgar Faure. Elle ne constituait donc pas un pouvoir présidentiel autonome comparable à celui de la Ve République.

4. Quelle difficulté institutionnelle a contribué à la chute de la IVe République en 1958 ?

Elle a accordé au Président un pouvoir de dissolution sans contrôle, ce qui a paralysé les assemblées
Elle a connu plus de vingt gouvernements en douze ans, ce qui a révélé une forte instabilité ministérielle
Elle a supprimé les élections parlementaires pendant douze ans, ce qui a provoqué une crise de légitimité
Elle a réduit le nombre de gouvernements à deux, ce qui a empêché toute alternance politique

Elle a connu plus de vingt gouvernements en douze ans, ce qui a révélé une forte instabilité ministérielle

Explication

La IVe République a connu plus de vingt gouvernements en douze ans, une instabilité qui a contribué à sa chute en 1958 et au retour du général de Gaulle. Les autres propositions attribuent cette chute à des mécanismes qui ne caractérisaient pas la IVe République.

5. Quelle combinaison définit le régime semi-présidentiel selon Maurice Duverger ?

Un chef de l’État désigné par le Gouvernement, des pouvoirs exécutifs exclusifs et un Parlement sans contrôle ministériel
Un chef de l’État élu au suffrage universel direct, sans pouvoirs propres, et un Gouvernement responsable devant les électeurs
Un chef de l’État élu par le Parlement, des pouvoirs symboliques et un Gouvernement responsable devant le monarque
Un chef de l’État élu au suffrage universel direct, des pouvoirs propres importants et un Gouvernement responsable devant le Parlement

Un chef de l’État élu au suffrage universel direct, des pouvoirs propres importants et un Gouvernement responsable devant le Parlement

Explication

Le régime semi-présidentiel associe l’élection populaire du chef de l’État, des pouvoirs propres importants et la responsabilité du Gouvernement devant le Parlement. Cette responsabilité gouvernementale le distingue du régime présidentiel classique.

6. Quel est l’effet juridique et politique du contreseing apposé sur un acte présidentiel ?

La signature parlementaire remplace l’acte présidentiel et transfère sa responsabilité juridique au Conseil constitutionnel
La signature ministérielle accompagne l’acte et transfère sa responsabilité politique au Gouvernement
La signature présidentielle valide une décision ministérielle et transfère sa responsabilité politique au Parlement
La signature du juge constitutionnel autorise l’acte et transfère sa responsabilité administrative au Président

La signature ministérielle accompagne l’acte et transfère sa responsabilité politique au Gouvernement

Explication

Le contreseing est la signature du Premier ministre et, si nécessaire, des ministres responsables sur un acte présidentiel. Il rattache la responsabilité politique de cet acte au Gouvernement, et non au Parlement ou au Conseil constitutionnel.

7. Depuis quelle réforme le Président de la République est-il élu au suffrage universel direct ?

Depuis la crise institutionnelle de 1877
Depuis la révision constitutionnelle de 2007
Depuis la révision constitutionnelle de 1962
Depuis l’adoption de la Constitution de 1946

Depuis la révision constitutionnelle de 1962

Explication

La révision de 1962 a instauré l’élection du Président au suffrage universel direct. Auparavant, le Président était élu par un collège d’environ 80 000 électeurs.

8. Quelles conditions de parrainage doit remplir un candidat à l’élection présidentielle ?

Réunir 300 présentations provenant d’au moins 30 départements, avec un maximum de 50 présentations par département
Réunir 500 présentations provenant d’au moins 50 départements, avec un maximum de 30 présentations par département
Réunir 500 présentations provenant d’au moins 30 départements, avec un maximum de 50 présentations par département
Réunir 500 présentations provenant d’au moins 20 départements, sans plafond départemental fixé

Réunir 500 présentations provenant d’au moins 30 départements, avec un maximum de 50 présentations par département

Explication

La candidature exige 500 parrains représentant au moins 30 départements, aucun département ne pouvant fournir plus de 50 parrains. Cette condition concerne la présentation de la candidature et se distingue de la déclaration de patrimoine.

9. Que signifie l’irresponsabilité politique du Président de la République ?

Le Parlement peut le révoquer pour désaccord politique, tandis que le Gouvernement bénéficie d’une protection identique
Le Président ne peut faire l’objet d’aucune procédure, tandis que le Gouvernement échappe au contrôle de l’Assemblée nationale
Le Parlement ne peut pas le renverser ou le révoquer pour des motifs politiques, contrairement au Gouvernement
Le Président répond politiquement devant l’Assemblée nationale, tandis que le Premier ministre exerce un mandat indépendant

Le Parlement ne peut pas le renverser ou le révoquer pour des motifs politiques, contrairement au Gouvernement

Explication

L’irresponsabilité politique empêche le Parlement de renverser ou de révoquer le Président pour des raisons politiques. Le Gouvernement, en revanche, demeure responsable devant l’Assemblée nationale.

10. Quelle protection l’inviolabilité présidentielle accorde-t-elle pendant le mandat ?

Elle interdit au Parlement de contrôler le Gouvernement pendant le mandat présidentiel et suspend les élections nationales
Elle suspend les poursuites et actes de procédure devant les autorités françaises pour les actes détachables ou antérieurs au mandat
Elle protège définitivement les actes accomplis dans l’exercice de la fonction présidentielle contre toute procédure ultérieure
Elle exonère le Président de toute responsabilité politique et pénale pour les décisions prises avant son élection

Elle suspend les poursuites et actes de procédure devant les autorités françaises pour les actes détachables ou antérieurs au mandat

Explication

L’inviolabilité suspend, pendant le mandat, les poursuites et actes de procédure devant les juridictions ou autorités françaises pour les actes détachables de la fonction ou antérieurs au mandat. Cette protection est temporaire, contrairement à la protection attachée aux actes accomplis en qualité de Président.

11. Quand les procédures suspendues contre le Président peuvent-elles reprendre après la fin de ses fonctions ?

À l’expiration d’un délai d’un mois après la cessation de ses fonctions
Après l’expiration d’un délai de six mois suivant la cessation de ses fonctions
Dès le jour suivant la proclamation de la fin de ses fonctions
À l’issue du mandat suivant, après une nouvelle décision de la Haute Cour

À l’expiration d’un délai d’un mois après la cessation de ses fonctions

Explication

Les procédures suspendues peuvent reprendre un mois après la cessation des fonctions présidentielles. Le délai protège temporairement l’ancien Président sans empêcher la reprise ultérieure des procédures.

12. Dans quel cas la Haute Cour peut-elle destituer le Président depuis la révision de 2007 ?

En cas de refus du Gouvernement de contresigner une décision relevant de ses compétences
En cas de condamnation pénale définitive pour un acte commis avant l’élection présidentielle
En cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat
En cas de désaccord politique persistant avec l’Assemblée nationale sur une réforme gouvernementale

En cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat

Explication

Depuis la révision de 2007, la Haute Cour peut destituer le Président lorsque son manquement à ses devoirs est manifestement incompatible avec l’exercice du mandat. Un simple désaccord politique ou un refus de contreseing ne suffit pas à caractériser ce motif.

13. Lequel de ces actes relève des pouvoirs propres du Président de la République et n’exige donc pas de contreseing ?

La nomination d’un préfet
La promulgation d’une loi ordinaire
La nomination du Premier ministre
La signature d’un décret d’application

La nomination du Premier ministre

Explication

La nomination du Premier ministre, prévue par l’article 8, alinéa 1, appartient aux pouvoirs propres du Président et échappe au contreseing. Les autres actes mentionnés relèvent en principe d’un régime de contreseing ou de compétences administratives distinctes.

14. Dans quelle situation le fait majoritaire permet-il au Président de la République d’orienter effectivement l’action gouvernementale ?

Lorsque le Gouvernement est politiquement indépendant du Parlement
Lorsque l’Assemblée nationale est dépourvue de majorité stable
Lorsque le Premier ministre reçoit son mandat d’une décision judiciaire
Lorsque la majorité présidentielle correspond à la majorité parlementaire

Lorsque la majorité présidentielle correspond à la majorité parlementaire

Explication

Le fait majoritaire désigne la concordance entre les majorités présidentielle et parlementaire, ce qui facilite l’orientation de l’action gouvernementale par le Président. L’absence de majorité parlementaire stable tend au contraire à limiter concrètement son influence.

15. Quel principe l’article 19 établit-il pour les actes du Président de la République ?

Ils sont en principe soumis au contreseing ministériel
Ils sont en principe signés par le président de l’Assemblée nationale
Ils sont en principe adoptés par le Conseil constitutionnel
Ils sont en principe approuvés par référendum national

Ils sont en principe soumis au contreseing ministériel

Explication

L’article 19 pose le contreseing du Premier ministre et, le cas échéant, des ministres responsables comme principe applicable aux actes présidentiels. Certains pouvoirs propres, notamment ceux prévus aux articles 8, 11, 12 et 16, constituent des exceptions à ce principe.

16. Après quelle durée d’exercice des pouvoirs exceptionnels le contrôle du Conseil constitutionnel devient-il automatique ?

Après soixante jours
Après quarante-cinq jours
Après quatre-vingt-dix jours
Après trente jours

Après soixante jours

Explication

Le contrôle du Conseil constitutionnel devient automatique après soixante jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels prévus par l’article 16. Dès trente jours, une saisine est possible, mais elle n’est pas encore automatique.

17. Quelle responsabilité caractérise le Gouvernement dans ses rapports avec le Parlement ?

Une responsabilité administrative devant le Conseil d’État
Une responsabilité électorale devant le Conseil constitutionnel
Une responsabilité politique devant le Parlement
Une responsabilité judiciaire devant la Cour de cassation

Une responsabilité politique devant le Parlement

Explication

En vertu de l’article 20, le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation tout en étant politiquement responsable devant le Parlement. Cette responsabilité le distingue du Président de la République, qui n’est pas soumis au même mécanisme de responsabilité politique parlementaire.

18. Quelle procédure est déclenchée par les députés pour mettre en cause la responsabilité politique du Gouvernement ?

Le dépôt d’une motion de censure
L’engagement de responsabilité sur un texte
La convocation du Conseil des ministres
La saisine du Conseil constitutionnel

Le dépôt d’une motion de censure

Explication

La motion de censure est déposée par les députés et constitue l’une des voies de mise en jeu de la responsabilité gouvernementale. L’engagement de responsabilité sur un texte est, lui, déclenché par le Gouvernement.

19. Quelle conséquence suit l’adoption d’une motion de censure par l’Assemblée nationale ?

Le Gouvernement obtient un mandat parlementaire supplémentaire
Le Premier ministre remet la démission du Gouvernement au Président
Le Président dissout automatiquement le Conseil constitutionnel
Le Sénat nomme directement un nouveau Premier ministre

Le Premier ministre remet la démission du Gouvernement au Président

Explication

Lorsque l’Assemblée nationale adopte une motion de censure dans les conditions constitutionnelles, le Premier ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement. Cette procédure ne conduit ni à la nomination automatique d’un nouveau Premier ministre par le Sénat ni à une prorogation du mandat gouvernemental.

20. Quelle affirmation décrit correctement le pouvoir réglementaire du Premier ministre ?

Il exerce le pouvoir législatif dans les matières réservées au Parlement
Il exerce le pouvoir réglementaire de droit commun sous réserve de l’article 13
Il signe les décrets délibérés en Conseil des ministres sans intervention présidentielle
Il dirige les juridictions administratives chargées d’appliquer les règlements

Il exerce le pouvoir réglementaire de droit commun sous réserve de l’article 13

Explication

L’article 21 confie au Premier ministre le pouvoir réglementaire de droit commun, sous réserve des compétences présidentielles prévues notamment par l’article 13. Le Président signe les décrets délibérés en Conseil des ministres, tandis que le Premier ministre ne détient pas le pouvoir législatif.

21. Dans quel but principal le Premier ministre exerce-t-il le pouvoir réglementaire ?

Pour régler les litiges individuels relevant des juridictions judiciaires
Pour modifier directement les dispositions constitutionnelles en vigueur
Pour édicter des normes générales nécessaires à l’exécution des lois
Pour remplacer les lois dans toutes les matières parlementaires

Pour édicter des normes générales nécessaires à l’exécution des lois

Explication

Le pouvoir réglementaire permet au Premier ministre d’édicter des normes générales et impersonnelles afin d’exécuter les lois et d’intervenir dans les domaines non réservés au législateur. Il ne lui permet ni de modifier la Constitution ni de trancher des litiges individuels.

22. À quelle condition les ordonnances acquièrent-elles une valeur législative ?

Après leur publication au Journal officiel
Après leur signature par le Président de la République
Après leur examen par le Conseil d’État
Après leur ratification par le Parlement

Après leur ratification par le Parlement

Explication

Les ordonnances sont prises par le Gouvernement après une habilitation parlementaire et acquièrent une valeur législative lorsqu’elles sont ratifiées par le Parlement. Leur signature présidentielle ou leur publication ne suffit pas, à elle seule, à leur conférer cette valeur.

23. Dans quelle situation y a-t-il cohabitation sous la Ve République ?

Le Parlement est divisé entre plusieurs groupes, tandis que le Président gouverne avec un gouvernement provisoire
Le Président et la majorité parlementaire appartiennent à des camps opposés, entraînant la nomination d’un Premier ministre issu de cette majorité
Le Président ne dispose pas d’une majorité absolue, mais conserve un Premier ministre issu de son propre camp politique
Le Gouvernement perd une partie de son soutien, sans qu’une majorité parlementaire adverse soit constituée

Le Président et la majorité parlementaire appartiennent à des camps opposés, entraînant la nomination d’un Premier ministre issu de cette majorité

Explication

La cohabitation suppose que le Président affronte une majorité parlementaire opposée et nomme un Premier ministre issu de celle-ci. Une majorité relative hostile ou fragmentée ne suffit pas, à elle seule, à caractériser une cohabitation.

24. Quelle période correspond à la troisième cohabitation qu’a connue la France ?

De 1986 à 1988, entre François Mitterrand et Jacques Chirac
De 1997 à 2002, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin
De 2002 à 2007, entre Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin
De 1993 à 1995, entre François Mitterrand et Édouard Balladur

De 1997 à 2002, entre Jacques Chirac et Lionel Jospin

Explication

La troisième cohabitation s’est déroulée de 1997 à 2002 entre Jacques Chirac et Lionel Jospin. Les périodes 1986-1988 et 1993-1995 correspondent respectivement aux deux cohabitations précédentes.

25. Que doit faire le Gouvernement lorsqu’une intervention des forces armées à l’étranger se prolonge au-delà de quatre mois ?

Demander au Président de renouveler directement l’autorisation militaire
Obtenir une autorisation parlementaire après un débat et un vote
Organiser un référendum national portant sur la poursuite de l’intervention
Saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il autorise la prolongation

Obtenir une autorisation parlementaire après un débat et un vote

Explication

Depuis 2008, le Gouvernement doit obtenir une autorisation du Parlement lorsque l’intervention extérieure dépasse quatre mois, après débat et vote. La prolongation ne dépend donc pas d’un référendum ni d’une autorisation présidentielle autonome.

26. Comment se caractérisent les rapports entre le Premier ministre et le Président pendant une cohabitation ?

Le Parlement assume la direction de l’exécutif, tandis que les deux têtes de l’exécutif deviennent symboliques
Le Président dirige l’action gouvernementale, tandis que le Premier ministre exerce une fonction principalement consultative
Le Premier ministre et le Président se partagent leurs compétences selon un accord dépourvu de tensions politiques
Le Premier ministre bénéficie d’une large autonomie, tandis que le Président conserve des moyens d’intervention

Le Premier ministre bénéficie d’une large autonomie, tandis que le Président conserve des moyens d’intervention

Explication

Le soutien de la majorité parlementaire donne au Premier ministre une large autonomie, mais le Président conserve des moyens d’intervention. Cette coexistence peut donc produire un équilibre conflictuel entre les deux pôles de l’exécutif.

27. Quel est l’objectif principal du parlementarisme rationalisé ?

Encadrer le régime parlementaire pour limiter l’instabilité gouvernementale et renforcer l’efficacité de l’exécutif
Organiser la représentation des collectivités territoriales au moyen d’une seconde chambre renforcée
Accroître la liberté des assemblées afin de rendre le Gouvernement dépendant de leurs décisions quotidiennes
Supprimer le contrôle parlementaire pour concentrer l’ensemble du pouvoir normatif dans l’exécutif

Encadrer le régime parlementaire pour limiter l’instabilité gouvernementale et renforcer l’efficacité de l’exécutif

Explication

Le parlementarisme rationalisé regroupe des mécanismes constitutionnels qui encadrent le fonctionnement parlementaire afin d’éviter l’instabilité gouvernementale et de renforcer l’efficacité de l’exécutif. Il ne supprime toutefois pas le rôle de contrôle des assemblées.

28. Quelles sont les trois missions attribuées au Parlement par l’article 24 de la Constitution ?

Voter la loi, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques
Nommer les ministres, diriger l’administration et contrôler les juridictions judiciaires
Réviser les lois organiques, dissoudre les assemblées et sanctionner les magistrats
Élaborer les traités, commander les forces armées et conduire la politique étrangère

Voter la loi, contrôler l’action du Gouvernement et évaluer les politiques publiques

Explication

L’article 24 confie au Parlement le vote de la loi, le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques. La direction de l’administration et la conduite de la politique étrangère relèvent principalement de l’exécutif.

29. Quelle distinction oppose correctement l’irresponsabilité parlementaire à l’inviolabilité ?

L’irresponsabilité dépend d’une autorisation judiciaire, tandis que l’inviolabilité interdit toute poursuite visant un parlementaire
L’irresponsabilité suspend les poursuites pendant le mandat, tandis que l’inviolabilité protège durablement les votes et opinions exprimés en séance
L’irresponsabilité concerne les actes privés du parlementaire, tandis que l’inviolabilité couvre toute décision prise dans l’exercice du mandat
L’irresponsabilité protège les opinions et votes du mandat de manière permanente, tandis que l’inviolabilité offre une protection procédurale temporaire et relative

L’irresponsabilité protège les opinions et votes du mandat de manière permanente, tandis que l’inviolabilité offre une protection procédurale temporaire et relative

Explication

L’irresponsabilité couvre les opinions et votes liés à l’exercice du mandat et conserve un caractère permanent. L’inviolabilité concerne certaines mesures d’arrestation ou de poursuite et constitue une protection procédurale temporaire et relative.

30. Quelle règle l’article 27 de la Constitution pose-t-il concernant le mandat des parlementaires ?

Il réserve le vote personnel aux commissions et autorise un mandat impératif lors des séances publiques
Il rend nul le mandat impératif et exige un vote personnel, avec une délégation encadrée par une loi organique
Il impose un mandat impératif et autorise chaque parlementaire à transmettre librement son vote à un collègue
Il permet aux électeurs de retirer directement le mandat d’un élu qui s’écarte de ses engagements de campagne

Il rend nul le mandat impératif et exige un vote personnel, avec une délégation encadrée par une loi organique

Explication

L’article 27 affirme la nullité de tout mandat impératif et pose le principe du vote personnel. Une délégation reste possible, mais elle doit être encadrée par une loi organique.

31. Que signifie le caractère représentatif du mandat parlementaire ?

L’élu représente la Nation et n’est pas juridiquement lié par les instructions impératives de ses électeurs
L’élu reçoit un mandat personnel des électeurs et ne peut participer aux décisions qui dépassent sa circonscription
L’élu doit appliquer juridiquement le programme annoncé et peut être révoqué pour toute décision différente
L’élu représente son parti politique et doit suivre ses consignes sous peine d’annulation de son mandat

L’élu représente la Nation et n’est pas juridiquement lié par les instructions impératives de ses électeurs

Explication

Le mandat représentatif permet au parlementaire de représenter la Nation sans être juridiquement soumis à des instructions impératives. Un mandat qui lierait l’élu à un programme obligatoire serait nul.

32. Dans quelles conditions le Gouvernement peut-il prendre des ordonnances en vertu de l’article 38 ?

Après vote préalable des deux assemblées, contrôle juridictionnel et absence de délai déterminé
Après délibération en Conseil des ministres et avis du Conseil d’État, dans un délai limité, avec dépôt devant une assemblée
Après décision présidentielle, consultation des électeurs et validation obligatoire par le Conseil constitutionnel
Après adoption par référendum, avis du Parlement et publication immédiate sans limite de durée

Après délibération en Conseil des ministres et avis du Conseil d’État, dans un délai limité, avec dépôt devant une assemblée

Explication

L’article 38 permet au Gouvernement de prendre des ordonnances dans un délai limité, après délibération en Conseil des ministres et avis du Conseil d’État, puis de les déposer devant l’une des assemblées. Le dispositif ne repose pas sur un référendum ni sur un vote préalable des deux chambres.

33. Que désigne le cumul des mandats en droit politique français ?

La détention simultanée de plusieurs mandats électifs, national et locaux
L’association d’un mandat électif et d’un emploi public non électif
L’exercice simultané d’un mandat parlementaire et d’une fonction ministérielle
La combinaison d’une fonction gouvernementale et d’une représentation professionnelle nationale

La détention simultanée de plusieurs mandats électifs, national et locaux

Explication

Le cumul des mandats correspond à la détention simultanée de plusieurs mandats électifs, généralement un mandat national et un ou plusieurs mandats locaux. La fonction ministérielle relève d’une incompatibilité distincte prévue par l’article 23 de la Constitution.

34. Quelle réforme a interdit le cumul d’un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale ?

La loi organique du 14 février 2014, entrée en vigueur en 2017
La loi organique du 5 avril 2000, entrée en vigueur au début des années 2000
La loi organique du 30 décembre 1985, appliquée dès son adoption
La révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, applicable aux élections suivantes

La loi organique du 14 février 2014, entrée en vigueur en 2017

Explication

La loi organique du 14 février 2014, entrée en vigueur en 2017, a interdit le cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale. Les textes de 1985 et de 2000 avaient auparavant renforcé la réglementation, mais ne posaient pas cette interdiction complète.

35. Quelle incompatibilité l’article 23 de la Constitution établit-il pour les membres du Gouvernement ?

L’incompatibilité avec tout mandat parlementaire et plusieurs autres fonctions
L’incompatibilité avec les mandats locaux dépassant un certain nombre légal
L’incompatibilité avec toute activité politique exercée pendant une campagne électorale
L’incompatibilité avec une fonction exécutive locale exercée par un parlementaire

L’incompatibilité avec tout mandat parlementaire et plusieurs autres fonctions

Explication

L’article 23 rend incompatibles les fonctions gouvernementales avec tout mandat parlementaire, ainsi qu’avec certaines fonctions de représentation, certains emplois publics et toute activité professionnelle. La limitation du cumul local-national relève d’une évolution progressive distincte.

36. Quelle modification institutionnelle la révision constitutionnelle du 4 août 1995 a-t-elle instaurée ?

Une limitation du recours à l’article 49 alinéa 3 pour certains projets
Une organisation budgétaire par missions, programmes et actions évaluées
Une répartition fixe des semaines entre le Gouvernement et les assemblées
Une session parlementaire unique d’octobre à juin, plafonnée à 120 jours

Une session parlementaire unique d’octobre à juin, plafonnée à 120 jours

Explication

La révision du 4 août 1995 a instauré une session parlementaire unique d’octobre à juin, normalement plafonnée à 120 jours de séance. La répartition des semaines et l’encadrement de l’article 49 alinéa 3 résultent principalement de la réforme de 2008.

37. Depuis la révision constitutionnelle de 2008, comment les semaines de séance sont-elles principalement réparties ?

Une semaine au Gouvernement, deux au contrôle et une aux groupes minoritaires
Deux semaines au Gouvernement, une au contrôle et une à l’ordre du jour des assemblées
Trois semaines au Gouvernement et une semaine réservée aux commissions permanentes
Deux semaines aux assemblées, une au Gouvernement et une aux collectivités territoriales

Deux semaines au Gouvernement, une au contrôle et une à l’ordre du jour des assemblées

Explication

Depuis 2008, deux semaines sur quatre sont réservées prioritairement au Gouvernement, une au contrôle et à l’évaluation, et une à l’ordre du jour des assemblées. Cette dernière comprend notamment un jour par mois consacré aux groupes d’opposition et minoritaires.

38. Pour quels textes le Premier ministre peut-il engager la responsabilité du Gouvernement au titre de l’article 49, alinéa 3, depuis 2008 ?

Les projets de loi constitutionnelle et les textes relatifs aux élections
Les projets de loi ordinaires adoptés après une commission mixte paritaire
Les textes financiers et un autre texte par session parlementaire
Les textes votés en urgence lorsque les deux assemblées divergent

Les textes financiers et un autre texte par session parlementaire

Explication

Depuis 2008, l’article 49, alinéa 3, peut être utilisé pour les projets de loi de finances, les projets de loi de financement de la sécurité sociale et un autre texte par session. Les autres catégories mentionnées ne correspondent pas à la limitation constitutionnelle.

39. Dans quel délai le Gouvernement doit-il informer le Parlement du début d’une intervention des forces armées, et quand son autorisation devient-elle nécessaire ?

Dans les trois jours, puis dès le premier mois d’intervention
Dans les quinze jours, puis au-delà de trois mois d’intervention
Dans les trois jours, puis au-delà de quatre mois d’intervention
Dans les quarante jours, puis au-delà de quatre mois d’intervention

Dans les trois jours, puis au-delà de quatre mois d’intervention

Explication

Le Gouvernement doit informer le Parlement au plus tard trois jours après le début de l’intervention et préciser ses objectifs. L’autorisation parlementaire devient nécessaire lorsque l’intervention dépasse quatre mois, et non dès son commencement.

40. Quel droit fiscal l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 reconnaît-il aux citoyens ?

Le droit de contrôler les dépenses publiques sans l’intermédiaire de représentants
Le droit de déterminer le montant des dépenses avant toute discussion parlementaire
Le droit de consentir l’impôt, d’en suivre l’emploi et d’en fixer les principales modalités
Le droit de proposer directement le projet de loi de finances au Parlement

Le droit de consentir l’impôt, d’en suivre l’emploi et d’en fixer les principales modalités

Explication

L’article 14 reconnaît aux citoyens, directement ou par leurs représentants, le droit de consentir l’impôt, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. Il ne leur attribue pas l’initiative formelle du projet de loi de finances.

41. Quels délais l’article 47 de la Constitution fixe-t-il pour l’examen parlementaire du budget ?

Quarante jours pour l’Assemblée nationale, quinze pour le Sénat et soixante-dix au total
Soixante-dix jours pour l’Assemblée nationale et quinze pour le Sénat au total
Quinze jours pour l’Assemblée nationale, quarante pour le Sénat et soixante-dix au total
Quarante jours pour chaque assemblée et quatre-vingt-dix jours au total

Quarante jours pour l’Assemblée nationale, quinze pour le Sénat et soixante-dix au total

Explication

L’Assemblée nationale dispose de quarante jours en première lecture, le Sénat de quinze jours, et le délai global d’examen est de soixante-dix jours. À l’issue de ce délai global, le Gouvernement peut mettre le projet en vigueur par ordonnance.

42. Quelle conséquence l’article 40 de la Constitution attache-t-il aux amendements parlementaires qui aggravent une charge publique ?

Ils peuvent être examinés après avis favorable de la Cour des comptes
Ils sont déclarés irrecevables au cours de la procédure parlementaire
Ils doivent être transmis au Conseil constitutionnel avant leur discussion
Ils sont automatiquement transformés en projets de loi gouvernementaux

Ils sont déclarés irrecevables au cours de la procédure parlementaire

Explication

L’article 40 rend irrecevables les propositions et amendements parlementaires qui diminuent les ressources publiques ou créent ou aggravent une charge publique. Cette règle limite les initiatives financières parlementaires sans retirer au Gouvernement l’initiative du projet de loi de finances.

43. Comment le Parlement contrôle-t-il l’utilisation des crédits dans le cadre de la LOLF ?

Il vote les crédits par missions et programmes, puis s’appuie sur les PAP et les RAP
Il vote chaque dépense séparément, puis confie l’évaluation aux collectivités territoriales
Il adopte les crédits par ministères, puis mesure les résultats dans les lois de règlement
Il autorise les recettes par actions, puis contrôle les dépenses grâce aux débats généraux

Il vote les crédits par missions et programmes, puis s’appuie sur les PAP et les RAP

Explication

La LOLF organise le vote des crédits par missions et programmes et permet leur suivi grâce aux projets annuels de performance et aux rapports annuels de performance. Les PAP présentent les objectifs et indicateurs, tandis que les RAP permettent d’évaluer les résultats obtenus.

44. Quelle distinction caractérise le référendum par rapport au plébiscite ?

Le référendum concerne une décision judiciaire, tandis que le plébiscite porte sur une élection parlementaire
Le référendum est organisé par les assemblées, tandis que le plébiscite relève d’une consultation locale
Le référendum porte sur le contenu d’un texte, tandis que le plébiscite met en jeu la confiance envers son promoteur
Le référendum mesure la confiance envers une autorité, tandis que le plébiscite examine le contenu d’un texte

Le référendum porte sur le contenu d’un texte, tandis que le plébiscite met en jeu la confiance envers son promoteur

Explication

Le référendum demande aux électeurs de se prononcer sur le contenu d’un texte, alors que le plébiscite transforme le vote en jugement de confiance envers l’autorité qui le soumet. Confondre les deux revient à attribuer au référendum une logique de soutien personnel propre au plébiscite.

45. Quel élément caractérisait l’usage gaullien des référendums de 1958, 1961, 1962 et 1969 ?

Le général de Gaulle réservait ces consultations aux révisions constitutionnelles sans engager sa responsabilité politique
Le général de Gaulle soumettait ces textes au vote parlementaire avant de consulter les électeurs
Le général de Gaulle liait l’approbation du texte à sa confiance personnelle et annonçait sa démission en cas de rejet
Le général de Gaulle demandait aux assemblées de confirmer leur soutien avant chaque décision gouvernementale

Le général de Gaulle liait l’approbation du texte à sa confiance personnelle et annonçait sa démission en cas de rejet

Explication

De Gaulle a transformé ces référendums en questions de confiance personnelle en annonçant qu’il démissionnerait si les électeurs rejetaient le texte, ce qu’il fit après l’échec de 1969. L’interprétation strictement textuelle néglige donc la dimension personnelle de ces consultations.

46. Dans quel cas l’article 11 permet-il au président de la République de soumettre un projet de loi au référendum ?

Lorsque le projet règle une affaire individuelle après son adoption par le Conseil constitutionnel
Lorsque le projet concerne notamment l’organisation des pouvoirs publics, la politique nationale ou certains traités
Lorsque le projet modifie le mandat présidentiel sans intervention du gouvernement ni des assemblées
Lorsque le projet budgétaire est rejeté par le Sénat au terme de la procédure parlementaire

Lorsque le projet concerne notamment l’organisation des pouvoirs publics, la politique nationale ou certains traités

Explication

L’article 11 vise notamment l’organisation des pouvoirs publics, la politique économique, sociale ou environnementale de la Nation et la ratification de certains traités, sur proposition gouvernementale ou parlementaire conjointe. Un rejet budgétaire du Sénat ne constitue pas, à lui seul, le fondement de cette procédure.

47. Quelles conditions cumulatives caractérisent le référendum d’initiative partagée prévu par l’article 11 ?

Le soutien d’un dixième des parlementaires et d’un cinquième des électeurs inscrits, recueilli en six mois
Le soutien d’un tiers des parlementaires et d’un vingtième des électeurs inscrits, recueilli en trois mois
Le soutien de la moitié des parlementaires et de quatre millions d’électeurs, recueilli en douze mois
Le soutien d’un cinquième des parlementaires et d’un dixième des électeurs inscrits, recueilli en neuf mois

Le soutien d’un cinquième des parlementaires et d’un dixième des électeurs inscrits, recueilli en neuf mois

Explication

Le référendum d’initiative partagée exige le soutien d’un cinquième des parlementaires et d’un dixième des électeurs inscrits, soit environ 4,8 millions de personnes, dans un délai de neuf mois. Les autres combinaisons modifient les seuils ou le délai prévus par cette procédure.

48. Que peut faire le gouvernement lorsque la commission mixte paritaire échoue à trouver un accord ?

Il doit transmettre le texte au Sénat pour une nouvelle lecture prioritaire et décisive
Il peut demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement sur le texte
Il doit retirer le projet jusqu’à ce que les deux chambres adoptent une rédaction commune
Il doit organiser un référendum législatif avant toute reprise de la discussion parlementaire

Il peut demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement sur le texte

Explication

Après l’échec de la commission mixte paritaire, le gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de statuer définitivement, ce qui établit sa prééminence dans la procédure législative ordinaire. Le Sénat ne dispose donc pas d’un pouvoir de blocage définitif dans cette situation.

49. Quelle répartition des délais s’applique aux projets de loi de finances entre les deux chambres ?

L’Assemblée nationale dispose de 40 jours, le Sénat de 15 jours, dans un délai global de 50 jours
L’Assemblée nationale dispose de 30 jours, le Sénat de 20 jours, dans un délai global de 60 jours
L’Assemblée nationale dispose de 40 jours, le Sénat de 15 jours, dans un délai global de 70 jours
L’Assemblée nationale dispose de 15 jours, le Sénat de 40 jours, dans un délai global de 70 jours

L’Assemblée nationale dispose de 40 jours, le Sénat de 15 jours, dans un délai global de 70 jours

Explication

Les projets de loi de finances sont déposés en priorité à l’Assemblée nationale, qui bénéficie de 40 jours contre 15 pour le Sénat, avec un délai global de 70 jours. Le délai global de 50 jours concerne les lois de financement de la sécurité sociale, pas les lois de finances.

50. Que se passe-t-il lorsqu’une opération extérieure se prolonge au-delà de quatre mois ?

La prolongation est soumise à un référendum dès lors que les deux chambres ne votent pas pareillement
La prolongation est soumise à un vote, et l’Assemblée nationale tranche en dernier ressort en cas de désaccord
La prolongation relève du président de la République après une information des commissions parlementaires
La prolongation est décidée par le Sénat après un débat sans vote organisé dans chaque chambre

La prolongation est soumise à un vote, et l’Assemblée nationale tranche en dernier ressort en cas de désaccord

Explication

Le Premier ministre informe les deux chambres et organise d’abord un débat sans vote ; au-delà de quatre mois, la prolongation doit être approuvée par un vote. En cas de désaccord entre les chambres, l’Assemblée nationale possède le dernier mot.

51. Quelle particularité distingue la révision constitutionnelle de la procédure législative ordinaire concernant le rôle du Sénat ?

L’article 89 autorise une commission mixte paritaire à adopter la révision sans accord formel des deux assemblées
L’article 89 donne au gouvernement le pouvoir de trancher entre les deux chambres après une lecture supplémentaire
L’article 89 ne donne pas de dernier mot à l’Assemblée nationale, permettant au Sénat de bloquer une révision
L’article 89 permet au président de la République d’imposer une révision malgré l’opposition persistante du Sénat

L’article 89 ne donne pas de dernier mot à l’Assemblée nationale, permettant au Sénat de bloquer une révision

Explication

Pour une révision constitutionnelle, l’article 89 n’accorde pas de dernier mot à l’Assemblée nationale : un texte doit être voté dans les mêmes termes par les deux chambres. Le Sénat peut donc empêcher durablement une révision qui lui est défavorable, contrairement à la procédure législative ordinaire.

52. Quelle opposition décrit correctement les effets du scrutin majoritaire et du scrutin proportionnel ?

Le scrutin majoritaire favorise la formation de majorités, tandis que le scrutin proportionnel représente davantage le pluralisme
Le scrutin majoritaire répartit les sièges selon le poids des formations, tandis que le scrutin proportionnel favorise les majorités
Le scrutin majoritaire concerne les listes, tandis que le scrutin proportionnel attribue les sièges au candidat arrivé en tête
Le scrutin majoritaire garantit une représentation fidèle des voix, tandis que le scrutin proportionnel renforce la stabilité gouvernementale

Le scrutin majoritaire favorise la formation de majorités, tandis que le scrutin proportionnel représente davantage le pluralisme

Explication

Le scrutin majoritaire attribue les sièges aux candidats ou listes arrivés en tête et favorise la gouvernabilité, tandis que la proportionnelle répartit les sièges selon le poids électoral des formations. Les autres propositions inversent les effets caractéristiques des deux modes de scrutin.

53. Quel mode de scrutin est utilisé pour élire les députés français ?

Le scrutin uninominal majoritaire à deux tours
Le scrutin de liste majoritaire à représentation proportionnelle
Le scrutin binominal majoritaire à deux tours
Le scrutin de liste proportionnel à un tour

Le scrutin uninominal majoritaire à deux tours

Explication

Les députés français sont élus dans des circonscriptions au scrutin uninominal majoritaire à deux tours. Ce choix vise historiquement à favoriser l’émergence d’une majorité parlementaire soutenant le gouvernement, et non une répartition proportionnelle des sièges.

54. Que montre le résultat des élections législatives de 1981, où le Parti socialiste a obtenu environ 38 % des voix mais environ 58 % des sièges ?

Le scrutin majoritaire répartit les sièges selon la part exacte des suffrages exprimés
Le scrutin majoritaire peut amplifier une pluralité de voix en majorité de sièges
Le scrutin proportionnel donne une prime institutionnelle aux formations arrivées en tête
Le scrutin proportionnel peut transformer une majorité de voix en minorité de sièges

Le scrutin majoritaire peut amplifier une pluralité de voix en majorité de sièges

Explication

L’écart entre la part des suffrages et la part des sièges illustre l’effet amplificateur du scrutin majoritaire, qui peut convertir une pluralité de voix en majorité parlementaire. Une répartition selon le poids électoral des formations correspond davantage à la logique proportionnelle.

55. Comment sont combinés les modes de scrutin lors des élections municipales et régionales ?

Les sièges sont répartis intégralement à la proportionnelle après un second tour entre les deux listes principales
Une prime majoritaire est accordée à la liste arrivée en tête, puis les sièges restants sont répartis à la proportionnelle
Une répartition majoritaire précède une prime proportionnelle accordée aux listes dépassant un seuil électoral
La liste arrivée en tête reçoit tous les sièges, tandis que les autres listes conservent leurs voix au conseil

Une prime majoritaire est accordée à la liste arrivée en tête, puis les sièges restants sont répartis à la proportionnelle

Explication

Les élections municipales et régionales associent une prime majoritaire à la liste arrivée en tête et une répartition proportionnelle des sièges restants. Elles ne relèvent donc ni d’une proportionnelle intégrale ni d’une attribution totale des sièges à la liste gagnante.

56. Quelle est la fonction principale d’une loi organique dans l’ordre juridique français ?

Préciser certaines dispositions de la Constitution
Régler les relations entre les personnes privées
Modifier directement les règles constitutionnelles
Fixer les principes généraux de la politique gouvernementale

Préciser certaines dispositions de la Constitution

Explication

La loi organique précise certaines dispositions de la Constitution et occupe une place intermédiaire entre la loi ordinaire et la loi constitutionnelle. La loi ordinaire intervient, elle, dans le domaine législatif général sans avoir cette fonction spécifique de précision constitutionnelle.

57. En cas de désaccord entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur une loi organique, quelle règle de vote s’applique à l’Assemblée nationale ?

Elle doit l’adopter à la majorité absolue de ses membres
Elle peut l’adopter à la majorité simple des suffrages exprimés
Elle doit l’adopter à la majorité des trois cinquièmes des votants
Elle doit obtenir l’accord unanime des groupes parlementaires

Elle doit l’adopter à la majorité absolue de ses membres

Explication

En cas de désaccord avec le Sénat, l’Assemblée nationale peut adopter la loi organique à la majorité absolue. La majorité simple des suffrages exprimés, applicable dans de nombreux votes ordinaires, ne suffit pas dans cette situation particulière.

58. Quelle conséquence le Conseil constitutionnel a-t-il retenue en 2001 concernant certaines exigences procédurales budgétaires prévues par la LOLF ?

Leur respect relève exclusivement du contrôle politique du Parlement
Leur méconnaissance n’entraîne pas nécessairement l’inconstitutionnalité du budget
Leur violation impose systématiquement une nouvelle délibération parlementaire
Leur méconnaissance entraîne automatiquement l’annulation de la loi de finances

Leur méconnaissance n’entraîne pas nécessairement l’inconstitutionnalité du budget

Explication

La décision de 2001 admet que certaines irrégularités procédurales budgétaires ne rendent pas nécessairement le budget inconstitutionnel, notamment au regard de la continuité de la vie nationale. Cette solution écarte l’idée d’une annulation automatique de toute loi de finances entachée d’une telle irrégularité.

59. Quelle distinction oppose principalement un établissement public à une collectivité territoriale ?

L’établissement public est élu, tandis que la collectivité territoriale dépend d’un conseil nommé
L’établissement public possède la libre administration, tandis que la collectivité territoriale reste soumise à la tutelle
L’établissement public est spécialisé, tandis que la collectivité territoriale dispose d’une compétence générale
L’établissement public exerce une compétence générale, tandis que la collectivité territoriale agit dans un domaine spécialisé

L’établissement public est spécialisé, tandis que la collectivité territoriale dispose d’une compétence générale

Explication

L’établissement public est soumis au principe de spécialité et n’a pas la libre administration, alors que la collectivité territoriale dispose d’une compétence générale et bénéficie de cette libre administration. La confusion fréquente consiste précisément à inverser ces deux régimes.

60. Quels éléments le Conseil d’État utilise-t-il pour distinguer un établissement public administratif d’un établissement industriel et commercial ?

Un faisceau d’indices fondé sur l’objet, l’organisation et le financement
Le mode de nomination du ministre chargé de sa surveillance
La date de création et le montant initial de son capital
La seule nature des usagers fréquentant l’établissement concerné

Un faisceau d’indices fondé sur l’objet, l’organisation et le financement

Explication

Le Conseil d’État procède par faisceau d’indices en examinant l’objet de l’établissement, ses règles d’organisation et son mode de financement. La nature des usagers peut éclairer l’analyse, mais elle ne constitue pas à elle seule le critère de distinction.

61. Quelle limite découle du principe de spécialité applicable aux établissements publics ?

Ils doivent limiter leur action aux compétences qui leur ont été attribuées
Ils peuvent intervenir dans toute matière relevant de l’intérêt local
Ils doivent exercer leurs missions sous la direction d’un conseil élu
Ils peuvent modifier librement l’étendue de leurs compétences statutaires

Ils doivent limiter leur action aux compétences qui leur ont été attribuées

Explication

Le principe de spécialité, reconnu comme principe général du droit, cantonne l’établissement public aux compétences qui lui ont été attribuées. La possibilité d’intervenir dans toute matière d’intérêt local caractérise plutôt la compétence générale des collectivités territoriales.

62. Dans quelles limites une autorité administrative indépendante peut-elle recevoir un pouvoir réglementaire ?

Dans l’exercice d’un pouvoir réglementaire identique à celui du Premier ministre
Dans l’adoption de règlements pouvant modifier les lois en vigueur
Dans le respect des lois et des décrets, sans empiéter sur le pouvoir général du Premier ministre
Dans la fixation autonome de toutes les règles applicables à son secteur

Dans le respect des lois et des décrets, sans empiéter sur le pouvoir général du Premier ministre

Explication

Le pouvoir réglementaire d’une autorité administrative indépendante peut être limité et doit respecter les lois ainsi que les décrets. Il ne peut pas empiéter sur le pouvoir réglementaire général attribué au Premier ministre.

63. Qu’est-ce qui caractérise la déconcentration par rapport à la décentralisation ?

L’État transfère une compétence à une collectivité dotée de la personnalité morale
Une collectivité territoriale confie une mission à un établissement public local
L’État confie des attributions à ses services territoriaux sans créer une autre personne morale
Le Parlement attribue une compétence nouvelle à une autorité administrative indépendante

L’État confie des attributions à ses services territoriaux sans créer une autre personne morale

Explication

La déconcentration reste organisée à l’intérieur de l’État : les attributions sont confiées à des services territoriaux dépourvus de personnalité morale. La décentralisation implique au contraire le transfert d’une compétence à une autre personne morale.

64. Quel mécanisme correspond à la définition juridique de la décentralisation ?

La délégation d’une signature ministérielle à un agent territorial de l’État
Le transfert d’une compétence à une autre personne morale qui s’administre librement sous le contrôle de l’État
La coordination de services administratifs dépourvus de personnalité morale
La répartition de tâches entre les bureaux centraux d’un même ministère

Le transfert d’une compétence à une autre personne morale qui s’administre librement sous le contrôle de l’État

Explication

La décentralisation transfère une compétence d’une personne morale de droit public à une autre, laquelle s’administre librement sous le contrôle de l’État. Les autres situations restent internes à l’État et relèvent de la déconcentration ou de l’organisation administrative.

65. Quelle conséquence la libre administration des collectivités territoriales entraîne-t-elle ?

Elles sont administrées par des conseils élus et disposent d’un pouvoir réglementaire pour leurs compétences légales
Elles sont dirigées par des représentants nommés par le Gouvernement
Elles peuvent modifier la Constitution afin d’élargir leurs compétences locales
Elles exercent un pouvoir réglementaire général indépendant des lois nationales

Elles sont administrées par des conseils élus et disposent d’un pouvoir réglementaire pour leurs compétences légales

Explication

La libre administration repose notamment sur l’élection des conseils et sur un pouvoir réglementaire permettant d’exercer les compétences attribuées par la loi. Elle ne confère ni un pouvoir constitutionnel autonome ni un pouvoir réglementaire général indépendant du cadre légal.

66. Quel régime juridique s’applique en principe aux départements et régions d’outre-mer, par opposition aux collectivités d’outre-mer ?

Les deux catégories relèvent de la spécialité législative et disposent d’une autonomie juridique comparable
Les départements et régions d’outre-mer relèvent de l’identité législative, tandis que les collectivités d’outre-mer relèvent de la spécialité législative et de l’autonomie
Les départements et régions d’outre-mer relèvent de la spécialité législative, tandis que les collectivités d’outre-mer relèvent de l’identité législative
Les deux catégories relèvent de l’identité législative et disposent d’un régime institutionnel identique

Les départements et régions d’outre-mer relèvent de l’identité législative, tandis que les collectivités d’outre-mer relèvent de la spécialité législative et de l’autonomie

Explication

Les départements et régions d’outre-mer sont en principe soumis à l’identité législative, tandis que les collectivités d’outre-mer relèvent de la spécialité législative et de l’autonomie. Les deux catégories obéissent donc à des régimes distincts.

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Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Libertés publiques et contrôle juridictionnel.

Comment était élu le Président sous la IIIe République ?

Il était élu par le Congrès pour sept ans.

Quelle condition s'appliquait aux actes du Président sous la IIIe République ?

Ils étaient soumis au contreseing ministériel.

Que fit Mac-Mahon le 16 mai 1877 ?

Il dissout la Chambre après un désaccord avec la majorité républicaine.

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