QCM : Preuve et titulaires des droits (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction oppose le droit objectif au droit subjectif ?

Le droit objectif organise les pouvoirs de l’État, tandis que le droit subjectif désigne les règles propres à chaque groupe.
Le droit objectif désigne les prérogatives individuelles, tandis que le droit subjectif rassemble les règles applicables à la société.
Le droit objectif rassemble les règles applicables, tandis que le droit subjectif désigne les prérogatives reconnues à leurs titulaires.
Le droit objectif fixe les sanctions publiques, tandis que le droit subjectif désigne les devoirs moraux de chaque personne.

Le droit objectif rassemble les règles applicables, tandis que le droit subjectif désigne les prérogatives reconnues à leurs titulaires.

Explication

Le droit objectif correspond aux règles qui régissent la société, alors que le droit subjectif correspond aux prérogatives reconnues à un individu ou à un groupe. Confondre les deux notions revient à attribuer aux titulaires les règles qui fondent leurs prérogatives.

2. Une personne invoque une prérogative reconnue afin de faire valoir une revendication et, si besoin, de solliciter l’intervention des pouvoirs publics. De quoi s’agit-il ?

D’un droit subjectif reconnu à cette personne ou à un groupe.
D’une compétence politique permettant de créer des lois.
D’une règle morale qui relève de la conscience individuelle.
D’une règle de droit objectif qui organise les relations sociales.

D’un droit subjectif reconnu à cette personne ou à un groupe.

Explication

Un droit subjectif est une prérogative reconnue qui permet de faire valoir une revendication et de demander, si nécessaire, l’intervention des pouvoirs publics. Une règle de droit objectif constitue le cadre juridique, mais n’est pas en elle-même la prérogative invoquée.

3. Quelle condition est nécessaire pour qu’une prérogative puisse être considérée comme un droit subjectif ?

Elle doit être souhaitée par l’individu, même en l’absence de reconnaissance juridique.
Elle doit être reconnue par le droit objectif, comme le droit à la vie privée reconnu par l’article 9 du Code civil.
Elle doit être consacrée par une règle morale partagée par une majorité de personnes.
Elle doit être accordée directement par une autorité publique dans chaque situation.

Elle doit être reconnue par le droit objectif, comme le droit à la vie privée reconnu par l’article 9 du Code civil.

Explication

Un droit subjectif n’existe que s’il est reconnu par le droit objectif, comme l’illustre la reconnaissance du droit à la vie privée par l’article 9 du Code civil. Le souhait personnel d’une prérogative ne suffit pas à lui conférer un fondement juridique.

4. Selon la distinction traditionnelle, quels éléments permettent de différencier la morale du droit ?

Leurs sources, leurs finalités et leurs sanctions.
Leurs formulations, leurs degrés de précision et leurs supports.
Leurs procédures, leurs délais et leurs juridictions.
Leurs institutions, leurs territoires et leurs bénéficiaires.

Leurs sources, leurs finalités et leurs sanctions.

Explication

La distinction traditionnelle entre morale et droit porte sur leurs sources, leurs finalités et leurs sanctions. Les procédures et les juridictions caractérisent surtout l’organisation du droit et ne constituent pas les trois critères de distinction indiqués.

5. Quelle opposition décrit correctement les sources possibles de la morale et l’origine des règles juridiques ?

La morale vient des décisions des tribunaux, tandis que les règles juridiques procèdent de la révélation divine.
La morale et les règles juridiques proviennent toutes deux principalement de la volonté politique.
La morale procède du pouvoir politique, tandis que les règles juridiques viennent principalement de la conscience individuelle.
La morale peut venir d’une révélation divine ou de la conscience, tandis que les règles juridiques procèdent de la volonté et du pouvoir politique.

La morale peut venir d’une révélation divine ou de la conscience, tandis que les règles juridiques procèdent de la volonté et du pouvoir politique.

Explication

La morale peut avoir une source divine ou intérieure, comme la conscience, tandis que les règles juridiques sont issues de la volonté et du pouvoir politique, notamment par la loi. Attribuer l’origine politique à la morale inverse la distinction entre les deux domaines.

6. Une règle vise à distinguer le bien du mal et concerne les devoirs envers soi-même autant qu’envers autrui. Quel domaine correspond à cette finalité ?

La morale, tandis que le droit détermine principalement les devoirs envers soi-même.
Le droit, tandis que la morale vise principalement le maintien de la paix sociale.
Le droit, tandis que la morale organise la vie sociale et poursuit notamment la paix.
La morale, tandis que le droit organise la vie sociale et poursuit notamment la paix.

La morale, tandis que le droit organise la vie sociale et poursuit notamment la paix.

Explication

La morale porte sur le bien et le mal ainsi que sur les devoirs envers autrui et envers soi-même. Le droit a plutôt pour fonction d’organiser la vie sociale et de poursuivre notamment la paix.

7. Une personne ressent un remords après avoir manqué à un devoir, tandis qu’une autre reçoit une sanction prononcée par une autorité étatique. Comment distinguer ces sanctions ?

Le remords est une sanction juridique prononcée par l’État, tandis que la sanction étatique relève de la conscience.
Les deux sanctions sont intérieures, mais seule la sanction juridique concerne les devoirs envers soi-même.
Les deux sanctions sont extérieures, mais la sanction morale est prononcée par une autorité publique.
Le remords est une sanction intérieure de la conscience, tandis que la sanction juridique est extérieure et prononcée par une autorité contraignante.

Le remords est une sanction intérieure de la conscience, tandis que la sanction juridique est extérieure et prononcée par une autorité contraignante.

Explication

La sanction morale est intérieure et relève de la conscience, alors que la sanction juridique est extérieure et prononcée par une autorité contraignante désignée par l’État. Un remords ne constitue donc pas une sanction prononcée par une autorité publique.

8. Quel changement institutionnel la loi du 9 décembre 1905 a-t-elle instauré en France ?

La séparation des Églises et de l’État.
La reconnaissance officielle de toutes les religions par l’État.
L’intégration des normes religieuses dans le droit national.
Le financement public régulier des cultes reconnus.

La séparation des Églises et de l’État.

Explication

La loi du 9 décembre 1905 a institué la séparation des Églises et de l’État en France. La reconnaissance et le financement des cultes ne décrivent pas cette séparation.

9. Quelle répartition des principes entre les deux premiers articles de la loi de 1905 est correcte ?

L’article 1er exclut la reconnaissance et le financement des cultes ; l’article 2 garantit la liberté de conscience et leur libre exercice.
L’article 1er garantit la liberté de conscience et le financement des cultes ; l’article 2 organise leur reconnaissance par l’État.
L’article 1er fixe la neutralité de l’État envers les religions ; l’article 2 garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes.
L’article 1er garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes ; l’article 2 exclut leur reconnaissance, leur salariat et leur subvention par l’État.

L’article 1er garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes ; l’article 2 exclut leur reconnaissance, leur salariat et leur subvention par l’État.

Explication

L’article 1er garantit la liberté de conscience et le libre exercice des cultes, tandis que l’article 2 prévoit que l’État ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Attribuer l’exclusion du financement à l’article 1er inverse le contenu des deux articles.

10. Quelle proposition décrit le statut constitutionnel de la laïcité et l’une de ses implications ?

Inscrite dans la Constitution de 1958 et confirmée en 1946, elle implique le soutien de l’État aux religions.
Inscrite dans la Constitution de 1946 et confirmée en 1958, elle implique la neutralité de l’État à l’égard des religions.
Établie par la loi de 1905 sans reconnaissance constitutionnelle, elle implique la neutralité des citoyens envers les religions.
Inscrite dans la Constitution de 1946 et confirmée en 1958, elle implique que l’État organise les pratiques religieuses.

Inscrite dans la Constitution de 1946 et confirmée en 1958, elle implique la neutralité de l’État à l’égard des religions.

Explication

La laïcité a été inscrite dans la Constitution de 1946 puis confirmée dans celle de 1958, et elle implique la neutralité de l’État à l’égard des religions. Elle ne signifie pas que l’État soutient ou organise les pratiques religieuses.

11. Une personne invoque une prescription religieuse pour obliger un tiers à agir conformément à celle-ci devant une juridiction française. Quel principe s’applique ?

Les normes religieuses ne sont pas opposables comme des obligations légales dans l’ordre juridique national.
Les normes religieuses deviennent des obligations légales dès qu’elles sont invoquées devant un tribunal.
Les normes religieuses ont force légale lorsque les parties leur donnent une valeur contractuelle.
Les normes religieuses s’imposent comme des obligations civiles aux membres de la religion concernée.

Les normes religieuses ne sont pas opposables comme des obligations légales dans l’ordre juridique national.

Explication

Le droit français refuse que les normes religieuses soient opposables comme des obligations légales dans l’ordre juridique national. L’appartenance religieuse d’une personne ne transforme donc pas ces normes en obligations civiles imposables à un tiers.

12. Quelle distinction oppose le système romano-germanique à la common law dans la production du droit ?

Le premier s’appuie sur les droits romain et germanique, tandis que la seconde accorde au juge un rôle d’élaboration du droit.
Le premier repose sur les ordonnances royales, tandis que la seconde privilégie les décisions du législateur.
Le premier confie au juge l’élaboration du droit, tandis que la seconde repose sur les droits romain et germanique.
Le premier s’appuie sur les coutumes régionales, tandis que la seconde confie au législateur la création du droit.

Le premier s’appuie sur les droits romain et germanique, tandis que la seconde accorde au juge un rôle d’élaboration du droit.

Explication

Le système romano-germanique puise dans les droits romain et germanique, alors que la common law donne au juge un rôle d’élaboration du droit. La confusion consiste à attribuer au système romano-germanique le rôle créateur associé ici au juge de common law.

13. Dans l’ancien droit français, où se situaient principalement les pays de droit écrit par rapport aux pays de coutume ?

Les pays de droit écrit se situaient autour de Paris, tandis que les coutumes dominaient dans les régions frontalières.
Les pays de droit écrit couvraient tout le royaume, tandis que les coutumes s’appliquaient aux seules villes.
Les pays de droit écrit se trouvaient principalement au sud, tandis que les autres régions relevaient des coutumes.
Les pays de droit écrit se trouvaient principalement au nord, tandis que les régions méridionales relevaient des coutumes.

Les pays de droit écrit se trouvaient principalement au sud, tandis que les autres régions relevaient des coutumes.

Explication

Les régions méridionales relevaient principalement du droit écrit, alors que les autres parties du royaume étaient des pays de coutume. L’inversion entre le nord et le sud est une confusion fréquente, mais elle ne correspond pas à cette répartition.

14. Quels éléments permettent de caractériser une coutume comme règle de conduite ?

La rédaction officielle d’une règle et sa promulgation par le roi.
La décision d’un juge et sa confirmation par le législateur.
La répétition d’un fait et l’adhésion à cette pratique.
La transmission d’un usage par écrit et son approbation par une assemblée.

La répétition d’un fait et l’adhésion à cette pratique.

Explication

Une coutume repose à la fois sur la répétition d’un comportement et sur l’adhésion à cette pratique. Une règle écrite officiellement peut avoir une autre origine, mais sa rédaction ne suffit pas à caractériser une coutume.

15. Quelle mesure l’ordonnance de Montils-lès-Tours a-t-elle prescrite en 1453 ?

La nomination de juges chargés d’unifier les décisions royales.
La rédaction officielle des coutumes des pays de France.
La création d’un code civil commun à l’ensemble du royaume.
La suppression des coutumes au profit du droit romain.

La rédaction officielle des coutumes des pays de France.

Explication

En 1453, l’ordonnance de Montils-lès-Tours a ordonné la rédaction officielle des coutumes des pays de France. La création d’un code civil commun appartient à une autre période et ne constitue pas l’objet de cette ordonnance.

16. Une réforme juridique menée en 1795 se situe dans quelle période du droit français ?

Dans la période du Code civil, qui commence en 1789.
Dans l’ancien droit, qui prend fin avec la Révolution de 1789.
Dans le droit intermédiaire, qui s’étend de 1789 à 1804.
Dans la période consulaire, qui s’achève avant la Révolution.

Dans le droit intermédiaire, qui s’étend de 1789 à 1804.

Explication

L’année 1795 se trouve dans la période du droit intermédiaire, située entre 1789 et 1804 et marquée par des réformes juridiques après la Révolution. La période du Code civil ne commence pas en 1789 : le droit intermédiaire précède sa mise en place.

17. Comment les origines juridiques des membres de la commission chargée de préparer le Code civil étaient-elles réparties ?

Tronchet et Bigot de Préameneu venaient des pays de droit écrit, tandis que Portalis et Maleville venaient des pays coutumiers.
Maleville et Bigot de Préameneu venaient des pays de droit écrit, tandis que Portalis et Tronchet venaient des pays coutumiers.
Portalis et Tronchet venaient des pays de droit écrit, tandis que Maleville et Bigot de Préameneu venaient des pays coutumiers.
Portalis et Maleville venaient des pays de droit écrit, tandis que Tronchet et Bigot de Préameneu venaient des pays coutumiers.

Portalis et Maleville venaient des pays de droit écrit, tandis que Tronchet et Bigot de Préameneu venaient des pays coutumiers.

Explication

La commission réunissait Portalis et Maleville, issus des pays de droit écrit, ainsi que Tronchet et Bigot de Préameneu, issus des pays de coutume. L’autre répartition plausible conserve les quatre noms, mais attribue à tort Tronchet au droit écrit et Maleville au droit coutumier.

18. Quel rôle Portalis a-t-il joué dans la préparation du Code civil ?

Il a rédigé le Discours préliminaire, exposant des principes de législation et une approche prudente du changement.
Il a rédigé le Code civil lui-même, en défendant une transformation rapide et radicale du droit.
Il a écrit un discours sur la procédure judiciaire, en préconisant le maintien des règles révolutionnaires.
Il a dirigé la commission, en présentant un programme de suppression des coutumes régionales.

Il a rédigé le Discours préliminaire, exposant des principes de législation et une approche prudente du changement.

Explication

Portalis a écrit le Discours préliminaire au projet du Code civil et y a présenté des principes de législation ainsi qu’une approche mesurée du changement. Le rôle qui lui est attribué n’est pas la rédaction solitaire du Code ni la défense d’une transformation radicale.

19. Après les échecs de projets antérieurs, quelle initiative a relancé la rédaction du Code civil ?

Bonaparte l’a relancée, et une commission de quatre membres a été créée par arrêté du 24 thermidor an VIII.
Cambacérès l’a relancée, et une commission de quatre membres a été créée par arrêté du 24 thermidor an VIII.
Tronchet l’a relancée, et une commission de quatre membres a été créée par arrêté du 24 thermidor an IX.
Portalis l’a relancée, et une commission de quatre membres a été créée par arrêté du 18 brumaire an VIII.

Bonaparte l’a relancée, et une commission de quatre membres a été créée par arrêté du 24 thermidor an VIII.

Explication

Après les échecs de projets précédents, notamment ceux de Cambacérès, Bonaparte a relancé le travail et un arrêté du 24 thermidor an VIII a créé une commission de quatre membres. Attribuer la relance à Cambacérès confond ses projets antérieurs avec l’initiative ultérieure de Bonaparte.

20. Un législateur veut réformer le droit sans figer les règles ni multiplier les changements brusques. Quelle démarche correspond à la modération défendue par Portalis ?

Rechercher des règles convenables, durables et adaptables, sans refuser le progrès ni céder aux excès du changement.
Adopter des règles uniformes et permanentes, en les soustrayant aux évolutions de la société.
Remplacer rapidement les règles anciennes, en privilégiant les changements les plus ambitieux.
Conserver les règles existantes, en écartant le progrès pour éviter toute instabilité juridique.

Rechercher des règles convenables, durables et adaptables, sans refuser le progrès ni céder aux excès du changement.

Explication

Pour Portalis, la modération vise des règles adaptées aux hommes, assez durables pour guider la société et capables d’évoluer, sans rejeter le progrès. Écarter le progrès peut sembler prudent, mais cela ne correspond pas à sa conception, qui refuse aussi bien l’immobilisme que les excès du changement.

21. Quelle combinaison d’influences caractérise le Code civil en matière d’obligations, de régimes matrimoniaux et de donations ?

Des coutumes pour les obligations et les contrats, des techniques romaines pour les régimes matrimoniaux et des lois révolutionnaires pour les donations et les testaments.
Des ordonnances royales pour les obligations et les contrats, des coutumes pour les donations et des techniques romaines pour les testaments.
Des techniques romaines pour les régimes matrimoniaux, des ordonnances royales pour les contrats et des coutumes pour les donations et les testaments.
Des techniques romaines pour les obligations et les contrats, des coutumes pour les régimes matrimoniaux et des ordonnances royales pour les donations et les testaments.

Des techniques romaines pour les obligations et les contrats, des coutumes pour les régimes matrimoniaux et des ordonnances royales pour les donations et les testaments.

Explication

Le Code civil combine des techniques romaines pour les obligations et les contrats, des coutumes concernant les régimes matrimoniaux et des règles d’ordonnances royales pour les donations et les testaments. L’attribution des techniques romaines aux régimes matrimoniaux inverse les influences indiquées pour ces domaines.

22. Quel est l’objet du discours préliminaire rédigé par Portalis pour le projet de Code civil ?

Exposer les motifs d’abolition des ordonnances royales et de leur remplacement.
Présenter les principes d’une bonne législation et la manière dont le législateur doit procéder.
Décrire les étapes d’un procès civil et les pouvoirs respectifs des juges.
Établir un inventaire des coutumes régionales et les règles de leur rédaction.

Présenter les principes d’une bonne législation et la manière dont le législateur doit procéder.

Explication

Dans son discours préliminaire, Portalis expose les principes d’une bonne législation et la manière de procéder du législateur. Un inventaire des coutumes concerne leur recueil, et non l’objet de ce discours.

23. Un litige oppose deux particuliers au sujet d’un contrat de vente. Quelle branche du droit régit principalement leur relation ?

Le droit privé, qui régit les rapports entre particuliers.
Le droit constitutionnel, qui fixe les règles des institutions de l’État.
Le droit administratif, qui organise le fonctionnement des services publics.
Le droit public, qui encadre les relations des collectivités publiques.

Le droit privé, qui régit les rapports entre particuliers.

Explication

Les rapports contractuels entre particuliers relèvent du droit privé. Le droit public concerne plutôt le fonctionnement et les relations des collectivités publiques.

24. Une situation entre individus n’est régie par aucune règle spéciale : quel droit s’applique alors comme droit commun ?

Le droit civil, qui intervient à défaut de règle spéciale applicable.
Le droit administratif, qui règle les rapports entre personnes privées.
Le droit spécial, même si la situation échappe à son domaine propre.
Le droit international public, qui régit les relations entre particuliers.

Le droit civil, qui intervient à défaut de règle spéciale applicable.

Explication

Le droit civil constitue le droit commun des rapports entre individus et s’applique lorsqu’aucune règle spéciale ne régit la situation. Le droit spécial s’applique dans son domaine propre, mais ne remplace pas le droit civil hors de ce domaine.

25. Pourquoi la distinction entre droit public et droit privé est-elle utile lorsqu’un litige survient ?

Elle détermine si l’infraction relève d’un tribunal correctionnel ou d’assises.
Elle aide à déterminer la juridiction compétente pour connaître du litige.
Elle permet de décider si le parquet doit représenter l’intérêt général.
Elle indique si la Cour de cassation doit réexaminer les faits de l’affaire.

Elle aide à déterminer la juridiction compétente pour connaître du litige.

Explication

La distinction entre droit public et droit privé contribue à déterminer quelle juridiction est compétente. La nature pénale et la gravité d’une infraction, plutôt que cette seule distinction, orientent le choix entre les juridictions pénales.

26. Dans un procès, quelle distinction sépare le rôle du parquet de celui des juges ?

Le parquet tranche le litige, tandis que les juges exercent les poursuites au nom de l’État.
Le parquet contrôle l’application du droit, tandis que les juges représentent l’intérêt général.
Le parquet poursuit au nom de l’intérêt général, tandis que les juges tranchent l’affaire.
Le parquet examine les faits en appel, tandis que les juges décident de l’opportunité des poursuites.

Le parquet poursuit au nom de l’intérêt général, tandis que les juges tranchent l’affaire.

Explication

Les magistrats du parquet représentent l’intérêt général et exercent les poursuites, tandis que les juges tranchent les litiges ou statuent sur les affaires soumises. Confier au parquet la décision du litige confond sa fonction de poursuite avec celle de juger.

27. Après qu’une cour d’appel a examiné les faits et le droit, que vérifie la Cour de cassation si elle est saisie ?

Elle réexamine les faits et rend une nouvelle décision sur leur valeur.
Elle contrôle l’application du droit sans rejuger les faits de l’affaire.
Elle détermine la juridiction compétente en classant le litige public ou privé.
Elle reprend l’instruction et apprécie à nouveau les preuves produites.

Elle contrôle l’application du droit sans rejuger les faits de l’affaire.

Explication

La Cour de cassation contrôle si le droit a été correctement appliqué, sans rejuger les faits. Le réexamen des faits et du droit appartient aux juges du fond.

28. Une personne est poursuivie pour un délit : quelle juridiction pénale est compétente pour juger l’affaire ?

La cour criminelle, compétente pour juger les contraventions.
Le tribunal correctionnel, compétent pour juger les délits.
Le tribunal de police, compétent pour juger les délits.
La cour d’assises, compétente pour juger les délits.

Le tribunal correctionnel, compétent pour juger les délits.

Explication

Les délits relèvent du tribunal correctionnel en matière pénale. Le tribunal de police juge les contraventions, tandis que la cour d’assises ou la cour criminelle connaît des crimes.

29. Pour Aristote, quelle forme de justice attribue à chacun ce qui lui revient ?

La justice particulière, qui attribue à chacun ce qui lui revient.
La justice commutative, qui règle les échanges entre les individus.
La justice distributive, qui répartit les biens matériels entre les personnes.
La justice générale, qui permet de reconnaître ce qui est juste.

La justice particulière, qui attribue à chacun ce qui lui revient.

Explication

Aristote associe la justice particulière à l’attribution à chacun de ce qui lui revient. La justice générale concerne la reconnaissance de ce qui est juste, et non cette attribution particulière.

30. Quelle conception du droit Hobbes défend-il dans le Léviathan ?

Le droit naturel est supérieur aux lois positives, et l’organisation sociale découle de l’engagement libre des individus.
Le droit est créé volontairement par le législateur, et l’État ainsi que ses lois doivent servir le bien commun.
La justice distingue la répartition des biens matériels et la réglementation des échanges entre les hommes.
La justice se divise entre l’attribution de ce qui revient à chacun et la reconnaissance du juste.

Le droit est créé volontairement par le législateur, et l’État ainsi que ses lois doivent servir le bien commun.

Explication

Pour Hobbes, le droit est une création volontaire du législateur, et l’État comme ses lois doivent servir le bien commun. La primauté du droit naturel et l’engagement libre des individus correspondent plutôt à la conception attribuée à Grotius.

31. Quelle démarche caractérise le positivisme juridique par opposition aux courants idéalistes ?

Fonder le droit sur des principes supérieurs au droit en vigueur
Étudier le droit appliqué en le séparant de la morale et des faits
Déduire le droit des pratiques sociales sans examiner les normes
Évaluer les normes selon leur conformité à des valeurs morales

Étudier le droit appliqué en le séparant de la morale et des faits

Explication

Le positivisme juridique étudie le droit appliqué en le distinguant de la morale et des faits. À l’inverse, les courants idéalistes fondent le droit sur des principes qui dépassent le droit en vigueur.

32. Une norme appartient à un rang reconnu dans la hiérarchie des normes, mais elle est peu exécutée : comment distinguer sa validité de son efficacité selon Hans Kelsen ?

Sa validité dépend de sa place hiérarchique, et son efficacité de son exécution
Sa validité dépend de son contenu moral, et son efficacité de son origine parlementaire
Sa validité dépend de son exécution, et son efficacité de sa place hiérarchique
Sa validité dépend de son ancienneté, et son efficacité de sa conformité aux faits

Sa validité dépend de sa place hiérarchique, et son efficacité de son exécution

Explication

Pour Hans Kelsen, la validité tient à la place de la norme dans la hiérarchie, tandis que l’efficacité concerne son exécution. La confusion entre les deux consiste à faire dépendre la validité de l’exécution.

33. Une règle générale et obligatoire régit les rapports sociaux, mais elle n’a pas été adoptée par une procédure parlementaire : en quel sens peut-elle être qualifiée de loi ?

Au sens matériel, en raison de son adoption par une procédure parlementaire
Au sens matériel, en raison de son contenu de règle commune et obligatoire
Au sens formel, en raison de son contenu de règle commune et obligatoire
Au sens formel, en raison de son adoption par une procédure parlementaire

Au sens matériel, en raison de son contenu de règle commune et obligatoire

Explication

Au sens matériel, la loi se définit par son contenu de règle commune et obligatoire régissant les rapports sociaux. Le sens formel renvoie plutôt à l’origine de l’acte, notamment à son adoption selon une procédure parlementaire.

34. Quels articles de la Constitution de 1958 répartissent les domaines d’intervention de la loi et du règlement ?

Les articles 32 et 36
Les articles 39 et 40
Les articles 34 et 37
Les articles 37 et 38

Les articles 34 et 37

Explication

La Constitution de 1958 répartit ces domaines entre les articles 34 et 37. L’article 34 délimite le domaine législatif et l’article 37 concerne le domaine réglementaire restant.

35. Une matière n’est pas réservée à la loi par l’article 34 : à quelle autorité l’article 37 en attribue-t-il le traitement ?

Au pouvoir réglementaire
Au pouvoir législatif
Aux juridictions judiciaires
Au Conseil constitutionnel

Au pouvoir réglementaire

Explication

L’article 37 attribue au pouvoir réglementaire les matières qui ne sont pas réservées à la loi, tandis que l’article 34 confie les matières législatives au Parlement. Le pouvoir législatif n’est donc pas l’autorité compétente pour ce domaine restant.

36. Quelle distinction permet de différencier l’origine d’une loi ordinaire de celle d’un règlement ?

La loi émane du pouvoir réglementaire, tandis que le règlement émane du pouvoir législatif
La loi émane des juridictions, tandis que le règlement émane des assemblées parlementaires
La loi émane du pouvoir législatif, tandis que le règlement émane du pouvoir réglementaire
La loi émane du président de la République, tandis que le règlement émane du Sénat

La loi émane du pouvoir législatif, tandis que le règlement émane du pouvoir réglementaire

Explication

La loi ordinaire relève du pouvoir législatif exercé par l’Assemblée nationale et le Sénat, alors que le règlement relève du pouvoir réglementaire, notamment du Premier ministre et du président de la République. La confusion consiste à inverser ces deux pouvoirs.

37. Après le vote d’une loi, quelle séquence décrit sa promulgation, sa publication et son entrée en vigueur ?

Le Parlement la promulgue, le président la publie, puis elle entre en vigueur à la date de son adoption
Le président la publie, elle est promulguée au Journal officiel, puis entre en vigueur à la date du vote
Le président la promulgue, elle est publiée au Journal officiel, puis entre en vigueur à la date fixée ou, à défaut, lors de sa publication
Le président la promulgue, elle entre immédiatement en vigueur, puis elle est publiée au Journal officiel

Le président la promulgue, elle est publiée au Journal officiel, puis entre en vigueur à la date fixée ou, à défaut, lors de sa publication

Explication

Après le vote, le président de la République promulgue la loi, qui est ensuite publiée au Journal officiel ; son entrée en vigueur a lieu à la date qu’elle fixe ou, à défaut, lors de sa publication. La promulgation par le Parlement confond le rôle du pouvoir législatif avec celui du président.

38. Une loi est supprimée pour l’avenir par une disposition qui ne l’énonce pas expressément, mais dont les circonstances révèlent cette volonté : de quel mécanisme s’agit-il ?

De l’abrogation tacite
De la désuétude législative
De l’abrogation expresse
De la promulgation différée

De l’abrogation tacite

Explication

L’abrogation tacite résulte de circonstances révélant la suppression d’une loi sans disposition formelle. L’abrogation expresse, au contraire, manifeste explicitement la volonté de supprimer la loi.

39. Une loi n’est plus utilisée depuis longtemps : quel effet cette désuétude produit-elle sur sa validité juridique ?

Elle suspend sa validité jusqu’à sa nouvelle publication
Elle ne l’abroge pas ; seul le législateur peut décider de son abrogation
Elle transfère son abrogation au pouvoir réglementaire
Elle entraîne une abrogation tacite dès que son application cesse

Elle ne l’abroge pas ; seul le législateur peut décider de son abrogation

Explication

Le fait qu’une loi ne soit plus utilisée ne l’abroge pas : l’abrogation relève d’une décision du législateur. L’abrogation tacite exige des circonstances révélant une volonté de suppression, et ne découle pas de la seule désuétude.

40. Une situation non contractuelle est née avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle. Quel régime s’applique à ses effets futurs ?

La loi ancienne régit tous les effets de la situation, qu’ils soient passés ou futurs.
La loi nouvelle régit les effets passés, tandis que la loi ancienne s’applique aux effets futurs.
Le juge choisit entre les deux lois selon la date à laquelle le litige est porté devant lui.
La loi nouvelle régit ces effets futurs, tandis que la loi ancienne reste applicable aux effets déjà produits.

La loi nouvelle régit ces effets futurs, tandis que la loi ancienne reste applicable aux effets déjà produits.

Explication

L’application immédiate soumet à la loi nouvelle les effets futurs des situations non contractuelles déjà nées. La loi ancienne ne continue donc pas à régir tous leurs effets futurs.

41. Une loi nouvelle entre en vigueur après la création d’une situation juridique et après la production de certains de ses effets. Que lui interdit le principe de non-rétroactivité ?

De régir les contrats en cours, mais pas les situations juridiques non contractuelles.
De régir la création antérieure de la situation et les effets qu’elle a déjà produits.
De régir les effets futurs, tout en permettant la révision de la création passée de la situation.
De régir les effets futurs de cette situation et toute situation qui naît après son entrée en vigueur.

De régir la création antérieure de la situation et les effets qu’elle a déjà produits.

Explication

La non-rétroactivité empêche la loi nouvelle de modifier la création antérieure d’une situation ou ses effets déjà produits. Les effets futurs relèvent plutôt du principe d’application immédiate, sous réserve des règles propres à certaines situations.

42. Un contrat a été conclu avant l’entrée en vigueur d’une loi nouvelle. Quelle loi régit en principe ce contrat encore en cours ?

La loi ancienne pour les obligations exécutées et la loi nouvelle pour toutes les obligations restantes.
La loi choisie par le juge selon l’équilibre économique du contrat au moment du litige.
La loi nouvelle, car tout effet contractuel futur relève de la loi en vigueur lorsqu’il survient.
La loi ancienne, afin de préserver les prévisions des parties au moment de la conclusion.

La loi ancienne, afin de préserver les prévisions des parties au moment de la conclusion.

Explication

En principe, la loi ancienne survit pour régir un contrat conclu avant l’entrée en vigueur de la loi nouvelle, ce qui respecte les prévisions des parties. L’application immédiate aux effets futurs ne s’applique pas de la même façon aux contrats en cours.

43. Laquelle de ces catégories fait partie des exceptions à la non-rétroactivité présentées pour la loi nouvelle ?

Les lois procédurales, les lois pénales plus douces et les lois de validation adoptées pour simplifier les recours.
Les lois interprétatives, les lois pénales plus sévères et les lois de validation liées à un intérêt économique ordinaire.
Les lois contractuelles, les lois pénales plus sévères et les lois de validation fondées sur la commodité administrative.
Les lois interprétatives, les lois pénales plus douces et les lois de validation justifiées par un motif impérieux d’intérêt général.

Les lois interprétatives, les lois pénales plus douces et les lois de validation justifiées par un motif impérieux d’intérêt général.

Explication

Les exceptions citées comprennent les lois interprétatives, les lois pénales plus douces et certaines lois de validation justifiées par un motif impérieux d’intérêt général. Un intérêt économique ordinaire ne correspond pas à la justification exigée pour ces lois de validation.

44. Au cours d’une instance, un justiciable estime qu’une disposition législative porte atteinte à un droit ou à une liberté garantis par la Constitution. Quel mécanisme peut-il invoquer après filtrage ?

Le recours en annulation, qui permet au justiciable de faire contrôler directement toute loi par le Parlement.
L’exception d’inconventionnalité, qui permet de contester la conformité de la disposition à une norme constitutionnelle.
La question prioritaire de constitutionnalité, qui permet de contester la conformité de la disposition à la Constitution.
Le contrôle de conventionnalité, qui permet de vérifier si la disposition respecte les droits constitutionnels garantis.

La question prioritaire de constitutionnalité, qui permet de contester la conformité de la disposition à la Constitution.

Explication

La QPC permet à un justiciable, au cours d’une instance et après filtrage, de contester une disposition législative au regard des droits et libertés garantis par la Constitution. L’exception d’inconventionnalité confronte la loi à une norme internationale, non à la Constitution.

45. Quelle distinction caractérise l’exception d’inconventionnalité et la question prioritaire de constitutionnalité ?

La première est réservée au juge constitutionnel, tandis que la seconde est exercée par le juge ordinaire.
La première confronte la loi à une norme internationale, tandis que la seconde la confronte à la Constitution.
La première contrôle un règlement au regard d’une loi, tandis que la seconde contrôle une loi au regard d’un règlement.
La première confronte la loi à la Constitution, tandis que la seconde la confronte à une norme internationale.

La première confronte la loi à une norme internationale, tandis que la seconde la confronte à la Constitution.

Explication

L’exception d’inconventionnalité permet au juge ordinaire de vérifier la conformité d’une loi à une norme internationale, alors que la QPC porte sur sa conformité à la Constitution. Inverser ces normes de référence constitue précisément la confusion à éviter.

46. Dans les conditions prévues par l’article 55 de la Constitution, quelle autorité les traités et accords internationaux ont-ils par rapport aux lois ?

Une autorité supérieure à celle des lois, s’ils sont régulièrement ratifiés ou approuvés et publiés, sous réserve de réciprocité lorsqu’elle s’applique.
Une autorité supérieure à celle de la Constitution, dès leur publication, sans condition relative à leur application réciproque.
Une autorité inférieure à celle des lois, même après ratification, approbation et publication régulières.
Une autorité équivalente à celle des lois, dès leur signature, sous réserve de leur approbation par le Parlement.

Une autorité supérieure à celle des lois, s’ils sont régulièrement ratifiés ou approuvés et publiés, sous réserve de réciprocité lorsqu’elle s’applique.

Explication

L’article 55 reconnaît aux traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés et publiés une autorité supérieure à celle des lois, avec une réserve de réciprocité lorsque cette condition s’applique. Cette supériorité ne signifie pas que les traités priment sur la Constitution dans l’ordre interne.

47. Quelle affirmation décrit correctement les étapes marquantes du contrôle de conformité des lois aux traités en France ?

Jacques Vabre a admis ce contrôle par le juge judiciaire, puis Nicolo l’a consacré par le juge administratif.
Nicolo a confié ce contrôle au juge constitutionnel, puis Jacques Vabre l’a transféré au juge judiciaire.
Jacques Vabre a confié ce contrôle au juge administratif, puis Nicolo l’a réservé au juge constitutionnel.
Nicolo a admis ce contrôle par le juge judiciaire, puis Jacques Vabre l’a consacré par le juge administratif.

Jacques Vabre a admis ce contrôle par le juge judiciaire, puis Nicolo l’a consacré par le juge administratif.

Explication

L’arrêt Jacques Vabre a admis en 1975 le contrôle par le juge judiciaire, puis l’arrêt Nicolo a consacré en 1989 ce contrôle par le juge administratif. L’ordre inverse attribue à tort à Nicolo l’étape judiciaire.

48. Comment définir la jurisprudence au sens juridique ?

L’ensemble des décisions judiciaires dont se dégage une règle de droit constamment suivie ou susceptible de l’être par les juges.
L’ensemble des avis rendus par les autorités administratives pour guider l’interprétation des lois.
Une décision isolée qui tranche un litige sans que son raisonnement puisse être repris par d’autres juges.
L’ensemble des textes votés par le Parlement et appliqués de façon uniforme par les juridictions.

L’ensemble des décisions judiciaires dont se dégage une règle de droit constamment suivie ou susceptible de l’être par les juges.

Explication

La jurisprudence rassemble des décisions judiciaires dont émerge une règle de droit suivie de façon constante ou susceptible de l’être. Une décision isolée ne suffit pas à caractériser cette notion telle qu’elle est définie ici.

49. Une loi est silencieuse ou obscure sur un point nécessaire à la résolution d’un litige. Quelle obligation l’article 4 du Code civil impose-t-il au juge ?

Refuser de statuer lorsque les termes de la loi ne permettent pas une interprétation certaine.
Suspendre le litige jusqu’à ce que le législateur adopte une règle plus précise.
Trancher le litige sans refuser de juger en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi.
Édicter une règle générale destinée à combler la lacune pour tous les litiges futurs.

Trancher le litige sans refuser de juger en invoquant le silence, l’obscurité ou l’insuffisance de la loi.

Explication

L’article 4 interdit au juge de refuser de juger en raison du silence, de l’obscurité ou de l’insuffisance de la loi, sous peine de déni de justice. Cela ne l’autorise pas à édicter une règle générale, ce que l’article 5 interdit.

50. Lorsqu’il tranche un litige particulier, quelle limite l’article 5 du Code civil impose-t-il au juge ?

Il ne peut pas prononcer une disposition générale et réglementaire et doit limiter sa décision au litige.
Il peut refuser de juger si la loi est obscure, à condition de motiver précisément son refus.
Il doit établir une règle générale dès qu’une même question de droit pourrait se poser dans d’autres affaires.
Il peut rendre une décision applicable à tous les litiges futurs si le législateur n’a pas prévu de règle.

Il ne peut pas prononcer une disposition générale et réglementaire et doit limiter sa décision au litige.

Explication

L’article 5 interdit au juge de prononcer par voie de disposition générale et réglementaire et limite sa décision au litige particulier. L’obligation de trancher malgré le silence ou l’obscurité de la loi relève de l’article 4, et non de l’article 5.

51. Quels éléments caractérisent une coutume ?

La rédaction d’un usage professionnel et sa reconnaissance par les auteurs
La publication d’une règle et son application par les tribunaux
La répétition d’une décision judiciaire et son approbation par le législateur
La répétition d’une pratique et l’adhésion du groupe qui la suit

La répétition d’une pratique et l’adhésion du groupe qui la suit

Explication

Une coutume repose à la fois sur la répétition des faits et sur l’adhésion du groupe qui adopte la pratique. La reconnaissance par les tribunaux peut concerner son application, mais ne remplace pas ces deux éléments constitutifs.

52. Une loi renvoie à une pratique professionnelle pour préciser une règle. De quel type de coutume s’agit-il ?

D’une coutume praeter legem, qui comble une lacune de la loi
D’une coutume contra legem, qui écarte une règle législative
D’une coutume secundum legem, qui suit un renvoi de la loi
D’une coutume judiciaire, qui résulte d’une décision de justice

D’une coutume secundum legem, qui suit un renvoi de la loi

Explication

La coutume secundum legem s’applique conformément à un renvoi prévu par la loi. La coutume praeter legem intervient plutôt pour combler une lacune législative.

53. Que désigne la doctrine en droit ?

L’ensemble des juges qui interprètent les règles et tranchent les litiges
L’ensemble des textes adoptés par les autorités et appliqués aux justiciables
L’ensemble des pratiques suivies par un groupe et considérées comme obligatoires
L’ensemble des auteurs qui étudient le droit et en développent une réflexion critique

L’ensemble des auteurs qui étudient le droit et en développent une réflexion critique

Explication

La doctrine regroupe les auteurs qui étudient le droit et proposent une réflexion critique à son sujet. Les juges rendent des décisions, mais ils ne constituent pas, à ce titre, la doctrine.

54. Dans l’analyse d’une coutume, que désignent ses éléments objectif et subjectif ?

La durée de la pratique et son inscription dans un texte réglementaire
La publication de l’usage et sa reconnaissance par les autorités publiques
La répétition des faits et le suivi de la pratique par un groupe
La conformité à une loi et l’approbation de la pratique par les juges

La répétition des faits et le suivi de la pratique par un groupe

Explication

L’élément objectif correspond à la répétition des faits, tandis que l’élément subjectif correspond au suivi de la pratique par un groupe. La conformité à une loi relève plutôt de la distinction entre coutume secundum legem et autres formes de coutume.

55. Un juge écarte une loi qu’il estime inadaptée aux réalités actuelles : comment qualifie-t-on cette démarche ?

De jurisprudence praeter legem, car la décision comble une lacune de la loi
De jurisprudence contra legem, car la décision va à l’encontre de la loi
De coutume secundum legem, car la décision suit un renvoi prévu par la loi
De coutume judiciaire, car la décision résulte d’une pratique répétée du groupe

De jurisprudence contra legem, car la décision va à l’encontre de la loi

Explication

La jurisprudence contra legem désigne des décisions qui vont à l’encontre d’une loi jugée obsolète ou inadaptée. La coutume secundum legem suit, au contraire, un renvoi de la loi.

56. Un événement entraîne des conséquences juridiques que ses auteurs ne souhaitaient pas. S’agit-il d’un fait juridique ou d’un acte juridique ?

D’un fait juridique, car il s’agit nécessairement d’une action concertée
D’un fait juridique, car ses conséquences juridiques ne sont pas voulues
D’un acte juridique, car l’événement produit des effets reconnus par le droit
D’un acte juridique, car toute conséquence juridique suppose une volonté

D’un fait juridique, car ses conséquences juridiques ne sont pas voulues

Explication

Un fait juridique produit des conséquences juridiques non voulues, contrairement à l’acte juridique, qui repose sur une volonté de produire des effets de droit. Le fait que le droit reconnaisse des conséquences à l’événement ne suffit donc pas à en faire un acte juridique.

57. Lorsqu’un demandeur saisit la justice pour faire reconnaître une prétention, qui doit d’abord en apporter la preuve ?

Le juge, puis les parties peuvent contester les éléments recueillis
Les deux parties, qui doivent établir ensemble la prétention présentée
Le défendeur, puis le demandeur doit répondre aux éléments produits
Le demandeur, puis le défendeur peut produire des éléments pour se défendre

Le demandeur, puis le défendeur peut produire des éléments pour se défendre

Explication

L’article 1353 du Code civil impose au demandeur de prouver la prétention qu’il forme en justice, après quoi le défendeur peut produire des éléments de défense. Le défendeur n’a donc pas la charge initiale de prouver la prétention du demandeur.

58. Quelle différence distingue une présomption simple d’une présomption irréfragable ?

La présomption simple exige un écrit, tandis que l’irréfragable repose sur un témoignage
La présomption simple admet une preuve contraire, tandis que l’irréfragable ne peut pas être renversée
La présomption simple concerne les actes, tandis que l’irréfragable concerne les faits
La présomption simple ne peut pas être contestée, tandis que l’irréfragable admet une preuve contraire

La présomption simple admet une preuve contraire, tandis que l’irréfragable ne peut pas être renversée

Explication

Selon l’article 1354 du Code civil, une présomption simple peut être renversée par une preuve contraire, contrairement à une présomption irréfragable. Le caractère contestable ne s’inverse donc pas entre ces deux catégories.

59. Un acte juridique de plus de 1500 euros ne peut pas être prouvé par écrit en raison d’une impossibilité de constituer cette preuve. Quelle règle peut s’appliquer ?

La présomption irréfragable, qui dispense les parties de présenter des éléments de preuve
Une exception à l’exigence d’écrit, au même titre que la preuve entre commerçants ou le commencement de preuve par écrit complété
L’obligation de produire malgré tout un écrit signé, car le montant dépasse le seuil prévu
La liberté de preuve applicable à tous les faits juridiques, sans égard à la nature de l’acte

Une exception à l’exigence d’écrit, au même titre que la preuve entre commerçants ou le commencement de preuve par écrit complété

Explication

L’impossibilité de constituer une preuve écrite fait partie des exceptions à l’exigence d’un écrit pour certains actes juridiques. La liberté de preuve des faits juridiques ne s’applique pas automatiquement à un acte juridique de ce montant.

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Que désigne le droit objectif ?

L’ensemble des règles de conduite régissant les relations entre les individus dans une société donnée.

Que désigne le droit subjectif ?

Une prérogative reconnue à un individu ou à un groupe par le droit objectif.

Qu’est-ce que le droit subjectif permet à son titulaire de faire valoir ?

Une revendication.

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