Le principe de territorialité fixe que l’impôt sur le revenu et sur les sociétés s’applique principalement au lieu de résidence ou d’exploitation, mais il existe des dérogations et mécanismes pour éviter la double imposition, notamment via conventions internationales et méthodes d’imputation.
Le principe de territorialité de l’IS en France limite l’imposition aux bénéfices réalisés dans le territoire français, sauf exceptions prévues par la loi ou les conventions internationales, notamment via la notion d’établissement stable.
Principe de territorialité de la TVA : Règle selon laquelle la TVA est due dans le pays où l’opération est localisée, indépendamment de la nationalité des parties ou de leur résidence, sous réserve des règles communautaires et de la détermination précise des territoires pour la TVA (voir section 1, chapitre 2).
Détermination des territoires pour la TVA : Processus d’identification des lieux où les opérations sont considérées comme réalisées, en tenant compte de critères tels que la localisation du preneur ou du prestataire, la qualité d’assujetti, et la nature de l’opération (section 1, chapitre 2, partie 2).
Taxabilité des opérations portant sur des biens meubles corporels : Règle selon laquelle la livraison de biens meubles corporels est taxable dans le pays où la livraison est effectuée, sauf exceptions prévues par la législation communautaire ou les conventions fiscales (section 2, chapitre 2).
Taxabilité des prestations de services transfrontalières : Principe selon lequel la prestation de services est taxable dans le pays du preneur ou du prestataire selon la nature du service et la localisation du preneur, conformément à la législation communautaire et aux règles spécifiques (section 3, chapitre 2).
Inopérance des conventions fiscales en matière de TVA : Notion selon laquelle les conventions fiscales internationales ne s’appliquent pas en matière de TVA, qui relève principalement de la législation communautaire et nationale, ce qui limite leur effet pour déterminer la territorialité ou la taxabilité des opérations (voir introduction, chapitre 2).
La territorialité de la TVA est déterminée principalement par la localisation de l’opération, selon des critères précis tels que la localisation du bien ou du service, et la qualité des parties (section 1, chapitre 2).
La législation communautaire encadre strictement la détermination des territoires pour la TVA, notamment par la directive 2006/112/CE, qui précise que la livraison de biens meubles corporels est en principe taxable dans le pays de livraison (section 2).
La taxabilité des prestations de services transfrontalières dépend du lieu où le preneur est établi ou résident, avec des règles spécifiques pour certains secteurs (section 3).
Les conventions fiscales internationales n’ont pas d’effet direct en matière de TVA, qui relève principalement de la législation communautaire, ce qui limite leur rôle dans la détermination de la territorialité (inopérance, introduction).
La détermination précise des territoires pour la TVA permet d’éviter la double imposition ou la non-imposition, en assurant une répartition claire des droits d’imposition entre États membres ou pays tiers.
La territorialité de la TVA repose sur la localisation de l’opération, encadrée par la législation communautaire, tandis que les conventions fiscales n’ont pas d’effet direct en matière de TVA, ce qui rend essentielle la maîtrise des critères de localisation pour déterminer la taxabilité.
Apport en capital social : Contribution de fonds ou de biens par un associé ou un actionnaire à une société, en échange de droits sociaux (parts ou actions). Selon Sophie Sabathier (cours), il s'agit d'une modalité de financement permettant d'augmenter le capital de la société sans recourir à l'emprunt.
Financement par emprunt non bancaire : Obtention de fonds par une entreprise via des emprunts contractés auprès de sources autres que les banques, telles que des investisseurs privés ou des institutions financières non bancaires. Haiying Wang-Foucher (cours) précise que ce mode permet de diversifier les sources de financement tout en évitant la dépendance bancaire.
Financement bancaire : Financement obtenu par une entreprise sous forme de prêts ou de crédits accordés par une banque. Il constitue une modalité classique de recours à l'endettement pour financer ses investissements ou ses besoins en fonds de roulement, comme indiqué par Sophie Sabathier (cours).
Modalités du recours à des investisseurs anonymes : Processus permettant à une entreprise de faire appel à des investisseurs dont l'identité n'est pas divulguée, souvent via des placements en bourse ou des fonds d'investissement. Ces modalités incluent la levée de fonds par émission de titres ou d'obligations, sous réserve du contrôle de l’AMF (Autorité des marchés financiers), conformément à Sophie Sabathier (cours).
Contrôle exercé par l’AMF sur les investisseurs anonymes : Surveillance et régulation par l’Autorité des marchés financiers afin d’assurer la transparence, la protection des investisseurs et la stabilité du marché financier. Selon Sophie Sabathier (cours), ce contrôle permet de garantir la conformité des opérations et la protection des investisseurs non identifiés.
L’échange de droits sociaux constitue un levier stratégique pour financer et faire évoluer une entreprise, en combinant apports en capital, emprunts et levées de fonds anonymes, sous contrôle strict de l’AMF pour garantir la transparence et la stabilité du marché.
La fusion simplifiée constitue un outil stratégique permettant de restructurer un groupe de sociétés de manière efficace, tout en bénéficiant d’un cadre juridique, fiscal et social allégé pour favoriser la continuité et l’optimisation.
Régime fiscal de faveur : Dispositifs permettant aux entreprises de bénéficier d’avantages fiscaux spécifiques, tels que des exonérations ou des taux réduits, afin de favoriser leur développement ou leur restructuration, tout en respectant les principes de territorialité (Sabathier, Wang-Foucher).
Territorialité de l’IS et de la TVA : Principe selon lequel l’imposition des résultats et des opérations dépend de leur localisation géographique. En matière d’IS, les bénéfices réalisés dans l’État où l’entreprise exploite une structure permanente sont imposables (Sabathier, 2025). La TVA se détermine principalement par la localisation du preneur ou du prestataire, sous la législation communautaire (Sabathier, 2025).
Exonération ou réduction de l’impôt : Mécanismes permettant de réduire ou d’annuler l’imposition sur certains bénéfices ou opérations, souvent sous conditions, pour encourager l’investissement ou la restructuration d’entreprises, notamment lors d’opérations de fusion, scission ou transmission universelle de patrimoine (Sabathier, Wang-Foucher).
Le régime fiscal de faveur s’applique notamment lors d’opérations de restructuration telles que fusions, scissions, apports partiels d’actifs ou TUP, sous réserve du respect des conditions légales et fiscales (Sabathier, Wang-Foucher).
La territorialité de l’IS et de la TVA détermine la localisation des bénéfices ou opérations imposables, en s’appuyant sur la notion d’établissement stable ou de localisation des opérations (Sabathier, 2025). La législation communautaire et les conventions fiscales jouent un rôle clé pour éviter la double imposition ou la non-imposition.
Ces dispositifs de faveur visent à encourager la restructuration et le développement des groupes, tout en respectant le principe de territorialité, en adaptant les règles fiscales aux opérations transfrontalières (Sabathier, Wang-Foucher).
La jurisprudence précise que la notion d’établissement stable ou de cycle commercial complet est déterminante pour l’imposition des bénéfices réalisés à l’étranger (Sabathier, 2025).
La dérogation au principe de territorialité peut intervenir via des conventions internationales ou des règles spécifiques pour certains types de revenus ou opérations (Sabathier, Wang-Foucher).
Le régime fiscal de faveur, en s’appuyant sur la territorialité et les conventions internationales, permet aux entreprises de bénéficier d’avantages fiscaux lors de restructurations, tout en assurant une imposition adaptée à la localisation des opérations et des bénéfices.
Régime juridique des apports partiels d’actifs : Ensemble des règles encadrant la réalisation, la qualification et la validation juridique des opérations d’apport partiel d’actifs, notamment leur conformité aux dispositions légales et leur impact sur la structure des sociétés impliquées. Sabathier (date) précise que ce régime doit assurer la sécurité juridique et la conformité fiscale de l’opération.
Régime fiscal des apports partiels d’actifs : Ensemble des règles fiscales déterminant la neutralité ou la taxation des opérations d’apport partiel d’actifs, notamment en matière de plus-values, droits d’enregistrement, et déductibilité. Wang-Foucher (date) souligne que l’objectif est souvent de favoriser la restructuration sans incidence fiscale immédiate.
Modalités de l’apport partiel d’actifs : Les conditions et formalités nécessaires à la réalisation de l’apport, telles que l’évaluation des actifs, la rédaction d’un acte d’apport, l’approbation des organes sociaux, et la publication éventuelle. Ces modalités garantissent la légalité et la transparence de l’opération.
Conséquences de l’apport partiel d’actifs : Les effets juridiques, fiscaux et sociaux résultant de l’opération, notamment la transmission de propriété, la neutralité fiscale, et l’impact sur la structure du groupe ou de la société bénéficiaire. Sabathier (date) insiste sur la nécessité de respecter les règles pour éviter des redressements fiscaux ou juridiques.
La qualification juridique de l’apport partiel d’actifs doit respecter les conditions de l’article L. 236-1 du Code de commerce, notamment en ce qui concerne la séparation des actifs apportés et la continuité de l’exploitation. La jurisprudence insiste sur la distinction entre apport partiel et cession.
Sur le plan fiscal, l’apport partiel d’actifs peut bénéficier d’un régime de neutralité, notamment en cas d’opération de restructuration (fusion, scission, apport dans un groupe). La neutralité dépend de la conformité aux conditions légales et de l’absence de transfert de plus-values imposables.
La réalisation de l’apport doit suivre des modalités précises : évaluation des actifs, approbation par les organes sociaux, publication, et éventuellement, agrément par l’assemblée des associés ou actionnaires. La conformité à ces modalités garantit la validité de l’opération.
Les conséquences de l’apport partiel d’actifs incluent la transmission de propriété des actifs apportés, la possibilité de report d’imposition, et l’impact sur la structure du groupe, notamment en termes de contrôle et d’organisation.
La jurisprudence et la doctrine soulignent l’importance de respecter strictement les conditions pour bénéficier du régime de faveur, notamment en matière de continuité d’exploitation et d’évaluation des actifs.
L’apport partiel d’actifs, encadré par un régime juridique, fiscal et social précis, permet de restructurer une entreprise ou un groupe tout en bénéficiant, sous conditions, d’une neutralité fiscale et d’une sécurité juridique.
Le régime de l’intégration fiscale permet une gestion fiscale centralisée du groupe, en neutralisant les opérations intra-groupe et en optimisant la charge fiscale globale, sous réserve du respect strict des conditions de contrôle et de déclaration.
GIE (Groupement d’Intérêt Économique) : Structure juridique créée par plusieurs personnes physiques ou morales, visant à faciliter ou développer l’activité économique de ses membres sans chercher à réaliser de profits propres. Sophie Sabathier (date) précise que le GIE n’a pas de personnalité juridique propre, mais une existence juridique distincte de ses membres, permettant une gestion commune tout en conservant l’autonomie de chacun.
Caractéristiques du GIE : Absence de personnalité morale, but non lucratif ou à but lucratif, autonomie juridique limitée, et régime fiscal spécifique. Le GIE permet la mutualisation de moyens, la coopération commerciale ou technique, tout en laissant chaque membre gérer ses propres résultats.
GEIE (Groupement Européen d’Intérêt Économique) : Version européenne du GIE, régie par le droit communautaire (règlement CE n° 2137/85). Il possède une personnalité juridique propre, distincte de ses membres, et facilite la coopération transfrontalière entre entreprises dans l’Union Européenne. Haiying Wang-Foucher (date) souligne que le GEIE est conçu pour favoriser la libre circulation des services, des biens et des capitaux au sein de l’UE.
Règles juridiques et fiscales des GIE et GEIE : Réglementés par le Code civil pour le GIE, et par le règlement communautaire pour le GEIE. Leur fiscalité dépend de leur régime propre, souvent transparent, ce qui signifie que les résultats sont directement attribués à leurs membres, qui les déclarent dans leur propre fiscalité. La fiscalité du GEIE est harmonisée au sein de l’UE, permettant une gestion facilitée des opérations transfrontalières.
Le GIE est une structure sans personnalité morale, créée par contrat entre membres, permettant une coopération économique sans visée de profit propre, mais avec une gestion commune. Il est souvent utilisé pour des activités de mutualisation, de développement ou de promotion commerciale.
Le GEIE, en tant que groupement européen, possède une personnalité juridique distincte, ce qui lui confère une capacité juridique propre, facilitant la conclusion de contrats et la gestion d’actifs à l’échelle européenne. Il est notamment prévu par le règlement CE n° 2137/85, qui en précise la constitution, le fonctionnement et la fiscalité.
La fiscalité des GIE et GEIE est généralement transparente : les résultats sont imputés directement aux membres, qui déclarent leur quote-part dans leur propre régime fiscal. Cependant, le GEIE bénéficie d’un régime spécifique permettant d’éviter la double imposition et de faciliter la coopération transfrontalière.
Les règles juridiques et fiscales applicables assurent la conformité des GIE et GEIE avec le droit national et communautaire, notamment en matière de transparence fiscale, de responsabilité limitée pour le GEIE, et de gestion commune pour le GIE.
Les GIE et GEIE sont des structures de coopération économique, le premier étant national et sans personnalité morale, le second européen avec une personnalité juridique propre, toutes deux permettant une gestion collective tout en respectant l’autonomie des membres. Leur régime juridique et fiscal vise à favoriser la coopération tout en assurant la conformité avec le droit applicable.
La location-gérance est un contrat permettant d’exploiter un fonds de commerce en toute autonomie, sans transfert de propriété, avec des implications juridiques et fiscales spécifiques, notamment en matière de territorialité et de modalités contractuelles.
Principe de confusion de patrimoine : Mécanisme juridique selon lequel la séparation entre le patrimoine d’un débiteur et celui d’un créancier ou entre plusieurs patrimoines s’efface, entraînant la fusion de ces patrimoines en un seul. AUTEUR (date) : ce principe permet de simplifier la gestion des dettes ou des patrimoines en cas de confusion.
Conséquences juridiques de la confusion de patrimoine : La disparition de la distinction entre patrimoines entraîne la transmission automatique des droits, obligations ou dettes d’un patrimoine à l’autre, sans nécessité de procédure spécifique. Cela peut conduire à une extinction ou à une modification des droits patrimoniaux. AUTEUR (date) : cette confusion peut entraîner la perte de la personnalité juridique distincte, modifiant la responsabilité et la propriété.
Cas d’application de la confusion de patrimoine : La confusion intervient notamment lors de la dissolution d’une société sans liquidation, ou lors de la transmission universelle de patrimoine (TUP), où l’actif et le passif d’une société sont transférés à une autre, entraînant la fusion automatique des patrimoines. AUTEUR (date) : ces cas illustrent l’application pratique du principe dans la gestion des entreprises ou des successions.
La confusion de patrimoine peut résulter d’actes juridiques tels que la dissolution sans liquidation, la fusion ou la transmission universelle de patrimoine (TUP). Elle entraîne la disparition de la personnalité juridique distincte, simplifiant la transmission ou la gestion des actifs et passifs.
Sur le plan fiscal et juridique, la confusion peut avoir pour effet de faire perdre la distinction entre les patrimoines, ce qui peut compliquer ou accélérer la liquidation des dettes ou la transmission de biens. Elle peut également entraîner des conséquences en matière de responsabilité, notamment en cas de faillite ou de fraude.
La jurisprudence précise que la confusion de patrimoine doit résulter d’un acte clair ou d’une opération juridique spécifique, et ne peut pas être présumée. Elle doit respecter les règles de droit civil et fiscal, notamment en matière de transmission et de responsabilité.
La confusion de patrimoine peut également avoir des effets sur la personnalité juridique, en particulier lors de la dissolution d’une société ou de la transmission universelle de patrimoine, où l’entité juridique disparaît ou se transforme.
La confusion de patrimoine est un mécanisme juridique qui fusionne deux patrimoines en un seul, entraînant la disparition de leur distinction juridique et modifiant la responsabilité et la transmission des droits et obligations. Elle intervient principalement lors de restructurations ou transmissions universelles, avec des implications importantes en droit civil et fiscal.
| Thème | Notions clés | Points principaux | Auteur / Référence |
|---|---|---|---|
| Fusion de sociétés | Principe de territorialité de l’IR | Imposition selon résidence fiscale, dérogations via conventions | Sabathier |
| Obligation fiscale des domiciliés en France | Impôt sur tous leurs revenus mondiaux | Sabathier | |
| Mécanismes d’élimination double imposition | Imputation impôt étranger / Taux effectif | - | |
| Notion d’établissement stable | Critère pour territorialité de l’IR et de la TVA | Jurisprudence | |
| Transmission universelle patrimoine | Principe de territorialité de l’IS | Imposition bénéfices dans entreprises exploitées en France | AUTEUR (date) |
| Non-imposition des bénéfices étrangers | Sauf conventions ou établissement stable | AUTEUR (date) | |
| Déduction charges et pertes étrangères | Limitée ou exclue sauf exceptions | AUTEUR (date) | |
| Rôle des conventions fiscales | Modifier ou préciser la territorialité | AUTEUR (date) | |
| Dissolution sans liquidation | Principe de territorialité de la TVA | TVA due selon localisation de l’opération | - |
| Détermination des territoires TVA | Critères : localisation du preneur, prestataire | - | |
| Taxabilité des biens et services | Selon lieu de livraison ou de prestation | - |
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1. Qu'est-ce que la fusion de sociétés ?
2. Selon Sabathier, que impose principalement le principe de territorialité de l'impôt sur le revenu (IR) ?
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Fusion de sociétés — principe ?
Regroupement avec transmission universelle du patrimoine
Principe de territorialité — définitions?
Imposition selon résidence pour l'IR, selon lieu d'exploitation pour l'IS.
Transmission universelle patrimoine — règle ?
Imposition des bénéfices dans l’État d’exploitation
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