📋 Plan du Cours
- Principes déontologiques police
- Obligations hiérarchie
- Respect des libertés
- Protection personnes privées
- Usage proportionné force
- Contrôles et sanctions
- Devoirs policiers et gendarmes
- Relations avec population
- Devoir de réserve
- Discipline militaire gendarmerie
📖 1. Principes déontologiques police
🔑 Notions clés & Définitions
- Code de déontologie : Ensemble de règles éthiques et professionnelles auxquelles doivent adhérer les policiers et gendarmes, garantissant leur comportement conforme aux valeurs républicaines, à la dignité humaine et aux droits fondamentaux.
- Autorité hiérarchique : Supérieur disposant du pouvoir de donner des ordres, de contrôler leur exécution et de sanctionner en cas de manquement. Elle veille à la conformité des actions avec la législation et la déontologie.
- Protection fonctionnelle : Obligation de l’État de défendre le policier ou le gendarme contre les attaques, menaces ou violences liées à l’exercice de ses fonctions, en lui assurant une assistance juridique et une protection contre les agressions.
- Impartialité : Principe selon lequel le policier ou le gendarme doit agir sans discrimination, en traitant toutes les personnes de manière équitable, en évitant tout favoritisme ou préjugé.
- Discrétion et secret professionnel : Obligation de ne pas divulguer les informations confidentielles ou sensibles acquises dans le cadre de ses missions, afin de respecter la vie privée et la sécurité des personnes.
- Usage de la force : Emploi limité à ce qui est nécessaire, proportionné et conforme à la loi, notamment en cas de maintien de l’ordre ou d’arrestation, afin de préserver la sécurité tout en respectant la dignité humaine.
📝 Points essentiels
- Le code de déontologie s’appuie sur la Constitution, les traités internationaux (notamment la Convention européenne des droits de l’homme), et les lois françaises.
- La mission des policiers et gendarmes inclut la défense des institutions, le respect des lois, la protection des personnes et des biens, dans un cadre de loyauté, d’honneur et de dévouement.
- La hiérarchie doit assurer la formation initiale et continue pour garantir un comportement irréprochable, notamment en matière de respect de la dignité et des libertés publiques.
- Les policiers et gendarmes doivent respecter le devoir de réserve, notamment en dehors du service, et éviter tout comportement pouvant nuire à leur crédibilité ou à celle de leur institution.
- La relation avec la population doit être empreinte de courtoisie, de respect et d’égalité, en évitant toute discrimination ou acte de violence inapproprié.
- L’usage de la force doit être strictement encadré, proportionné et justifié par la situation, avec une priorité à la prévention et à l’assistance.
💡 À retenir
Les principes déontologiques garantissent que policiers et gendarmes exercent leurs missions avec intégrité, impartialité et respect des droits fondamentaux, afin de préserver la confiance et la légitimité de leur action au service de la société.
📖 2. Obligations hiérarchie
🔑 Notions clés & Définitions
- Autorité hiérarchique : Pouvoir conféré à un supérieur pour prendre des décisions, donner des ordres et en assurer l'exécution, tout en étant responsable de ses actes.
- Obéissance loyale : Engagement du policier ou gendarme à exécuter fidèlement les instructions de son supérieur, sauf si celles-ci sont manifestement illégales.
- Protection fonctionnelle : Dispositif par lequel l'État assure la défense juridique et la sécurité du personnel en cas d'attaques ou de poursuites liées à l’exercice de ses fonctions.
- Devoir de discrétion : Obligation pour le policier ou le gendarme de ne pas divulguer les informations confidentielles ou sensibles dont il a connaissance dans l’exercice de ses missions.
- Responsabilité hiérarchique : Obligation du supérieur de veiller à la bonne exécution des ordres, à la santé, à la sécurité et à l’intégrité de ses subordonnés.
- Contrôle hiérarchique : Surveillance exercée par la hiérarchie sur l’action des policiers et gendarmes, pour garantir le respect des règles déontologiques et légales.
📝 Points essentiels
- La hiérarchie doit donner des instructions claires, précises, et en assurer la responsabilité.
- Le policier ou gendarme doit obéir sauf si l’ordre est manifestement illégal ; il peut faire part de ses objections et demander une confirmation écrite.
- La responsabilité de l’ordre donné reste celle de son auteur, même si celui-ci est exécuté.
- La hiérarchie doit veiller à la santé, à la sécurité et à la formation de ses agents, notamment dans le respect de leur intégrité physique et morale.
- La protection fonctionnelle de l’État couvre le personnel contre les agressions ou diffamations liées à l’exercice de leurs missions.
- Le contrôle de l’action policière et gendarmerie est exercé par diverses instances (autorités judiciaires, Défenseur des droits, inspections, pairs) pour garantir leur conformité aux règles déontologiques.
💡 À retenir
L’obligation hiérarchique impose aux policiers et gendarmes une loyauté dans l’exécution des ordres, tout en leur laissant la possibilité de s’opposer en cas d’illégalité manifeste, sous réserve de responsabilité. La hiérarchie doit assurer la protection, la formation et le contrôle pour garantir une action conforme aux principes déontologiques et légaux.
📖 3. Respect des libertés
🔑 Notions clés & Définitions
- Liberté individuelle : Droit fondamental garantissant à chaque personne la liberté de mouvement, d’expression, de conscience et de participation à la vie publique, dans le respect des lois.
- Droits de l’homme : Ensemble des droits inaliénables et universels, tels que la liberté, l’égalité, la dignité, protégés par la Constitution, les traités internationaux et le code de déontologie.
- Principe de neutralité : Obligation pour les agents de police et de gendarmerie de ne pas exprimer leurs convictions personnelles (religieuses, politiques, philosophiques) dans l’exercice de leurs fonctions, afin de garantir l’impartialité.
- Droit à la vie privée : Droit de toute personne à la protection de sa vie personnelle, familiale, de ses correspondances et de ses données personnelles contre toute intrusion ou atteinte.
- Utilisation proportionnée de la force : Principe selon lequel l’emploi de la force doit être nécessaire, adapté et limité au regard de la situation, afin de respecter les libertés et la dignité des personnes.
- Contrôle de l’action policière : Mécanisme permettant de vérifier que les agents respectent les libertés publiques, notamment par le contrôle hiérarchique, disciplinaire, ou par le Défenseur des droits.
📝 Points essentiels
- La police nationale et la gendarmerie agissent sous le respect strict des libertés fondamentales, notamment lors des contrôles d’identité ou de l’usage de la force.
- Le code de déontologie impose aux agents une obligation de neutralité, de discrétion, et de respect de la dignité humaine, afin de préserver la confiance et la légitimité de leur action.
- La protection des personnes privées de liberté doit respecter leur intégrité physique et morale, en évitant tout traitement inhumain ou dégradant.
- L’emploi de la force doit être strictement proportionné à la menace ou à la situation, et réservé aux cas nécessaires.
- Les agents doivent respecter la vie privée des citoyens, notamment lors du traitement des données personnelles ou des enquêtes administratives et judiciaires.
- Le contrôle externe (Défenseur des droits, autorités hiérarchiques, inspections) garantit le respect des libertés et la conformité de l’action policière.
💡 À retenir
Le respect des libertés est un principe fondamental encadré par la déontologie, qui impose aux forces de l’ordre de concilier leur mission de sécurité avec la préservation des droits et libertés fondamentaux de chaque citoyen.
📖 4. Protection personnes privées
🔑 Notions clés & Définitions
-
Protection fonctionnelle : Obligation de l'État de défendre et d'assister le policier ou le gendarme contre les attaques, menaces, violences ou diffamations liés à l’exercice de ses fonctions, y compris ses proches dans certaines conditions.
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Dignité et respect des personnes privées de liberté : Principe selon lequel toute personne appréhendée doit être traitée avec respect, sans violence ni traitement inhumain ou dégradant, en préservant sa santé, sa vie et sa dignité.
-
Usage de la force : Emploi de moyens coercitifs par le policier ou le gendarme, uniquement lorsque nécessaire, proportionné et dans le cadre fixé par la loi, notamment lors de contrôles ou d’arrestations.
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Contrôle d’identité : Opération permettant de vérifier l’identité d’une personne dans le respect de sa dignité, sans discrimination ni atteinte systématique, sauf si un signalement précis le justifie.
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Secret professionnel et discrétion : Obligation pour le policier ou le gendarme de ne pas divulguer les informations dont il a connaissance dans l’exercice de ses fonctions, sauf exception légale ou réglementaire.
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Impartialité et non-discrimination : Obligation d’agir sans favoritisme ni discrimination, en traitant toute personne avec équité, respectant les principes d’égalité et de neutralité.
📝 Points essentiels
- La protection des personnes privées de liberté impose un traitement respectueux, sans violence ni traitement dégradant, en conformité avec la loi et la dignité humaine.
- L’usage de la force doit être strictement encadré, proportionné et justifié par la situation.
- La protection juridique et fonctionnelle du policier ou gendarme est assurée par l’État contre les attaques liées à ses missions.
- Le contrôle d’identité doit respecter la dignité et éviter toute discrimination, en se basant uniquement sur des motifs légitimes et précis.
- Le secret professionnel est une obligation fondamentale, garantissant la confidentialité des informations recueillies dans le cadre des missions.
💡 À retenir
La mission de protection des personnes privées par la police et la gendarmerie repose sur le respect de leur dignité, l’usage responsable de la force, et la garantie d’un traitement équitable, tout en assurant la protection juridique des agents dans l’exercice de leurs fonctions.
📖 5. Usage proportionné force
🔑 Notions clés & Définitions
Usage proportionné de la force : Principe selon lequel la force employée par les forces de l’ordre doit être adaptée à la gravité de la menace ou de la résistance rencontrée, afin de respecter la dignité humaine et les libertés fondamentales.
Nécessité : Condition selon laquelle l’emploi de la force doit être indispensable pour atteindre un objectif légitime, sans alternative moins coercitive.
Proportionnalité : Équilibre entre la gravité de la menace ou de la résistance et la force utilisée, pour éviter tout excès ou abus.
Force légitime : Utilisation de moyens coercitifs autorisés par la loi, dans le cadre de missions de maintien de l’ordre ou de sécurité.
Responsabilité : Obligation pour les policiers ou gendarmes de rendre compte de l’usage de la force, en justifiant sa proportionnalité et sa nécessité.
Cadre légal : Ensemble des lois, règlements et principes déontologiques encadrant l’emploi de la force, notamment le code de déontologie et la législation en vigueur.
📝 Points essentiels
- La force doit être utilisée uniquement lorsque cela est nécessaire, en respectant le principe de proportionnalité.
- L’emploi de la force doit viser à préserver la sécurité publique, la vie ou l’intégrité des personnes, tout en respectant les libertés individuelles.
- La responsabilité de l’usage de la force incombe à l’agent, qui doit pouvoir justifier que son intervention était proportionnée à la situation.
- La législation impose une évaluation constante de la situation pour adapter la réponse coercitive.
- La force létale ne doit être employée qu’en dernier recours, lorsque toutes les autres options ont échoué ou sont inapplicables.
- La formation initiale et continue insiste sur l’importance de maîtriser l’usage proportionné de la force.
💡 À retenir
L’usage de la force par les forces de l’ordre doit toujours être proportionné à la menace, afin de garantir la légitimité de leur action tout en respectant les droits fondamentaux.
📖 6. Contrôles et sanctions
🔑 Notions clés & Définitions
Code de déontologie
Ensemble de règles éthiques et professionnelles auxquelles doivent se conformer les policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs missions. Il est codifié dans le livre IV, titre 3, chapitre 4 du code de la sécurité intérieure depuis 2014.
Autorité hiérarchique
Personne investie du pouvoir de prendre des décisions, de donner des ordres et de faire appliquer ces derniers dans la hiérarchie policière ou gendarmerie. Elle veille à la bonne exécution des missions et à la protection de ses subordonnés.
Protection fonctionnelle
Dispositif par lequel l’État assure la défense juridique, la protection contre les agressions et la sécurité des policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions, y compris pour leurs proches.
Contrôle de l’action
Vérification et surveillance exercées par des autorités (judiciaires, administratives, hiérarchiques, ou indépendantes) pour assurer la conformité des actions policières avec la loi, notamment via le Défenseur des droits ou l’inspection générale.
Obligation de réserve
Devoir pour les policiers et gendarmes de neutralité, de discrétion et de retenue dans l’expression de leurs opinions personnelles, notamment en dehors du service, afin de préserver la dignité et l’image de leur corps.
Sanctions disciplinaires
Mesures punitives appliquées en cas de manquement aux règles déontologiques, pouvant aller de l’avertissement à la révocation, indépendamment des sanctions pénales éventuelles.
📝 Points essentiels
- La police nationale et la gendarmerie sont soumises à un cadre déontologique strict, basé sur la loyauté, l’impartialité, la probité, et le respect des libertés publiques.
- La hiérarchie doit assurer la sécurité physique et mentale des agents, tout en leur fournissant une formation adaptée.
- La responsabilité des policiers et gendarmes est engagée en cas de manquement à leurs devoirs, avec des sanctions disciplinaires possibles.
- Le contrôle de l’action policière est assuré par diverses instances, notamment le Défenseur des droits, les inspections générales, et la hiérarchie.
- Le respect du secret professionnel, de la discrétion, et de la neutralité est fondamental pour préserver la confiance de la population et l’intégrité des missions.
💡 À retenir
Les policiers et gendarmes doivent exercer leurs missions avec intégrité, impartialité et respect des règles déontologiques, sous contrôle strict, afin de garantir la légitimité et la crédibilité de leur action.
📖 7. Devoirs policiers et gendarmes
🔑 Notions clés & Définitions
Devoir de loyauté
Obligation pour policiers et gendarmes d'exercer leurs fonctions avec fidélité, intégrité et dévouement envers les institutions républicaines et la population, dans le respect du code de déontologie.
Obligation de discrétion et secret professionnel
Engagement à ne pas divulguer les informations confidentielles ou sensibles obtenues dans l’exercice de leurs missions, afin de préserver la vie privée des personnes et la sécurité des opérations.
Protection fonctionnelle
Dispositif par lequel l’État assure la défense juridique, la protection contre les attaques ou violences, et la préservation de la dignité des policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions.
Principes d’impartialité et de discernement
Obligation d’agir sans discrimination, en tenant compte des risques et des circonstances, en prenant des décisions équilibrées et justes, dans le respect des droits fondamentaux.
Respect des libertés publiques
Engagement à exercer leurs missions tout en garantissant le respect des droits et libertés fondamentales des citoyens, notamment lors des contrôles d’identité ou de la privation de liberté.
Devoir de réserve
Obligation pour policiers et gendarmes de neutralité, de modération dans l’expression de leurs opinions personnelles, et de loyauté envers les institutions, même en dehors du service.
📝 Points essentiels
- La police nationale et la gendarmerie sont soumises à un code de déontologie depuis 2014, qui précise leurs devoirs et obligations.
- Leur action doit respecter la hiérarchie, tout en étant encadrée par des principes d’éthique, d’impartialité, et de respect des droits.
- La responsabilité de l’autorité hiérarchique inclut la protection physique et mentale des agents, ainsi que leur formation continue.
- La relation avec la population doit être empreinte de courtoisie, de respect et d’exemplarité, notamment lors des contrôles ou en situation de privation de liberté.
- L’usage de la force doit être strictement nécessaire, proportionné, et conforme à la loi.
- La transparence et le contrôle de l’action policière ou gendarmerie sont assurés par diverses instances, notamment le Défenseur des droits et l’autorité hiérarchique.
💡 À retenir
Les policiers et gendarmes ont pour devoirs fondamentaux d’agir avec loyauté, impartialité et respect des libertés, tout en étant protégés par des règles déontologiques strictes pour garantir leur intégrité et la confiance publique.
📖 8. Relations avec population
🔑 Notions clés & Définitions
Relation de service
Interaction entre policiers/gendarmes et la population, basée sur la courtoisie, le respect et la considération mutuelle, visant à instaurer la confiance.
Respect de la dignité
Principe selon lequel tout individu doit être traité avec considération, sans discrimination ni violence, en conformité avec le code de déontologie.
Contrôle d'identité
Procédure légale permettant d'identifier une personne, réalisée dans le respect de la dignité, uniquement lorsque la loi l’autorise, sans discrimination.
Usage proportionné de la force
Principe selon lequel la force employée doit être nécessaire, adaptée et limitée à l’objectif poursuivi, pour préserver la sécurité et la dignité des personnes.
Devoir de neutralité
Obligation pour les policiers et gendarmes d’éviter toute expression ou manifestation de convictions personnelles (religieuses, politiques, philosophiques) dans l’exercice de leurs fonctions.
Protection des personnes privées de liberté
Obligation de préserver la santé, la dignité et la sécurité des personnes appréhendées ou détenues, en évitant tout traitement inhumain ou dégradant.
📝 Points essentiels
- La relation avec la population doit être empreinte de courtoisie, de respect et d’exemplarité, notamment par l’usage du vouvoiement.
- Le port de l’uniforme et l’identification claire renforcent la légitimité et la confiance dans l’action policière.
- Les contrôles d’identité doivent respecter la dignité et ne pas se baser sur des caractéristiques physiques ou des signes distinctifs, sauf signalement précis.
- L’emploi de la force doit être strictement nécessaire, proportionné et réservé aux situations de danger ou de menace.
- La protection des personnes privées de liberté doit garantir leur sécurité, leur santé et leur dignité, avec une utilisation limitée des entraves.
- La relation avec la population doit favoriser la transparence, l’écoute et la confidentialité, notamment pour les victimes.
💡 À retenir
Les relations entre policiers/gendarmes et la population doivent toujours respecter la dignité, la courtoisie et la légalité, afin de renforcer la confiance et l’efficacité du maintien de l’ordre.
📖 9. Devoir de réserve
🔑 Notions clés & Définitions
- Devoir de réserve : Obligation pour les policiers et gendarmes de s’abstenir, dans l’exercice de leurs fonctions ou en dehors, de toute expression ou manifestation de leurs convictions personnelles (religieuses, politiques, philosophiques) susceptibles d’altérer leur neutralité ou la confiance dans l’institution.
- Neutralité : Attitude d’impartialité totale, notamment en évitant toute prise de position susceptible d’engager ou de compromettre l’image de l’administration ou de l’institution.
- Devoir de discrétion : Obligation de ne pas divulguer les informations confidentielles ou sensibles dont ils ont connaissance dans l’exercice de leurs fonctions.
- Respect de la hiérarchie : Obligation pour le personnel de respecter les décisions et instructions de leur hiérarchie, tout en restant dans le cadre du devoir de réserve.
- Devoir de loyauté : Engagement à agir dans l’intérêt de l’institution, en évitant toute action ou déclaration pouvant nuire à sa réputation ou à son fonctionnement.
- Obligation de neutralité : Engagement à ne pas exprimer publiquement ses opinions personnelles, notamment politiques ou religieuses, pour préserver l’impartialité et la confiance du public.
📝 Points essentiels
- Le devoir de réserve s’applique aussi bien en service qu’en dehors, dans la vie privée, dans la limite du respect de la neutralité et de la loyauté envers l’institution.
- La violation du devoir de réserve peut entraîner des sanctions disciplinaires, voire pénales, selon la gravité de l’atteinte à l’image ou au fonctionnement de la police ou de la gendarmerie.
- La loi et le code de déontologie insistent sur la nécessité pour les policiers et gendarmes de faire preuve de discernement, d’impartialité et de respect dans toutes leurs interactions publiques.
- Le devoir de réserve contribue à maintenir la confiance du public dans les forces de l’ordre en assurant leur impartialité et leur neutralité.
- La liberté d’expression en dehors du service est encadrée : elle doit respecter le devoir de réserve et ne pas porter atteinte à l’image de l’institution.
💡 À retenir
Le devoir de réserve impose aux policiers et gendarmes de faire preuve de neutralité, de discrétion et de loyauté, afin de préserver la confiance publique et l’intégrité de leur institution, tant en service qu’en dehors.
📖 10. Discipline militaire gendarmerie
🔑 Notions clés & Définitions
- Code de déontologie : Ensemble de règles éthiques et professionnelles auxquelles doivent se conformer policiers et gendarmes, garantissant leur comportement exemplaire dans l’exercice de leurs missions.
- Autorité hiérarchique : Personne investie du pouvoir de donner des ordres, prendre des décisions et assurer leur application dans la hiérarchie policière ou gendarmerie.
- Protection fonctionnelle : Dispositif par lequel l’État assure la défense et la sécurité juridique du policier ou du gendarme contre les agressions ou menaces liées à l’exercice de ses fonctions.
- Obligation de réserve : Devoir de neutralité et de discrétion imposé aux policiers et gendarmes, notamment en dehors du service, pour préserver leur impartialité et la dignité de leur fonction.
- Usage de la force : Principe selon lequel la force ne doit être employée qu’en dernier recours, de manière proportionnée, et dans le cadre strict de la loi, pour garantir la sécurité.
- Devoir de mémoire : Respect et hommage envers les policiers et gendarmes morts lors de l’exercice de leur mission, notamment par la reconnaissance de leur sacrifice.
📝 Points essentiels
- La police nationale (force civile) et la gendarmerie nationale (force armée) sont soumises à un code de déontologie depuis 2014, qui encadre leur comportement professionnel.
- La hiérarchie est responsable de la transmission claire des ordres et de la responsabilité de leur exécution, tout en respectant la légalité des instructions.
- La protection des agents est assurée par l’État, notamment contre les violences ou diffamations, via la protection fonctionnelle.
- Les policiers et gendarmes doivent respecter le secret professionnel, faire preuve de probité, d’impartialité, de discernement, et préserver leur crédit et celui de leur institution.
- Leur relation avec la population doit être empreinte de courtoisie, de respect des libertés et de dignité, en uniforme ou en civil.
- L’emploi de la force doit être nécessaire, proportionné, et conforme à la loi, notamment lors des contrôles d’identité ou de la garde à vue.
- La discipline militaire impose un devoir de réserve, de disponibilité permanente, et un respect strict des valeurs militaires, notamment pour la gendarmerie.
💡 À retenir
La discipline de la gendarmerie repose sur un cadre déontologique strict, garantissant le respect des droits fondamentaux, la neutralité, et la responsabilité dans l’exercice des missions de sécurité intérieure.
📊 Tableaux de Synthèse
| Principe / Obligation | Définition / Notions clés | Objectifs principaux |
|---|
| Principes déontologiques | Respect de la dignité, impartialité, discrétion, usage proportionné de la force | Garantir un comportement éthique, préserver la confiance publique |
| Obligations hiérarchie | Obéissance, responsabilité, contrôle, protection fonctionnelle | Assurer une organisation efficace, légale et responsable |
| Respect des libertés | Liberté individuelle, neutralité, vie privée, proportionnalité | Préserver les droits fondamentaux lors des interventions |
| Protection personnes privées | Respect de l’intégrité physique et morale, traitement humain | Garantir la sécurité et la dignité des personnes en garde à vue ou en intervention |
| Usage de la force | Limité, nécessaire, proportionné, conforme à la loi | Maintenir l’ordre tout en respectant la dignité humaine |
| Contrôles et sanctions | Contrôle hiérarchique, externe, disciplinaire | Garantir la conformité des actions et responsabiliser |
| Devoirs policiers et gendarmes | Loyauté, neutralité, réserve, discipline | Assurer un service impartial et professionnel |
| Relations avec population | Courtoisie, respect, égalité, prévention | Maintenir la confiance et la légitimité de l’action policière |
| Devoir de réserve | Abstention d’expression de convictions personnelles | Préserver la neutralité et la crédibilité |
| Discipline militaire gendarmerie | Respect des règles, hiérarchie, discipline stricte | Maintenir l’ordre interne et la cohésion |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre neutralité et opinion personnelle lors d’interventions.
- Sous-estimer l’importance de l’usage proportionné de la force.
- Oublier que l’obéissance à un ordre illégal doit être refusée, même si l’ordre est donné par un supérieur.
- Confondre discrétion professionnelle et secret absolu, notamment en cas de danger ou de délit.
- Négliger la responsabilité du supérieur en cas d’illégalité ou de faute de ses subordonnés.
- Confondre liberté individuelle et sécurité publique, en surexploitant ou limitant indûment les libertés.
- Ignorer que la protection fonctionnelle couvre aussi les agressions verbales ou diffamations.
- Mal interpréter la notion de contrôle externe, en pensant qu’il est uniquement disciplinaire.
- Confondre devoir de réserve et silence total, notamment en dehors du service.
- Négliger l’importance de la formation continue pour respecter la déontologie.
- Confondre discipline militaire et déontologie civile, notamment dans la gestion des sanctions.
- Omettre de vérifier la conformité des actes avec la législation en vigueur.
✅ Checklist Examen
- Maîtriser la définition du code de déontologie et ses principes fondamentaux.
- Connaître les obligations de l’autorité hiérarchique et du policier ou gendarme.
- Savoir expliquer le respect des libertés fondamentales dans le cadre des missions.
- Identifier les éléments essentiels de la protection des personnes privées (dignité, intégrité).
- Connaître les critères de l’usage proportionné de la force.
- Comprendre les mécanismes de contrôle interne et externe des actions policières.
- Savoir distinguer les devoirs liés à la loyauté, neutralité, réserve et discipline.
- Être capable d’énoncer les principes de relation avec la population (courtoisie, prévention).
- Vérifier la compréhension du devoir de réserve et ses limites.
- Connaître les règles spécifiques de discipline dans la gendarmerie.
- Identifier les pièges liés à la confusion entre neutralité et opinion personnelle.
- Vérifier la maîtrise des notions de responsabilité hiérarchique et de protection fonctionnelle.