★ À maîtriser
📌 L’approche déontologique philosophique, inspirée de Kant, ne se confond pas avec un code de déontologie professionnelle, qui rassemble les règles applicables aux membres d’une profession.
Compléments
Devoir universel contre adaptation aux circonstances
Les impératifs hypothétiques sont des règles adoptées pour atteindre un résultat déterminé, tandis que l’impératif catégorique commande l’action morale indépendamment de tout résultat recherché.
Agir conformément au devoir consiste à accomplir extérieurement une obligation, tandis qu’agir par devoir suppose de vouloir véritablement que la maxime de l’action soit conforme à la loi morale. — Emmanuel Kant, Fondements de la Métaphysique des Mœurs, 1997
Selon le test d’universalité, une action est morale seulement si l’on peut vouloir sans contradiction que sa maxime devienne une loi universelle de la nature. — Emmanuel Kant, Fondements de la Métaphysique des Mœurs, 1997
Maxime → universalisation → devoir
★ À maîtriser
📌 Traiter l’humanité comme une fin et jamais simplement comme un moyen fonde le respect de l’autonomie, de la responsabilité et de la dignité de chaque personne. — Emmanuel Kant, Fondements de la Métaphysique des Mœurs, 1997
Compléments
Rationalité → autonomie → dignité
★ À maîtriser
📌 La morale kantienne privilégie l’universalité rationnelle, tandis que l’éthique du soin doit aussi prendre en compte la vulnérabilité, la souffrance et les situations concrètes des patients.
Compléments
📌 Dans les situations de grande vulnérabilité, l’accompagnement de la décision peut nécessiter une délibération collective associant le médecin, la famille et les pairs.
Universalisme formel contre vulnérabilité concrète
★ À maîtriser
📌 Le conséquentialisme évalue les résultats probables d’une action sans principe moral a priori, tandis que l’utilitarisme constitue une forme de conséquentialisme fondée sur le bien-être comme critère d’évaluation.
📌 Le principe utilitariste du plus grand bonheur affirme qu’une action est bonne selon sa contribution au bonheur de chacune des personnes qu’elle affecte. — A. Leplège, Médecine, santé et sciences humaines
Compléments
Devoir kantien contre conséquences et bien-être
★ À maîtriser
📌 Bentham développe une approche quantitative de l’utilité fondée sur le calcul des conséquences, tandis que Mill y ajoute une dimension qualitative et reconnaît l’autonomie comme une source de bien-être.
📌 L’utilitarisme peut maximiser l’utilité globale au détriment de certains patients, tandis qu’un principe de justice vise à corriger les inégalités d’accès aux soins produites par ce calcul. — Suzanne Rameix, Soins de santé et justice un point de vue philosophique, 2002
Compléments
Calcul bénéfices-risques → bien-être collectif ou sacrifices individuels
★ À maîtriser
📌 L’approche déontologique interdit formellement le mensonge, tandis que l’approche utilitariste peut autoriser une vérité partielle si elle améliore l’état psychique du patient.
📌 La recherche du bien-être collectif peut produire des sacrifices individuels, des ruptures d’égalité ou des restrictions de liberté, comme lors d’un confinement destiné à ralentir une épidémie.
Compléments
📌 Le code de déontologie médicale et l’exigence d’autonomie conduisent à adapter le discours, le degré d’information et l’empathie à la situation individuelle du patient.
Bien-être collectif contre souffrance individuelle
★ À maîtriser
Les partisans de la rémunération du don d’organes considèrent que le corps ne se confond pas avec la personne et que la dignité repose sur la capacité à prendre des décisions rationnelles. — Valérie Gateau, Pour une philosophie du don d’organes, 2009
L’approche conséquentialiste évalue la rémunération du don d’organes selon les conséquences des choix et leur traduction en résultats sociaux, tandis que l’approche déontologique l’évalue à partir de principes indépendants des conséquences.
L’utilitarisme de Bentham vise la maximisation du bien collectif, tandis que l’utilitarisme de Mill met davantage l’accent sur l’expression de la liberté individuelle.
Compléments
Mill : disposer de soi ; Kant : obéir à la loi morale
★ À maîtriser
📌 Lorsque le consentement du patient est impossible, la bienfaisance prend la forme négative de la non-malfaisance, qui impose de ne pas exposer le malade à un mal non compensé par le rétablissement ou le maintien de sa santé. — Pierre le Coz, Médecine, santé et sciences humaines
📌 Le principe de justice exige l’égalité d’accès aux soins sans distinction et vise à réguler l’allocation des ressources et des moyens limités, notamment les organes de transplantation et les budgets de santé. — M. Marzano, L’éthique appliquée, 2018
Compléments
📌 Le refus de l’obstination déraisonnable ou de l’acharnement thérapeutique s’appuie sur l’articulation entre bienfaisance et non-malfaisance.
ABNJ : autonomie, bienfaisance, non-malfaisance, justice
Chez Jonas, la responsabilité envers les générations futures est un engagement inconditionnel et non réciproque de l’humanité actuelle, qui doit préserver leur possibilité d’être une véritable humanité. — H. Jonas, Le Principe Responsabilité, 1990
L’impératif de Jonas demande d’agir de manière que les effets de l’action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur Terre le plus longtemps possible. — Hans Jonas, Le Principe Responsabilité, 1990
Le CCNE recommande de limiter la thérapie génique aux cellules somatiques et d’interdire toute modification délibérée du génome des cellules germinales susceptible de transmettre une modification du capital génétique humain.
🔄 L’heuristique de la peur consiste à : (S. Rameix): évaluer les dangers probables, anticiper les dangers possibles, même improbables, éviter ce qui peut conduire à ces dangers
Progrès non maîtrisé → dangers possibles pour le vivant
★ À maîtriser
📌 Dans l’éthique du numérique, l’autonomie correspond au contrôle des outils et à la responsabilité des utilisateurs, tandis que la bienfaisance et la non-malfaisance placent l’utilisateur et le bénéficiaire au centre de l’attention.
📌 L’application du principe de justice au numérique vise à éviter les discriminations et à maintenir l’équité entre les patients.
Compléments
Autonomie, bienfaisance, non-malfaisance, justice, explicabilité
| Dimension | Approche déontologique | Approche utilitariste |
|---|---|---|
| Critère moral | Respect du devoir et des principes universels | Conséquences et bien-être |
| Personne | Fin en soi, non instrumentalisable | Évaluée selon les effets sur le bien-être collectif |
| Décision | Maxime universalisable | Calcul des risques et bénéfices |
| Limite | Formalisme et faible prise en compte du contexte | Risque de sacrifice et d’injustice |
| Principe | Exigence principale |
|---|---|
| Autonomie | Contrôle du patient et consentement |
| Bienfaisance | Rechercher le bien du patient |
| Non-malfaisance | Ne pas exposer le patient à un mal injustifié |
| Justice | Garantir l’égalité d’accès et l’équité |
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1. Quel critère l’approche déontologique utilise-t-elle pour évaluer la moralité d’une action ?
2. Quelle distinction oppose correctement la déontologie philosophique au code de déontologie professionnelle ?
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Qu'est-ce que l'approche déontologique en éthique ?
Une théorie fondant la moralité sur le respect universel du devoir et des principes rationnels.
Quelle différence y a-t-il entre l'approche déontologique et un code de déontologie professionnelle ?
L'approche déontologique est philosophique, le code rassemble les règles d'une profession.
Qui a profondément inspiré l'approche déontologique moderne ?
Emmanuel Kant, philosophe allemand des Lumières.
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