QCM : Organisation de la justice française (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie le monopole étatique de la justice dans l’ordre juridique français ?

Les juridictions privées rendent la justice avec la même compétence que l’État.
L’État est en principe le seul à rendre la justice au nom du peuple français.
Les parties choisissent toujours un arbitre privé pour trancher leur litige.
Les citoyens règlent leurs différends sans intervention d’une institution publique.

L’État est en principe le seul à rendre la justice au nom du peuple français.

Explication

Le monopole étatique signifie que l’État détient en principe le pouvoir de rendre la justice au nom du peuple français. L’arbitrage et les autres modes privés constituent des exceptions encadrées, et non le fonctionnement général de la justice.

2. Comment doit agir un juge lorsqu’aucune disposition légale ne règle directement le litige qui lui est soumis ?

Il peut suspendre l’affaire jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi.
Il peut rejeter la demande en raison de l’absence de règle précise.
Il doit demander au pouvoir législatif de trancher le litige particulier.
Il doit statuer malgré l’absence de disposition légale directement applicable.

Il doit statuer malgré l’absence de disposition légale directement applicable.

Explication

L’article 4 du Code civil impose au juge de statuer, même lorsqu’aucune loi ne régit directement le litige. L’absence de texte applicable ne l’autorise donc pas à refuser de juger ou à transférer l’affaire au législateur.

3. Quelle situation peut caractériser un déni de justice, en plus du refus de statuer ?

Le dépassement d’un délai raisonnable dans le traitement de la procédure.
La contestation par une partie de la solution rendue par le tribunal.
La désignation d’un avocat différent au cours de la procédure.
La demande d’une partie visant à obtenir une nouvelle audience.

Le dépassement d’un délai raisonnable dans le traitement de la procédure.

Explication

Le déni de justice comprend notamment le manquement de l’État à son devoir de protection juridictionnelle lorsque la procédure dépasse un délai raisonnable. Cette notion ne se réduit donc pas au refus explicite de rendre une décision.

4. En quoi consiste l’arbitrage comme exception au monopole étatique de la justice ?

Les parties demandent à un juge public de proposer un accord sans imposer de décision.
Les parties confient leur litige à une personne privée chargée de rendre une sentence arbitrale.
Les parties concluent un contrat comportant des concessions pour éviter une contestation.
Les parties renoncent à toute décision et règlent elles-mêmes leur différend.

Les parties confient leur litige à une personne privée chargée de rendre une sentence arbitrale.

Explication

L’arbitrage repose sur la désignation conventionnelle d’une personne privée, distincte d’un magistrat, pour trancher le litige par une sentence arbitrale. La médiation et la transaction recherchent un accord plutôt qu’une décision arbitrale imposée.

5. Quelle distinction financière caractérise la médiation et la conciliation ?

La médiation est gratuite, tandis que la conciliation est payante.
Les deux procédures sont payantes lorsqu’un juge les propose.
La médiation est payante, tandis que la conciliation est gratuite.
Les deux procédures sont gratuites lorsqu’elles sont organisées par les parties.

La médiation est payante, tandis que la conciliation est gratuite.

Explication

La médiation est payante, alors que la conciliation est gratuite. Toutes deux peuvent toutefois être conventionnelles ou proposées par un juge afin de favoriser la conclusion d’un accord.

6. Quelle répartition des fonctions correspond au principe de séparation des pouvoirs attribué à Montesquieu ?

Le législatif tranche les litiges, l’exécutif édicte les normes et le judiciaire administre l’État.
Le législatif administre l’État, l’exécutif juge les affaires et le judiciaire vote les lois.
Le législatif édicte les normes, l’exécutif applique les lois et le judiciaire les applique aux litiges particuliers.
Le législatif contrôle les contrats, l’exécutif rend les décisions et le judiciaire rédige les règlements.

Le législatif édicte les normes, l’exécutif applique les lois et le judiciaire les applique aux litiges particuliers.

Explication

La séparation des pouvoirs distingue le législatif, qui édicte les normes, l’exécutif, qui gère les affaires de l’État et applique les lois, et le judiciaire, qui applique ces normes aux litiges particuliers. Confier au judiciaire l’édiction générale des règles inverserait cette répartition.

7. Pourquoi un juge ne peut-il pas rendre un arrêt de règlement ?

Parce qu’il lui est interdit d’interpréter une norme dans l’affaire qu’il doit trancher.
Parce qu’il doit soumettre chaque décision à l’approbation préalable du pouvoir exécutif.
Parce qu’il doit appliquer les décisions rendues par les parties à un litige.
Parce qu’il ne peut pas poser une règle générale et abstraite destinée à d’autres litiges.

Parce qu’il ne peut pas poser une règle générale et abstraite destinée à d’autres litiges.

Explication

Un arrêt de règlement poserait une règle générale et abstraite applicable à des litiges futurs, ce qui excède la fonction juridictionnelle du juge. Le juge peut en revanche interpréter et appliquer les normes nécessaires au règlement de l’affaire qui lui est soumise.

8. Dans quelle situation un juge peut-il écarter l’application d’une loi dans l’affaire qu’il examine ?

Lorsque le juge estime personnellement que cette loi est inopportune.
Lorsque la loi paraît moins adaptée qu’une règle proposée par une partie.
Lorsque l’application de la loi risque de déplaire à l’opinion publique.
Lorsque cette loi est contraire à un traité international applicable.

Lorsque cette loi est contraire à un traité international applicable.

Explication

Dans le cadre du contrôle de conventionnalité, le juge peut écarter l’application d’une loi incompatible avec un traité international. Son désaccord personnel sur le contenu ou l’opportunité de la loi ne suffit pas à justifier cette mise à l’écart.

9. Quelle distinction décrit correctement le rôle respectif des magistrats du siège et des magistrats du parquet ?

Les magistrats du siège tranchent les litiges, tandis que ceux du parquet poursuivent et requièrent une peine.
Les magistrats du siège défendent la société, tandis que ceux du parquet rendent les décisions civiles.
Les magistrats du parquet représentent les parties, tandis que ceux du siège déclenchent les poursuites pénales.
Les magistrats du parquet tranchent les litiges, tandis que ceux du siège dirigent les enquêtes pénales.

Les magistrats du siège tranchent les litiges, tandis que ceux du parquet poursuivent et requièrent une peine.

Explication

Les magistrats du siège rendent les décisions et tranchent les litiges, alors que les magistrats du parquet défendent les intérêts de la société, poursuivent et requièrent. Confondre ces fonctions revient à attribuer au parquet le pouvoir de trancher le litige, qui appartient au siège.

10. Quelle situation respecte la différence de statut entre le siège et le parquet ?

Un juge du siège et un procureur obéissent aux mêmes instructions lorsqu’ils exercent leurs fonctions judiciaires.
Un juge du siège rend sa décision sans recevoir d’ordre, tandis qu’un procureur agit dans le cadre de la politique pénale générale.
Un procureur rend le jugement sans hiérarchie, tandis qu’un juge du siège reçoit des directives sur chaque affaire.
Un juge du siège applique les instructions individuelles du garde des sceaux, tandis qu’un procureur statue librement sur le litige.

Un juge du siège rend sa décision sans recevoir d’ordre, tandis qu’un procureur agit dans le cadre de la politique pénale générale.

Explication

Les magistrats du siège sont indépendants et ne reçoivent pas d’ordre dans l’exercice de leur fonction, tandis que le parquet est placé sous l’autorité du garde des sceaux pour la politique pénale générale. Le procureur n’est donc pas assimilé à un juge indépendant tranchant le litige.

11. Laquelle de ces fonctions relève notamment du Conseil supérieur de la magistrature ?

Nommer certains magistrats et sanctionner les manquements disciplinaires.
Définir seul la politique pénale et donner des instructions aux procureurs.
Représenter les parties civiles et conduire les enquêtes de police judiciaire.
Voter les lois de procédure et contrôler directement les juridictions administratives.

Nommer certains magistrats et sanctionner les manquements disciplinaires.

Explication

Le Conseil supérieur de la magistrature nomme certains magistrats, intervient en matière disciplinaire et exerce une fonction déontologique. La définition générale de la politique pénale relève du garde des sceaux, et non de cet organe.

12. Une personne et une autre se trouvent dans une situation juridique identique, mais l’une est traitée différemment en raison de sa nationalité : quel principe est méconnu ?

Le principe d’égalité devant la justice.
Le principe de séparation des ordres de juridiction.
Le principe de gratuité de la justice.
Le principe de publicité des audiences.

Le principe d’égalité devant la justice.

Explication

Le principe d’égalité exige que des justiciables placés dans une situation identique soient jugés par les mêmes juridictions et selon les mêmes règles, sans discrimination liée notamment à la nationalité. La gratuité concerne la rémunération des juges, tandis que la publicité concerne l’accès aux audiences et aux décisions.

13. Que signifie concrètement la gratuité de la justice pour un justiciable ?

Il ne supporte aucun frais lié à la procédure, y compris les honoraires de son avocat.
Il ne rémunère pas directement les juges, mais peut payer un avocat ou un expert.
Il rémunère les juges selon la durée de l’audience, mais bénéficie d’experts publics gratuits.
Il reçoit automatiquement la prise en charge de ses frais d’avocat et de commissaire de justice.

Il ne rémunère pas directement les juges, mais peut payer un avocat ou un expert.

Explication

La gratuité de la justice signifie que les juges ne sont pas rémunérés directement par les justiciables. Elle ne supprime pas les frais susceptibles d’être dus aux avocats, commissaires de justice ou experts.

14. Dans quel modèle le juge joue-t-il un rôle actif dans la recherche des preuves ?

Dans le modèle accusatoire, où les parties maîtrisent la constitution du dossier et le juge rassemble les preuves.
Dans le modèle administratif, où une autorité publique dirige nécessairement chaque procédure.
Dans le modèle contradictoire, où les parties abandonnent la maîtrise de l’objet du litige au juge.
Dans le modèle inquisitoire, où le juge participe activement à la recherche des éléments de preuve.

Dans le modèle inquisitoire, où le juge participe activement à la recherche des éléments de preuve.

Explication

Le modèle inquisitoire confie au juge un rôle actif dans la recherche des preuves. Dans le modèle accusatoire, ce sont les parties qui maîtrisent davantage l’objet du litige et la constitution du dossier.

15. Quelle conséquence découle du principe de publicité de la justice ?

Les parties choisissent librement les personnes autorisées à assister aux audiences et à consulter les décisions.
Les audiences se déroulent sans public et les décisions sont communiquées aux seules parties.
Les décisions restent confidentielles lorsque le juge estime que leur lecture serait difficile.
Le public peut assister aux audiences et les décisions doivent être accessibles et compréhensibles.

Le public peut assister aux audiences et les décisions doivent être accessibles et compréhensibles.

Explication

La publicité permet au public d’assister aux audiences et exige que les décisions soient accessibles et compréhensibles. Des exceptions peuvent toutefois protéger certains droits fondamentaux, ce qui ne transforme pas la publicité en principe de confidentialité générale.

16. Quel litige relève en principe de l’ordre administratif plutôt que de l’ordre judiciaire ?

Un conflit relatif à la propriété privée d’un bien entre deux personnes.
Un désaccord entre deux particuliers au sujet de l’exécution d’un contrat.
Une demande de réparation entre une victime et l’auteur d’une infraction pénale.
Un recours dirigé contre une décision prise par une autorité publique.

Un recours dirigé contre une décision prise par une autorité publique.

Explication

L’ordre administratif connaît notamment des litiges impliquant une autorité publique, tandis que l’ordre judiciaire traite principalement le droit privé et le droit pénal. Les autres situations décrites relèvent donc en principe de l’ordre judiciaire.

17. Quelle association entre juridiction suprême et ordre de juridiction est exacte ?

Les deux juridictions appartiennent à l’ordre administratif, mais statuent à des niveaux distincts.
Les deux juridictions appartiennent à l’ordre judiciaire, mais examinent des matières différentes.
La Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire et le Conseil d’État à l’ordre administratif.
La Cour de cassation appartient à l’ordre administratif et le Conseil d’État à l’ordre judiciaire.

La Cour de cassation appartient à l’ordre judiciaire et le Conseil d’État à l’ordre administratif.

Explication

La Cour de cassation est la juridiction suprême de l’ordre judiciaire, tandis que le Conseil d’État est celle de l’ordre administratif. Leur distinction repose donc sur la dualité des ordres de juridiction, et non sur une simple différence de degré.

18. Quel effet le double degré de juridiction permet-il à un justiciable d’obtenir ?

Un examen confié directement à la Cour de cassation sans appel préalable
Un contrôle limité à la régularité formelle de la décision initiale
Une révision réservée aux seules règles de procédure applicables
Un nouvel examen du litige en fait et en droit par une juridiction supérieure

Un nouvel examen du litige en fait et en droit par une juridiction supérieure

Explication

Le double degré de juridiction autorise une juridiction supérieure à réexaminer l’affaire sous l’angle des faits et du droit. La cassation ne constitue pas un troisième degré, car elle ne correspond pas à un nouvel examen complet du litige.

19. Quelle distinction oppose la collégialité à l’unicité dans une formation de jugement ?

La collégialité désigne un juge spécialisé, tandis que l’unicité rassemble plusieurs magistrats
La collégialité examine le droit, tandis que l’unicité examine les faits de l’affaire
La collégialité réunit plusieurs juges, tandis que l’unicité confie la décision à un seul juge
La collégialité concerne l’appel, tandis que l’unicité concerne les juridictions du premier degré

La collégialité réunit plusieurs juges, tandis que l’unicité confie la décision à un seul juge

Explication

La collégialité repose sur la participation de plusieurs juges à la décision, alors que l’unicité repose sur un juge unique. Les deux notions décrivent la composition de la formation de jugement, et non le degré de juridiction ou l’objet du contrôle.

20. Quelles juridictions sont qualifiées de juridictions du fond ?

Les juridictions administratives composées de plusieurs magistrats délibérant ensemble
Les juridictions chargées de contrôler la conformité des décisions aux règles de droit
Les juridictions compétentes pour déterminer le tribunal territorialement saisi
Les juridictions du premier degré et d’appel qui examinent les faits et le droit

Les juridictions du premier degré et d’appel qui examinent les faits et le droit

Explication

Les juridictions du fond comprennent les juridictions de première instance et d’appel, qui examinent l’entier litige en fait et en droit. Le contrôle de la correcte application du droit relève principalement de la Cour de cassation.

21. Quel critère détermine en principe la compétence territoriale d’une juridiction civile ?

Le lieu où l’avocat du demandeur exerce son activité
Le lieu où demeure le défendeur
Le lieu où la décision judiciaire doit être exécutée
Le lieu où demeure le demandeur

Le lieu où demeure le défendeur

Explication

En principe, le tribunal territorialement compétent est celui du lieu où demeure le défendeur. Des règles spéciales peuvent toutefois déplacer cette compétence, notamment pour les litiges immobiliers ou successoraux.

22. Quel tribunal est compétent pour un litige relatif à un immeuble situé à Lyon ?

Le tribunal du lieu de signature du contrat portant sur l’immeuble
Le tribunal du domicile du demandeur au litige immobilier
Le tribunal du lieu où se situe l’immeuble, à Lyon
Le tribunal du dernier domicile du propriétaire de l’immeuble

Le tribunal du lieu où se situe l’immeuble, à Lyon

Explication

En matière immobilière, la compétence territoriale dépend du lieu de situation de l’immeuble ; ici, il s’agit donc de Lyon. Le dernier domicile du défunt constitue en revanche le critère applicable en matière successorale.

23. Dans quel ordre les voies de recours se présentent-elles dans l’ordre judiciaire ?

Tribunal, pourvoi en cassation sur les faits, puis cour d’appel sur le droit
Cour d’appel, tribunal, puis pourvoi en cassation sur les faits et le droit
Tribunal, cour d’appel pour les faits et le droit, puis pourvoi en cassation sur le droit
Cour de cassation, tribunal, puis cour d’appel pour un nouvel examen complet

Tribunal, cour d’appel pour les faits et le droit, puis pourvoi en cassation sur le droit

Explication

Le litige est d’abord examiné par un tribunal, puis peut être réexaminé par une cour d’appel en fait et en droit, avant un éventuel pourvoi. La Cour de cassation contrôle l’application de la règle de droit et ne réexamine pas les faits comme une cour d’appel.

24. Pourquoi la Cour de cassation ne constitue-t-elle pas un troisième degré de juridiction ?

Parce qu’elle contrôle principalement l’application correcte de la règle de droit
Parce qu’elle réexamine l’entier litige après deux décisions concordantes
Parce qu’elle statue principalement sur les faits nouveaux présentés par les parties
Parce qu’elle intervient avant l’appel pour fixer la compétence du tribunal

Parce qu’elle contrôle principalement l’application correcte de la règle de droit

Explication

La Cour de cassation est la juridiction suprême de l’ordre judiciaire et vérifie principalement la correcte application du droit. Les juridictions du fond, notamment la cour d’appel, sont celles qui réexaminent l’affaire en fait et en droit.

25. Quelle organisation caractérise l’ordre judiciaire français ?

Une structure horizontale sans degré supérieur de contrôle
Une organisation fondée sur des juridictions spécialisées autonomes
Une séparation entre juridictions administratives et arbitrales
Une structure pyramidale avec trois niveaux de juridictions

Une structure pyramidale avec trois niveaux de juridictions

Explication

L’ordre judiciaire repose sur les juridictions du premier degré, celles du second degré et la Cour de cassation, selon une structure pyramidale. La Cour de cassation n’est pas une juridiction parallèle chargée de remplacer cette organisation.

26. Après le jugement rendu en première instance, quelle voie permet de rejuger l’affaire en fait et en droit ?

La saisine directe d’une juridiction pénale
La demande adressée au ministère de la Justice
L’appel devant une cour d’appel
Le pourvoi devant la Cour de cassation

L’appel devant une cour d’appel

Explication

La cour d’appel peut réexaminer l’affaire sur les faits et sur le droit après la décision du premier degré. Le pourvoi en cassation porte sur l’application de la règle de droit et ne constitue pas un nouveau procès sur les faits.

27. Quelle différence distingue les juridictions du fond de la Cour de cassation ?

Les juridictions du fond rendent des avis, tandis que la Cour de cassation organise les tribunaux
Les juridictions du fond contrôlent le droit, tandis que la Cour de cassation réexamine les faits
Les juridictions du fond examinent les faits et le droit, tandis que la Cour de cassation contrôle le droit
Les juridictions du fond jugent les infractions, tandis que la Cour de cassation tranche les litiges privés

Les juridictions du fond examinent les faits et le droit, tandis que la Cour de cassation contrôle le droit

Explication

Les juridictions du fond, situées aux premier et second degrés, apprécient les faits et appliquent le droit. La Cour de cassation ne constitue pas un troisième degré et vérifie la conformité de la décision à la règle de droit.

28. Que fait la Cour de cassation lorsqu’une cour d’appel a mal appliqué la règle de droit ?

Elle transforme l’appel en procédure pénale
Elle confirme automatiquement les faits retenus
Elle rejette le pourvoi comme infondé
Elle casse l’arrêt de la cour d’appel

Elle casse l’arrêt de la cour d’appel

Explication

Une mauvaise application de la règle de droit justifie la cassation de l’arrêt attaqué. Le rejet correspond plutôt à l’hypothèse où le pourvoi ne démontre pas d’erreur juridique.

29. Quelle réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2020 concernant les tribunaux d’instance et de grande instance ?

Leur transfert au sein de la cour d’appel
Leur fusion au sein du tribunal judiciaire
Leur remplacement par des juridictions pénales
Leur regroupement dans les chambres de proximité

Leur fusion au sein du tribunal judiciaire

Explication

La loi du 23 mars 2019 a fusionné les tribunaux d’instance et les tribunaux de grande instance au sein du tribunal judiciaire à compter du 1er janvier 2020. Les chambres de proximité sont des formations ou implantations du tribunal judiciaire et non une juridiction autonome.

30. Quelle est la compétence de principe du tribunal judiciaire ?

Statuer sur les recours dirigés contre les décisions administratives
Connaître des litiges privés qui ne relèvent pas d’une juridiction spécialisée
Jugер de toutes les infractions commises sur le territoire national
Trancher les seuls conflits entre commerçants inscrits au registre du commerce

Connaître des litiges privés qui ne relèvent pas d’une juridiction spécialisée

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun pour les litiges entre personnes privées qui ne sont pas attribués à une juridiction d’exception. Les infractions, les litiges commerciaux spécialisés et les recours administratifs relèvent d’autres compétences.

31. Quelle fonction relève du président du tribunal judiciaire en matière d’urgence ?

Réexaminer au fond les arrêts rendus par la cour d’appel
Élire les juges consulaires du tribunal de commerce
Exercer les fonctions de juge des référés pour ordonner des mesures provisoires
Statuer sur toutes les infractions poursuivies par le parquet

Exercer les fonctions de juge des référés pour ordonner des mesures provisoires

Explication

Le président du tribunal judiciaire exerce les fonctions de juge des référés pour les procédures d’urgence provisoires. Il assure aussi des responsabilités administratives et peut rendre certaines ordonnances sur requête, mais il ne constitue pas une instance de révision des arrêts d’appel.

32. Comment les jugements du tribunal judiciaire sont-ils en principe rendus ?

Par un magistrat consulaire élu
Par un jury de citoyens tirés au sort
Par le président statuant sans formation de jugement
Collégialement par trois magistrats

Collégialement par trois magistrats

Explication

La formation collégiale de principe comprend trois magistrats. Certaines matières sont toutefois confiées à un juge unique, notamment celles du juge aux affaires familiales, du juge de l’exécution et du juge des contentieux de la protection.

33. Quel litige relève notamment du tribunal de commerce ?

Un litige entre un propriétaire rural et son fermier
Un désaccord individuel sur la rupture d’un contrat de travail
Une demande civile générale sans compétence spécialisée
Un conflit relatif à l’achat de marchandises destinées à la revente

Un conflit relatif à l’achat de marchandises destinées à la revente

Explication

Le tribunal de commerce connaît notamment des actes de commerce et des achats de marchandises pour revente. Les conflits du travail relèvent du conseil de prud’hommes, les baux ruraux du tribunal paritaire compétent et les litiges civils non spécialisés du tribunal judiciaire.

34. Qui sont les juges consulaires du tribunal de commerce ?

Des commerçants élus par d’autres commerçants
Des fonctionnaires spécialisés dans les entreprises en difficulté
Des magistrats professionnels nommés par le gouvernement
Des salariés élus par les organisations syndicales

Des commerçants élus par d’autres commerçants

Explication

Les juges consulaires sont des commerçants élus par leurs pairs pour juger les affaires relevant du tribunal de commerce. Ils se distinguent ainsi des magistrats professionnels qui siègent notamment au tribunal judiciaire.

35. Quel litige relève du conseil de prud’hommes ?

Un conflit individuel entre un salarié et son employeur sur la rupture du contrat
Une contestation générale d’une décision administrative
Un différend entre deux sociétés concernant une opération bancaire
Un désaccord entre un propriétaire et un fermier sur un bail rural

Un conflit individuel entre un salarié et son employeur sur la rupture du contrat

Explication

Le conseil de prud’hommes tranche les litiges individuels entre salariés ou apprentis et employeurs concernant la formation, l’exécution ou la rupture du contrat de travail. Les opérations bancaires commerciales et les baux ruraux relèvent d’autres juridictions spécialisées.

36. Quelle est la première étape de la procédure devant le conseil de prud’hommes ?

L’audience devant le tribunal de commerce
Le renvoi direct devant la Cour de cassation
La décision immédiate du bureau de jugement
La saisine du bureau de conciliation et d’orientation

La saisine du bureau de conciliation et d’orientation

Explication

La procédure prud’homale commence devant le bureau de conciliation et d’orientation, qui cherche notamment à favoriser un accord. En l’absence de conciliation, le bureau de jugement statue ensuite sur le litige.

37. Quel rôle revient aux magistrats du parquet en matière pénale ?

Défendre les intérêts de la société et présenter des réquisitions
Trancher le litige entre les parties avec autorité de jugement
Contrôler la régularité du procès en tant que juridiction indépendante
Juger la culpabilité et prononcer la peine applicable

Défendre les intérêts de la société et présenter des réquisitions

Explication

Les magistrats du parquet représentent les intérêts de la société, recherchent des preuves, présentent des réquisitions et proposent une peine. À l’inverse, les magistrats du siège exercent la fonction de jugement et prononcent les sanctions.

38. Pourquoi la procédure pénale sépare-t-elle les fonctions de poursuite, d’instruction et de jugement ?

Pour permettre au parquet de prononcer lui-même les sanctions pénales
Pour réserver l’instruction aux contraventions et le jugement aux crimes
Pour accélérer chaque affaire en confiant toutes les fonctions au même magistrat
Pour multiplier les contrôles et protéger les libertés individuelles

Pour multiplier les contrôles et protéger les libertés individuelles

Explication

La séparation des fonctions permet de multiplier les contrôles et de mieux protéger les libertés individuelles. Elle ne vise pas à réunir les pouvoirs entre les mains d’un même magistrat ni à permettre au parquet de juger.

39. Dans quelle situation l’instruction pénale est-elle obligatoire ?

Lorsqu’une affaire concerne une contravention
Lorsqu’une affaire porte sur un crime
Lorsqu’un délit est constaté par un agent public
Lorsqu’une victime demande une réparation financière

Lorsqu’une affaire porte sur un crime

Explication

L’instruction est obligatoire en matière criminelle, tandis qu’elle est facultative pour certains délits et généralement absente en matière contraventionnelle. La demande d’une victime ou la constatation de l’infraction ne suffit donc pas à la rendre obligatoire.

40. Quelle décision le juge d’instruction rend-il lorsque les charges réunies sont insuffisantes ?

Une condamnation assortie d’une peine proposée par le parquet
Une ordonnance de non-lieu
Un jugement de relaxe rendu au terme de l’audience
Une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel

Une ordonnance de non-lieu

Explication

Lorsque les charges sont insuffisantes, le juge d’instruction rend une ordonnance de non-lieu. L’ordonnance de renvoi intervient lorsque les charges sont suffisantes et ne signifie d’ailleurs pas que la culpabilité est déjà établie.

41. Quelle juridiction statue sur les contraventions pénales à juge unique ?

La chambre de l’instruction
Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel
La cour d’assises

Le tribunal de police

Explication

Le tribunal de police, rattaché au tribunal judiciaire, juge les contraventions pénales à juge unique selon une procédure généralement rapide. Le tribunal correctionnel connaît des délits, tandis que la cour d’assises juge les crimes.

42. Quelle juridiction est compétente pour juger les délits ?

Le tribunal de police
La cour d’assises
Le juge d’instruction
Le tribunal correctionnel

Le tribunal correctionnel

Explication

Le tribunal correctionnel est compétent pour juger les délits et siège normalement avec un président et deux juges. Le tribunal de police traite les contraventions, alors que le juge d’instruction conduit l’instruction sans exercer la fonction de jugement.

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Que signifie le monopole étatique de la justice ?

L’État est seul habilité à rendre la justice au nom du peuple français.

Que doit faire le juge selon l’article 4 du Code civil ?

Il doit statuer même sans loi applicable directement au litige.

Qu'inclut le déni de justice ?

Le refus de statuer et le manquement à la protection juridictionnelle.

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