QCM : Principes fondamentaux de la justice pénale — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle est la caractéristique de l’impartialité subjective du juge ?

L’apparence d’équité perçue par les parties
L’absence de préjugés personnels dans son for intérieur
L’obligation de motiver publiquement chaque décision
L’absence de toute hiérarchie administrative autour de lui

L’absence de préjugés personnels dans son for intérieur

Explication

L’impartialité subjective renvoie à l’absence de préjugés personnels du juge, donc à son for intérieur. L’apparence d’équité relève au contraire de l’impartialité objective.

2. Quel mécanisme permet de contester l’objectivité de la juridiction saisie ?

La comparution immédiate
La prescription de l’action publique
Le réquisitoire supplétif
La suspicion légitime

La suspicion légitime

Explication

La suspicion légitime vise précisément à mettre en cause l’objectivité de la juridiction saisie. Le réquisitoire supplétif concerne l’extension des poursuites à de nouveaux faits.

3. Que distingue principalement la séparation entre instruction et poursuites ?

La différence entre procès civil et procédure disciplinaire
La distinction entre l’enquête judiciaire et l’engagement de l’action publique
Le partage entre juridictions civiles et administratives
La séparation entre les juges du siège et les greffiers

La distinction entre l’enquête judiciaire et l’engagement de l’action publique

Explication

Ce principe sépare l’activité d’enquête et d’instruction de celle qui déclenche et conduit les poursuites. Il sert à structurer la procédure pénale et à préserver les droits des parties.

4. Quel acteur engage le procès pénal en représentant l’intérêt général ?

Le procureur de la République
Le président de la cour d’assises
Le juge des libertés et de la détention
La chambre de l’instruction

Le procureur de la République

Explication

Le procureur de la République représente l’intérêt général et engage l’action publique. Le juge des libertés et de la détention intervient surtout sur les mesures privatives de liberté.

5. Quel est l’effet principal du double degré de juridiction en matière criminelle ?

Rendre toute décision immédiatement définitive
Écarter toute motivation des décisions
Permettre un nouvel examen de la décision par une juridiction supérieure
Remplacer l’instruction par une enquête civile

Permettre un nouvel examen de la décision par une juridiction supérieure

Explication

Le double degré de juridiction permet qu’une décision soit rejugée par une juridiction d’appel. En matière criminelle, cela se traduit notamment par l’appel devant une cour d’assises d’appel.

6. Quelle réforme a renforcé l’appel des décisions de la cour d’assises, y compris en cas d’acquittement ?

La loi du 10 février 2004
La loi du 13 juin 2025
La réforme constitutionnelle de 2007
La loi du 15 juin 2000, complétée par celle du 4 mars 2002

La loi du 15 juin 2000, complétée par celle du 4 mars 2002

Explication

La loi du 15 juin 2000, complétée par celle du 4 mars 2002, a ouvert l’appel d’une décision de cour d’assises, y compris d’acquittement. Les autres dates renvoient à d’autres régimes ou à d’autres matières.

7. Que signifie l’unité du corps de la magistrature ?

Les magistrats du siège et du parquet appartiennent au même corps
Les citoyens siègent toujours avec les magistrats
Les juges d’instruction remplacent le parquet
Les juridictions civiles et pénales sont fusionnées

Les magistrats du siège et du parquet appartiennent au même corps

Explication

L’unité du corps de la magistrature signifie que les magistrats du siège et du parquet relèvent d’un même corps. Cela n’implique pas l’unification des juridictions civiles et pénales.

8. Quel magistrat spécialisé contrôle notamment les mesures affectant la liberté, comme la détention provisoire ?

Le président de la chambre criminelle
Le procureur général
Le juge d’instruction
Le juge des libertés et de la détention

Le juge des libertés et de la détention

Explication

Le juge des libertés et de la détention est spécialement chargé de contrôler et d’autoriser certaines mesures portant atteinte à la liberté. Le juge d’instruction mène l’information judiciaire mais ne décide plus seul de ces mesures.

9. Que signifie l’unité des juridictions civiles et pénales dans cette matière ?

L’existence d’un seul tribunal pour toutes les affaires
Le transfert automatique des litiges pénaux au juge civil
La proximité institutionnelle entre les ordres judiciaire civil et pénal
La disparition de toute distinction procédurale

La proximité institutionnelle entre les ordres judiciaire civil et pénal

Explication

L’unité des juridictions civiles et pénales renvoie à la proximité et à l’articulation des fonctions au sein de l’ordre judiciaire. Elle ne supprime pas la distinction des procédures.

10. Quel principe exprime que la vérité pénale doit être recherchée dans le respect des libertés fondamentales ?

La légalité de la preuve
La présomption d’innocence
Le double degré de juridiction
L’électa una via

La légalité de la preuve

Explication

La légalité de la preuve impose que la recherche de la vérité respecte l’État de droit et les libertés fondamentales. L’électa una via concerne le choix de la voie civile ou pénale par la victime.

11. Quel terme désigne une décision rendue par plusieurs magistrats ensemble ?

La collégialité
La flagrance
La récusation
La suppléance

La collégialité

Explication

La collégialité est le mode d’organisation où plusieurs magistrats décident ensemble. Elle se distingue des mécanismes procéduraux comme la récusation.

12. Dans quelle situation l’instruction préparatoire est-elle obligatoire ?

Pour toutes les contraventions de 5e classe
Seulement après une plainte avec constitution de partie civile
Uniquement en matière civile
En matière criminelle

En matière criminelle

Explication

En matière criminelle, l’enquête ne peut pas conduire directement à un renvoi devant une cour criminelle : l’instruction préparatoire est obligatoire. Pour les délits, elle est au contraire facultative.

13. Que protège d’abord la présomption d’innocence ?

L’interdiction de toute garde à vue
Le fait que toute personne est considérée innocente tant que sa culpabilité n’est pas légalement établie
La règle selon laquelle toute preuve vaut aveu
Le droit de la victime à obtenir réparation

Le fait que toute personne est considérée innocente tant que sa culpabilité n’est pas légalement établie

Explication

La présomption d’innocence signifie qu’une personne doit être tenue pour innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement établie. Elle ne supprime ni la preuve ni les mesures d’enquête.

14. En cas de contrôles discriminatoires, que se passe-t-il lorsque le faisceau d’indices est jugé suffisant ?

Le contrôle devient irréfutable
La victime doit renoncer à toute demande
La charge de la preuve est renversée au profit de l’État
La personne contrôlée est automatiquement condamnée

La charge de la preuve est renversée au profit de l’État

Explication

Un faisceau d’indices suffisamment convaincant fait basculer la charge de la preuve sur l’État, qui doit alors démontrer l’absence de discrimination. Le contrôle n’en devient pas pour autant irréfutable.

15. Qui est considéré comme témoin au sens procédural ?

Toute personne interrogée par la police
La personne placée en garde à vue
La victime qui demande réparation
La personne contre laquelle aucune raison de soupçonner une implication n’existe

La personne contre laquelle aucune raison de soupçonner une implication n’existe

Explication

Le témoin est une personne à l’encontre de laquelle il n’existe aucune raison de soupçonner une implication dans les faits. Cette qualité se distingue de celle de personne mise en cause.

16. Quelle condition encadre l’anonymat du témoin dans cette matière ?

Il est réservé aux seules contraventions
Il est admis sous conditions et avec des garanties pour les droits de la défense
Il est automatique dès qu’une enquête est ouverte
Il supprime toute possibilité de contestation

Il est admis sous conditions et avec des garanties pour les droits de la défense

Explication

L’anonymat du témoin est possible, mais seulement sous conditions et avec des garanties pour les droits de la défense. Il ne s’applique donc pas automatiquement.

17. Quel droit la personne gardée à vue exerce-t-elle lorsqu’elle choisit de ne pas répondre aux questions ?

Le droit à la récusation
Le droit de garder le silence
Le droit à l’électa una via
Le droit à l’action publique

Le droit de garder le silence

Explication

Le droit de garder le silence permet à la personne de déclarer, de répondre ou de ne pas répondre. Il constitue une garantie classique des droits de la défense.

18. Quelle limite existe à l’intervention de l’avocat pendant la garde à vue ?

L’avocat peut diriger l’interrogatoire à la place de l’OPJ
L’avocat assiste sans aucune restriction à toutes les actes
L’avocat remplace le bâtonnier pour commettre un autre avocat
L’avocat ne fait pas les copies des actes de procédure, mais peut prendre des notes et des photos

L’avocat ne fait pas les copies des actes de procédure, mais peut prendre des notes et des photos

Explication

En garde à vue, l’avocat peut prendre des notes et lire les actes, mais il ne fait pas de copies ; il peut cependant en prendre des photos. L’OPJ conserve le contrôle du déroulement de l’audition.

19. Quel statut procédural permet à la victime de demander réparation dans le cadre du procès pénal ?

Le prévenu
Le magistrat instructeur
La partie civile
Le témoin indirect

La partie civile

Explication

La partie civile est le statut qui permet à la victime de demander réparation dans le procès pénal. Elle peut ainsi joindre son action civile à l’action publique.

20. Dans quel cas la victime doit-elle déposer une plainte avec constitution de partie civile ?

Lorsque l’auteur n’est pas identifié ou en matière criminelle
Lorsque l’affaire est déjà jugée définitivement
Lorsque l’infraction est toujours une contravention
Lorsque la victime veut éviter toute réparation

Lorsque l’auteur n’est pas identifié ou en matière criminelle

Explication

La plainte avec constitution de partie civile est requise lorsque l’auteur n’est pas identifié ou en matière criminelle. Elle permet alors de saisir le juge pénal pour faire instruire l’affaire.

21. Quel est le principe général de la preuve pénale ?

Le juge ne peut fonder sa décision que sur un témoignage direct
Les infractions peuvent être prouvées par tous moyens sauf exception légale
Seuls les aveux écrits sont recevables
La preuve doit toujours être apportée par des experts

Les infractions peuvent être prouvées par tous moyens sauf exception légale

Explication

L’article 427 du CPP consacre la liberté de la preuve : les infractions peuvent être prouvées par tous moyens, sauf disposition contraire. Le juge apprécie ensuite librement les éléments produits.

22. Quelle exigence interdit de recourir à des procédés de preuve déloyaux ?

La loyauté de la preuve
La suspension de l’action publique
La compétence territoriale
La collégialité

La loyauté de la preuve

Explication

La loyauté de la preuve interdit les ruses, machinations ou provocations déloyales dans l’obtention des éléments de preuve. Elle complète la liberté de la preuve par une exigence de comportement loyal.

23. Quel mécanisme permet au juge d’instruction d’enquêter sur des faits nouveaux ?

La récusation du juge
La citation directe
La plainte avec constitution de partie civile
Le réquisitoire supplétif du procureur

Le réquisitoire supplétif du procureur

Explication

Lorsque le juge d’instruction découvre des faits nouveaux, il doit demander une extension de compétence et le procureur peut prendre un réquisitoire supplétif. C’est cet acte qui ouvre l’enquête sur ces nouveaux faits.

24. Que désigne la prescription de l’action publique ?

La possibilité de rouvrir un dossier clos à tout moment
Le délai qui éteint les poursuites une fois expiré
La mesure qui suspend toute enquête pendant la garde à vue
Le droit de la victime à choisir définitivement la voie civile

Le délai qui éteint les poursuites une fois expiré

Explication

La prescription de l’action publique est le délai légal à l’expiration duquel les poursuites sont éteintes. Elle a un caractère d’ordre public et peut être invoquée à tout moment du procès.

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Impartialité subjective — définition ?

Absence de préjugés personnels du juge.

Impartialité objective — rôle ?

Faire paraître la justice impartiale aux yeux des parties.

Indépendance du juge — garantie ?

Juge peut trancher sans influence extérieure.

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