📋 Plan du Cours
- Définition droits de l'homme
- Générations droits humains
- Sources droits humains
- Mécanismes internationaux
- Organes de protection
- Protection régionale
- Protection nationale
- Institutions internationales
- Organisations non-gouvernementales
- Principes universels
📖 1. Définition droits de l'homme
🔑 Notions clés & Définitions
- Droit objectif : Ensemble de règles impersonnelles qui organisent la vie en société, appliquées par l’autorité publique, et gouvernent la conduite des individus indépendamment de leur volonté.
- Droit subjectif : Prérogatives ou droits individuels reconnus et protégés par le droit objectif, permettant à une personne d’agir ou de se défendre dans ses relations avec autrui.
- Droits de l’homme : Droits inhérents à la nature humaine, inaliénables, universels, et existant indépendamment de toute reconnaissance étatique, visant à préserver la dignité et la liberté de chaque individu.
- Libertés publiques : Droits fondamentaux garantis par l’État, opposables à la puissance publique, souvent inscrits dans la Constitution, protégeant les libertés individuelles contre l’arbitraire.
- Droits fondamentaux : Droits essentiels à la dignité humaine, protégés par la Constitution ou des normes supérieures, considérés comme vitaux pour la société et la personne humaine.
- Droit naturel : Ensemble de droits inhérents à l’homme, considérés comme existant indépendamment de toute législation positive, issus de la nature ou de la raison humaine.
📝 Points essentiels
- Les droits de l’homme constituent un ensemble de normes subjectives, inaliénables et universelles, qui assurent la dignité, la liberté, et l’épanouissement de chaque personne.
- La distinction entre droit objectif (normes générales) et droits subjectifs (prerogatives individuelles) est fondamentale pour comprendre leur articulation.
- La notion de droits fondamentaux est souvent rattachée à la Constitution ou à des normes supérieures, leur conférant un caractère prioritaire ou inaliénable.
- Les droits de l’homme sont classifiés en plusieurs générations : civils et politiques (1ère), économiques, sociaux et culturels (2ème), collectifs (3ème), et liés aux nouvelles technologies (4ème).
- La protection des droits de l’homme repose sur des instruments internationaux (Déclaration universelle, Pactes) et régionaux, ainsi que sur des mécanismes de contrôle juridictionnels.
💡 À retenir
Les droits de l’homme sont des normes universelles, inaliénables et fondamentales, qui garantissent la dignité et la liberté de chaque individu, en s’appuyant sur des principes juridiques, historiques et philosophiques, et qui doivent être protégés à l’échelle nationale et internationale.
📖 2. Générations droits humains
🔑 Notions clés & Définitions
-
Droits de l’homme : Prérogatives inhérentes à la nature humaine, inaliénables, qui permettent à chaque individu de vivre dans la dignité. Ils existent indépendamment de toute reconnaissance étatique et sont universels.
Exemple : droit à la vie, liberté d’expression.
-
Générations de droits : Classification des droits humains en plusieurs catégories selon leur origine, leur contenu et leur mode de protection.
Exemple : première génération (droits civils et politiques), deuxième génération (droits économiques, sociaux et culturels), troisième génération (droits collectifs), quatrième génération (droits liés aux nouvelles technologies).
-
Droits civils et politiques (Première génération) : Droits visant à garantir la liberté individuelle et la participation politique, tels que la liberté d’expression, le droit de vote, la liberté de conscience.
Point essentiel : ils limitent l’intervention de l’État dans la sphère privée.
-
Droits économiques, sociaux et culturels (Deuxième génération) : Droits nécessitant une intervention positive de l’État pour assurer le bien-être, comme le droit à l’éducation, à la santé, au travail.
Point essentiel : ils favorisent l’émancipation économique et sociale.
-
Droits collectifs (Troisième génération) : Droits relatifs à la paix, à l’environnement, au développement, souvent non opposables directement, en cours de reconnaissance.
Point à retenir : ils concernent la collectivité et le patrimoine commun de l’humanité.
📝 Points essentiels
- La classification en générations reflète l’évolution historique et juridique des droits humains, passant d’un souci de liberté individuelle à une conception plus collective et globale.
- Les droits de première génération sont principalement négatifs (limitant l’État), tandis que ceux de deuxième génération sont positifs (requérant une action de l’État).
- La quatrième génération concerne les droits liés aux nouvelles technologies, notamment la protection des données personnelles.
- Les droits de l’homme sont indivisibles, interdépendants et universels, leur violation affectant l’ensemble du système de droits.
💡 À retenir
Les droits de l’homme évoluent en générations, passant d’une protection des libertés individuelles à des droits collectifs et technologiques, illustrant leur nature dynamique et leur importance pour la dignité humaine dans un contexte mondial.
📖 3. Sources droits humains
🔑 Notions clés & Définitions
- Droit objectif : Ensemble de règles impersonnelles et générales qui organisent la vie en société, appliquées par l’autorité publique. Exemples : Constitution, lois, règlements.
- Droits subjectifs : Prérogatives individuelles reconnues par le Droit objectif, permettant à une personne d’exiger ou de jouir d’un certain bien ou liberté. Exemple : droit à la liberté d’expression.
- Droits de l’homme : Droits inhérents à la nature humaine, inaliénables, universels, et existant indépendamment de toute reconnaissance étatique. Ils garantissent la dignité, la liberté et l’épanouissement de l’individu.
- Sources jusnaturalistes : Origines des droits de l’homme basées sur la nature humaine, les traditions, les textes sacrés ou la morale naturelle. Exemples : droits issus du droit naturel, des textes religieux ou des coutumes.
- Sources positivistes : Origines des droits de l’homme issues des actes législatifs, constitutions, traités ou règlements adoptés par des autorités compétentes. Exemple : lois nationales, traités internationaux.
- Générations de droits : Classification des droits de l’homme en plusieurs catégories selon leur origine et leur contenu :
- Première génération : droits civils et politiques (libertés individuelles, droit à la vie).
- Deuxième génération : droits économiques, sociaux et culturels (éducation, santé, travail).
- Troisième génération : droits collectifs ou de solidarité (droit à la paix, à l’environnement).
- Quatrième génération : droits liés aux nouvelles technologies (protection des données personnelles).
📝 Points essentiels
- La reconnaissance et la garantie des droits humains sont fondamentales pour le fonctionnement d’un État de droit et une société démocratique.
- Les droits de l’homme sont à la fois issus du droit naturel (jusnaturaliste) et du droit positif (législation). La distinction influence leur origine et leur protection.
- La classification en générations permet de comprendre l’évolution et la hiérarchisation des droits, avec une progression de la sphère individuelle vers la solidarité collective et les enjeux technologiques.
- La source principale des droits de l’homme à l’échelle internationale est la Déclaration universelle de 1948, complétée par des pactes et traités régionaux ou universels.
- La protection des droits de l’homme repose sur des mécanismes internationaux, tels que la Cour européenne des droits de l’homme ou la Cour pénale internationale.
💡 À retenir
Les droits de l’homme trouvent leur origine à la fois dans des sources naturelles, morales ou religieuses, et dans des textes législatifs, constituant un corpus évolutif essentiel à la protection de la dignité humaine à l’échelle mondiale.
📖 4. Mécanismes internationaux
🔑 Notions clés & Définitions
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Organisation internationale : Entité créée par plusieurs États pour coordonner leurs actions dans un domaine spécifique, comme la protection des droits de l’homme (ex : ONU, Conseil de l’Europe).
Exemple : La Cour européenne des droits de l’homme est une organisation régionale chargée de faire respecter la Convention européenne des droits de l’homme.
-
Mécanisme de protection : Ensemble de procédures ou institutions destinées à assurer la mise en œuvre, la surveillance et la garantie des droits de l’homme au niveau international.
Exemple : La Commission des droits de l’homme de l’ONU, qui examine les rapports des États et reçoit des plaintes.
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Contrôle international : Processus par lequel une organisation ou un organe supranational vérifie la conformité des États aux normes et engagements en matière de droits humains.
Exemple : Le Comité des droits de l’homme surveille la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
-
Recours individuel : Possibilité pour une personne ou un groupe de saisir directement une instance internationale pour faire valoir une violation de ses droits, lorsque le mécanisme le prévoit.
Exemple : La procédure de plainte devant la Cour européenne des droits de l’homme.
-
Normes et instruments internationaux : Textes juridiques adoptés par des organisations internationales pour encadrer la protection des droits humains (ex : Déclaration universelle, Pactes, conventions régionales).
Exemple : La Convention contre la torture de l’ONU.
-
Souveraineté vs. protection des droits : Tension entre le principe de non-ingérence des États dans leurs affaires internes et la nécessité d’assurer la protection universelle des droits de l’homme par des mécanismes internationaux.
📝 Points essentiels
- Les mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme sont structurés en deux niveaux : universel (ONU) et régional (Europe, Amérique, Afrique).
- La Cour européenne des droits de l’homme est un exemple clé de contrôle juridictionnel régional, permettant aux individus de saisir directement la Cour.
- La Commission des droits de l’homme de l’ONU et le HCDH jouent un rôle de surveillance, d’évaluation et de recommandations, sans pouvoir contraignant.
- Les rapports périodiques des États et les procédures spéciales (enquêtes, missions d’observation) sont des outils de contrôle.
- La procédure de plainte individuelle permet aux victimes de violations de droits de saisir directement une instance internationale, sous conditions.
- La mise en œuvre effective des recommandations dépend de la volonté politique des États, car ces mécanismes restent souvent non contraignants.
💡 À retenir
Les mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme, qu’ils soient universels ou régionaux, jouent un rôle essentiel dans la surveillance et la garantie des droits, mais leur efficacité dépend largement de la coopération et de la volonté des États.
📖 5. Organes de protection
🔑 Notions clés & Définitions
- Organes de protection : Institutions ou acteurs chargés de garantir, défendre et faire respecter les droits et libertés de l’homme, tant au niveau national qu’international.
- Cour constitutionnelle / Conseil constitutionnel : Juridiction spécialisée dans la protection des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution, elle contrôle la conformité des lois à la norme suprême.
- Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) : Instance judiciaire internationale qui veille à la protection des droits de l’homme dans le cadre de la Convention européenne, accessible aux particuliers.
- Cour pénale internationale (CPI) : Institution chargée de poursuivre et juger les crimes internationaux graves (génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre), contribuant à la protection des droits fondamentaux.
- Mécanismes de contrôle : Processus ou institutions (ex : rapporteurs spéciaux, comités de suivi) qui surveillent la mise en œuvre des droits de l’homme et dénoncent les violations.
- Organes législatifs et exécutifs : Pouvoirs politiques qui, par la législation et l’action administrative, participent à la protection ou à la violation des droits, sous contrôle judiciaire ou international.
📝 Points essentiels
- La protection des droits de l’homme repose sur une hiérarchie d’organes, allant des institutions nationales (cour constitutionnelle, tribunaux) aux organes internationaux (CEDH, CPI).
- La Cour constitutionnelle ou le Conseil constitutionnel jouent un rôle central dans la garantie des droits fondamentaux au sein de l’État.
- Les mécanismes internationaux, comme la CEDH ou la CPI, interviennent lorsque les droits sont violés au-delà des frontières nationales ou en cas d’impunité locale.
- La jurisprudence de ces organes contribue à préciser et renforcer la portée des droits de l’homme, en adaptant leur application aux contextes contemporains.
- La coopération entre ces organes est essentielle pour assurer une protection efficace et cohérente des droits fondamentaux à l’échelle mondiale.
💡 À retenir
Les organes de protection, qu’ils soient nationaux ou internationaux, constituent le pilier essentiel pour assurer le respect effectif des droits de l’homme, en permettant leur contrôle, leur application et leur évolution face aux défis contemporains.
📖 6. Protection régionale
🔑 Notions clés & Définitions
Protection régionale
Système de garanties et de mécanismes mis en place au niveau régional pour assurer la protection des droits de l’homme, en complément des instruments internationaux universels. Elle repose sur des accords, des institutions et des procédures spécifiques à une région donnée.
Institutions régionales de protection
Organes créés par des traités régionaux (ex : Cour africaine des droits de l’homme, Cour européenne des droits de l’homme) chargés de veiller au respect des droits de l’homme dans leur zone géographique respective. Elles disposent de compétences juridictionnelles pour juger les violations.
Mécanismes de contrôle
Procédures et dispositifs permettant de surveiller la mise en œuvre des droits de l’homme au sein des régions, notamment par des rapports périodiques, des enquêtes, ou des recours individuels ou collectifs devant les institutions régionales.
Traités régionaux
Accords internationaux spécifiques à une région qui établissent des normes, des droits et des obligations en matière de protection des droits humains. Exemples : la Charte africaine des droits de l’homme, la Convention européenne des droits de l’homme.
Caractère complémentaire
La protection régionale complète l’action des instruments universels en adaptant les mécanismes aux spécificités culturelles, sociales et juridiques de chaque région, tout en renforçant la protection globale des droits de l’homme.
Effet juridictionnel
Capacité des institutions régionales de rendre des décisions contraignantes, notamment en condamnant les États pour violations des droits de l’homme, avec des recours possibles pour les victimes.
📝 Points essentiels
- La protection régionale s’inscrit dans un cadre juridique spécifique, souvent basé sur des traités régionaux, et dispose d’institutions propres.
- Elle permet une surveillance plus rapprochée et adaptée aux contextes locaux ou régionaux, renforçant la protection des droits fondamentaux.
- La Cour africaine des droits de l’homme et la Cour européenne des droits de l’homme sont des exemples emblématiques de ces mécanismes juridictionnels.
- La compétence de ces institutions peut être exercée à la fois par des recours individuels, collectifs ou par des rapports périodiques des États.
- La protection régionale doit respecter le principe de subsidiarité, en complément de la protection universelle, pour éviter les chevauchements ou contradictions.
💡 À retenir
La protection régionale constitue un levier essentiel pour renforcer la garantie des droits de l’homme, en adaptant les mécanismes aux réalités locales tout en complétant l’action des instruments internationaux.
📖 7. Protection nationale
🔑 Notions clés & Définitions
- Protection nationale : Ensemble des mesures et actions prises par l’État pour garantir la sécurité, la souveraineté, l’intégrité territoriale et la stabilité du pays face aux menaces internes et externes.
- Souveraineté : Pouvoir suprême de l’État d’exercer son autorité sur son territoire et sa population, sans ingérence extérieure.
- Sécurité intérieure : Ensemble des dispositifs visant à assurer la paix et l’ordre public à l’intérieur du territoire national, notamment contre la criminalité, le terrorisme, ou les troubles civils.
- Sécurité extérieure : Actions et stratégies déployées pour défendre le pays contre les menaces venant de l’extérieur, telles que les invasions, les agressions ou les conflits internationaux.
- État d’urgence : Régime exceptionnel permettant à l’État de prendre des mesures restrictives des libertés publiques pour faire face à une crise grave, tout en assurant la protection de la nation.
- Défense nationale : Ensemble des moyens militaires, stratégiques et institutionnels mobilisés pour protéger le territoire et la population contre toute agression ou menace extérieure.
📝 Points essentiels
- La protection nationale repose sur une organisation cohérente entre les forces armées, la police, la justice et les institutions civiles.
- La souveraineté est le fondement juridique de la protection nationale, garantissant l’indépendance face aux interventions étrangères.
- La sécurité intérieure et extérieure sont complémentaires : la première concerne la stabilité interne, la seconde la défense contre les menaces extérieures.
- L’État peut recourir à des régimes exceptionnels (ex : état d’urgence) pour renforcer la protection en période de crise.
- La protection nationale doit respecter les droits fondamentaux, même en situation d’état d’urgence, sous peine de violation des libertés publiques.
- La coopération internationale, notamment via des alliances ou des organisations comme l’ONU ou l’OTAN, joue un rôle dans la protection collective.
💡 À retenir
La protection nationale est l’ensemble des stratégies et moyens déployés par l’État pour assurer la souveraineté, la sécurité et l’intégrité du territoire face à toutes menaces, tout en respectant les droits fondamentaux.
📖 8. Institutions internationales
🔑 Notions clés & Définitions
-
Organisation internationale (OI) : Entité créée par plusieurs États par un traité ou un accord pour gérer des questions communes. Exemples : ONU, UE.
Exemple : L'ONU est une organisation internationale chargée de maintenir la paix mondiale.
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Souveraineté des États : Principe selon lequel chaque État possède une autorité suprême sur son territoire, indépendante des autres États.
Exemple : La souveraineté limite l’intervention d’organisations extérieures dans les affaires internes.
-
Traité international : Accord formel entre États ou organisations internationales, ayant force juridique.
Exemple : La Convention de Genève est un traité régissant le droit humanitaire.
-
Cour internationale de justice (CIJ) : Organe judiciaire principal de l’ONU chargé de régler les différends juridiques entre États.
Exemple : La CIJ juge des litiges relatifs aux frontières ou aux traités.
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Mécanismes de protection des droits de l’homme : Instruments ou institutions visant à garantir le respect des droits fondamentaux au niveau international.
Exemple : La Cour européenne des droits de l’homme.
-
Normes internationales : Règles ou principes adoptés par des institutions ou accords internationaux, contraignants ou non.
Exemple : La Déclaration universelle des droits de l’homme.
📝 Points essentiels
- Les institutions internationales sont créées par des États pour gérer des enjeux globaux (paix, sécurité, droits de l’homme, développement).
- La souveraineté des États peut être limitée par leur engagement dans ces institutions, notamment par la ratification de traités.
- La Cour internationale de justice joue un rôle central dans le règlement pacifique des différends entre États.
- Les mécanismes de protection des droits de l’homme incluent des organes de surveillance, des tribunaux spécialisés et des procédures de plainte.
- La coopération internationale repose sur des normes communes, mais leur application dépend souvent de la volonté des États membres.
💡 À retenir
Les institutions internationales sont des acteurs essentiels pour coordonner la gouvernance mondiale, mais leur efficacité dépend de la volonté des États de respecter leurs engagements et de respecter la souveraineté nationale.
📖 9. Organisations non-gouvernementales
🔑 Notions clés & Définitions
-
Organisation non-gouvernementale (ONG) : Association ou fondation indépendante de l’État, créée par des citoyens pour agir dans des domaines sociaux, humanitaires, environnementaux ou de développement. Elle n’est pas contrôlée par le gouvernement et fonctionne souvent grâce à des financements privés ou internationaux.
Exemple : Amnesty International, Greenpeace.
-
Indépendance : Caractère d’une ONG qui lui permet d’agir sans influence ou contrôle direct de l’État ou d’autres pouvoirs publics, garantissant ainsi sa liberté d’action et d’expression.
-
Financement privé : Ressources financières provenant de dons individuels, de fondations, d’entreprises ou de mécénat, permettant à l’ONG de mener ses activités sans dépendance exclusive de fonds publics.
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Objectifs sociaux ou humanitaires : Missions principales des ONG visant à défendre les droits de l’homme, protéger l’environnement, apporter une aide humanitaire ou promouvoir le développement durable.
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Partenariats internationaux : Collaborations entre ONG et organisations internationales (ONU, UE) ou autres ONG pour renforcer leur impact, coordonner leurs actions et participer à la gouvernance mondiale.
-
Rôle de plaidoyer : Activité de lobbying et de sensibilisation menée par les ONG pour influencer les politiques publiques, faire évoluer la législation ou mobiliser l’opinion sur des enjeux spécifiques.
📝 Points essentiels
- Les ONG jouent un rôle crucial dans la société civile en complétant l’action des États, notamment dans la défense des droits de l’homme, la protection de l’environnement et l’aide humanitaire.
- Leur indépendance leur confère une légitimité particulière pour dénoncer les abus ou faire pression sur les gouvernements et les institutions internationales.
- La législation nationale et internationale encadre leur création, leur fonctionnement, leur financement et leur responsabilité.
- Les ONG participent souvent à la mise en œuvre de programmes de développement, de secours d’urgence ou de sensibilisation à des problématiques globales.
- La coopération internationale entre ONG permet une action concertée face aux enjeux mondiaux, tout en respectant la souveraineté des États.
💡 À retenir
Les ONG sont des acteurs essentiels de la société civile, indépendants des gouvernements, qui œuvrent pour la promotion des droits, la protection de l’environnement et le développement, en mobilisant ressources privées et partenariats internationaux.
📖 10. Principes universels
🔑 Notions clés & Définitions
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Droit objectif : Ensemble de règles impersonnelles et générales qui régissent la conduite en société, appliquées par l’autorité publique.
Exemple : le Code civil ou le Code pénal.
-
Droit subjectif : Prérogatives ou droits individuels reconnus et protégés par le droit objectif, permettant à une personne d’agir ou de se défendre.
Exemple : le droit de propriété.
-
Droits de l’homme : Droits inaliénables, universels, et inhérents à la nature humaine, existant indépendamment de toute reconnaissance étatique.
Exemple : le droit à la vie, la liberté d’expression.
-
Libertés publiques : Droits garantis par l’État, opposables à la puissance publique, qui assurent la liberté individuelle dans le cadre juridique.
Exemple : liberté de circulation.
-
Droits fondamentaux : Droits protégés par la Constitution ou des normes supérieures, essentiels à la dignité humaine, souvent considérés comme prioritaires.
Exemple : le droit à la dignité, à l’égalité.
-
Générations de droits : Classification des droits de l’homme en plusieurs catégories selon leur nature et leur degré d’intervention de l’État :
- 1ère génération : droits civils et politiques.
- 2ème génération : droits économiques, sociaux et culturels.
- 3ème génération : droits collectifs (paix, environnement).
- 4ème génération : droits liés aux nouvelles technologies (données personnelles).
📝 Points essentiels
- Les droits de l’homme sont considérés comme des normes universelles, inaliénables et indivisibles, fondamentales pour la dignité humaine.
- La distinction entre droit objectif (ensemble de règles) et droits subjectifs (prérogatives individuelles).
- La classification en générations permet de comprendre l’évolution des droits, de la liberté individuelle à la protection collective et technologique.
- La conception formelle de la fondamentalité privilégie leur rattachement à une norme supérieure (constitution, traité international).
- La conception matérielle insiste sur leur importance vitale pour la dignité et la liberté humaine, même si non inscrits dans la Constitution.
- La protection des droits de l’homme se fait à travers des instruments internationaux (Déclaration universelle, Pactes de 1966) et régionaux (Europe, Amérique, Afrique).
💡 À retenir
Les principes universels des droits de l’homme, en étant indivisibles, interdépendants et inaliénables, constituent un socle commun garantissant la dignité et la liberté de chaque être humain, transcendant les frontières et les systèmes juridiques.
📊 Tableaux de Synthèse
| Aspect | Droits de l'homme | Générations de droits |
|---|
| Définition | Normes inaliénables, universelles, visant la dignité | Classification par évolution historique et contenu |
| Origine | Sources naturelles (droit naturel) et législatives | Évolution des préoccupations sociales et technologiques |
| Principaux types | Civils et politiques, économiques, sociaux, culturels, collectifs, technologiques | 1ère : civils/politiques, 2ème : socio-économiques, 3ème : collectifs, 4ème : technologiques |
| Objectifs | Liberté, égalité, dignité | Protection individuelle et collective |
| Protection | Instruments internationaux, régionaux, nationaux | Mécanismes juridiques et institutions de contrôle |
| Aspect | Sources des droits | Mécanismes de protection |
|---|
| Sources principales | Déclaration universelle, traités, constitutions | Cour européenne des droits de l’homme, CEDH, CPI |
| Sources naturelles | Droit naturel, textes religieux, morale | Rapport entre sources naturelles et législatives |
| Sources positives | Lois nationales, traités internationaux | Mécanismes juridictionnels et surveillance |
| Origine des droits | Jusnaturaliste et positiviste | Influence sur la législation et la jurisprudence |
⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes
- Confondre droit objectif (normes) et droit subjectif (prerogatives individuelles).
- Assimiler droits de l’homme uniquement à la Déclaration universelle, alors qu’ils sont aussi issus de traités régionaux et nationaux.
- Confusion entre droits civils et politiques (libertés négatives) et droits économiques et sociaux (libertés positives).
- Croire que tous les droits de l’homme ont la même force juridique ou protection internationale.
- Confondre sources jusnaturalistes (nature, religion) et sources positivistes (lois, traités).
- Oublier que les droits de 3ème et 4ème génération sont souvent non opposables directement.
- Confondre mécanismes internationaux et régionaux, ou entre institutions comme la CEDH et la CPI.
✅ Checklist Examen
- Maîtriser la différence entre droit objectif et droit subjectif.
- Connaître la définition et la portée des droits de l’homme.
- Identifier les différentes générations de droits humains et leurs caractéristiques.
- Savoir citer des exemples pour chaque génération de droits.
- Connaître les principales sources des droits humains : Déclaration universelle, traités, constitutions.
- Comprendre la distinction entre sources jusnaturalistes et positivistes.
- Identifier les mécanismes internationaux et régionaux de protection des droits.
- Connaître le rôle des organes de protection comme la CEDH, la CPI.
- Reconnaître les principes fondamentaux : universalisme, inaliénabilité, indivisibilité.
- Vérifier la maîtrise du vocabulaire spécifique : droits fondamentaux, libertés publiques, droits collectifs.
- Comprendre la relation entre principes universels et protections régionales ou nationales.
- Vérifier la connaissance des enjeux liés aux droits liés aux nouvelles technologies.