📌 Le droit pénal se distingue des autres droits répressifs parce que seul le juge pénal peut prononcer une privation de liberté à titre de sanction.
Droit pénal ≠ autres droits répressifs : il peut priver de liberté
★ À maîtriser
📌 La règle non bis in idem interdit qu’une personne reçoive deux sanctions pour les mêmes faits.
Le droit pénal protège les valeurs considérées comme essentielles à la vie sociale en sanctionnant les atteintes particulièrement graves à l’ordre social.
Il existe environ 16 000 incriminations, ce qui contribue à l’extension du droit pénal et à l’embolie de la justice pénale.
Compléments
Selon Émile Durkheim, le droit pénal identifie les états forts et définis de la conscience collective.
La peine de mort a disparu en France en 1981, mais la privation de liberté demeure la sanction ultime réservée au juge pénal.
Multiplication des incriminations → embolie de la justice pénale
★ À maîtriser
Compléments
Vengeance privée → justice publique → codification
★ À maîtriser
📌 La doctrine positiviste considère que la criminalité est déterminée par l’environnement et la nature de l’individu, tandis que la défense sociale nouvelle privilégie la réinsertion d’un individu libre.
📌 L’article 130-1 du Code pénal attribue à la peine deux fonctions principales : sanctionner l’auteur et favoriser son amendement, son insertion ou sa réinsertion.
Compléments
La doctrine positiviste, développée par trois Italiens à la fin du XIXe siècle, défend l’idée du criminel-né et de mesures préventives fondées sur la dangerosité.
La doctrine du droit pénal de l’ennemi, fondée par un universitaire allemand dans les années 1980, considère que certaines infractions très graves, notamment le terrorisme, justifient des règles pénales dérogatoires.
Positivisme : dangerosité ; défense sociale : réinsertion ; ennemi : exclusion
★ À maîtriser
Compléments
📌 La loi pénale remplit une fonction d’avertissement et de pédagogie en informant les citoyens des comportements interdits et de la limite de leur liberté.
Nullum crimen, nulla poena sine lege
La légalité formelle exige l’existence d’un texte pénal, tandis que la légalité matérielle exige que ce texte soit notamment clair, précis et prévisible.
En droit français, les crimes et les délits relèvent de la loi, tandis que les contraventions peuvent être créées par le pouvoir réglementaire.
Les contraventions créées par le pouvoir réglementaire ne peuvent être punies d’une privation de liberté et l’amende ne peut pas dépasser 1 500 euros.
Le principe de non-rétroactivité interdit d’appliquer une loi pénale plus sévère à des faits commis avant son entrée en vigueur.
Crimes et délits : loi ; contraventions : règlement
📌 L’article 7 de la CEDH interprète le droit pénal comme comprenant la loi et la jurisprudence nationales.
📌 En droit européen, la loi et la jurisprudence pénales doivent être accessibles, claires, précises et prévisibles.
Article 7 CEDH → loi et jurisprudence doivent être accessibles et prévisibles
★ À maîtriser
📌 La Cour de cassation considère que la légalité est satisfaite lorsque les termes de la loi sont suffisamment clairs et précis pour permettre une interprétation sans risque d’arbitraire.
Compléments
Dans sa décision du 16 septembre 2016, le Conseil constitutionnel a censuré le texte relatif à l’inceste parce que les liens de parenté concernés n’étaient pas suffisamment définis.
Dans l’arrêt Cantoni de 1996, la CEDH a jugé compatible avec l’article 7 une définition générale du médicament, car le prévenu pouvait prévoir un risque réel de poursuite.
Le juge pénal peut créer une règle favorable à la personne poursuivie, comme un fait justificatif tel que l’état de nécessité, mais une création défavorable pose un problème de légalité.
Le juge pénal ne peut pas appliquer par analogie à une situation non prévue par la loi une incrimination conçue pour une situation similaire.
Le juge pénal ne peut pas distinguer là où la loi ne distingue pas ni ajouter une condition que le texte ne contient pas.
Le juge pénal interprète la loi en combinant l’analyse du texte avec la recherche de sa finalité, en pouvant consulter les travaux parlementaires et la doctrine.
Interpréter la loi est permis ; l’étendre par analogie est interdit
Texte → finalité → travaux préparatoires, sans analogie
| Dimension | Exigence | Contrôle |
|---|---|---|
| Légalité formelle | Existence d’un texte antérieur aux faits | Loi ou règlement selon l’infraction |
| Légalité matérielle | Texte clair, précis et prévisible | Conseil constitutionnel, Cour de cassation et CEDH |
| Infraction | Autorité compétente | Limite |
|---|---|---|
| Crime | Législateur | Peine prévue par la loi |
| Délit | Législateur | Peine prévue par la loi |
| Contravention | Pouvoir réglementaire | Pas de privation de liberté et amende plafonnée à 1 500 euros |
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Qu'est-ce que le droit pénal sanctionne ?
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Définition droit pénal
Droit répressif sanctionnant comportements interdits.
Quelle sanction seule le juge pénal peut-il prononcer ?
La privation de liberté.
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