QCM : Maîtrise de la législation du temps de travail — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels employeurs sont, en principe, soumis aux règles de durée du travail ?

Uniquement les administrations publiques et les collectivités territoriales
Seulement les entreprises de plus de cinquante salariés
Les employeurs de droit privé, y compris certaines associations employant des salariés
Les particuliers employeurs sans exception

Les employeurs de droit privé, y compris certaines associations employant des salariés

Explication

Les règles de durée du travail visent les employeurs de droit privé, y compris certaines structures sans but lucratif qui emploient des salariés. Les administrations publiques ne constituent pas le cœur de ce champ d’application.

2. Quel statut échappe aux règles sur la durée du travail, la répartition des horaires et le repos ?

Les salariés en contrat à durée déterminée
Les cadres intégrés à une équipe
Les cadres dirigeants remplissant les critères cumulatifs du droit
Les cadres autonomes non intégrés à une équipe

Les cadres dirigeants remplissant les critères cumulatifs du droit

Explication

Les cadres dirigeants sont exclus des règles sur la durée du travail, les horaires et le repos lorsqu’ils remplissent les critères cumulatifs prévus par le droit. Le type de contrat, comme le CDD, ne suffit pas à exclure ces règles.

3. Quels salariés sont, en principe, soumis aux règles de durée du travail et de repos ?

Les cadres intégrés à une équipe et les cadres autonomes
Les salariés seulement lorsqu’ils sont en CDI
Les cadres dirigeants et les dirigeants de société
Les VRP et les assistantes maternelles

Les cadres intégrés à une équipe et les cadres autonomes

Explication

Les cadres intégrés et les cadres autonomes relèvent en principe des règles de durée du travail et des repos. Les cadres dirigeants, au contraire, en sont exclus.

4. Sur quoi le juge se fonde-t-il pour reconnaître la qualité de cadre dirigeant ?

Sur le titre exact inscrit sur la fiche de poste
Sur la fonction réellement exercée au regard de critères cumulatifs
Sur le seul niveau de diplôme du salarié
Sur l’ancienneté dans l’entreprise

Sur la fonction réellement exercée au regard de critères cumulatifs

Explication

Le juge examine la fonction réellement exercée et les critères cumulatifs prévus par le Code du travail, et non le seul intitulé du poste. Le titre du poste n’est donc pas निर्णant à lui seul.

5. Quand un temps de pause devient-il du travail effectif ?

Quand le salarié doit rester à disposition et suivre les directives pendant la pause
Quand le salarié peut librement quitter son poste et vaquer à ses occupations
Uniquement lorsqu’il est rémunéré en plus
Dès qu’il est pris au milieu de la journée

Quand le salarié doit rester à disposition et suivre les directives pendant la pause

Explication

En principe, la pause n’est pas du travail effectif, mais elle le devient si le salarié reste à la disposition de l’employeur et doit suivre ses directives. La liberté d’occupation personnelle est alors absente.

6. Quelle affirmation décrit correctement l’astreinte ?

Le salarié est libre de ne jamais répondre aux sollicitations de l’entreprise
Le salarié est hors de son lieu de travail mais doit pouvoir intervenir rapidement, l’intervention étant du travail effectif
Le salarié est obligatoirement en repos complet sans aucune contrainte
Le salarié est présent en permanence sur son lieu de travail et tout le temps est du travail effectif

Le salarié est hors de son lieu de travail mais doit pouvoir intervenir rapidement, l’intervention étant du travail effectif

Explication

L’astreinte se caractérise par une absence de présence sur le lieu de travail, avec l’obligation de pouvoir intervenir rapidement. Seule l’intervention, et le déplacement lié, constitue du travail effectif.

7. Quelle est la durée légale du travail en France ?

30 heures de travail effectif
35 heures de travail effectif
39 heures de présence
40 heures de travail effectif

35 heures de travail effectif

Explication

La durée légale du travail est fixée à 35 heures de travail effectif. C’est le seuil à partir duquel on entre dans le régime des heures supplémentaires.

8. Sur quelle période s’apprécie la durée hebdomadaire de travail, en principe ?

Du dimanche 0 h au samedi 24 h
Du lundi 0 h au dimanche 24 h
Du premier au dernier jour du mois
Sur chaque période de quinze jours

Du lundi 0 h au dimanche 24 h

Explication

La semaine civile va du lundi à 0 h au dimanche à 24 h et sert de référence pour apprécier la durée hebdomadaire. Un accord collectif peut toutefois prévoir une autre période de sept jours consécutifs.

9. Quel est le repos quotidien minimal, en principe ?

8 heures consécutives
11 heures consécutives
12 heures consécutives
9 heures consécutives

11 heures consécutives

Explication

Le repos quotidien est en principe de 11 heures consécutives entre deux journées de travail. Il ne peut être réduit que dans les cas de dérogation prévus.

10. Quelle limite est mentionnée pour la dérogation aux durées maximales quotidiennes ou hebdomadaires ?

Un dépassement possible de 60 heures par semaine sans condition
Une suppression totale du repos quotidien
Une réduction du repos quotidien à 8 heures au lieu de 11 heures
Une réduction du repos quotidien à 9 heures au lieu de 11 heures

Une réduction du repos quotidien à 9 heures au lieu de 11 heures

Explication

En cas de dérogation, le repos quotidien peut être réduit à 9 heures au lieu de 11 heures, dans un cadre strict. Le texte prévoit aussi des dépassements encadrés de 10 heures par jour ou 48 heures par semaine.

11. Dans quelles conditions l’employeur peut-il écarter immédiatement les règles de durée du travail en cas d’urgence ?

Après accord écrit préalable de chaque salarié concerné
Après avoir demandé une régularisation à l’inspection du travail, une fois l’urgence terminée
Uniquement après avis conforme du comité social et économique
Sans attendre, puis en sollicitant ensuite une régularisation auprès de l’inspection du travail

Sans attendre, puis en sollicitant ensuite une régularisation auprès de l’inspection du travail

Explication

En cas d’urgence, l’employeur peut écarter immédiatement les règles, puis demander ensuite une régularisation à l’inspection du travail. Cette procédure est distincte de la dérogation ordinaire, qui suppose une demande préalable.

12. Quelle autorité peut autoriser une dérogation permettant de dépasser certaines durées maximales et de réduire le repos quotidien ?

Le juge prud’homal, après contestation du salarié
Le maire, par arrêté municipal
L’URSSAF, après vérification des horaires
L’inspection du travail, sur demande motivée de l’employeur

L’inspection du travail, sur demande motivée de l’employeur

Explication

La dérogation est autorisée par l’inspection du travail, sur demande de l’employeur accompagnée de justificatifs et de l’avis des représentants du personnel. Le maire intervient seulement dans d’autres hypothèses, notamment certains dimanches.

13. Quel effet produit un horaire d’équivalence sur le déclenchement des heures supplémentaires ?

Il fixe un seuil de travail effectif équivalent, par exemple 37 heures
Il supprime toute notion d’heures supplémentaires
Il abaisse le seuil légal à 30 heures
Il remplace le salaire par une prime forfaitaire

Il fixe un seuil de travail effectif équivalent, par exemple 37 heures

Explication

L’horaire d’équivalence permet de fixer un seuil de travail effectif équivalent, différent de 35 heures, à partir duquel les heures deviennent supplémentaires. Par exemple, avec un seuil de 37 heures, seules les heures au-delà déclenchent des heures supplémentaires.

14. Qui doit prouver que l’emploi justifie le recours à un horaire d’équivalence en cas de contestation ?

Le salarié, parce qu’il réclame le rappel de salaire
Le CSE, qui décide seul de l’application
L’employeur, qui doit démontrer la justification du régime
Le médecin du travail, qui valide le poste

L’employeur, qui doit démontrer la justification du régime

Explication

En cas de contestation, c’est l’employeur qui doit démontrer que l’emploi justifie le recours à l’horaire d’équivalence. Le salarié n’a pas à apporter seul cette justification.

15. Quel est l’effet d’un régime supplétif d’aménagement du temps de travail mis en place unilatéralement par l’employeur ?

Il impose l’accord exprès de chaque salarié
Il exige la consultation préalable du CSE, sans accord individuel obligatoire
Il interdit toute variation des horaires
Il nécessite une modification du contrat de travail

Il exige la consultation préalable du CSE, sans accord individuel obligatoire

Explication

Le régime supplétif unilatéral ne constitue pas une modification du contrat nécessitant l’accord exprès de chaque salarié, mais il impose la consultation préalable du CSE. C’est donc un mécanisme collectif et non individuel.

16. Sur quelle base doit être calculée la rémunération mensuelle dans un régime supplétif d’aménagement du temps de travail ?

Sur la durée minimale de présence quotidienne
Sur les heures réellement effectuées chaque mois
Sur la base de 35 heures hebdomadaires
Sur un forfait annuel librement fixé

Sur la base de 35 heures hebdomadaires

Explication

Dans ce régime, la rémunération mensuelle est indépendante de l’horaire réel et doit être calculée sur la base de 35 heures hebdomadaires. Elle ne suit donc pas directement les variations du planning.

17. Quel est le taux minimal de majoration applicable aux heures supplémentaires selon le Code du travail ?

25 %
5 %
20 %
10 %

10 %

Explication

Le taux de majoration ne peut jamais être inférieur à 10 %. En pratique, le texte prévoit ensuite des taux de 25 % puis 50 % selon le rang des heures.

18. Que se passe-t-il lorsque le contingent annuel d’heures supplémentaires est dépassé ?

Les heures ne sont plus payées
Elles ouvrent droit à une contrepartie obligatoire en repos en plus de la majoration
Elles sont seulement récupérées sans majoration
Elles deviennent automatiquement du temps partiel

Elles ouvrent droit à une contrepartie obligatoire en repos en plus de la majoration

Explication

Au-delà du contingent annuel, les heures supplémentaires donnent droit à une contrepartie obligatoire en repos, en plus de la majoration de salaire. Ce mécanisme s’ajoute donc au paiement majoré.

19. Quelle règle décrit correctement le repos dominical comme principe général ?

Le dimanche est librement choisi par l’employeur chaque semaine
Le repos dominical n’existe que dans le secteur public
Le salarié ne travaille pas le dimanche, sauf cas prévus par la loi
Le salarié travaille le dimanche sauf dérogation légale

Le salarié ne travaille pas le dimanche, sauf cas prévus par la loi

Explication

Le repos dominical est la règle de principe : le salarié ne travaille pas le dimanche, sauf cas prévus par la loi. Les dérogations sont donc exceptionnelles et encadrées.

20. Quelle contrepartie s’applique, en principe, lorsqu’une dérogation préfectorale prive un salarié du repos dominical sans accord collectif applicable ?

Une simple prime forfaitaire sans repos
Un repos compensateur et une rémunération au moins doublée
Un report automatique au mois suivant
Aucune compensation particulière

Un repos compensateur et une rémunération au moins doublée

Explication

En l’absence d’accord collectif applicable, le salarié privé du repos dominical bénéficie d’un repos compensateur et d’une rémunération au moins égale au double de celle normalement due. La règle vise à compenser fortement la dérogation.

21. Quelle est la durée minimale du repos hebdomadaire en principe accordée au salarié ?

Onze heures consécutives sans autre exigence
Trente-cinq heures consécutives sans interruption
Deux jours complets choisis librement par l’employeur
Vingt-quatre heures consécutives auxquelles s’ajoutent onze heures de repos quotidien

Vingt-quatre heures consécutives auxquelles s’ajoutent onze heures de repos quotidien

Explication

Le repos hebdomadaire s’ajoute au repos quotidien minimal, ce qui conduit en principe à 24 heures de repos hebdomadaire plus 11 heures de repos quotidien, soit 35 heures. Les autres propositions ne correspondent pas à la règle générale.

22. Dans les commerces de détail alimentaire, à partir de quelle heure le repos hebdomadaire peut-il être donné le dimanche ?

À partir de 9 heures
À partir de 13 heures
À partir de 18 heures
À partir de midi

À partir de 13 heures

Explication

Pour les commerces de vente de denrées alimentaires, le repos hebdomadaire peut être donné le dimanche à partir de 13 heures. Les autres horaires proposés ne correspondent pas à ce régime particulier.

23. Combien de jours ouvrables le salarié obtient-il en principe par mois de travail effectif pour les congés payés ?

3 jours ouvrables
2 jours ouvrés
5 jours ouvrables
2,5 jours ouvrables

2,5 jours ouvrables

Explication

En l’absence d’accord particulier, chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés payés. Les autres chiffres correspondent à d’autres règles ou sont trop élevés.

24. Quelle est la durée maximale du congé pour création ou reprise d’entreprise à défaut d’accord particulier ?

Six mois non renouvelables
Un an renouvelable une fois
Deux ans renouvelables indéfiniment
Trois mois renouvelables une fois

Un an renouvelable une fois

Explication

À défaut d’accord, le congé pour création ou reprise d’entreprise peut durer un an et être renouvelé une fois. Les autres durées ne correspondent pas au cadre indiqué.

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Champ d'application législation

S'applique aux employeurs privés, organismes salariés, EPIC (sauf exceptions).

Salariés concernés

Tous les salariés relevant du champ d’application, sauf cadres dirigeants et exceptions.

Cadres intégrés — définition ?

Cadres faisant partie d'une équipe de travail, soumis à la législation.

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