📋 Plan du Cours
- Principes de l'IS
- Champ d'application de l'IS
- Territorialité de l'IS
- Exclusions de l'IS
- Exonérations d'IS
- Régime des sociétés de capitaux
- Option IR pour sociétés
- Critères d'établissement stable
- Impôt sur les bénéfices étrangers
- Conséquences de l'option IR
📖 1. Principes de l'IS
🔑 Notions clés & Définitions
-
Impôt sur les sociétés (IS) : Impôt direct calculé sur le bénéfice fiscal des sociétés et autres personnes morales, selon un taux proportionnel. Il concerne la totalité du revenu fiscal de la société, qu'il soit tiré d'activités commerciales ou civiles.
-
Bénéfice imposable : Résultat comptable ajusté des règles fiscales, représentant la base sur laquelle est calculé l'IS. Il inclut tous les revenus réalisés par la société, en France ou à l’étranger selon la territorialité.
-
Principe de territorialité : L’IS s’applique aux bénéfices réalisés en France, ou attribués à la France en vertu d’une convention internationale, peu importe la nationalité de la société.
-
Établissement stable : Installation matérielle permanente d’une entreprise étrangère en France (ou à l’étranger), permettant la réalisation d’activités génératrices de bénéfices, et donc imposable dans le pays d’implantation.
-
Option pour l’IR (Impôt sur le Revenu) : Possibilité pour certaines sociétés de capitaux ou sociétés de personnes d’opter pour le régime de l’impôt sur le revenu, modifiant leur mode d’imposition et de déclaration.
-
Exonérations et exclusions : Certaines personnes morales, telles que les associations ou organismes publics, peuvent être exonérées ou exclues du champ d’application de l’IS en fonction de leur statut ou activité.
📝 Points essentiels
- L’IS est un impôt annuel, calculé sur le résultat fiscal, avec un taux généralement fixe de 25 % depuis 2022.
- La territorialité de l’IS repose sur la localisation des activités et des bénéfices : en France ou via un établissement stable à l’étranger.
- La détermination du bénéfice imposable doit respecter des règles spécifiques, notamment en ce qui concerne la ventilation des bénéfices entre établissements et représentations.
- La possibilité d’option pour l’IR concerne principalement les sociétés de capitaux non cotées créées récemment ou à caractère familial, permettant une imposition au niveau des associés.
- Certaines sociétés ou organismes bénéficient d’exonérations ou d’exclusions pour des raisons sociales, économiques ou d’intérêt général.
💡 À retenir
L’impôt sur les sociétés repose sur le principe de territorialité et de bénéfice mondial, avec la possibilité pour certaines sociétés de choisir un régime d’imposition différent, sous réserve de respecter des conditions précises.
📖 2. Champ d'application de l'IS
🔑 Notions clés & Définitions
-
Impôt sur les sociétés (IS) : Impôt direct calculé sur le bénéfice réalisé par les sociétés et autres personnes morales, selon un taux proportionnel. Il concerne principalement les sociétés de capitaux et certaines associations ou organismes publics.
-
Personnes morales : Entités juridiques distinctes des personnes physiques, telles que les sociétés commerciales, civiles, associations, etc., qui peuvent être imposées à l’IS si elles remplissent certains critères.
-
Bénéfice imposable : Résultat fiscal de la société après déduction des charges déductibles, sur lequel est calculé l’IS. La territorialité de l’impôt dépend du lieu de réalisation des bénéfices.
-
Établissement stable : Installation matérielle d’une entreprise étrangère en France (ou inversement) dotée d’une certaine permanence, permettant d’y réaliser des opérations génératrices de profits.
-
Option pour l’IR (Impôt sur le Revenu) : Possibilité pour certaines sociétés (ex. SARL, SAS) de choisir, sous conditions, le régime de l’impôt sur le revenu plutôt que l’IS, notamment pour des sociétés de personnes ou à caractère familial.
📝 Points essentiels
-
L’IS s’applique aux sociétés de capitaux, associations, organismes publics, et à certaines sociétés civiles, dès lors qu’elles remplissent les conditions légales. Les sociétés en nom personnel (ex. entreprises individuelles) ne relèvent pas de l’IS sauf exceptions (EIRL).
-
La territorialité de l’IS est régie par le principe que les bénéfices réalisés en France, ou attribués à la France via une convention internationale, sont soumis à l’impôt. Les bénéfices étrangers peuvent être imposés si un établissement stable existe en France ou si la société a une activité en France.
-
La notion d’établissement stable est centrale : elle permet de déterminer si une société étrangère doit payer l’IS en France sur ses bénéfices réalisés via cet établissement.
-
Certaines sociétés peuvent opter pour le régime de l’impôt sur le revenu, notamment les sociétés de personnes ou à caractère familial, sous conditions et selon des modalités précises.
-
La convention fiscale internationale prime sur le droit interne pour éviter la double imposition et définir la territorialité des bénéfices.
💡 À retenir
L’application de l’IS dépend de la nature juridique de la société, de la localisation de ses activités, et de l’existence ou non d’un établissement stable à l’étranger. La territorialité et l’option pour l’IR ou l’IS sont des éléments clés pour déterminer le régime fiscal applicable.
📖 3. Territorialité de l'IS
🔑 Notions clés & Définitions
- Principe de territorialité : Règle selon laquelle l'impôt sur les sociétés (IS) s'applique aux bénéfices réalisés en France, indépendamment du lieu de résidence de la société ou de la nationalité des associés.
- Bénéfice réalisé en France : Profit provenant d'une activité ou d'une exploitation située sur le territoire français, ou attribué à la France par une convention internationale.
- Établissement stable : Installation matérielle durable permettant à une entreprise étrangère d'exercer une activité commerciale ou industrielle en France, comme une succursale ou une usine.
- Représentant dépendant : Personne habilitée à engager la société à l’étranger, sous lien de subordination, et capable de conclure des contrats en son nom.
- Cycle commercial complet (CCC) : Série d’opérations coordonnées (achat, vente, etc.) qui forment un tout cohérent, permettant de déterminer si le bénéfice est réalisé en France ou à l’étranger.
- Convention fiscale : Accord bilatéral entre deux États visant à éviter la double imposition et à définir la répartition des droits d’imposition sur les bénéfices.
📝 Points essentiels
- La territorialité de l’IS repose sur le principe que seules les activités et bénéfices liés à la France sont imposables en France.
- Les bénéfices réalisés par une société étrangère via un établissement stable en France sont imposables en France.
- La notion d’établissement stable inclut toute installation durable permettant d’exercer une activité génératrice de profits, même si elle n’est pas en propriété.
- La présence d’un représentant dépendant habilité à engager la société peut suffire à considérer qu’un bénéfice est réalisé en France.
- En l’absence de convention, les bénéfices étrangers peuvent être imposés en France si l’activité y est exercée de manière habituelle ou via un cycle commercial complet.
- La répartition des bénéfices entre la France et l’étranger doit respecter les règles de prix de transfert, notamment en cas de relations intra-groupe.
💡 À retenir
L’impôt sur les sociétés s’applique principalement aux bénéfices réalisés en France ou attribués à la France, selon le principe de territorialité, avec des critères précis pour déterminer l’existence d’un établissement stable ou d’une activité habituelle à l’étranger.
📖 4. Exclusions de l'IS
🔑 Notions clés & Définitions
- Exclusion de l'IS : Situation dans laquelle certaines personnes morales ou activités ne sont pas soumises à l'impôt sur les sociétés, malgré leur forme ou leur activité.
- Personnes morales exonérées : Entités qui, en raison de leur statut ou de leur activité, bénéficient d'une exonération totale ou partielle de l'IS.
- Établissement stable : Installation matérielle d'une entreprise étrangère en France ou vice versa, permettant l'imposition des bénéfices réalisés par cette installation.
- Représentant dépendant : Personne habilitée à engager la société à l'étranger, sous lien de subordination, et capable de conclure des contrats au nom de la société.
- Cycle commercial complet (CCC) : Série d'opérations commerciales ou industrielles dirigées vers un même but, permettant de déterminer si un bénéfice doit être rattaché à une activité en France ou à l’étranger.
- Personnes morales exclues : Catégories de sociétés qui, malgré leur forme ou activité, ne relèvent pas de l’IS en raison de dispositions légales spécifiques (ex : sociétés civiles professionnelles, groupements d’intérêt économique).
📝 Points essentiels
- Certaines personnes morales, notamment les collectivités publiques, associations à but non lucratif, et organismes mutualistes, sont exonérées de l’IS.
- Les établissements stables, lorsqu'ils disposent d'une autonomie de gestion et d'une installation matérielle durable, sont imposables en France sur les bénéfices réalisés localement.
- La territorialité de l’IS repose sur le lieu d’exploitation, avec une distinction entre bénéfices réalisés en France ou à l’étranger.
- La convention fiscale internationale peut prévoir des règles spécifiques pour l’imposition des bénéfices, notamment en cas d’établissement stable à l’étranger.
- Certaines sociétés, comme les sociétés civiles ou de construction-vente, sont exclues du champ d’application de l’IS par la loi.
- La liste des exonérations ou exclusions est précisée dans le Code général des impôts, permettant d’adapter la fiscalité à des considérations d’intérêt général ou économique.
💡 À retenir
Les exclusions de l’IS concernent principalement les entités ou activités qui, en raison de leur nature ou de leur statut, ne doivent pas être soumises à cet impôt, permettant ainsi d’adapter la fiscalité aux spécificités de certains acteurs économiques ou sociaux.
📖 5. Exonérations d'IS
🔑 Notions clés & Définitions
- Exonération totale : Disposition fiscale qui dispense totalement une société de payer l'impôt sur ses bénéfices, généralement pour des raisons d’intérêt général ou économique (ex : organismes sans but lucratif).
- Exonération partielle : Dispense partielle d’impôt, appliquée à certains bénéfices ou activités spécifiques, permettant une réduction de l’impôt dû (ex : sociétés immobilières de gestion).
- Personnes morales exonérées : Catégories de sociétés ou organismes qui, en raison de leur statut ou de leur activité, sont dispensés d’IS (ex : collectivités publiques, associations à but non lucratif).
- Critère d’intérêt général : Condition pour bénéficier d’une exonération, liée à la contribution à l’intérêt collectif, social ou économique (ex : organismes mutualistes).
- Territorialité de l’IS : Principe selon lequel l’impôt s’applique uniquement aux bénéfices réalisés en France ou attribués à la France, avec des exceptions pour certains établissements étrangers.
- Établissement stable : Installation matérielle d’une entreprise étrangère en France, permettant de réaliser des bénéfices imposables en France si elle y exerce une activité durable et autonome.
📝 Points essentiels
- Certaines sociétés ou organismes bénéficient d’exonérations totales ou partielles, notamment pour favoriser l’intérêt général, la culture, ou l’économie locale.
- Les exonérations sont souvent conditionnées à la nature de l’activité, à la forme juridique ou à la localisation géographique.
- La territorialité de l’IS repose sur le lieu de réalisation des bénéfices : en France ou dans le cadre d’un établissement stable à l’étranger.
- La jurisprudence précise que l’existence d’un établissement stable dépend de la permanence, de l’autonomie de gestion, et de la contribution à la formation ou à l’accroissement de la valeur des biens ou services.
- La renonciation à l’option d’imposition à l’IS est possible, sous conditions, jusqu’au cinquième exercice suivant celui de l’option.
💡 À retenir
Les exonérations d’IS visent à encourager certains types d’activités ou structures en accord avec l’intérêt général, tout en étant soumises à des conditions strictes de territorialité et de nature de l’activité.
📖 6. Régime des sociétés de capitaux
🔑 Notions clés & Définitions
- Société de capitaux : Personne morale dont la structure repose principalement sur l'apport en capitaux des associés, avec une responsabilité limitée à leurs apports (ex : SA, SAS, SARL).
- Impôt sur les sociétés (IS) : Impôt direct calculé sur le bénéfice fiscal réalisé par la société, à taux proportionnel.
- Personne morale imposable : Entité juridique, comme une société ou une association, soumise à l'IS ou à d'autres régimes fiscaux selon sa forme et ses activités.
- Territorialité de l’IS : Principe selon lequel les bénéfices réalisés en France ou attribués à la France par une société étrangère sont soumis à l’IS, sous réserve de conventions internationales.
- Option pour l’impôt sur le revenu (IR) : Possibilité pour certaines sociétés de capitaux (ex : SAS, SARL) de choisir temporairement ou définitivement le régime de l’IR, sous conditions.
📝 Points essentiels
- Les sociétés de capitaux sont soumises à l’IS, sauf option pour l’IR ou exonérations spécifiques.
- L’IS concerne la totalité des bénéfices réalisés en France ou attribués à la France selon la territorialité.
- La responsabilité des associés est limitée à leurs apports, ce qui distingue ces sociétés des entreprises individuelles.
- La territorialité de l’IS est régie par le lieu d’exploitation et la présence d’un établissement stable à l’étranger ou en France.
- La possibilité d’option pour l’IR permet à certaines sociétés de bénéficier d’un régime fiscal plus favorable selon leur situation.
- Certaines sociétés ou groupements (ex : sociétés civiles, organismes publics) sont exclues ou exonérées de l’IS.
💡 À retenir
Les sociétés de capitaux sont principalement soumises à l’impôt sur les sociétés, un régime fiscal basé sur le bénéfice, avec une territorialité définie par le lieu d’exploitation, mais elles peuvent, sous conditions, opter pour l’impôt sur le revenu pour adapter leur fiscalité à leur stratégie.
📖 7. Option IR pour sociétés
🔑 Notions clés & Définitions
| Notion | Définition | Exemple / Détail |
|---|
| Impôt sur le revenu (IR) | Impôt direct payé par les personnes physiques ou sociétés de personnes sur leurs bénéfices ou revenus. | Sociétés de personnes optant pour l'IR. |
| Impôt sur les sociétés (IS) | Impôt payé par les sociétés de capitaux sur leur bénéfice fiscal. | Sociétés anonymes, SARL, SAS, qui peuvent opter pour l'IR. |
| Option à l'IR | Choix fait par une société de capitaux ou une société civile d'être imposée selon le régime de l'impôt sur le revenu. | Modalité volontaire, sous conditions, avant la fin du 3ème mois. |
| Régime de sociétés de personnes | Régime fiscal où les bénéfices sont imposés directement chez les associés, proportionnellement à leur part. | SARL familiale, société civile de famille. |
| Établissement stable | Installation matérielle d'une entreprise étrangère permettant d'exercer une activité génératrice de bénéfices en France ou à l’étranger. | Usine, succursale, bureau permanent. |
| Cycle commercial complet (CCC) | Série d’opérations coordonnées (achat, vente, livraison) formant un tout cohérent, permettant de déterminer la territorialité des bénéfices. | Vente suivie d’une livraison en France. |
📝 Points essentiels
- Principe de territorialité : L’IS s’applique aux bénéfices réalisés en France ou attribués à la France, sauf convention contraire. La localisation de l’exploitation détermine l’imposition.
- Assujettissement : Seules les sociétés de capitaux (SA, SARL, SAS) peuvent opter pour l’IR, sous conditions (moins de 5 ans, sociétés non cotées). Les sociétés civiles peuvent également faire ce choix.
- Motivations de l’option : Réduction de l’imposition personnelle des associés, déduction de charges non déductibles sous le régime de l’IR, ou gestion patrimoniale.
- Modalités d’option : Formulation dans les statuts ou vote unanime des associés, avant la fin du 3ème mois de l’exercice concerné. Possibilité de renoncer jusqu’au cinquième exercice suivant.
- Conséquences : Imposition directe des bénéfices chez les associés, déduction immédiate des déficits, responsabilité limitée maintenue, mais impact sur la distribution et la gestion comptable.
💡 À retenir
L’option pour l’IR permet à certaines sociétés de capitaux ou civiles de bénéficier d’un régime fiscal plus souple, en imposant directement les bénéfices chez les associés, mais elle doit être choisie avec soin en fonction des avantages fiscaux et comptables, et dans le respect des modalités légales.
📖 8. Critères d'établissement stable
🔑 Notions clés & Définitions
- Établissement stable (ES) : Installation fixe d'une entreprise étrangère en France, permettant l'exercice d'une activité commerciale ou industrielle de façon durable, avec une certaine autonomie de gestion.
- Installation matérielle : Infrastructure physique (bureaux, usine, chantier, etc.) utilisée pour l'activité de l'entreprise à l'étranger ou en France.
- Représentant dépendant : Personne habilitée à engager la société, sous lien de subordination, capable de conclure des contrats au nom de l'entreprise étrangère ou française.
- Cycle commercial complet (CCC) : Série d'opérations coordonnées (achat, vente, livraison) qui forment un tout cohérent, permettant de considérer que l'activité est autonome et régulière.
- Autonomie de gestion : Capacité d'une installation ou d'un représentant à prendre des décisions indépendantes, gérer un personnel, engager des contrats, et contribuer à la formation du bénéfice.
- Bénéfice réalisé à l’étranger : Profit généré par une activité ou un établissement situé hors du territoire français, soumis ou non à l’impôt selon la localisation et la nature de l’activité.
📝 Points essentiels
- La territorialité de l’IS repose sur le lieu d’exploitation, non sur le lieu de vente ou de conclusion des contrats.
- Un établissement stable doit disposer d’une installation matérielle pérenne, d’une autonomie de gestion et d’un cycle commercial complet pour être reconnu.
- La présence d’un représentant dépendant habilité à agir pour le compte de l’entreprise étrangère peut constituer un établissement stable.
- La jurisprudence insiste sur la contribution de l’installation à la formation ou à l’accroissement de la valeur des biens ou services.
- La convention fiscale internationale prime sur le droit interne pour déterminer la territorialité, notamment en cas d’accords bilatéraux.
- La ventilation des bénéfices entre activités en France et à l’étranger doit respecter la réalité économique et comptable.
💡 À retenir
L’établissement stable est une installation pérenne dotée d’une autonomie de gestion, permettant à une entreprise étrangère d’exercer une activité en France ou à l’étranger, conditionnant la territorialité de l’impôt sur les sociétés.
📖 9. Impôt sur les bénéfices étrangers
🔑 Notions clés & Définitions
-
Bénéfice étranger : Résultat réalisé par une société ou une entité en dehors du territoire national, soumis à l’impôt dans le pays où il est généré. En France, il peut être imposé selon la territorialité ou via des conventions fiscales internationales.
-
Établissement stable : Installation matérielle durable (ex : succursale, usine, bureau) permettant à une entreprise étrangère d'exercer une activité génératrice de bénéfices en France ou à l’étranger, et par conséquent, de créer une base d'imposition.
-
Territorialité de l’impôt : Principe selon lequel l’impôt français ne concerne que les bénéfices réalisés en France ou attribués à la France, sauf exceptions prévues par convention ou règles spécifiques.
-
Convention fiscale : Accord bilatéral entre deux États visant à éviter la double imposition et à répartir le droit d’imposer entre les pays, notamment pour les bénéfices étrangers.
-
Représentant dépendant : Personne habilitée à engager la société étrangère dans le pays étranger, avec un lien de subordination, permettant de considérer que le bénéfice est réalisé dans le cadre d’un établissement stable.
-
Cycle commercial complet (CCC) : Série d’opérations commerciales ou industrielles cohérentes (achat, vente, livraison) réalisées de manière habituelle à l’étranger, permettant de qualifier une activité d’établissement stable ou de cycle d’exploitation.
📝 Points essentiels
- La fiscalité des bénéfices étrangers dépend du lieu de réalisation du bénéfice, de l’existence d’un établissement stable, et des conventions internationales.
- En France, les bénéfices d’un établissement stable à l’étranger sont imposables en France si l’activité y est considérée comme générant un profit.
- La notion d’établissement stable inclut toute installation durable, même louée ou prêtée, capable de soutenir une activité génératrice de profits.
- La détermination du bénéfice imposable doit respecter la ventilation entre activités françaises et étrangères, notamment en cas d’absence de comptabilité autonome.
- La convention fiscale prime sur le droit interne : elle limite ou précise le champ d’imposition des bénéfices étrangers.
💡 À retenir
L’imposition des bénéfices étrangers en France repose sur le principe de territorialité, encadrée par la définition d’un établissement stable et par les conventions internationales, afin d’éviter la double imposition et d’assurer une répartition équitable du droit d’imposer.
📖 10. Conséquences de l'option IR
🔑 Notions clés & Définitions
- Option IR (Impôt sur le Revenu) : Choix par une société de capitaux de se soumettre à l'imposition des bénéfices selon le régime de l'impôt sur le revenu, au lieu de l'IS (Impôt sur les Sociétés).
- Régime de l’impôt sur le revenu (IR) : Mode d’imposition où les bénéfices de la société sont directement imposés chez les associés, proportionnellement à leur part dans la société.
- Responsabilité fiscale des associés : Imposition personnelle des associés sur leur quote-part de bénéfices, même si ces bénéfices ne leur sont pas distribués.
- Effet sur la déductibilité des charges : Sous IR, certaines charges (ex : rémunération des dirigeants) ne sont pas déductibles, contrairement à l’IS.
- Réversibilité de l’option : Possibilité pour une société d’abandonner l’option IR pour revenir à l’IS, sous conditions et dans un délai précis.
📝 Points essentiels
- L’option IR concerne principalement les sociétés de capitaux (SA, SARL, SAS non cotées) créées depuis moins de 5 ans ou à caractère familial, permettant une fiscalité plus favorable selon leur situation.
- La décision doit être prise avant la fin du 3ème mois de l’exercice concerné, selon une procédure précise (vote, rédaction dans les statuts).
- Lorsqu’une société opte pour l’IR, ses bénéfices sont imposés directement chez les associés, qui doivent déclarer leur quote-part dans leur revenu global.
- La responsabilité fiscale des associés est engagée personnellement, même si les bénéfices ne sont pas distribués.
- La réintégration à l’IS est possible, sous conditions, notamment dans les 5 exercices suivant l’option, avec une procédure spécifique.
💡 À retenir
L’option IR permet une imposition directe des bénéfices chez les associés, ce qui peut être avantageux pour certains profils, mais implique une responsabilité fiscale personnelle et des contraintes comptables spécifiques.
📊 Tableaux de Synthèse
| Critère / Notion | Impôt sur les sociétés (IS) | Option IR (Impôt sur le Revenu) |
|---|
| Nature de l'impôt | Impôt direct, annuel, basé sur le bénéfice fiscal | Régime optionnel, applicable aux sociétés de personnes ou familiales |
| Assujettissement | Sociétés de capitaux, associations, organismes publics, sociétés civiles | Sociétés de personnes, sociétés à caractère familial, sous conditions |
| Base d'imposition | Bénéfice imposable ajusté selon règles fiscales | Revenu global des associés ou membres |
| Taux | Généralement 25% depuis 2022 | Taux personnel de l'associé ou membre |
| Déclaration | Déclaration annuelle spécifique (liasse fiscale) | Déclaration dans la déclaration de revenus personnelle |
| Critère / Notion | Territorialité de l'IS | Exclusions / Exonérations |
|---|
| Champ d'application | Bénéfices réalisés en France ou attribués à la France (conventions) | Associations, organismes publics, activités exonérées |
| Établissement stable | Présence matérielle durable permettant d'exercer une activité génératrice de bénéfices | Certaines activités agricoles ou sociales exonérées |
| Bénéfices étrangers | Imposables si établissement stable ou activité en France | Bénéfices de sociétés étrangères sans établissement stable en France |
| Convention fiscale | Prime sur droit interne pour éviter double imposition | Exonérations spécifiques selon la loi ou conventions |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre établissement stable et simple présence commerciale ou représentation.
- Croire que toutes les associations sont exonérées de l’IS, alors que cela dépend de leur statut.
- Confondre exonération d’IS et exclusion du champ d’application.
- Négliger la territorialité en oubliant que certains bénéfices étrangers peuvent être imposés en France.
- Mal interpréter la notion de cycle commercial complet (CCC) pour déterminer la territorialité.
- Confondre l’option IR avec une exonération ou une dérogation à l’IS.
- Sous-estimer l’impact des conventions internationales sur la territorialité et l’imposition.
✅ Checklist Examen
- Vérifier si la société est une société de capitaux, une association ou une société civile.
- Identifier si le bénéfice est réalisé en France ou à l’étranger.
- Déterminer si une installation matérielle ou un représentant dépendant existe en France.
- Connaître le principe de territorialité de l’IS.
- Savoir ce qu’est un établissement stable selon la réglementation fiscale.
- Identifier les sociétés ou organismes exonérés de l’IS.
- Comprendre la différence entre exonération, exclusion et option pour l’IR.
- Analyser si un bénéfice étranger doit être imposé en France via un établissement stable.
- Vérifier si une société étrangère a une activité en France via un cycle commercial complet.
- Connaître les effets de l’option pour l’IR pour une société de capitaux.
- Savoir comment la convention fiscale influence la territorialité.
- Vérifier si la société a respecté les règles de ventilation des bénéfices entre établissements.
- S’assurer de maîtriser la définition d’un représentant dépendant.
- Vérifier si la société a opté pour l’IR ou l’IS selon ses caractéristiques.
- Connaître les conséquences fiscales d’un établissement stable étranger.
- S’assurer de la maîtrise des règles de prix de transfert.
- Vérifier si la société remplit les critères pour bénéficier d’une exonération ou d’une exclusion.
- Connaître le taux d’imposition en vigueur depuis 2022.
- Vérifier la conformité de la déclaration fiscale annuelle.
- S’assurer de la compréhension des notions de bénéfice mondial et de territorialité.
- Vérifier si la société a respecté les règles de détermination du bénéfice imposable.
- Connaître les principales conventions fiscales bilatérales en vigueur.
- Vérifier si la société a bien identifié ses activités en France ou à l’étranger.
- S’assurer de la maîtrise des critères pour qu’un établissement stable soit reconnu.
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