QCM : Organisation juridictionnelle française — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation correspond à la définition juridique d’un litige ?

Une négociation commerciale destinée à préparer un contrat
Une discussion entre des parties réglée par un échange d’informations
Une décision administrative appliquée à plusieurs catégories de personnes
Un conflit entre des parties pouvant nécessiter l’intervention de la justice

Un conflit entre des parties pouvant nécessiter l’intervention de la justice

Explication

Un litige est un conflit opposant des parties et pouvant rendre nécessaire l’intervention de la justice. Une simple discussion ou négociation ne constitue pas forcément un litige au sens juridique.

2. En France, que doit faire une partie lorsqu’un litige ne peut pas être réglé amiablement ?

Saisir le tribunal compétent pour faire trancher le litige
Demander à un particulier de rendre une décision obligatoire
Suspendre toute démarche jusqu’à l’accord de la partie adverse
Imposer directement sa propre solution à la partie adverse

Saisir le tribunal compétent pour faire trancher le litige

Explication

Lorsqu’un règlement amiable échoue, la partie doit saisir le tribunal compétent, car la justice personnelle est interdite. Imposer soi-même une décision constituerait précisément une forme de justice personnelle.

3. Quel enchaînement décrit correctement les voies possibles de règlement d’un litige ?

Un mode alternatif, puis une décision personnelle, puis une juridiction supranationale
Une juridiction étatique, puis un accord amiable, puis une négociation privée
Un accord amiable, puis un mode alternatif, puis une juridiction en cas d’échec
Une négociation privée, puis une décision personnelle, puis un tribunal compétent

Un accord amiable, puis un mode alternatif, puis une juridiction en cas d’échec

Explication

Le litige peut d’abord être réglé par accord amiable, puis par un mode alternatif, avant d’être porté devant une juridiction étatique ou supranationale en cas d’échec. La justice personnelle ne constitue pas une étape légitime de ce processus.

4. Quel rôle caractérise le médiateur dans une médiation ?

Il représente une partie et défend ses intérêts devant le tribunal
Il tranche le litige par une sentence rendue au nom de l’État
Il impose une solution que les parties doivent appliquer immédiatement
Il confronte les points de vue pour aider les parties à trouver un accord

Il confronte les points de vue pour aider les parties à trouver un accord

Explication

Le médiateur rémunéré confronte les points de vue et aide les parties à construire une solution, laquelle peut être formalisée par une transaction. À la différence du conciliateur, il ne propose pas activement une solution à leur place.

5. Comment une transaction issue d’une médiation peut-elle acquérir la force exécutoire ?

Par son enregistrement automatique auprès de toute juridiction
Par la signature du médiateur agissant comme arbitre privé
Grâce à l’intervention d’un juge ou d’un notaire
Par la décision unilatérale de la partie qui réclame l’exécution

Grâce à l’intervention d’un juge ou d’un notaire

Explication

La transaction règle le conflit et peut recevoir la force exécutoire grâce à l’intervention d’un juge ou d’un notaire. La signature du médiateur ne lui confère pas, à elle seule, cette force exécutoire.

6. Quelle caractéristique distingue la conciliation de la médiation ?

Le conciliateur rémunéré confronte les points de vue sans suggérer de solution
Le conciliateur tranche le litige par une sentence ayant valeur de jugement
Le conciliateur représente chaque partie dans une procédure menée par deux avocats
Le conciliateur bénévole écoute les parties et leur propose une solution acceptée ou refusée

Le conciliateur bénévole écoute les parties et leur propose une solution acceptée ou refusée

Explication

La conciliation est gratuite et menée par un conciliateur bénévole qui écoute les parties puis propose une solution qu’elles peuvent accepter ou refuser. La médiation repose plutôt sur un médiateur rémunéré qui facilite la recherche d’un accord.

7. Que prévoit une convention de procédure participative ?

Les parties demandent à un juge de négocier directement les modalités d’un compromis
Les parties confient leur différend à un médiateur chargé de leur proposer un accord
Les parties autorisent un arbitre privé à trancher le litige par une sentence
Les parties recherchent ensemble et de bonne foi une solution sous l’égide de deux avocats

Les parties recherchent ensemble et de bonne foi une solution sous l’égide de deux avocats

Explication

La procédure participative engage les parties à rechercher conjointement et de bonne foi une solution avec l’accompagnement de deux avocats. Elle se distingue donc de la médiation, qui repose sur l’intervention d’un tiers médiateur.

8. Dans quel cas l’arbitrage est-il correctement décrit ?

Deux avocats recherchent avec les parties un accord sans tiers décisionnaire
Un arbitre privé, dans une procédure payante, tranche le litige par une sentence
Un juge étatique organise une négociation sans rendre de décision
Un médiateur bénévole aide gratuitement les parties à rédiger une transaction

Un arbitre privé, dans une procédure payante, tranche le litige par une sentence

Explication

L’arbitrage est un mode payant dans lequel un arbitre privé tranche le litige par une sentence, notamment dans des contrats internationaux ou commerciaux. Le médiateur, lui, aide les parties à trouver un accord sans trancher leur différend.

9. Quelle distinction oppose correctement la clause compromissoire au compromis d’arbitrage ?

La clause vise un litige actuel, tandis que le compromis concerne les litiges futurs
La clause vise les litiges futurs, tandis que le compromis concerne un litige déjà actuel
La clause concerne une transaction, tandis que le compromis concerne une conciliation gratuite
La clause désigne un médiateur, tandis que le compromis désigne deux avocats

La clause vise les litiges futurs, tandis que le compromis concerne un litige déjà actuel

Explication

La clause compromissoire prévoit le recours à l’arbitrage pour des litiges futurs liés au contrat. Le compromis d’arbitrage est conclu alors qu’un litige existe déjà entre les parties.

10. Quel ordre juridictionnel juge un litige opposant une entreprise privée à un particulier au sujet d’un contrat de vente ?

L’ordre administratif
Le pouvoir exécutif
Le Tribunal des conflits
L’ordre judiciaire

L’ordre judiciaire

Explication

L’ordre judiciaire connaît des litiges entre personnes privées, notamment ceux relatifs aux contrats. L’ordre administratif intervient lorsqu’une administration ou une personne publique est mise en cause.

11. Quelle est la mission principale du Tribunal des conflits ?

Réexaminer les faits jugés par une cour d’appel
Trancher directement les litiges entre particuliers
Déterminer quel ordre de juridiction est compétent
Annuler les lois contraires à la Constitution

Déterminer quel ordre de juridiction est compétent

Explication

Le Tribunal des conflits tranche les conflits de compétence entre les ordres judiciaire et administratif. Les juridictions ordinaires jugent ensuite le litige lui-même.

12. Quelle répartition correspond aux trois fonctions de la séparation des pouvoirs ?

Le législatif fait les lois, l’exécutif les applique et le judiciaire règle les litiges
Le législatif applique les lois, l’exécutif règle les litiges et le judiciaire les fait
Le législatif règle les litiges, l’exécutif fait les lois et le judiciaire les applique
Le législatif contrôle les jugements, l’exécutif vote les lois et le judiciaire les exécute

Le législatif fait les lois, l’exécutif les applique et le judiciaire règle les litiges

Explication

Le pouvoir législatif élabore les lois, le pouvoir exécutif les applique et le pouvoir judiciaire les interprète et règle les litiges. Les autres répartitions confondent les fonctions des pouvoirs publics.

13. Dans quel ordre se situent les juridictions judiciaires selon leur degré de juridiction ?

Tribunal au premier degré, cour d’appel au second degré, Cour de cassation au sommet
Cour de cassation au premier degré, tribunal au second degré, cour d’appel au sommet
Tribunal au premier degré, Cour de cassation au second degré, cour d’appel au sommet
Cour d’appel au premier degré, tribunal au second degré, Cour de cassation au sommet

Tribunal au premier degré, cour d’appel au second degré, Cour de cassation au sommet

Explication

Les tribunaux jugent en première instance, les cours d’appel réexaminent les décisions au second degré et la Cour de cassation se trouve au sommet. La Cour de cassation n’est toutefois pas un troisième degré de juridiction.

14. Quel recours permet de demander le réexamen d’un jugement de première instance par une cour d’appel ?

Le conflit de compétence
Le pourvoi en cassation
L’appel
La saisine du juge départiteur

L’appel

Explication

L’appel permet à une cour d’appel de réexaminer l’affaire jugée en première instance. Le pourvoi en cassation porte sur la légalité de la décision et ne constitue pas un nouvel examen des faits.

15. Une décision civile portant sur un litige de 4 500 € est rendue en premier et dernier ressort : quel recours reste ouvert ?

Une saisine du Tribunal des conflits
Un pourvoi en cassation
Une nouvelle demande devant le tribunal judiciaire
Un appel devant la cour d’appel

Un pourvoi en cassation

Explication

Pour un litige dont le montant est inférieur ou égal à 5 000 €, la décision est rendue en premier et dernier ressort. L’appel n’est donc pas ouvert, mais un pourvoi en cassation reste possible.

16. Quelle juridiction civile est compétente par défaut lorsqu’un litige privé ne relève d’aucune juridiction spécialisée ?

Le tribunal de commerce
Le tribunal judiciaire
Le conseil de prud’hommes
La Cour de cassation

Le tribunal judiciaire

Explication

Le tribunal judiciaire est la juridiction civile de droit commun et intervient lorsqu'aucune juridiction spécialisée n’est désignée. Le tribunal de commerce et le conseil de prud’hommes ont des domaines de compétence particuliers.

17. Quelle association entre juridiction et litige est correcte ?

Le tribunal de commerce traite les contrats de travail, et le conseil de prud’hommes les actes de commerce
Le tribunal de commerce traite les successions, et le conseil de prud’hommes les conflits entre administrations
Le tribunal de commerce traite les litiges commerciaux, et le conseil de prud’hommes les litiges individuels du travail
Le tribunal de commerce traite les infractions pénales, et le conseil de prud’hommes les litiges administratifs

Le tribunal de commerce traite les litiges commerciaux, et le conseil de prud’hommes les litiges individuels du travail

Explication

Le tribunal de commerce juge les litiges commerciaux, tandis que le conseil de prud’hommes connaît des litiges individuels liés au contrat de travail ou d’apprentissage. Leurs compétences ne correspondent donc pas aux autres associations proposées.

18. Quelle juridiction est compétente pour juger une contravention sanctionnée par une amende maximale de 1 500 € ?

Le tribunal de police
Le tribunal correctionnel
La cour d’assises
La cour criminelle départementale

Le tribunal de police

Explication

La contravention relève du tribunal de police et peut être sanctionnée par une amende maximale de 1 500 €. Le tribunal correctionnel juge les délits, qui constituent une catégorie d’infractions plus grave.

19. Quelle combinaison décrit correctement le régime juridique du délit ?

Une amende maximale de 1 500 € et une peine décidée par le tribunal de police
Une amende d’au moins 3 750 € et un emprisonnement de 2 mois à 10 ans, jugé par le tribunal correctionnel
Une réclusion criminelle de 15 ans à la perpétuité, prononcée par la cour d’assises
Une peine criminelle pouvant atteindre 20 ans, jugée par la cour criminelle départementale

Une amende d’au moins 3 750 € et un emprisonnement de 2 mois à 10 ans, jugé par le tribunal correctionnel

Explication

Le délit est puni d’une amende d’au moins 3 750 € et d’un emprisonnement de 2 mois à 10 ans ; il relève du tribunal correctionnel. La cour d’assises est associée aux crimes, et non aux délits.

20. Quelle juridiction connaît classiquement des crimes punis de 15 ans de réclusion criminelle à la perpétuité ?

La cour d’assises
Le tribunal de police
La cour administrative d’appel
Le tribunal correctionnel

La cour d’assises

Explication

Les crimes punis de 15 ans de réclusion criminelle à la perpétuité relèvent classiquement de la cour d’assises. Le tribunal de police et le tribunal correctionnel jugent respectivement les contraventions et les délits.

21. Quel rôle les tribunaux administratifs exercent-ils dans l’ordre administratif ?

Ils jugent en cassation les décisions des cours administratives d’appel
Ils réexaminent en appel les décisions des tribunaux administratifs
Ils statuent en première instance sur les litiges administratifs
Ils conseillent le Gouvernement sur les projets de lois

Ils statuent en première instance sur les litiges administratifs

Explication

Les tribunaux administratifs sont les juridictions de première instance de l’ordre administratif ; la France en comptait 42 en 2020. Le réexamen en appel appartient aux cours administratives d’appel, tandis que la cassation relève principalement du Conseil d’État.

22. Que font les cours administratives d’appel lorsqu’elles examinent une décision d’un tribunal administratif ?

Elles rendent un avis consultatif sur un projet de loi
Elles la réexaminent en fait et en droit
Elles vérifient principalement la conformité d’un décret à la Constitution
Elles administrent les tribunaux administratifs et les cours d’appel

Elles la réexaminent en fait et en droit

Explication

Les cours administratives d’appel réexaminent les décisions des tribunaux administratifs en fait et en droit ; il en existe neuf. Le Conseil d’État intervient principalement comme juge de cassation et exerce aussi une fonction consultative.

23. Quelle proposition distingue correctement les deux fonctions du Conseil d’État ?

Il statue en première instance et réexamine les décisions des tribunaux judiciaires
Il contrôle les élections municipales et dirige les juridictions pénales départementales
Il juge les contraventions et conseille les cours d’assises sur les peines criminelles
Il conseille le Gouvernement et exerce la fonction juridictionnelle suprême de l’ordre administratif

Il conseille le Gouvernement et exerce la fonction juridictionnelle suprême de l’ordre administratif

Explication

Le Conseil d’État conseille le Gouvernement sur certains projets et actes, tout en étant l’organe juridictionnel suprême de l’ordre administratif. Il ne relève pas de l’ordre judiciaire pénal et n’exerce pas la fonction de tribunal administratif de première instance.

24. Dans quel cas le Conseil d’État statue-t-il en premier et dernier ressort ?

Pour certains actes nationaux, notamment les décrets, ordonnances et actes réglementaires nationaux
Pour toute décision rendue en première instance par un tribunal administratif
Pour les litiges administratifs locaux avant leur examen par un tribunal administratif
Pour tout recours dirigé contre une décision d’une cour administrative d’appel

Pour certains actes nationaux, notamment les décrets, ordonnances et actes réglementaires nationaux

Explication

Le Conseil d’État juge en premier et dernier ressort certains actes nationaux, notamment les décrets, ordonnances et actes réglementaires nationaux. Les décisions des cours administratives d’appel lui parviennent en principe dans le cadre d’un recours en cassation.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Organisation juridictionnelle française.

Qu'est-ce qu'un litige ?

Un conflit entre des parties nécessitant éventuellement l’intervention de la justice.

Quelle règle interdit de se faire justice soi-même en France ?

Nul ne peut se faire justice soi-même.

Que faut-il faire si un litige ne peut être réglé amiablement en France ?

Il faut saisir le tribunal compétent.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Organisation juridictionnelle française.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM
QCM : Organisation juridictionnelle française — 24 questions | Revizly