QCM : Marchés de travaux (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle tâche relève du gestionnaire du compte prorata ?

Réceptionner les ouvrages et décider des pénalités de retard
Fixer les prix des marchés et autoriser les paiements des titulaires
Tenir une comptabilité distincte et établir le projet de décompte final
Attribuer les lots et contrôler les offres des entreprises candidates

Tenir une comptabilité distincte et établir le projet de décompte final

Explication

Le gestionnaire tient une comptabilité distincte, propose le budget initial et ses modifications, puis établit le projet de décompte final du compte prorata. La réception des ouvrages et les pénalités relèvent des dispositions du marché, pas de cette mission de gestion comptable.

2. Sur une opération où plusieurs entreprises doivent coordonner leurs interventions en matière de sécurité, quel document est rédigé par le coordonnateur SPS ?

Le CCTP
Le rapport initial de contrôle technique
Le plan particulier de sécurité et de protection de la santé
Le plan général de coordination

Le plan général de coordination

Explication

Le coordonnateur SPS rédige le plan général de coordination, notamment lorsque plusieurs entreprises interviennent sur une opération nécessitant cette coordination. Le plan particulier de sécurité et de protection de la santé relève de chaque entreprise intervenante.

3. Dans quelle situation l’entrepreneur peut-il demander la garantie de paiement ?

Dans un marché privé entre professionnels de plus de 12 000 euros HT, à tout moment
Dans un marché privé entre particuliers de plus de 12 000 euros HT, après les travaux
Dans un marché entre professionnels dépassant 5 404 000 euros HT, avant la signature
Dans tout marché privé dépassant 12 000 euros TTC, au moment de la réception

Dans un marché privé entre professionnels de plus de 12 000 euros HT, à tout moment

Explication

La garantie s’applique aux marchés privés entre professionnels lorsque le marché dépasse 12 000 euros HT, et l’entrepreneur peut la demander à tout moment. Le seuil s’apprécie hors taxes et la règle vise des professionnels.

4. Dans un marché public, comment sont calculées les conséquences financières d’un retard de paiement ?

Des intérêts moratoires sans indemnité forfaitaire, au taux de la BCE augmenté de 8 points.
Des intérêts moratoires et une indemnité de 40 euros, au taux de la BCE augmenté de 8 points.
Des pénalités de retard et une indemnité de 40 euros, au taux de la BCE augmenté de 8 points.
Des intérêts moratoires et une indemnité de 40 euros, au taux de la BCE augmenté de 5 points.

Des intérêts moratoires et une indemnité de 40 euros, au taux de la BCE augmenté de 8 points.

Explication

Le retard de paiement en marché public entraîne des intérêts moratoires et une indemnité de 40 euros, calculés au taux de la BCE augmenté de 8 points. Les pénalités de retard relèvent de la règle indiquée pour les marchés privés.

5. Un contrat prévoit une retenue de garantie correspondant à 6 % du montant TTC du marché : quelle affirmation est juste ?

La retenue est prévue, mais son montant dépasse le plafond de 5 % du TTC
La retenue est valable, car le plafond de 5 % se calcule sur le montant HT
La retenue devient obligatoire dès qu’elle est envisagée, même sans clause
La retenue s’applique sans clause, car son montant reste inférieur au plafond

La retenue est prévue, mais son montant dépasse le plafond de 5 % du TTC

Explication

La retenue ne s’applique que si le contrat la prévoit et son montant ne peut dépasser 5 % du montant TTC. Le plafond ne se calcule pas sur le montant HT.

6. Quels sont les trois principes fondamentaux de la commande publique ?

L’égalité des prix, la sélection par ancienneté et la publicité des seules décisions finales
La liberté de négociation, la priorité aux entreprises locales et la confidentialité des procédures
La liberté d’accès, la préférence pour le candidat le moins cher et la confidentialité des offres
La liberté d’accès, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures

La liberté d’accès, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures

Explication

La commande publique repose sur la liberté d’accès, l’égalité de traitement des candidats et la transparence des procédures. La préférence pour les entreprises locales ne fait pas partie de ces trois principes.

7. Comment le marché de travaux se situe-t-il par rapport au louage d’ouvrage ?

Il en constitue une sous-catégorie
Il relève d’un contrat distinct sans lien avec lui
Il en constitue une catégorie plus large
Il constitue une forme de garantie financière associée à celui-ci

Il en constitue une sous-catégorie

Explication

Le marché de travaux est une sous-catégorie du louage d’ouvrage. Le considérer comme une catégorie plus large inverse le rapport entre les deux notions.

8. Une entreprise confie une partie de son travail à une autre entreprise, sans former avec elle un groupement pour le marché. De quelle relation s’agit-il ?

D’un groupement conjoint, car chaque entreprise répond de ses propres prestations
D’une cotraitance, car plusieurs entreprises interviennent sur un même chantier
D’un groupement solidaire, car plusieurs entreprises s’engagent sur le marché entier
D’une sous-traitance, car une entreprise confie une partie de ses travaux à une autre

D’une sous-traitance, car une entreprise confie une partie de ses travaux à une autre

Explication

La sous-traitance consiste à confier tout ou partie du travail d’une entreprise à une autre, contrairement à la cotraitance qui réunit plusieurs entreprises pour un chantier et une période déterminés. La cotraitance peut aussi concerner un marché commun, mais elle ne décrit pas ici la délégation d’une partie du travail par une entreprise principale.

9. Que produit l’acceptation d’un devis par son destinataire ?

Elle ouvre une négociation et laisse le prix à fixer après les travaux
Elle vaut contrat et engage l’entreprise sur le prix et les prestations annoncés
Elle constitue une demande de travaux que l’entreprise peut encore chiffrer
Elle confirme les prestations, mais ne lie pas l’entreprise sur leur prix

Elle vaut contrat et engage l’entreprise sur le prix et les prestations annoncés

Explication

Le devis est une offre de contrat engageant l’entreprise sur le prix et les prestations annoncés, et son acceptation vaut contrat. Une acceptation ne laisse donc pas le prix annoncé à fixer après les travaux.

10. Une entreprise a fixé son prix dans son offre, mais les prestations ne commencent que plus tard : à quel moment l’actualisation intervient-elle ?

Elle fait évoluer le prix pendant l’exécution des prestations, en fonction des variations de coûts.
Elle met à jour le prix entre sa fixation dans l’offre et le début d’exécution des prestations.
Elle adapte le prix lorsque des travaux supplémentaires sont commandés en cours de chantier.
Elle recalcule le prix après la réception, à partir des quantités finalement réalisées.

Elle met à jour le prix entre sa fixation dans l’offre et le début d’exécution des prestations.

Explication

L’actualisation met à jour le prix entre sa fixation dans l’offre et le début d’exécution des prestations. L’évolution du prix pendant l’exécution correspond à la révision, et non à l’actualisation.

11. Dans un groupement solidaire, un membre abandonne une partie des travaux. Que peut faire le maître d’ouvrage ?

Demander uniquement au mandataire de reprendre les travaux délaissés
Demander à n’importe quel membre d’exécuter les travaux délaissés
Répartir les travaux entre les membres selon leurs prestations initiales
Mettre fin au marché avant de solliciter un autre titulaire

Demander à n’importe quel membre d’exécuter les travaux délaissés

Explication

Dans un groupement solidaire, chaque membre est engagé pour la totalité du marché et le maître d’ouvrage peut demander à l’un quelconque d’exécuter les travaux délaissés. La responsabilité limitée aux prestations attribuées relève du groupement conjoint, non du groupement solidaire.

12. Quel document décrit les travaux d’un chantier et leurs prescriptions techniques particulières, comme les matériaux, les normes et les contrôles ?

Le rapport initial de contrôle technique
Le CCTG
Le CCTP
Le plan général de coordination

Le CCTP

Explication

Le CCTP précise les exigences propres aux travaux du chantier, notamment les matériaux, les performances et les conditions de mise en œuvre. Le CCTG énonce plutôt des prescriptions générales applicables à certains types de travaux.

13. Dans un louage d’ouvrage, quel engagement caractérise la relation entre les parties ?

Une partie réalise quelque chose pour l’autre en échange d’un prix convenu
Une partie finance un ouvrage que l’autre choisit sans engagement de réalisation
Les deux parties réalisent ensemble un ouvrage sans prix convenu
Une partie fournit un bien à l’autre en échange d’un prix fixé après livraison

Une partie réalise quelque chose pour l’autre en échange d’un prix convenu

Explication

Le louage d’ouvrage prévoit qu’une partie s’engage à faire quelque chose pour l’autre contre un prix convenu. Une simple fourniture de bien ne décrit pas cet engagement de réalisation.

14. Quel est l’effet de l’ordre de service de démarrage sur le chantier ?

Il valide le montant définitif des travaux et clôt la période de préparation.
Il autorise le paiement du solde et transfère la garde des ouvrages au client.
Il fixe le départ du délai d’exécution et lance la construction ainsi que la période de préparation.
Il constate la réception des ouvrages et déclenche le délai de levée des réserves.

Il fixe le départ du délai d’exécution et lance la construction ainsi que la période de préparation.

Explication

L’ordre de service de démarrage fixe le point de départ du délai d’exécution et enclenche la construction ainsi que la période de préparation. La réception, contrairement à ce que suggère une autre option, intervient pour constater l’acceptation de l’ouvrage.

15. Quel ensemble d’éléments correspond aux mentions attendues dans un devis ?

Les parties, la date, le lieu, les travaux, les prix HT et TTC, la TVA, les délais, le paiement, la validité, l’intervention et les signatures
Les parties, la date, le lieu, les travaux, le prix TTC, la TVA, les délais, le paiement, la validité et les signatures
Les parties, la date, le lieu, les travaux, les prix HT et TTC, la TVA, les délais, le paiement, la validité et la date d’intervention
Les parties, la date, le lieu, les travaux, les prix HT et TTC, les délais, le paiement, la validité, l’intervention et les signatures

Les parties, la date, le lieu, les travaux, les prix HT et TTC, la TVA, les délais, le paiement, la validité, l’intervention et les signatures

Explication

Un devis doit notamment préciser les prix HT et TTC, le taux de TVA, les délais et conditions de paiement, ainsi que la date d’intervention et les signatures requises. L’ensemble qui omet le taux de TVA ne reprend pas toutes ces mentions.

16. Quelle procédure d’attribution s’applique à un marché public de 6 000 000 euros HT ?

Une procédure formalisée avec appel d’offres facultatif pour tous les marchés concernés
Une procédure formalisée avec appel d’offres impératif, sauf marché négocié ou dialogue compétitif
Une procédure adaptée, car le montant reste dans la tranche des marchés intermédiaires
Une procédure adaptée avec appel d’offres facultatif, quelle que soit la nature du marché

Une procédure formalisée avec appel d’offres impératif, sauf marché négocié ou dialogue compétitif

Explication

Au-delà de 5 404 000 euros HT, l’attribution suit une procédure formalisée avec appel d’offres impératif, sauf marché négocié ou dialogue compétitif. La procédure adaptée concerne la tranche allant de 100 000 à 5 404 000 euros HT.

17. Une fissure compromet la solidité de l’ouvrage : quelle garantie couvre ce type de dommage et pendant quelle durée ?

La garantie décennale, pendant dix ans, applicable à tous les corps d’état.
La garantie biennale, pendant deux ans, applicable aux éléments d’équipement dissociables.
La garantie de parfait achèvement, pendant un an, applicable aux désordres signalés après réception.
L’assurance de responsabilité civile, pendant dix ans, applicable aux dommages causés à autrui.

La garantie décennale, pendant dix ans, applicable à tous les corps d’état.

Explication

La garantie décennale, obligatoire pour tous les corps d’état, couvre pendant dix ans les dommages compromettant la solidité de l’ouvrage. La garantie biennale porte sur les défauts d’équipements dissociables qui ne rendent pas l’ouvrage impropre à sa destination.

18. Une entreprise prépare son offre et cherche les délais, les critères de jugement et les modalités de visite. Quelle pièce administrative précise ces éléments ?

Le règlement de consultation, qui décrit la procédure et les conditions de l’offre
Le CCAP, qui fixe les conditions administratives particulières d’exécution du marché
Le CCAG, qui rassemble les règles administratives générales d’une catégorie de marchés
L’acte d’engagement, qui formalise l’engagement et les caractéristiques du titulaire

Le règlement de consultation, qui décrit la procédure et les conditions de l’offre

Explication

Le règlement de consultation précise la procédure de passation, les délais et pièces de l’offre, les critères de jugement ainsi que les modalités de visite, entre autres éléments. L’acte d’engagement formalise l’engagement du titulaire, mais ne constitue pas la pièce décrivant ces conditions de consultation.

19. Dans un groupement momentané, quel rôle le mandataire joue-t-il auprès du maître d’ouvrage ?

Il représente le groupement et coordonne les entreprises
Il remplace les entreprises pour exécuter leurs travaux défaillants
Il attribue à chaque entreprise les prestations et fixe leurs prix
Il vérifie les offres et choisit les cotraitants du marché

Il représente le groupement et coordonne les entreprises

Explication

Le mandataire représente le groupement auprès du maître d’ouvrage et coordonne les entreprises, lesquelles mettent leurs moyens en commun et sont liées par une convention. L’attribution des prestations ne résume pas son rôle de représentation et de coordination.

20. Dans un marché privé, un professionnel paie en retard une facture émise à un autre professionnel : quelle conséquence est prévue ?

Des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire de 40 euros par facture.
Des intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire de 40 euros par facture.
Une indemnité forfaitaire de 40 euros, sans pénalités liées au retard.
Des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire de 40 euros par jour de retard.

Des pénalités de retard et une indemnité forfaitaire de 40 euros par facture.

Explication

Un retard de paiement en marché privé entraîne des pénalités et une indemnité forfaitaire de 40 euros par facture, sauf pour un client particulier. Les intérêts moratoires sont associés ici au régime du marché public.

21. Un désordre est signalé par le maître d’ouvrage dans l’année suivant la réception : quelle garantie peut le couvrir, sous réserve des exceptions prévues ?

La garantie biennale, pendant deux ans, sauf si le désordre compromet la solidité de l’ouvrage.
La garantie de parfait achèvement, pendant un an, sauf preuve d’une usure normale ou d’un usage à l’origine du désordre.
La garantie décennale, pendant dix ans, sauf si le désordre concerne un équipement dissociable.
L’assurance de responsabilité civile, pendant un an, sauf si le dommage concerne un tiers.

La garantie de parfait achèvement, pendant un an, sauf preuve d’une usure normale ou d’un usage à l’origine du désordre.

Explication

La garantie de parfait achèvement couvre pendant un an les désordres réservés à la réception et ceux signalés par le maître d’ouvrage dans l’année, sauf preuve d’une usure normale ou de l’usage. La garantie décennale concerne plutôt les dommages compromettant la solidité ou rendant l’ouvrage impropre à sa destination.

22. Une consommation commune imprévisible concerne le chantier, tandis qu’un équipement prévisible est affecté à un lot et qu’un besoin ne concerne que certaines entreprises. Comment ces dépenses se répartissent-elles ?

La consommation relève du prorata, l’équipement de l’inter-entreprises et le besoin ciblé du lot
La consommation relève du lot, l’équipement du prorata et le besoin ciblé de l’inter-entreprises
La consommation relève de l’inter-entreprises, l’équipement du lot et le besoin ciblé du prorata
La consommation relève du prorata, l’équipement du lot et le besoin ciblé de l’inter-entreprises

La consommation relève du prorata, l’équipement du lot et le besoin ciblé de l’inter-entreprises

Explication

Les consommations imprévisibles communes relèvent du compte prorata, les investissements prévisibles sont imputés à un lot et le compte inter-entreprises répond à un besoin qui ne concerne pas nécessairement toutes les entreprises. Imputer l’investissement prévisible au prorata inverse précisément la distinction entre ces deux catégories de dépenses.

23. Quelle pièce matérialise l’engagement du titulaire et indique notamment le montant du marché, le délai d’exécution et les signatures ?

L’acte d’engagement, qui rassemble ces informations et formalise l’engagement du titulaire
Le CCAP, qui précise les conditions administratives particulières d’exécution
Le règlement de consultation, qui fixe les critères de jugement et les pièces de l’offre
Le CCAG, qui établit les règles administratives générales applicables au marché

L’acte d’engagement, qui rassemble ces informations et formalise l’engagement du titulaire

Explication

L’acte d’engagement matérialise l’engagement du titulaire et indique notamment son identité, le montant et les prix, le délai d’exécution ainsi que les signatures. Le CCAP traite lui aussi de conditions du marché, mais fixe les règles administratives particulières plutôt que de formaliser l’engagement du titulaire.

24. Quel type de dépenses le compte prorata finance-t-il sur un chantier ?

Les travaux supplémentaires commandés pour corriger une prestation défectueuse
Les besoins ponctuels qui ne concernent qu’une partie des entreprises
Les investissements prévisibles affectés à un lot particulier du marché
Les dépenses communes nécessaires à l’infrastructure, comme les installations provisoires

Les dépenses communes nécessaires à l’infrastructure, comme les installations provisoires

Explication

Le compte prorata finance des dépenses communes nécessaires à l’infrastructure du chantier, par exemple les branchements provisoires ou le bureau de chantier. Les investissements prévisibles sont imputés à un lot particulier plutôt qu’à ce compte.

25. À quoi sert le CCAG dans un marché ?

À décrire la procédure de passation et les critères de jugement des offres
À fournir des règles administratives générales applicables à une catégorie de marchés
À matérialiser l’engagement du titulaire et préciser le montant du marché
À fixer les conditions administratives particulières propres à un marché donné

À fournir des règles administratives générales applicables à une catégorie de marchés

Explication

Le CCAG est un document général élaboré au niveau national qui contient les règles administratives applicables à une catégorie de marchés. Le CCAP, au contraire, fixe les dispositions administratives particulières du marché concerné.

26. Dans un groupement conjoint, quelle responsabilité chaque entreprise assume-t-elle ?

Elle répond des travaux des autres dès qu’un cotraitant est défaillant
Elle ne répond d’aucun travail, puisque seul le mandataire est engagé
Elle répond de la totalité du marché envers le maître d’ouvrage
Elle répond de ses propres travaux, sans solidarité entre cotraitants

Elle répond de ses propres travaux, sans solidarité entre cotraitants

Explication

Dans un groupement conjoint, chaque entreprise exécute les prestations qui lui sont attribuées et répond de ses propres travaux, sans solidarité entre cotraitants. L’engagement de chaque membre pour la totalité du marché caractérise plutôt le groupement solidaire.

27. Qu’est-ce qui caractérise un contrat ?

Une décision unilatérale d’une personne, consignée dans un document écrit
Un engagement réciproque de volonté entre plusieurs personnes, matérialisé par un écrit
Un échange oral de promesses entre plusieurs personnes, sans formalisation écrite
Un ensemble de règles imposées par une autorité à des personnes liées

Un engagement réciproque de volonté entre plusieurs personnes, matérialisé par un écrit

Explication

Un contrat repose sur des volontés réciproques et prend la forme d’un écrit entre différentes personnes. Une décision unilatérale ne répond pas à cette définition, car elle n’exprime pas un engagement réciproque.

28. Un marché public est estimé à 800 000 euros HT : quel mode de publicité est prévu pour cette tranche ?

Une publication au BOAMP et au JOUE
Aucune publicité ni mise en concurrence obligatoire
Une publication au JOUE sans publication nationale
Une publication au BOAMP ou dans un JAL

Une publication au BOAMP ou dans un JAL

Explication

Entre 100 001 et 5 404 000 euros HT, la publicité est imposée au BOAMP ou dans un JAL. La publication au BOAMP et au JOUE concerne les marchés dépassant 5 404 000 euros HT.

29. Quelle pièce fixe les conditions administratives particulières d’un marché, telles que les paiements, les pénalités et les assurances ?

Le règlement de consultation, qui encadre la procédure de passation et le jugement des offres
Le CCAP, qui adapte les dispositions administratives aux particularités du marché
L’acte d’engagement, qui formalise l’engagement du titulaire et indique ses prix
Le CCAG, qui rassemble des règles administratives générales pour une catégorie de marchés

Le CCAP, qui adapte les dispositions administratives aux particularités du marché

Explication

Le CCAP fixe les conditions administratives particulières du marché, notamment les délais, paiements, pénalités, réception et assurances. Le CCAG contient des règles administratives générales applicables à une catégorie de marchés, et non les dispositions particulières propres au marché.

30. Un marché prévoit des quantités estimatives qui peuvent varier pendant les travaux : quelle distinction caractérise les deux formes de prix ?

Le prix unitaire reste fixé malgré les variations de quantités, tandis que le prix global et forfaitaire suit le quantitatif estimatif.
Le prix unitaire est déterminé après réception, tandis que le prix global et forfaitaire est calculé à partir des dépenses réelles.
Le prix unitaire est associé au quantitatif estimatif, tandis que le prix global et forfaitaire reste fixé malgré les variations de quantités prévues.
Le prix unitaire couvre les aléas de délai, tandis que le prix global et forfaitaire est ajusté selon les quantités exécutées.

Le prix unitaire est associé au quantitatif estimatif, tandis que le prix global et forfaitaire reste fixé malgré les variations de quantités prévues.

Explication

Le prix unitaire est associé à un quantitatif estimatif, alors que le prix global et forfaitaire engage l’entreprise pour un montant fixé malgré les aléas des quantités prévues. L’option qui fait suivre le quantitatif au prix forfaitaire inverse précisément cette distinction.

31. Si une clause contractuelle contredit une règle d’ordre public, quelle règle prévaut ?

La clause du contrat, puisqu’elle a été acceptée par les parties
La règle que les parties décident d’appliquer après la signature
La règle d’ordre public, qui s’impose en toute circonstance
La règle choisie par la partie qui exécute les travaux

La règle d’ordre public, qui s’impose en toute circonstance

Explication

Le contrat constitue la loi des parties, sauf lorsqu’une règle d’ordre public s’impose obligatoirement. L’accord des parties ne permet donc pas d’écarter une telle règle.

32. Comment les ordres de service sont-ils transmis à l’entrepreneur dans un marché public ?

Ils sont écrits et signés par l’entrepreneur, puis transmis en deux exemplaires au maître d’ouvrage.
Ils sont écrits, signés par le maître d’œuvre et/ou le maître d’ouvrage, puis adressés en deux exemplaires.
Ils sont signés par le maître d’ouvrage et envoyés en trois exemplaires par le maître d’œuvre.
Ils sont établis oralement par le maître d’œuvre, puis confirmés par un exemplaire transmis à l’entrepreneur.

Ils sont écrits, signés par le maître d’œuvre et/ou le maître d’ouvrage, puis adressés en deux exemplaires.

Explication

Dans un marché public, l’ordre de service est écrit, signé par le maître d’œuvre et/ou le maître d’ouvrage, puis adressé en deux exemplaires à l’entrepreneur. L’entrepreneur peut renvoyer un exemplaire signé et daté, mais il n’est pas l’auteur de l’ordre.

33. Pourquoi les acheteurs publics publient-ils des avis d’appel à concurrence ?

Pour faire connaître leurs besoins et favoriser la régularité du marché et la libre concurrence
Pour remplacer la définition des besoins et éviter toute mise en concurrence
Pour annoncer le nom du titulaire et limiter les candidatures après le choix
Pour réserver la participation aux entreprises déjà connues de l’acheteur

Pour faire connaître leurs besoins et favoriser la régularité du marché et la libre concurrence

Explication

La publication des avis fait connaître les besoins de l’acheteur public et favorise la régularité du marché ainsi que la libre concurrence. Annoncer le titulaire après son choix ne remplit pas cet objectif de mise en concurrence.

34. En marché privé entre professionnels, quel délai supplétif s’applique lorsqu’aucun accord sur le délai de paiement n’a été conclu ?

Un délai de 30 jours en l’absence d’accord entre les parties.
Un délai de 60 jours à compter de l’émission de la facture, même en l’absence d’accord.
Un délai de 50 jours à compter de la réception des travaux, en l’absence d’accord.
Un délai de 45 jours fin de mois, même en l’absence d’accord entre les parties.

Un délai de 30 jours en l’absence d’accord entre les parties.

Explication

En l’absence d’accord, le délai supplétif de paiement est de 30 jours. Les délais de 45 jours fin de mois et de 60 jours à compter de la facture sont des délais maximaux convenus, et non le délai supplétif.

35. Une entreprise prépare sa propre intervention sur un chantier : quel document doit-elle rédiger pour présenter ses travaux, les risques et les moyens de prévention ?

Le CCTG
Le plan général de coordination
Le rapport initial de contrôle technique
Le plan particulier de sécurité et de protection de la santé

Le plan particulier de sécurité et de protection de la santé

Explication

Chaque entreprise intervenant sur le chantier rédige son plan particulier, qui décrit ses travaux, les risques associés, les protections et les modes opératoires. Le plan général de coordination est, lui, rédigé par le coordonnateur SPS.

36. Quel est l’objet de l’assurance de responsabilité civile dans le domaine de la construction ?

Couvrir les défauts d’équipements dissociables pendant deux ans.
Couvrir les dommages causés à autrui et aux biens.
Couvrir les désordres signalés dans l’année suivant la réception.
Couvrir les atteintes à la solidité de l’ouvrage pendant dix ans.

Couvrir les dommages causés à autrui et aux biens.

Explication

L’assurance de responsabilité civile couvre les dommages causés à autrui et aux biens. Les désordres relevant de garanties biennale, décennale ou de parfait achèvement sont définis par leur nature et leur durée propres.

37. Quel délai maximal de paiement s’applique à un établissement public de santé dans un marché public ?

45 jours fin de mois, contre 60 jours pour les entreprises publiques.
60 jours, contre 30 jours pour les établissements publics locaux.
50 jours, contre 30 jours pour l’État et les collectivités territoriales.
30 jours, contre 50 jours pour les entreprises publiques.

50 jours, contre 30 jours pour l’État et les collectivités territoriales.

Explication

Le délai maximal est de 50 jours pour les établissements publics de santé, tandis qu’il est de 30 jours pour l’État, les collectivités territoriales et les établissements publics locaux. Le délai de 60 jours concerne les entreprises publiques.

38. Un élément d’équipement dissociable présente un défaut, mais l’ouvrage reste propre à sa destination : quelle garantie correspond à cette situation ?

La garantie de parfait achèvement, qui couvre pendant deux ans les défauts de tous les équipements.
L’assurance de responsabilité civile, qui couvre pendant deux ans les défauts des éléments dissociables.
La garantie décennale, qui couvre pendant dix ans les défauts des équipements dissociables sans impropriété.
La garantie biennale, qui couvre pendant deux ans les défauts de tels éléments sans impropriété de l’ouvrage.

La garantie biennale, qui couvre pendant deux ans les défauts de tels éléments sans impropriété de l’ouvrage.

Explication

La garantie de bon fonctionnement, dite biennale, couvre pendant deux ans les défauts des éléments d’équipement dissociables sans rendre l’ouvrage impropre à sa destination. La garantie décennale vise plutôt les dommages qui compromettent la solidité ou rendent l’ouvrage impropre à sa destination.

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Qu’est-ce qu’un contrat ?

Un engagement réciproque de volonté signé entre plusieurs personnes et matérialisé par un écrit.

Que constitue le contrat pour les parties ?

La loi des parties.

Quelle règle peut s’imposer au contrat malgré la volonté des parties ?

Une règle d’ordre public, obligatoire en toute circonstance.

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