QCM : Notions fondamentales du droit (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans un groupe, quel rôle général le droit remplit-il pour avoir une utilité sociale ?

Organiser la vie du groupe par des règles
Accorder des prérogatives individuelles aux membres
Déterminer ce qui est moralement juste pour chacun
Définir les seules règles de fonctionnement de l’État

Organiser la vie du groupe par des règles

Explication

Le droit est constitué de règles qui ont vocation à organiser la vie d’un groupe et n’a d’utilité qu’au sein d’une société. Le jugement moral confond légitimité et morale, les prérogatives renvoient aux droits subjectifs, et les règles de l’État ne couvrent pas tout le droit.

2. Une règle fixe les conditions de fonctionnement d’une association, tandis qu’un membre décide s’il exerce son droit de vote prévu par cette règle. Quelle distinction s’applique ?

La règle relève du droit subjectif et le vote du droit objectif
La règle et le vote relèvent tous deux du droit objectif
La règle et le vote relèvent tous deux du droit subjectif
La règle relève du droit objectif et le vote du droit subjectif

La règle relève du droit objectif et le vote du droit subjectif

Explication

Le droit objectif organise la société et ses groupes, tandis que le droit subjectif désigne une prérogative individuelle. Inverser les deux notions attribue la règle collective à l’individu; traiter le vote comme une règle commune confond prérogative et organisation.

3. Lina dispose d’un droit de réclamation, mais une règle applicable limite les modalités de son exercice. Comment caractériser son droit ?

Un ensemble de normes applicables à son groupe
Une obligation imposée à Lina par le droit objectif
Une liberté individuelle soustraite aux règles collectives
Une prérogative individuelle exercée dans les limites du droit objectif

Une prérogative individuelle exercée dans les limites du droit objectif

Explication

Une personne peut choisir la mise en œuvre de son droit subjectif, mais celui-ci s’exerce dans les limites fixées par le droit objectif. Une liberté sans limites méconnaît cette restriction, tandis qu’une obligation ou l’ensemble des normes ne décrit pas une prérogative individuelle.

4. Une étude compare les règles relatives aux contrats entre personnes et celles qui organisent la création et le fonctionnement d’organismes publics. Quelle classification convient ?

Les contrats relèvent du droit privé et les organismes du droit public
Les contrats et les organismes relèvent du droit public
Les contrats relèvent du droit public et les organismes du droit privé
Les contrats et les organismes relèvent du droit privé

Les contrats relèvent du droit privé et les organismes du droit public

Explication

Le droit privé regroupe notamment les contrats, présentés comme fondés sur la volonté individuelle; le droit public régit la création et le fonctionnement des organismes qui organisent le groupe. Classer les contrats en droit public inverse cette distinction, et ranger les organismes en droit privé confond organisation institutionnelle et volonté individuelle.

5. Un groupe adopte une règle temporaire pour répondre à une situation locale. Quel principe distinguerait le droit naturel de cette règle ?

Le droit naturel est conçu comme adapté aux besoins locaux du groupe
Le droit naturel est conçu comme valable en tout lieu et en tout temps
Le droit naturel est conçu comme temporaire en réponse à une situation
Le droit naturel est conçu comme décidé par le groupe selon le contexte

Le droit naturel est conçu comme valable en tout lieu et en tout temps

Explication

Le droit naturel désigne des règles considérées comme applicables en tout lieu et en tout temps, indépendamment des choix du groupe. L’adaptation au contexte et aux besoins du groupe correspond plutôt à une conception positiviste.

6. Face à une nouvelle situation, un groupe modifie ses règles pour répondre à ses besoins. Quelle théorie de la légitimité décrit cette démarche ?

La conception religieuse de la règle divine
La conception grecque du cycle naturel
Le positivisme juridique
Le droit naturel

Le positivisme juridique

Explication

Le positivisme juridique considère que le groupe est à l’origine des règles qui le régissent et peut les modifier selon sa situation et ses besoins. Le droit naturel renvoie à des règles immuables et indépendantes des choix du groupe; le cycle naturel et la règle divine sont d’autres fondements évoqués.

7. Deux règles sont comparées : l’une est tenue pour immuable, l’autre change selon le contexte et l’intérêt du groupe. Quelle distinction théorique leur correspond ?

Droit naturel décidé par le groupe, positivisme extérieur au groupe
Droit naturel immuable, positivisme juridique adaptable au contexte
Droit naturel fondé sur l’intérêt du groupe, positivisme sur la règle divine
Droit naturel adaptable au contexte, positivisme juridique immuable

Droit naturel immuable, positivisme juridique adaptable au contexte

Explication

Le droit naturel est présenté comme immuable, alors que le positivisme juridique admet que les règles changent selon le contexte et l’intérêt du groupe. L’option qui inverse ces caractéristiques confond les deux théories; une légitimité extérieure au groupe ne décrit pas le positivisme.

8. Quels trois caractères une prescription doit-elle réunir pour être une règle juridique ?

Général, abstrait et issu d’une décision de justice
Général et impersonnel, abstrait et sanctionné
Abstrait, nominatif et sanctionné
Général et impersonnel, écrit et sanctionné

Général et impersonnel, abstrait et sanctionné

Explication

La règle doit être générale et impersonnelle, abstraite et sanctionnée. L’écrit ne remplace pas l’abstraction, le caractère nominatif n’est pas un caractère requis, et une décision de justice ne définit pas les caractères d’une règle.

9. Un règlement distingue les membres d’un groupe selon qu’ils portent des lunettes ou non, puis applique la même consigne à tous les membres de chaque catégorie. Quel caractère cette règle peut-elle présenter ?

Un caractère sanctionné et judiciaire
Un caractère abstrait et particulier
Un caractère nominatif et individuel
Un caractère général et impersonnel

Un caractère général et impersonnel

Explication

Une règle reste générale et impersonnelle lorsqu’elle s’applique de façon identique aux membres de chaque catégorie sans désigner une personne déterminée. Le caractère nominatif vise une personne identifiée, l’abstraction concerne les situations générales et la sanction est un caractère distinct.

10. Une prescription s’applique à toutes les situations répondant à une catégorie définie, plutôt qu’à un événement unique déjà identifié. Quel caractère illustre-t-elle ?

Le caractère nominatif
Le caractère juridictionnel
Le caractère général et impersonnel
Le caractère abstrait

Le caractère abstrait

Explication

Le caractère abstrait signifie que la règle vise des situations générales plutôt qu’une situation particulière. La généralité et l’impersonnalité concernent les personnes visées, tandis que la décision de justice tranche un litige concret.

11. Une personne suit une exigence pour devenir moralement meilleure, tandis qu’une règle encadre les rapports entre les membres de la société. Quelle distinction décrit ces objectifs ?

La morale organise la vie en société, le droit vise la perfection individuelle
La morale vise la perfection individuelle, le droit organise la vie en société
La morale tranche les litiges, le droit fixe les valeurs personnelles
La morale exprime les valeurs d’un groupe, le droit sanctionne les individus

La morale vise la perfection individuelle, le droit organise la vie en société

Explication

La morale a pour objectif la perfection individuelle, tandis que le droit organise la vie en société. Inverser ces objectifs confond les deux notions; les valeurs partagées caractérisent la moralité, et trancher les litiges n’est pas l’objectif général de la morale.

12. Dans une communauté, plusieurs personnes partagent un même ensemble de valeurs : comment désigne-t-on cet ensemble ?

La morale individuelle
L’organisation sociale
La moralité
La règle juridique

La moralité

Explication

La moralité désigne l’ensemble des valeurs partagées par un groupe. La morale individuelle relève d’une personne, tandis qu’une règle juridique appartient au droit et que l’organisation sociale est un objectif du droit.

13. Des valeurs partagées par un groupe conduisent à modifier une loi, sans devenir elles-mêmes une règle juridique : quel rapport entre moralité et droit cela illustre-t-il ?

La moralité ne peut pas influer sur la création ou l’évolution du droit
La moralité devient une règle de droit dès qu’elle influence une loi
La moralité constitue une sanction juridique infligée par le groupe
La moralité peut influencer l’évolution du droit sans être une règle de droit

La moralité peut influencer l’évolution du droit sans être une règle de droit

Explication

La moralité peut contribuer à la création ou à l’évolution du droit, mais elle n’est pas elle-même une règle juridique. Dire qu’elle devient du droit dès qu’elle l’influence confond influence et nature juridique; nier toute influence contredit ce lien possible.

14. Un règlement impose aux habitants de trier leurs déchets selon des consignes précises. Quel élément montre qu’il possède un contenu normatif ?

Il informe ses destinataires d’une pratique courante.
Il formule une consigne que chacun peut interpréter librement.
Il prévoit une peine prononcée par une autorité publique.
Il oblige ses destinataires à adopter un comportement déterminé.

Il oblige ses destinataires à adopter un comportement déterminé.

Explication

Le contenu normatif réside dans l’obligation ou l’interdiction imposée par la règle. Une simple information, une sanction ou une consigne ambiguë ne définit pas à elle seule ce contenu.

15. Quelle affirmation le Conseil constitutionnel a-t-il formulée le 21 avril 2005 au sujet d’une loi dépourvue de normativité ou dotée d’une normativité incertaine ?

Elle doit être assortie d’une sanction pénale.
Elle n’a pas la nature d’une règle de droit.
Elle cesse d’exister dès son adoption.
Elle est nécessairement contraire à la Constitution.

Elle n’a pas la nature d’une règle de droit.

Explication

Le Conseil constitutionnel a affirmé qu’une loi sans normativité ou à la normativité incertaine n’a pas la nature d’une règle de droit. L’absence de normativité ne signifie pas, en soi, qu’elle est inconstitutionnelle, abrogée ou dépourvue de sanction pénale.

16. Une autorité reconnue comme légitime impose, au nom du groupe, une sanction à une personne qui a enfreint une règle juridique. Quel caractère de la règle cette situation illustre-t-elle ?

Son contenu normatif.
Son influence sociale.
Sa force contraignante.
Sa sécurité juridique.

Sa force contraignante.

Explication

La force contraignante correspond à l’existence d’une sanction prononcée au nom du groupe par une autorité légitime. Le contenu normatif concerne l’obligation ou l’interdiction, tandis que l’influence sociale ne suppose pas une sanction juridique.

17. Une association formule des recommandations sans sanction, puis une autorité légitime les reprend à son compte. Quel statut ces prescriptions peuvent-elles alors acquérir ?

Celui de sanctions prononcées par l’association.
Celui de règles de droit.
Celui de prescriptions qui restent nécessairement extérieures au droit.
Celui de normes constitutionnelles.

Celui de règles de droit.

Explication

Le droit mou peut devenir une règle de droit lorsqu’une autorité légitime reprend les prescriptions à son compte. L’absence initiale de sanction ou d’autorité légitime ne les empêche donc pas d’acquérir ce statut.

18. Un juge formule une règle dans une décision sans tenir son pouvoir créateur d’une institution reconnue comme légitime. Comment cette règle se classe-t-elle selon la distinction entre sources formelles et matérielles ?

Comme une source formelle.
Comme une source matérielle.
Comme une norme supérieure dans la hiérarchie.
Comme une norme internationale intégrée.

Comme une source matérielle.

Explication

Une source matérielle est créée hors d’une institution ou d’une autorité reconnue comme légitime. Le fait qu’une règle soit formulée dans une décision ou par écrit ne suffit pas à en faire une source formelle.

19. Un décret a été élaboré selon la procédure requise, mais contredit une loi qui lui est supérieure. Selon les conditions de validité d’une norme, quelle conclusion s’impose ?

Le décret devient supérieur à la loi en raison de sa précision.
Le décret est valable, car sa procédure d’élaboration a été respectée.
Le décret reste valable tant qu’une autorité n’a pas adopté une sanction.
Le décret n’est pas valable, car il est incompatible avec une norme supérieure.

Le décret n’est pas valable, car il est incompatible avec une norme supérieure.

Explication

La validité exige à la fois le respect du processus d’élaboration et la compatibilité avec les normes supérieures. Le respect de la procédure ne compense donc pas la contradiction avec la loi.

20. Au cours d’un procès, une partie conteste, sous certaines conditions, la conformité d’une disposition législative à la Constitution. Quel mécanisme peut-elle invoquer ?

Le contrôle de conformité d’une loi à un traité.
La procédure d’adoption d’une loi.
Le contrôle de légalité d’un acte administratif.
La question prioritaire de constitutionnalité.

La question prioritaire de constitutionnalité.

Explication

La question prioritaire de constitutionnalité permet à un justiciable engagé dans un procès de contester, sous certaines conditions, la conformité d’une norme législative à la Constitution. Le contrôle d’un décret ou la conformité aux traités porte sur d’autres questions.

21. Dans la hiérarchie des normes présentée en France, où se situent les traités internationaux par rapport à la Constitution et aux lois ?

Au-dessus du bloc de constitutionnalité et des lois.
Sous le bloc de constitutionnalité et au-dessus des lois.
Sous les lois et au-dessus des règlements.
Au même niveau que le bloc de constitutionnalité.

Sous le bloc de constitutionnalité et au-dessus des lois.

Explication

Les traités internationaux sont présentés comme infra-constitutionnels et supra-législatifs : ils se situent sous le bloc de constitutionnalité et au-dessus des lois. Les placer au-dessus de la Constitution ou sous les lois inverse cette hiérarchie.

22. Deux États concluent un accord destiné à produire des effets juridiques entre eux. Comment définir cet accord ?

Un accord de volonté entre États visant à produire des effets de droit
Un contrat conclu entre personnes privées visant à produire des effets de droit
Une déclaration politique entre États dépourvue d’effets de droit
Une décision unilatérale d’un État imposant des obligations aux autres

Un accord de volonté entre États visant à produire des effets de droit

Explication

Un traité international est un accord de volonté entre au moins deux États destiné à produire entre eux des effets de droit. Le contrat privé substitue des personnes aux États, la déclaration politique écarte les effets juridiques et la décision unilatérale ne repose pas sur un accord de volontés.

23. Deux États veulent conclure un traité : ils doivent d’abord discuter de son contenu, puis arrêter les compromis retenus et enfin accomplir l’étape qui exprime leur approbation définitive. Quel est l’ordre des étapes ?

Négociation, ratification, signature
Négociation, signature, ratification
Signature, négociation, ratification
Ratification, négociation, signature

Négociation, signature, ratification

Explication

L’élaboration suit l’ordre négociation, signature puis ratification : les États discutent, fixent les compromis et approuvent le traité. Placer la ratification avant la signature inverse les étapes finales, tandis que commencer par la signature ou la ratification omet leur ordre préparatoire.

24. Comment caractériser le droit de l’Union européenne dans son rapport au droit international ?

Une branche du droit constitutionnel national fondée sur des lois internes
Une sous-catégorie du droit international fondée sur des traités bilatéraux
Une sous-catégorie du droit international fondée sur des traités multilatéraux
Un système indépendant du droit international fondé sur des décisions judiciaires

Une sous-catégorie du droit international fondée sur des traités multilatéraux

Explication

Le droit de l’Union européenne est présenté comme une sous-catégorie du droit international fondée sur des traités multilatéraux. Le rattacher au seul droit constitutionnel national néglige son fondement conventionnel, et les traités bilatéraux ne correspondent pas à la participation de plusieurs États.

25. Un État transfère aux institutions européennes une partie de son pouvoir de créer des règles. Quel effet ce transfert a-t-il sur la légitimité de ces institutions ?

Il fonde leur légitimité à produire du droit
Il leur transfère l’intégralité du pouvoir souverain des États
Il laisse aux autorités nationales toute légitimité normative
Il fonde leur rôle dans l’exécution des seules règles nationales

Il fonde leur légitimité à produire du droit

Explication

Le transfert d’une partie du pouvoir créateur de droit des États aux institutions européennes fonde la légitimité de celles-ci à produire du droit. Une simple fonction d’exécution ne correspond pas à ce transfert, tandis que la souveraineté n’est pas décrite comme intégralement transférée.

26. Une juriste classe les traités fondateurs et les textes organisant les institutions de l’Union dans une catégorie, puis les actes qui mettent en œuvre leurs règles et valeurs dans une autre. Quel classement convient ?

Traités fondateurs et textes de mise en œuvre : droit primaire ; traités institutionnels : droit dérivé
Traités fondateurs et institutionnels : droit primaire ; textes de mise en œuvre : droit dérivé
Traités fondateurs et institutionnels : droit dérivé ; textes de mise en œuvre : droit primaire
Traités fondateurs : droit primaire ; traités institutionnels et textes de mise en œuvre : droit dérivé

Traités fondateurs et institutionnels : droit primaire ; textes de mise en œuvre : droit dérivé

Explication

Le droit primaire comprend les traités fondateurs et ceux qui organisent les institutions, tandis que le droit dérivé regroupe les textes mettant en œuvre les règles et valeurs du droit primaire. Le classement inversé confond les traités constitutifs avec les actes d’application.

27. Un État membre doit appliquer une règle européenne directement devant ses juridictions et une autre règle lui impose un objectif à atteindre par une norme nationale. Quelle distinction s’applique ?

La directive est directement applicable ; le règlement doit être transposé pour atteindre son objectif
Le règlement est directement applicable ; la directive doit être transposée pour atteindre son objectif
Le règlement fixe un objectif à transposer ; la directive s’applique directement devant le juge
Le règlement et la directive doivent être transposés avant toute application nationale

Le règlement est directement applicable ; la directive doit être transposée pour atteindre son objectif

Explication

Le règlement est directement applicable dans les États et devant leurs juridictions, alors que la directive fixe un objectif que chaque État met en œuvre par transposition. Inverser ces effets attribue à chaque instrument la caractéristique de l’autre.

28. Un jugement règle le litige entre deux parties, tandis que plusieurs décisions interprètent constamment le même texte dans un sens commun. Quelle distinction décrit correctement ces deux cas ?

Le jugement tranche un cas particulier ; la jurisprudence peut désigner un ensemble d’interprétations constantes.
Le jugement et la jurisprudence désignent tous deux des règles générales applicables à tous.
Le jugement vaut pour les parties ; la jurisprudence désigne uniquement la force obligatoire du jugement.
Le jugement établit une règle générale ; la jurisprudence désigne une décision isolée.

Le jugement tranche un cas particulier ; la jurisprudence peut désigner un ensemble d’interprétations constantes.

Explication

Une décision tranche un litige particulier et ne constitue pas, à elle seule, une règle générale ; le terme jurisprudence peut aussi désigner des décisions interprétant constamment un texte. L’option « règle générale » attribue à tort cette portée au jugement, tandis que « décision isolée » et « force obligatoire » réduisent la jurisprudence à une décision particulière ou à son effet entre les parties.

29. Dans un pays, plusieurs décisions rendues dans le même sens par la juridiction suprême interprètent un texte ambigu. Quelle caractéristique permet à cette jurisprudence d’acquérir une force créatrice ?

Des décisions divergentes rendues par plusieurs juridictions inférieures.
Une modification du texte votée par la juridiction suprême.
La répétition de solutions concordantes rendues par la juridiction suprême.
Une décision isolée rendue par un tribunal de première instance.

La répétition de solutions concordantes rendues par la juridiction suprême.

Explication

La force créatrice peut résulter de solutions répétées dans le même sens émanant des juridictions suprêmes, telles que la Cour de cassation ou le Conseil d’État. Une décision isolée ou des solutions divergentes ne satisfont pas ces critères ; une modification législative relève de la loi, non de l’interprétation jurisprudentielle.

30. Une étude rédigée par une professeure de droit et un avocat analyse les règles applicables à un contrat. À quelle catégorie appartiennent ces travaux de réflexion ?

À la doctrine, qui rassemble les réflexions de théoriciens et de praticiens du droit.
À la législation, qui rassemble les règles adoptées par les autorités compétentes.
À la jurisprudence, qui rassemble les décisions rendues par les juridictions.
À l’enseignement universitaire, qui rassemble les cours des seuls professeurs de droit.

À la doctrine, qui rassemble les réflexions de théoriciens et de praticiens du droit.

Explication

La doctrine comprend les travaux de réflexion sur le droit réalisés par des théoriciens, notamment des universitaires, et des praticiens comme les avocats. La jurisprudence correspond aux décisions judiciaires, la législation aux règles adoptées, et l’enseignement universitaire ne couvre pas à lui seul les travaux des praticiens.

31. Un juriste publie une opinion personnelle proposant une interprétation nouvelle du droit, sans qu’elle soit reprise dans une loi. Quelle valeur juridique cette opinion possède-t-elle en principe ?

Une valeur de règle générale, car elle propose une interprétation nouvelle.
Une valeur de décision judiciaire, car elle interprète le droit.
Aucune valeur juridique en principe, car elle exprime une opinion personnelle.
Une valeur obligatoire, car elle peut influencer une réforme législative.

Aucune valeur juridique en principe, car elle exprime une opinion personnelle.

Explication

La doctrine n’a en principe pas de valeur juridique : elle exprime une opinion personnelle plutôt qu’une règle générale. Proposer une interprétation ne la transforme pas en règle, et une influence éventuelle sur une réforme ne lui confère pas, à elle seule, de force obligatoire.

32. Dans une région, un comportement est répété depuis longtemps et les habitants concernés estiment qu’il doit être respecté comme obligatoire. Quel élément permet de reconnaître une coutume ?

La répétition du comportement, même si la population le juge facultatif
La répétition du comportement et la conviction collective qu’il est obligatoire
La conviction d’un seul groupe professionnel, sans pratique répétée
La validation écrite préalable de la pratique par une autorité publique

La répétition du comportement et la conviction collective qu’il est obligatoire

Explication

La coutume repose à la fois sur la répétition d’un comportement et sur la conviction de la population concernée qu’il est obligatoire. Une pratique ponctuelle manque de répétition, une pratique jugée facultative manque de conviction obligatoire, et une validation écrite préalable n’est pas une condition constitutive.

33. Une pratique est suivie dans plusieurs régions, tandis qu’une autre est propre à une seule ville. Laquelle correspond à la coutume plutôt qu’à l’usage ?

La pratique propre à une seule ville
La pratique suivie le plus fréquemment dans une ville
La pratique consignée par écrit dans plusieurs villes
La pratique suivie dans plusieurs régions

La pratique suivie dans plusieurs régions

Explication

La distinction entre coutume et usage tient à leur territoire d’application : la coutume a un champ plus large que l’usage. L’usage local n’est pas la coutume la plus étendue, et la fréquence ou la consignation écrite ne constitue pas ici le critère distinctif.

34. Une pratique traditionnelle locale contredit une loi. Dans quel cas peut-elle y déroger ?

Si la pratique concerne des commerçants et facilite la preuve des échanges
Si la loi autorise l’exception traditionnelle et que l’atteinte à l’ordre public est limitée
Si la pratique est ancienne et que la population la considère obligatoire
Si l’autorité locale reconnaît la tradition, même sans exception prévue par la loi

Si la loi autorise l’exception traditionnelle et que l’atteinte à l’ordre public est limitée

Explication

Une coutume ne peut déroger à la loi que si celle-ci prévoit une exception liée aux traditions locales et si l’atteinte à l’ordre public reste limitée dans l’espace ou dans le temps. L’ancienneté ne suffit pas, la preuve commerciale répond à une autre question, et la reconnaissance locale ne remplace pas l’autorisation légale.

35. Un litige concerne une zone maritime française plutôt qu’un territoire terrestre. Quel principe détermine l’application du droit français ?

Le droit français s’applique aux espaces terrestres et maritimes, mais pas aux espaces aériens
Le droit français s’applique aux espaces maritimes et internationaux, mais pas aux espaces terrestres
Le droit français s’applique aux espaces terrestres et aériens, mais pas aux espaces maritimes
Le droit français s’applique aux espaces terrestres, maritimes et aériens relevant de la France

Le droit français s’applique aux espaces terrestres, maritimes et aériens relevant de la France

Explication

Le droit français s’applique à l’ensemble des espaces terrestres, maritimes et aériens relevant de la France. Exclure l’espace maritime ou aérien réduit à tort le champ spatial du droit français, tandis que les eaux internationales ne relèvent pas de ce principe en tant que telles.

36. Une loi française doit s’appliquer à un territoire ultramarin éloigné de la métropole. Quel principe justifie son application sur ce territoire terrestre français ?

Le principe de territorialité de la loi
Le principe d’autonomie territoriale
Le principe d’identité législative
Le principe de personnalité des lois

Le principe d’identité législative

Explication

Le principe d’identité législative signifie que la loi française s’applique à l’ensemble des territoires terrestres français, métropolitains et ultramarins, malgré leur éloignement. La territorialité concerne les personnes présentes dans un pays, l’autonomie n’exclut pas ce principe et la personnalité des lois concerne notamment l’état des personnes.

37. Un aéronef étranger demande à survoler l’espace situé au-dessus d’un territoire et d’une zone maritime français. Quelle règle s’applique ?

Le survol est soumis à une autorisation, car le droit français s’applique à cet espace aérien
Le survol est soumis à une autorisation au-dessus des terres, mais pas des espaces maritimes français
Le survol est libre dès lors que l’aéronef ne se pose pas sur le territoire français
Le survol est libre, car un aéronef étranger relève de la loi de son pavillon

Le survol est soumis à une autorisation, car le droit français s’applique à cet espace aérien

Explication

Le droit français s’applique à l’espace aérien au-dessus des espaces terrestres et maritimes français, et seuls les aéronefs autorisés peuvent le survoler. La nationalité de l’aéronef et l’absence d’atterrissage ne dispensent pas de cette autorisation, et l’espace aérien concerné ne se limite pas aux terres.

38. Une personne étrangère se trouve en France et une question concerne son état civil. Quelle distinction permet d’identifier les règles susceptibles de s’appliquer ?

La territorialité et la personnalité imposent toutes deux la loi française, quelle que soit la question
La territorialité et la personnalité maintiennent toutes deux la loi nationale, quelle que soit la question
La territorialité soumet la personne à la loi française sur place, tandis que la personnalité peut maintenir sa loi nationale pour l’état des personnes
La territorialité maintient la loi nationale pour l’état des personnes, tandis que la personnalité impose la loi française sur place

La territorialité soumet la personne à la loi française sur place, tandis que la personnalité peut maintenir sa loi nationale pour l’état des personnes

Explication

La territorialité soumet les personnes présentes dans un pays à la loi de ce pays, quelle que soit leur nationalité, tandis que la personnalité des lois maintient l’application de la loi nationale pour les questions d’état des personnes. Inverser ces principes ou les étendre indistinctement à toutes les questions efface leur distinction.

39. Quel acte permet au président de la République d’ordonner aux autorités administratives d’appliquer et de faire appliquer une loi sur le territoire ?

L’opposabilité
La publication
La promulgation
L’abrogation

La promulgation

Explication

La promulgation est l’acte par lequel le président donne cet ordre aux autorités administratives. La publication rend la loi opposable, l’opposabilité désigne la possibilité de l’invoquer, et l’abrogation met fin à la loi par un texte nouveau.

40. Une loi est promulguée le 10 mars, puis publiée le 11 mars. À partir de quelle date devient-elle opposable en principe ?

Le 11 mars
Le 13 mars
Le 12 mars
Le 10 mars

Le 12 mars

Explication

La publication rend la loi opposable, mais celle-ci ne le devient que le lendemain de sa publication : ici, le 12 mars. Le 10 mars correspond à la promulgation et le 11 mars à la publication.

41. Une personne invoque son ignorance d’une loi publiée pour éviter qu’elle lui soit appliquée. Quel principe s’oppose à cet argument ?

La loi n’est opposable qu’après son application
Nul n’est censé ignorer la loi
La promulgation vaut connaissance personnelle de la loi
La loi cesse de s’appliquer si elle est méconnue

Nul n’est censé ignorer la loi

Explication

Une fois publiée, la loi ne peut être écartée au motif qu’une personne en ignorait l’existence : c’est le sens de l’adage « nul n’est censé ignorer la loi ». L’opposabilité ne suppose pas une connaissance effective, et la promulgation ne remplace pas la publication.

42. Une règle perd son caractère obligatoire et sanctionnateur sans qu’un texte nouveau de rang égal l’abroge. Quel mode de disparition correspond à cette situation ?

La caducité
La promulgation
L’abrogation
La désuétude

La caducité

Explication

La caducité correspond à la perte de l’effet obligatoire ou sanctionnateur de la règle. La désuétude désigne la perte de son caractère normatif, tandis que l’abrogation résulte d’un texte nouveau de rang égal.

43. Quel est le rôle des dispositions transitoires lorsqu’une loi nouvelle entre en vigueur ?

Déterminer la date de promulgation et de publication de la loi nouvelle
Énoncer le principe général d’application immédiate aux situations futures
Exclure toute application de la loi nouvelle aux situations juridiques en cours
Fixer à partir de quand et à quelles conditions la loi nouvelle régit une situation

Fixer à partir de quand et à quelles conditions la loi nouvelle régit une situation

Explication

Les dispositions transitoires précisent à partir de quand et à quelles conditions une situation relève de la loi nouvelle. Elles ne déterminent pas la date officielle de la loi et ne se confondent pas avec la règle générale d’application immédiate.

44. Une loi nouvelle comporte des dispositions transitoires, mais une partie invoque l’article 2 du Code civil pour soutenir une autre date d’application. Quelle règle détermine le régime applicable ?

Le principe général de l’article 2 du Code civil
Les dispositions transitoires de la loi nouvelle
La date de conclusion de chaque contrat concerné
La règle de non-rétroactivité des lois pénales

Les dispositions transitoires de la loi nouvelle

Explication

Lorsque des dispositions transitoires existent, elles fixent le régime applicable et prévalent sur les règles générales, notamment l’article 2 du Code civil. Invoquer le principe général à leur place revient à méconnaître cette priorité.

45. Un contrat est encore en cours au moment où une loi nouvelle entre en vigueur, et il ne porte atteinte à aucune règle d’ordre public posée par cette loi. Quel régime s’applique en principe ?

Le contrat relève de la loi nouvelle dès son entrée en vigueur
Le contrat reste régi par la loi sous laquelle il a été conclu
Le contrat est suspendu jusqu’à l’adoption de nouvelles dispositions
Le contrat relève du régime choisi après l’entrée en vigueur

Le contrat reste régi par la loi sous laquelle il a été conclu

Explication

En principe, la loi nouvelle ne s’applique pas aux contrats en cours, sauf si ceux-ci portent atteinte à une règle d’ordre public qu’elle pose. Il faut distinguer ces contrats des situations juridiques créées après l’entrée en vigueur, auxquelles la loi nouvelle s’applique immédiatement en l’absence de dispositions transitoires.

46. Quel principe l’article 16 du Code civil affirme-t-il au sujet de chaque personne ?

Le droit au respect de son corps
Le droit à la protection de sa réputation
Le droit de vendre librement son corps
Le droit de consentir aux soins d’autrui

Le droit au respect de son corps

Explication

L’article 16 affirme le droit de chacun au respect de son corps, rattaché à la dignité individuelle et à la liberté d’en disposer. La mise à disposition marchande confond liberté corporelle et commerce juridique, la réputation relève de l’intégrité morale et le consentement aux soins concerne une autre règle.

47. Une personne invoque sa liberté de disposer de son corps pour réaliser un acte contraire à l’ordre public et aux intérêts collectifs. Quelle limite s’applique à cette liberté ?

Elle est limitée par le consentement d’un proche et l’intérêt esthétique
Elle est limitée par la loi, l’ordre public et les intérêts collectifs
Elle prime sur l’ordre public dès que la personne est consentante
Elle dépend de l’accord des médecins et de la valeur marchande du corps

Elle est limitée par la loi, l’ordre public et les intérêts collectifs

Explication

La liberté de disposer de son corps n’est pas absolue : la loi, l’ordre public et les intérêts collectifs peuvent la limiter. L’absence de limite méconnaît ce principe, la volonté individuelle ne prime pas nécessairement sur l’ordre public, et l’accord médical ou l’intérêt esthétique ne définit pas cette règle.

48. Un chirurgien envisage une intervention sur le corps d’une autre personne : laquelle de ces motivations peut justifier l’intervention au regard de l’article 16-3 du Code civil ?

Un intérêt financier pour le praticien
Un intérêt uniquement esthétique
Un intérêt de convenance pour un tiers
Un intérêt thérapeutique

Un intérêt thérapeutique

Explication

L’article 16-3 permet une intervention répondant à un intérêt thérapeutique ; un motif uniquement esthétique ne suffit pas. L’intérêt financier et la convenance d’un tiers ne sont pas des motifs thérapeutiques, tandis que l’interdiction de toute intervention ignore l’exception prévue.

49. Une équipe médicale prévoit une intervention sur un patient qui la refuse, alors même que l’acte répond à un intérêt thérapeutique. Quelle condition fait défaut ?

L’autorisation préalable de deux médecins
L’accord de la personne de confiance malgré le refus
Le consentement du patient
L’intérêt thérapeutique de l’intervention

Le consentement du patient

Explication

Une intervention sur autrui requiert à la fois un intérêt thérapeutique et le consentement du patient. Le motif médical ne remplace pas le consentement ; l’autorisation de deux médecins concerne un autre contexte, et la personne de confiance n’écarte pas un refus exprimé par le patient.

50. Une patiente mineure peut comprendre la décision médicale et exprimer son choix. Qui doit donner son consentement à l’intervention ?

Le médecin qui réalise l’intervention
Un représentant légal à la place de la patiente
La personne de confiance dans tous les cas
La patiente elle-même

La patiente elle-même

Explication

Le consentement est donné par la personne elle-même, qu’elle soit majeure ou mineure ; la personne de confiance intervient à défaut. Réserver ce consentement aux majeurs méconnaît la règle, et le médecin ou un représentant ne se substitue pas automatiquement à la patiente.

51. Dans un litige privé, une demanderesse affirme qu’une autre personne lui doit une somme. Qui doit établir l’existence et le bien-fondé de cette prétention ?

La personne qui conteste la prétention
La demanderesse qui formule la prétention
La personne qui affirme avoir payé la somme
Le juge chargé de trancher le litige

La demanderesse qui formule la prétention

Explication

En principe, celui qui formule une prétention doit en prouver l’existence et le bien-fondé, conformément à l’article 1353 du Code civil. Faire porter d’emblée la preuve au défendeur inverse la règle ; le juge arbitre les prétentions, et la preuve du paiement relève de celui qui affirme avoir exécuté l’obligation.

52. Un débiteur affirme avoir remboursé intégralement sa dette, mais le paiement est contesté. Qui doit prouver le remboursement ?

La personne qui a initialement constaté la dette
Le créancier qui conteste avoir reçu le paiement
Le juge qui doit établir le versement bancaire
Le débiteur qui affirme avoir exécuté son obligation

Le débiteur qui affirme avoir exécuté son obligation

Explication

Celui qui affirme s’être acquitté d’une obligation doit prouver son exécution, ici le remboursement. Le créancier n’a pas à établir le fait négatif de l’absence de paiement, et la preuve de la libération incombe au débiteur plutôt qu’au juge ou au témoin de la dette.

53. Pour formaliser une vente, Léa signe un document sans intervention d’un officier public. Quel type d’acte décrit cette situation ?

Un commencement de preuve par écrit
Un acte authentique
Un acte dépourvu de signature
Un acte sous signature privée

Un acte sous signature privée

Explication

L’acte sous signature privée est établi sans officier public et tire sa validité de la signature. L’acte authentique suppose un officier compétent et les formalités légales; le commencement de preuve par écrit est un écrit dont l’auteur ne peut être identifié.

54. Un courriel contient une suite intelligible de caractères et de symboles. Pour la qualification d’écrit, quelle règle s’applique à son support numérique ?

Il vaut seulement comme commencement de preuve
Il a la même valeur qu’un écrit sur papier
Il exige une authentification par officier public
Il ne constitue un écrit qu’après impression

Il a la même valeur qu’un écrit sur papier

Explication

Un écrit peut être constitué par une suite intelligible de lettres, caractères, chiffres, signes ou symboles, et le support numérique a la même valeur que le papier. Le commencement de preuve concerne notamment le doute sur l’identification de l’auteur, non le format numérique.

55. Dans un litige, la loi fixe un moyen de preuve précis pour établir un fait. Quel système de preuve s’applique ?

La preuve légale
La preuve par présomption
La preuve libre
La preuve par témoignage

La preuve légale

Explication

La preuve légale impose le moyen de preuve déterminé par la loi, tandis que la preuve libre permet en principe de prouver par tout moyen sauf disposition contraire. La force probante concerne la valeur accordée à un élément, et non le système qui détermine les moyens admissibles.

56. Un créancier réclame le remboursement de 1 800 euros. En l’absence d’exception applicable, quel mode de preuve l’article 1359 impose-t-il ?

Une preuve testimoniale
Une preuve par présomptions
Une preuve écrite
Une preuve par tout moyen

Une preuve écrite

Explication

L’article 1359 impose une preuve écrite lorsque la valeur de remboursement dépasse 1 500 euros; 1 800 euros franchit donc ce seuil. La preuve par tout moyen relève du principe général ou de situations particulières, et ne neutralise pas cette exigence.

57. Dans un procès civil, une partie produit un élément obtenu de manière déloyale. Quel raisonnement correspond à la décision de la Cour de cassation du 22 décembre 2023 ?

La déloyauté impose de prouver par écrit
La déloyauté ne suffit pas, à elle seule, à écarter la preuve
La déloyauté transforme la preuve en acte authentique
La déloyauté rend la preuve irrecevable par principe

La déloyauté ne suffit pas, à elle seule, à écarter la preuve

Explication

La Cour de cassation a jugé que le caractère déloyal ou illicite ne suffit pas, à lui seul, à rendre une preuve irrecevable. Cela ne signifie pas que l’élément a automatiquement une forte valeur probante ni que les règles relatives à l’écrit s’appliquent.

58. Une partie produit une preuve illicite, n’a aucun autre moyen de démontrer le fait et montre que son utilisation est proportionnée au but poursuivi. Quelle conclusion s’impose sur sa recevabilité ?

Elle est recevable dès qu’elle est utile au procès
Elle peut être recevable sous ces conditions
Elle est recevable si elle prend la forme d’un écrit
Elle est irrecevable en raison de son illicéité

Elle peut être recevable sous ces conditions

Explication

Une preuve illicite peut être recevable lorsque son auteur ne dispose d’aucun autre moyen de preuve et que son utilisation est proportionnée à l’objectif poursuivi. L’utilité seule ne suffit pas, et l’illicéité n’entraîne pas automatiquement l’irrecevabilité.

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Qu’est-ce que le droit ?

L’ensemble des règles destinées à organiser la vie d’un groupe.

Quelle distinction oppose le droit objectif aux droits subjectifs ?

Le droit objectif organise la société, tandis que les droits subjectifs sont des prérogatives individuelles.

Qu’est-ce qu’un droit subjectif ?

Une prérogative individuelle dont une personne peut choisir la mise en œuvre dans les limites du droit objectif.

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