QCM : Droit constitutionnel (64 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les conditions constitutives de l’État :

L’État suppose une population identifiée, un territoire déterminé et un gouvernement effectif.
L’État est une personne morale dotée de la souveraineté sur son territoire.
L’État existe dès lors qu’une population partage une culture commune.
L’État nécessite un gouvernement effectif, même en l’absence de territoire déterminé.
L’État repose sur une population, un territoire et une nation juridiquement constituée.

L’État suppose une population identifiée, un territoire déterminé et un gouvernement effectif. · L’État est une personne morale dotée de la souveraineté sur son territoire.

Explication

L’État est une personne morale souveraine fondée sur une population identifiée, un territoire déterminé et un gouvernement effectif. La nation n’est pas une condition constitutive, et une culture commune ou l’absence de territoire ne suffisent pas à caractériser un État.

2. Parmi les éléments suivants caractérisant l’État de droit, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’État de droit protège les droits et libertés fondamentaux.
L’État de droit soumet les pouvoirs publics au respect de la hiérarchie des normes.
L’État de droit écarte le contrôle des juridictions indépendantes.
L’État de droit dépend principalement de l’absence de toute juridiction indépendante.
L’État de droit place l’action administrative au-dessus des normes juridiques.

L’État de droit protège les droits et libertés fondamentaux. · L’État de droit soumet les pouvoirs publics au respect de la hiérarchie des normes.

Explication

L’État de droit impose le respect de la hiérarchie des normes et protège les droits et libertés fondamentaux. Il implique également un contrôle par des juridictions indépendantes, contrairement aux affirmations qui écartent ce contrôle ou placent l’administration au-dessus du droit.

3. La décentralisation territoriale suppose notamment :

La désignation de dirigeants locaux dépourvus d’indépendance décisionnelle.
La mise à disposition de moyens techniques et financiers suffisants.
L’attribution de la personnalité morale aux collectivités concernées.
La gestion locale d’affaires propres sans personnalité morale.
La reconnaissance d’affaires propres aux collectivités territoriales.

La mise à disposition de moyens techniques et financiers suffisants. · L’attribution de la personnalité morale aux collectivités concernées. · La reconnaissance d’affaires propres aux collectivités territoriales.

Explication

La décentralisation territoriale exige la personnalité morale, des affaires propres et des moyens techniques et financiers suffisants. Elle suppose aussi des dirigeants élus localement indépendants ; des dirigeants dépourvus d’indépendance ou l’absence de personnalité morale ne répondent donc pas à la définition.

4. À propos de la Constitution :

La Constitution peut exceptionnellement prendre la forme d’une convention internationale.
La Constitution occupe un rang inférieur aux lois ordinaires dans la hiérarchie des normes.
La Constitution est exceptionnellement une loi ordinaire adoptée par le législateur.
La Constitution définit notamment la forme de l’État et l’exercice du pouvoir.
La Constitution se situe au sommet de la hiérarchie des normes.

La Constitution définit notamment la forme de l’État et l’exercice du pouvoir. · La Constitution se situe au sommet de la hiérarchie des normes.

Explication

La Constitution, ou Loi fondamentale, se situe au sommet de la hiérarchie des normes et définit notamment la forme de l’État, le statut des gouvernants et l’exercice du pouvoir. Elle peut exceptionnellement être coutumière, mais elle n’est pas une convention internationale ni une loi ordinaire adoptée par le législateur. Elle ne règle donc pas exclusivement l’organisation des juridictions constitutionnelles.

5. Concernant la distinction entre Constitution rigide et Constitution souple, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une Constitution rigide se révise selon une procédure spécifique.
Une Constitution rigide peut être révisée comme une loi ordinaire.
Une Constitution souple se révise selon la procédure législative ordinaire.
La révision d’une Constitution rigide est plus complexe que celle d’une loi ordinaire.
Une Constitution souple exige une procédure de révision spéciale distincte.

Une Constitution rigide se révise selon une procédure spécifique. · Une Constitution souple se révise selon la procédure législative ordinaire. · La révision d’une Constitution rigide est plus complexe que celle d’une loi ordinaire.

Explication

La Constitution rigide se révise selon une procédure spécifique, plus complexe que celle des lois ordinaires. À l’inverse, la Constitution souple peut être révisée selon la procédure législative ordinaire ; les deux dernières propositions inversent cette distinction.

6. Le contrôle de constitutionnalité a priori et le contrôle a posteriori se distinguent ainsi :

Le contrôle a priori intervient avant l’entrée en vigueur de la loi.
Le contrôle a priori intervient pendant la période de promulgation.
Le contrôle a posteriori concerne une loi déjà promulguée.
Le contrôle a priori porte sur une loi déjà entrée en vigueur.
Le contrôle a posteriori précède nécessairement la promulgation de la loi.

Le contrôle a priori intervient avant l’entrée en vigueur de la loi. · Le contrôle a priori intervient pendant la période de promulgation. · Le contrôle a posteriori concerne une loi déjà promulguée.

Explication

Le contrôle a priori est exercé avant l’entrée en vigueur de la loi, pendant la période de promulgation. Le contrôle a posteriori porte au contraire sur une loi déjà promulguée ; les propositions qui inversent cette chronologie sont incorrectes.

7. Dans le contrôle de constitutionnalité a priori, la(les) proposition(s) exacte(s) est(sont) :

La saisine est effectuée par voie d’action.
Les dispositions censurées sont appliquées avant leur promulgation.
La saisine intervient pendant la période de promulgation.
Les dispositions déclarées inconstitutionnelles ne peuvent pas être promulguées.
Le contrôle intervient après l’entrée en vigueur de la loi.

La saisine est effectuée par voie d’action. · La saisine intervient pendant la période de promulgation. · Les dispositions déclarées inconstitutionnelles ne peuvent pas être promulguées.

Explication

Dans le contrôle a priori, la saisine intervient pendant la période de promulgation et s’effectue par voie d’action. Les dispositions jugées inconstitutionnelles ne peuvent pas être promulguées ; ce contrôle ne porte donc pas sur une loi déjà entrée en vigueur.

8. Concernant la saisine du Conseil constitutionnel en France :

La saisine des lois ordinaires est obligatoire avant leur promulgation.
La saisine est obligatoire pour les lois organiques.
La saisine obligatoire des lois organiques appartient au Président de la République.
La saisine obligatoire des lois organiques intervient pendant la promulgation.
La saisine est facultative pour les lois ordinaires.

La saisine est obligatoire pour les lois organiques. · La saisine obligatoire des lois organiques intervient pendant la promulgation. · La saisine est facultative pour les lois ordinaires.

Explication

En France, la saisine est facultative pour les lois ordinaires et obligatoire pour les lois organiques. Cette saisine obligatoire est effectuée par le Premier ministre pendant la période de promulgation ; elle ne concerne donc pas toutes les lois ordinaires.

9. La distinction entre les modèles américain et européen de contrôle de constitutionnalité repose sur le fait que :

Dans le modèle européen, le juge doit saisir la Cour constitutionnelle d’une question préjudicielle.
Dans le modèle américain, le juge saisi de l’affaire tranche lui-même l’exception d’inconstitutionnalité.
Dans le modèle américain, le juge de l’action est également juge de l’exception.
Dans le modèle européen, le juge saisi tranche lui-même définitivement la question constitutionnelle.
Dans le modèle européen, le juge peut statuer sans transmettre la question à la Cour constitutionnelle.

Dans le modèle européen, le juge doit saisir la Cour constitutionnelle d’une question préjudicielle. · Dans le modèle américain, le juge saisi de l’affaire tranche lui-même l’exception d’inconstitutionnalité. · Dans le modèle américain, le juge de l’action est également juge de l’exception.

Explication

Dans le modèle américain, le juge saisi de l’affaire tranche lui-même l’exception d’inconstitutionnalité. Dans le modèle européen, il doit surseoir à statuer et saisir la Cour constitutionnelle d’une question préjudicielle ; il ne tranche donc pas lui-même définitivement la question.

10. Quelles sont les réponses exactes concernant les dates du contrôle de constitutionnalité en France ?

La Constitution de 1958 a instauré le contrôle a priori.
Le contrôle a priori a été instauré en 1958.
La réforme de 2008 concerne l’instauration du contrôle a posteriori.
Le contrôle a posteriori est entré en vigueur le 1er mars 2010.
Le contrôle a posteriori a été instauré en 2008.

La Constitution de 1958 a instauré le contrôle a priori. · Le contrôle a priori a été instauré en 1958. · La réforme de 2008 concerne l’instauration du contrôle a posteriori. · Le contrôle a posteriori est entré en vigueur le 1er mars 2010. · Le contrôle a posteriori a été instauré en 2008.

Explication

Le contrôle a priori a été instauré en 1958. Le contrôle a posteriori a été instauré par la réforme de 2008 et est entré en vigueur le 1er mars 2010 ; toutes les propositions reprennent correctement ces repères chronologiques.

11. Concernant la démocratie pluraliste :

Elle implique la séparation des pouvoirs et le respect des droits fondamentaux.
Elle repose notamment sur la liberté et le suffrage universel direct.
Elle repose sur la concentration des pouvoirs dans un régime autoritaire.
Elle protège le pluralisme politique et les droits de l’opposition.
Elle reconnaît le principe majoritaire dans un État de droit.

Elle implique la séparation des pouvoirs et le respect des droits fondamentaux. · Elle repose notamment sur la liberté et le suffrage universel direct. · Elle protège le pluralisme politique et les droits de l’opposition. · Elle reconnaît le principe majoritaire dans un État de droit.

Explication

La démocratie pluraliste associe liberté, suffrage universel direct, principe majoritaire, pluralisme, opposition, séparation des pouvoirs et droits fondamentaux. La concentration des pouvoirs caractérise plutôt un régime autoritaire, incompatible avec cette protection du pluralisme.

12. Parmi les propositions suivantes concernant les souverainetés populaire et nationale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La souveraineté nationale est fractionnée entre les citoyens électeurs.
La souveraineté populaire est divisible entre les citoyens.
La souveraineté populaire appartient à la nation représentée par des élus.
La souveraineté populaire exclut toute participation individuelle à la souveraineté.
La souveraineté nationale est indivisible, car la nation délègue sa souveraineté en totalité.

La souveraineté populaire est divisible entre les citoyens. · La souveraineté nationale est indivisible, car la nation délègue sa souveraineté en totalité.

Explication

Chaque citoyen détient une fraction de la souveraineté populaire, qui est donc divisible. La souveraineté nationale appartient à une nation indivisible et est déléguée en totalité à des représentants élus ; les trois autres formulations inversent ou dénaturent cette distinction.

13. Un système électoral élit directement le candidat arrivé en tête à l’issue d’un seul tour :

Le scrutin majoritaire à un tour favorise le multipartisme intégral.
La représentation proportionnelle répartit les sièges sans tenir compte des voix obtenues.
La représentation proportionnelle attribue le siège au candidat arrivé en tête.
Il s’agit d’un scrutin uninominal majoritaire à un tour.
Ce mode de scrutin favorise généralement le bipartisme.

Il s’agit d’un scrutin uninominal majoritaire à un tour. · Ce mode de scrutin favorise généralement le bipartisme.

Explication

Le scrutin uninominal majoritaire à un tour élit immédiatement le candidat arrivé en tête et favorise le bipartisme. La représentation proportionnelle répartit les sièges selon les voix obtenues et favorise le multipartisme intégral ; les trois autres propositions lui attribuent donc des caractéristiques erronées.

14. À propos de la séparation des pouvoirs théorisée par Montesquieu :

Elle confie ces trois fonctions à un organe politique unique.
Elle distingue les fonctions exécutive, législative et juridictionnelle.
Elle décrit trois fonctions exercées par des organes subordonnés au pouvoir exécutif.
Cette théorie a été formulée en 1748.
Charles de Montesquieu l’a développée dans De l’Esprit des lois.

Elle distingue les fonctions exécutive, législative et juridictionnelle. · Cette théorie a été formulée en 1748. · Charles de Montesquieu l’a développée dans De l’Esprit des lois.

Explication

Montesquieu a dégagé cette théorie dans De l’Esprit des lois, publié en 1748. Elle répartit les fonctions exécutive, législative et juridictionnelle entre trois organes distincts, égaux et complémentaires ; l’unification ou la subordination de ces fonctions contredit cette conception.

15. Concernant l’adoption de la Constitution de la Ve République, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le projet constitutionnel a été approuvé par référendum le 1er mars 2010.
La Constitution a été promulguée le 4 octobre 1958.
Le projet constitutionnel a été approuvé par référendum le 4 octobre 1958.
La Constitution a été promulguée après une approbation parlementaire le 28 septembre 1958.
La Constitution a été promulguée le 28 septembre 1958.

La Constitution a été promulguée le 4 octobre 1958.

Explication

La Constitution de la Ve République a été promulguée le 4 octobre 1958. Son projet avait auparavant été approuvé par référendum le 28 septembre 1958 ; les autres dates ou procédures sont inexactes.

16. Le texte de 1958 et la pratique présidentialiste se distinguent de la manière suivante :

La pratique présidentialiste réduit le Premier ministre à un arbitre institutionnel.
Dans la pratique présidentialiste, le président dirige l’exécutif.
Le texte de 1958 organise un exécutif dirigé par le président dans son principe.
Le parlementarisme moniste confie la direction de l’exécutif au Premier ministre.
Le parlementarisme moniste fait du président le chef effectif du gouvernement.

Dans la pratique présidentialiste, le président dirige l’exécutif. · Le parlementarisme moniste confie la direction de l’exécutif au Premier ministre.

Explication

Dans le régime parlementaire moniste prévu par le texte, le président est un arbitre et le Premier ministre dirige l’exécutif. La pratique présidentialiste inverse cette dynamique en faisant du président le chef de l’exécutif et du Premier ministre l’exécutant de la politique élyséenne.

17. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la révision constitutionnelle prévue par l’article 89 ?

La procédure concerne la révision constitutionnelle prévue par l’article 89.
Le texte doit être adopté en termes identiques par les deux assemblées.
La ratification peut intervenir par référendum.
Un projet de révision peut être soumis au Congrès.
Le Congrès adopte alors le projet à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

La procédure concerne la révision constitutionnelle prévue par l’article 89. · Le texte doit être adopté en termes identiques par les deux assemblées. · La ratification peut intervenir par référendum. · Un projet de révision peut être soumis au Congrès. · Le Congrès adopte alors le projet à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

Explication

L’article 89 impose d’abord l’adoption du texte en termes identiques par les deux assemblées. La ratification peut ensuite se faire par référendum ou, pour un projet de révision, par le Congrès à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés.

18. Concernant les traités internationaux dans la Constitution de 1958 :

Les accords internationaux en forme simplifiée sont soumis à la même ratification.
Une loi intervient après la ratification des traités les plus importants.
Les traités sont négociés et ratifiés par le Premier ministre.
Le président de la République négocie et ratifie les traités.
Les traités les plus importants sont autorisés préalablement par décret présidentiel.

Le président de la République négocie et ratifie les traités.

Explication

Le président de la République négocie et ratifie les traités. En vertu de l’article 53, les traités les plus importants doivent être préalablement autorisés par une loi ; les autres propositions attribuent cette compétence au mauvais organe ou confondent les catégories d’accords.

19. Lorsqu’un engagement international soumis à autorisation législative contient une clause contraire à la Constitution :

La ratification peut intervenir avant toute modification de la Constitution.
Son approbation est également subordonnée à une révision constitutionnelle.
Sa ratification ne peut intervenir qu’après une révision constitutionnelle.
La clause contraire est automatiquement écartée sans révision constitutionnelle.
La contrariété constitutionnelle est résolue par une simple loi d’autorisation.

Son approbation est également subordonnée à une révision constitutionnelle. · Sa ratification ne peut intervenir qu’après une révision constitutionnelle.

Explication

Un engagement international contraire à la Constitution ne peut être ratifié ou approuvé qu’après révision de celle-ci. Une simple loi d’autorisation ou l’écartement automatique de la clause ne suffit donc pas.

20. Parmi les propositions suivantes concernant le droit de l’Union européenne, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le droit primaire nécessite une ratification autorisée par la loi.
Le droit dérivé entre directement dans l’ordre juridique interne après sa publication.
Le droit dérivé exige une ratification parlementaire avant son application interne.
La directive européenne est directement applicable dès sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.
La publication du droit dérivé intervient au Journal officiel de l’Union européenne.

Le droit primaire nécessite une ratification autorisée par la loi. · Le droit dérivé entre directement dans l’ordre juridique interne après sa publication. · La publication du droit dérivé intervient au Journal officiel de l’Union européenne.

Explication

Le droit primaire nécessite une ratification autorisée par la loi. Le droit dérivé entre directement dans l’ordre juridique interne après sa publication au Journal officiel de l’Union européenne. Une directive européenne impose toutefois un résultat aux États membres et leur laisse le choix des moyens de transposition ; elle n’est donc pas directement applicable dès sa publication. Le droit dérivé ne requiert pas une ratification parlementaire avant son application interne, et sa publication intervient bien au Journal officiel de l’Union européenne.

21. Les caractéristiques du règlement européen comprennent :

Il laisse aux États le choix des moyens juridiques de son application.
Il est directement applicable dans les ordres juridiques nationaux.
Il est directement invocable devant les juges nationaux dès sa publication.
Il nécessite une transposition nationale avant de produire ses effets.
Il s’applique après une autorisation législative propre à chaque État.

Il est directement applicable dans les ordres juridiques nationaux. · Il est directement invocable devant les juges nationaux dès sa publication.

Explication

Le règlement européen est directement applicable et directement invocable devant les juges nationaux dès sa publication. La transposition et le choix national des moyens caractérisent la directive, tandis qu’une autorisation législative nationale n’est pas exigée pour le règlement.

22. Concernant l’indivisibilité de la République, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’indivisibilité permet des aménagements territoriaux prévus par la Constitution.
L’indivisibilité interdit toute délégation de compétences aux collectivités territoriales.
L’indivisibilité impose une souveraineté partagée entre l’État et les collectivités.
La République demeure un État unitaire malgré certains transferts de compétences.
L’autodétermination des peuples d’outre-mer peut être admise dans le cadre constitutionnel.

L’indivisibilité permet des aménagements territoriaux prévus par la Constitution. · La République demeure un État unitaire malgré certains transferts de compétences. · L’autodétermination des peuples d’outre-mer peut être admise dans le cadre constitutionnel.

Explication

L’indivisibilité maintient le caractère unitaire de l’État tout en autorisant certains transferts de compétences. Elle permet aussi l’autodétermination des peuples ultramarins dans les conditions constitutionnelles. Elle n’instaure pas une souveraineté partagée et n’interdit pas les délégations de compétences.

23. Parmi les propositions suivantes concernant la laïcité française, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La neutralité de l’État implique une indifférence complète envers les croyances.
La neutralité de l’État protège la liberté des croyances dans le respect de l’ordre public.
La loi du 9 décembre 1905 sépare les Églises et l’État.
La laïcité distingue la neutralité publique de la liberté des croyances.
La loi de 1905 organise la fusion institutionnelle des Églises et de l’État.

La neutralité de l’État protège la liberté des croyances dans le respect de l’ordre public. · La loi du 9 décembre 1905 sépare les Églises et l’État. · La laïcité distingue la neutralité publique de la liberté des croyances.

Explication

La loi du 9 décembre 1905 fonde la séparation des Églises et de l’État. La neutralité publique n’est pas une indifférence aux croyances : elle s’accompagne de la protection de leur liberté dans le respect de l’ordre public. La loi n’organise donc pas une fusion institutionnelle.

24. Les éléments caractéristiques de la démocratie française comprennent :

L’égalité des citoyens devant la loi est étrangère aux principes démocratiques.
Le référendum et la représentation constituent des mécanismes démocratiques.
Le suffrage démocratique repose sur une participation publique et inégale des électeurs.
Un suffrage universel, direct, égal et secret participe au fonctionnement démocratique.
La liberté de formation et d’activité des partis politiques est reconnue.

Le référendum et la représentation constituent des mécanismes démocratiques. · Un suffrage universel, direct, égal et secret participe au fonctionnement démocratique. · La liberté de formation et d’activité des partis politiques est reconnue.

Explication

La démocratie repose notamment sur les caractéristiques du suffrage universel, direct, égal et secret. Elle reconnaît les partis politiques et utilise le référendum ainsi que la représentation. L’égalité devant la loi fait également partie de ses principes, contrairement aux deux dernières formulations.

25. À propos de la décentralisation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le contrôle de légalité est exercé préalablement par le préfet.
La décentralisation organise un État unitaire avec des collectivités autonomes.
La décentralisation transforme la France en une fédération de collectivités souveraines.
Les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus.
Le contrôle administratif de légalité intervient a posteriori.

La décentralisation organise un État unitaire avec des collectivités autonomes. · Les collectivités territoriales s’administrent librement par des conseils élus. · Le contrôle administratif de légalité intervient a posteriori.

Explication

La décentralisation conserve un État unitaire et confie l’administration des collectivités à des conseils élus. Le contrôle administratif de légalité est exercé a posteriori. Elle ne crée ni fédération ni souveraineté des collectivités, et le contrôle n’est pas un contrôle préfectoral préalable.

26. Concernant l’élection du président de la République :

Le suffrage universel direct distingue le régime postérieur à 1962.
La Constitution de 1958 prévoyait initialement un collège de notables.
L’élection présidentielle était indirecte avant la réforme référendaire de 1962.
Depuis 1962, le président est élu au suffrage universel direct.
La loi référendaire du 6 novembre 1962 a instauré ce mode d’élection.

Le suffrage universel direct distingue le régime postérieur à 1962. · La Constitution de 1958 prévoyait initialement un collège de notables. · L’élection présidentielle était indirecte avant la réforme référendaire de 1962. · Depuis 1962, le président est élu au suffrage universel direct. · La loi référendaire du 6 novembre 1962 a instauré ce mode d’élection.

Explication

La réforme référendaire du 6 novembre 1962 a instauré l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Avant cette réforme, la Constitution de 1958 prévoyait une élection par un collège de notables. Les cinq propositions décrivent donc correctement cette évolution.

27. Parmi les propositions suivantes relatives au scrutin présidentiel, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La majorité absolue est requise pour être élu au premier tour.
Le second tour oppose les deux candidats arrivés en tête.
Le scrutin présidentiel est uninominal et majoritaire à deux tours.
Le second tour oppose les candidats ayant obtenu la majorité absolue.
Le premier tour permet de départager plusieurs candidats avant le duel final.

La majorité absolue est requise pour être élu au premier tour. · Le second tour oppose les deux candidats arrivés en tête. · Le scrutin présidentiel est uninominal et majoritaire à deux tours. · Le premier tour permet de départager plusieurs candidats avant le duel final.

Explication

L’élection présidentielle repose sur un scrutin uninominal majoritaire à deux tours. La majorité absolue est exigée au premier tour, tandis que le second oppose les deux candidats arrivés en tête. Le second tour n’est donc pas réservé aux candidats ayant obtenu la majorité absolue.

28. Concernant les conditions de candidature à l’élection présidentielle, quelles sont les réponses exactes ?

Le candidat doit jouir de ses droits civils et politiques.
Le candidat doit posséder la nationalité française.
Le candidat doit recueillir 500 présentations issues d’au moins 50 départements.
Le candidat doit remettre une déclaration de situation patrimoniale.
Le candidat doit avoir au moins dix-huit ans.

Le candidat doit jouir de ses droits civils et politiques. · Le candidat doit posséder la nationalité française. · Le candidat doit remettre une déclaration de situation patrimoniale. · Le candidat doit avoir au moins dix-huit ans.

Explication

La candidature exige la nationalité française, l’âge minimal de dix-huit ans et la jouissance des droits civils et politiques. Elle suppose aussi 500 présentations provenant d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer ainsi qu’une déclaration patrimoniale. Le seuil territorial de 50 départements est donc inexact.

29. La réforme du mandat présidentiel correspond aux propositions suivantes :

Le mandat présidentiel est passé de sept ans à cinq ans.
La loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 a instauré le quinquennat.
Le mandat de cinq ans est appelé quinquennat.
Le septennat constituait la durée antérieure du mandat présidentiel.
La réforme constitutionnelle a remplacé le quinquennat par un mandat de six ans.

Le mandat présidentiel est passé de sept ans à cinq ans. · La loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 a instauré le quinquennat. · Le mandat de cinq ans est appelé quinquennat. · Le septennat constituait la durée antérieure du mandat présidentiel.

Explication

La loi constitutionnelle du 2 octobre 2000 a remplacé le septennat par un mandat de cinq ans. Cette durée est appelée quinquennat. La réforme n’a pas instauré un mandat de six ans.

30. Au sujet du référendum du 27 avril 1969, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le référendum portait notamment sur le Sénat et les régions.
La démission présidentielle est intervenue le lendemain du scrutin.
Le scrutin de 1969 a illustré une responsabilité politique de fait du président.
Charles de Gaulle a démissionné le 28 avril 1969.
Le peuple a rejeté le projet soumis au référendum.

Le référendum portait notamment sur le Sénat et les régions. · La démission présidentielle est intervenue le lendemain du scrutin. · Le scrutin de 1969 a illustré une responsabilité politique de fait du président. · Charles de Gaulle a démissionné le 28 avril 1969. · Le peuple a rejeté le projet soumis au référendum.

Explication

Le référendum du 27 avril 1969 concernait le Sénat et les régions et a été rejeté par le peuple. Charles de Gaulle a démissionné le lendemain, le 28 avril 1969. Cet enchaînement illustre la responsabilité politique de fait du président.

31. Concernant les votes-sanctions présidentiels, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Valéry Giscard d’Estaing a subi un vote-sanction le 10 mai 1981.
Nicolas Sarkozy a perdu l’élection présidentielle du 10 mai 1981.
Nicolas Sarkozy a subi un vote-sanction le 6 mai 2012.
Sa défaite est survenue lors de l’élection présidentielle de 1981.
La défaite de Valéry Giscard d’Estaing date du 6 mai 2012.

Valéry Giscard d’Estaing a subi un vote-sanction le 10 mai 1981. · Nicolas Sarkozy a subi un vote-sanction le 6 mai 2012. · Sa défaite est survenue lors de l’élection présidentielle de 1981.

Explication

Valéry Giscard d’Estaing a subi un vote-sanction lors de sa défaite présidentielle du 10 mai 1981. Nicolas Sarkozy a connu une situation comparable le 6 mai 2012. Les deux dates ne doivent pas être interverties.

32. Après des élections législatives sans majorité présidentielle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Premier ministre gouverne comme chef de l’exécutif.
La cohabitation renforce le rôle présidentiel de direction quotidienne du gouvernement.
Les élections de 1986, 1993 et 1997 ont produit ce type de situation.
Le président doit se cantonner à une fonction d’arbitre.
Le président cohabite avec un Premier ministre politiquement hostile.

Le Premier ministre gouverne comme chef de l’exécutif. · Les élections de 1986, 1993 et 1997 ont produit ce type de situation. · Le président doit se cantonner à une fonction d’arbitre. · Le président cohabite avec un Premier ministre politiquement hostile.

Explication

Après les élections législatives de 1986, 1993 et 1997, le président privé de majorité doit jouer un rôle d’arbitre. Il cohabite avec un Premier ministre politiquement hostile, lequel gouverne comme chef de l’exécutif. La cohabitation ne renforce donc pas la direction quotidienne du gouvernement par le président.

33. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la responsabilité politique du président ?

En droit, le président est politiquement irresponsable devant le Parlement.
La responsabilité présidentielle devant le Parlement est juridiquement directe.
L’Assemblée nationale a censuré le gouvernement Pompidou le 5 octobre 1962.
La crise de 1962 a directement censuré le président de la République.
La crise de 1962 a montré une forme de responsabilité politique indirecte.

En droit, le président est politiquement irresponsable devant le Parlement. · La crise de 1962 a montré une forme de responsabilité politique indirecte.

Explication

Juridiquement, le président est politiquement irresponsable devant le Parlement. Toutefois, la crise de 1962 a illustré une responsabilité indirecte lorsque l’Assemblée nationale a censuré le gouvernement Pompidou le 5 octobre. Cette censure ne visait pas directement le président et sa responsabilité n’est pas juridiquement directe.

34. Concernant le président-arbitre constitutionnel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il veille au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des pouvoirs publics.
Il intervient comme régulateur de l’équilibre institutionnel de la République.
Il est juridiquement le chef de l’exécutif selon les articles 20 et 21.
Il exerce une mission d’arbitrage distincte de la direction juridique de l’exécutif.
Il garantit l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités.

Il veille au respect de la Constitution et au fonctionnement régulier des pouvoirs publics. · Il intervient comme régulateur de l’équilibre institutionnel de la République. · Il exerce une mission d’arbitrage distincte de la direction juridique de l’exécutif. · Il garantit l’indépendance nationale, l’intégrité du territoire et le respect des traités.

Explication

Le président-arbitre veille au respect de la Constitution, au fonctionnement régulier des pouvoirs publics et aux intérêts fondamentaux de la Nation. Il exerce une mission de régulation, mais le Premier ministre demeure juridiquement le chef de l’exécutif selon les articles 20 et 21.

35. Parmi les propositions suivantes concernant l’article 5 de la Constitution, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les compétences présidentielles précises proviennent d’autres articles de la Constitution.
L’article 5 fonde l’exercice des pouvoirs constitutionnels d’arbitrage présidentiel.
L’article 5 constitue une liste détaillée des pouvoirs propres du président.
Il attribue directement au président toutes ses compétences constitutionnelles concrètes.
La mission d’arbitrage prévue par l’article 5 ne se confond pas avec une attribution de compétences nouvelles.

Les compétences présidentielles précises proviennent d’autres articles de la Constitution. · L’article 5 fonde l’exercice des pouvoirs constitutionnels d’arbitrage présidentiel. · La mission d’arbitrage prévue par l’article 5 ne se confond pas avec une attribution de compétences nouvelles.

Explication

L’article 5 définit la mission d’arbitrage et fonde l’exercice des pouvoirs présidentiels correspondants. Il ne crée pas directement les compétences concrètes du président, qui sont prévues par d’autres articles.

36. Les pouvoirs propres du président de la République comprennent :

Ils sont dispensés de contreseing ministériel dans les conditions prévues par l’article 19.
Ils exigent tous la signature du Premier ministre pour produire leurs effets.
Ils ne transforment pas juridiquement le président en chef direct du gouvernement.
Leur exercice discontinu permet au président de gouverner juridiquement l’exécutif.
Ils sont au nombre de huit dans l’énumération constitutionnelle de référence.

Ils sont dispensés de contreseing ministériel dans les conditions prévues par l’article 19. · Ils ne transforment pas juridiquement le président en chef direct du gouvernement. · Ils sont au nombre de huit dans l’énumération constitutionnelle de référence.

Explication

Les huit pouvoirs propres mentionnés notamment à l’article 19 sont dispensés de contreseing ministériel. Leur exercice discontinu ne permet pas juridiquement au président de gouverner, et ils n’exigent donc pas tous la signature du Premier ministre.

37. À propos de la dissolution du 9 octobre 1962 et de ses conséquences :

Cette majorité a contribué à l’installation du fait majoritaire sous la Ve République.
Elles ont produit une majorité parlementaire absolue et homogène.
La dissolution de 1962 a été prononcée par le Premier ministre Debré.
La majorité issue de 1962 était relative et hétérogène comme celle de 1958.
Les élections législatives des 18 et 25 novembre 1962 ont suivi cette dissolution.

Cette majorité a contribué à l’installation du fait majoritaire sous la Ve République. · Elles ont produit une majorité parlementaire absolue et homogène. · Les élections législatives des 18 et 25 novembre 1962 ont suivi cette dissolution.

Explication

La dissolution du 9 octobre 1962 a été décidée par le président, puis suivie des élections des 18 et 25 novembre. Celles-ci ont créé une majorité absolue et homogène, à l’origine du fait majoritaire, contrairement à la majorité relative et hétérogène de 1958.

38. Concernant la majorité présidentielle obtenue par Emmanuel Macron en 2017, quelles sont les réponses exactes ?

La majorité présidentielle comptait 356 députés après les élections législatives.
Elle comprenait 314 députés LRM et 52 députés MoDem.
La majorité absolue à l’Assemblée nationale était fixée à 300 sièges sur 577.
Les députés LRM représentaient 314 membres de cette majorité.
Les 356 sièges dépassaient le seuil de majorité absolue fixé à 289 députés.

La majorité présidentielle comptait 356 députés après les élections législatives. · Les députés LRM représentaient 314 membres de cette majorité. · Les 356 sièges dépassaient le seuil de majorité absolue fixé à 289 députés.

Explication

En 2017, la majorité présidentielle regroupait 356 députés, dont 314 LRM et 42 MoDem. Elle dépassait ainsi le seuil de 289 sièges correspondant à la majorité absolue sur 577.

39. Pendant la crise sanitaire de 2020, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Cette pratique a contribué à renforcer la prépondérance de l’Élysée.
58 lois ont été promulguées pendant cette période sanitaire.
124 ordonnances ont été prises au cours de l’année 2020.
Le nombre de lois promulguées a dépassé celui des ordonnances prises.
Le recours aux ordonnances a renforcé le rôle décisionnel du Parlement.

Cette pratique a contribué à renforcer la prépondérance de l’Élysée. · 58 lois ont été promulguées pendant cette période sanitaire. · 124 ordonnances ont été prises au cours de l’année 2020.

Explication

La crise sanitaire a donné lieu à 124 ordonnances contre 58 lois promulguées. Ce recours massif aux ordonnances a renforcé la prépondérance de l’Élysée et limité le rôle du Parlement.

40. Après les élections législatives de juin 2022, concernant le présidentialisme macronien :

La majorité présidentielle comptait 250 députés à l’Assemblée nationale.
Cette configuration lui a permis de conserver sans adaptation le présidentialisme jupitérien.
Il disposait de 289 députés, soit le seuil exact de la majorité absolue.
Emmanuel Macron a dû rechercher des alliances avec des groupes parlementaires d’opposition.
Le présidentialisme a évolué vers une pratique qualifiée de vulcanienne.

La majorité présidentielle comptait 250 députés à l’Assemblée nationale. · Emmanuel Macron a dû rechercher des alliances avec des groupes parlementaires d’opposition. · Le présidentialisme a évolué vers une pratique qualifiée de vulcanienne.

Explication

Avec 250 députés, Emmanuel Macron se trouvait à 39 sièges de la majorité absolue, fixée à 289. Il a donc dû rechercher des alliances et passer d’un présidentialisme qualifié de jupitérien à un présidentialisme dit vulcanien.

41. Parmi les propositions suivantes concernant l’utilisation de l’article 49, alinéa 3, par Élisabeth Borne, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les recours portaient principalement sur des projets sociaux relevant de l’article 47-1.
Élisabeth Borne a utilisé cette procédure à 23 reprises.
La procédure concernait une réforme ordinaire du droit social en 2023.
Les textes comprenaient des lois de finances et de financement de la sécurité sociale.
Ces utilisations concernaient l’examen de cinq textes financiers.

Élisabeth Borne a utilisé cette procédure à 23 reprises. · Les textes comprenaient des lois de finances et de financement de la sécurité sociale. · Ces utilisations concernaient l’examen de cinq textes financiers.

Explication

Élisabeth Borne a utilisé l’article 49, alinéa 3, à 23 reprises lors de l’examen de cinq textes financiers. Parmi eux figuraient les lois de finances, les lois de financement de la sécurité sociale et la loi de financement rectificative relative aux retraites. La procédure ne concernait donc pas une réforme ordinaire du droit social, tandis que l’article 47-1 relève d’un autre mécanisme.

42. À propos de la configuration de l’Assemblée nationale issue des élections de 2022 :

Le gouvernement ne disposait pas de la majorité absolue à l’Assemblée nationale.
Le seuil de majorité absolue était fixé à 289 députés sur 577.
La configuration parlementaire garantissait au gouvernement un soutien majoritaire stable.
Une coalition de 327 députés d’opposition pouvait renverser le gouvernement.
La majorité absolue nécessitait 300 députés sur 577.

Le gouvernement ne disposait pas de la majorité absolue à l’Assemblée nationale. · Le seuil de majorité absolue était fixé à 289 députés sur 577. · Une coalition de 327 députés d’opposition pouvait renverser le gouvernement.

Explication

Les élections de 2022 n’ont pas donné au gouvernement les 289 députés nécessaires à la majorité absolue. Une coalition d’opposition de 327 députés pouvait donc renverser le gouvernement, tandis que le seuil exact était de 289 sièges.

43. Concernant la dissolution de l’Assemblée nationale décidée le 9 juin 2024 :

Elle a conduit à une troisième période de cohabitation sous la Ve République.
Emmanuel Macron a prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale à cette date.
Elle a conduit à une quatrième période de cohabitation.
Cette décision a maintenu la pratique présidentialiste macronienne sans changement.
La dissolution a mis fin à la pratique présidentialiste macronienne antérieure.

Emmanuel Macron a prononcé la dissolution de l’Assemblée nationale à cette date. · Elle a conduit à une quatrième période de cohabitation. · La dissolution a mis fin à la pratique présidentialiste macronienne antérieure.

Explication

Le 9 juin 2024, Emmanuel Macron a dissous l’Assemblée nationale. Cette décision a mis fin à la pratique présidentialiste macronienne et a conduit à une quatrième période de cohabitation, non à une troisième.

44. Concernant la première cohabitation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La première cohabitation a débuté après les élections législatives du 16 mars 1986.
La victoire du RPR et de l’UDF a conduit François Mitterrand à nommer Jacques Chirac Premier ministre.
La première cohabitation a commencé après une victoire électorale de la gauche à l’Assemblée nationale.
La première cohabitation a placé Matignon au second plan du pouvoir exécutif.
François Mitterrand a dû pratiquer une cohabitation avec Jacques Chirac à partir de 1986.

La première cohabitation a débuté après les élections législatives du 16 mars 1986. · La victoire du RPR et de l’UDF a conduit François Mitterrand à nommer Jacques Chirac Premier ministre. · François Mitterrand a dû pratiquer une cohabitation avec Jacques Chirac à partir de 1986.

Explication

La victoire du RPR et de l’UDF le 16 mars 1986 a conduit François Mitterrand à nommer Jacques Chirac Premier ministre et à instaurer une cohabitation. Matignon est alors devenu le centre du pouvoir exécutif. La gauche n’a pas remporté ces élections, et Matignon n’a pas été relégué au second plan.

45. Parmi les propositions suivantes concernant la répartition des compétences lors de la première cohabitation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La justice relevait principalement de Matignon.
Le président et le Premier ministre exerçaient conjointement le pouvoir dans les affaires étrangères.
La politique financière relevait principalement de l’Élysée pendant cette cohabitation.
Jacques Chirac conduisait principalement la politique de défense nationale.
Les politiques économique, sociale et financière relevaient principalement de Jacques Chirac.

Le président et le Premier ministre exerçaient conjointement le pouvoir dans les affaires étrangères. · Les politiques économique, sociale et financière relevaient principalement de Jacques Chirac.

Explication

Les affaires étrangères et la justice faisaient partie des domaines régaliens partagés entre l’Élysée et Matignon. Jacques Chirac conduisait principalement les politiques économique, sociale et financière. La justice ne relevait donc pas principalement de Matignon, la défense nationale ne lui était pas attribuée principalement et la politique financière relevait du Premier ministre.

46. La dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Jacques Chirac le 21 avril 1997 :

Elle a renforcé la majorité présidentielle autour du RPR et de l’UDF.
Elle a ouvert une troisième période de cohabitation.
Elle a conduit à la nomination de Jacques Chirac comme Premier ministre.
Elle a été suivie d’une victoire de la gauche aux élections législatives.
Cette cohabitation a associé Jacques Chirac à Lionel Jospin.

Elle a ouvert une troisième période de cohabitation. · Elle a été suivie d’une victoire de la gauche aux élections législatives. · Cette cohabitation a associé Jacques Chirac à Lionel Jospin.

Explication

La dissolution du 21 avril 1997 a été suivie par une victoire de la gauche, ouvrant la troisième cohabitation. Lionel Jospin est alors devenu Premier ministre aux côtés du président Jacques Chirac. La dissolution n’a donc pas renforcé la majorité présidentielle et Jacques Chirac était président, non Premier ministre.

47. Concernant la nomination du Premier ministre par le président de la République :

Elle relève d’un pouvoir présidentiel soumis au contreseing du Premier ministre.
Elle constitue un pouvoir propre du président de la République.
Elle peut être exercée sans contreseing ministériel.
Elle est prévue par l’article 8, alinéa 1, de la Constitution.
Elle exige un contreseing ministériel pour produire ses effets.

Elle constitue un pouvoir propre du président de la République. · Elle peut être exercée sans contreseing ministériel. · Elle est prévue par l’article 8, alinéa 1, de la Constitution.

Explication

L’article 8, alinéa 1, prévoit la nomination du Premier ministre comme pouvoir propre du président. Cette décision s’exerce sans contreseing ministériel. Elle ne relève donc pas des actes présidentiels soumis au contreseing du Premier ministre ou d’un autre ministre.

48. Parmi les propositions suivantes relatives à la fin des fonctions du Premier ministre, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le Premier ministre démissionne généralement à la demande du chef de l’État en période présidentialiste.
Le président peut imposer directement la révocation du Premier ministre par une décision unilatérale.
Une démission demandée par le président équivaut juridiquement à une révocation constitutionnelle.
En période présidentialiste, le président dispose d’un droit constitutionnel de révocation.
La Constitution ne permet pas au président de révoquer directement le Premier ministre.

Le Premier ministre démissionne généralement à la demande du chef de l’État en période présidentialiste. · La Constitution ne permet pas au président de révoquer directement le Premier ministre.

Explication

Le président ne dispose pas d’un pouvoir constitutionnel de révocation directe du Premier ministre. En période présidentialiste, le Premier ministre démissionne toutefois généralement à la demande du chef de l’État. Cette pratique politique ne transforme pas la démission en droit constitutionnel de révocation.

49. Pour dissoudre l’Assemblée nationale, le président de la République :

Doit recueillir l’avis simple du Premier ministre.
N’est pas autorisé à dissoudre l’Assemblée sans l’accord du Premier ministre.
Exerce cette compétence au moyen d’un décret soumis au contreseing ministériel.
Doit consulter les présidents des deux assemblées.
N’est pas juridiquement lié par les avis recueillis.

Doit recueillir l’avis simple du Premier ministre. · Doit consulter les présidents des deux assemblées. · N’est pas juridiquement lié par les avis recueillis.

Explication

Le président doit recueillir les avis simples du Premier ministre et des présidents des deux assemblées. Ces avis ne le lient pas, et la dissolution n’est pas soumise au contreseing ministériel. L’accord du Premier ministre n’est donc pas requis et le décret de dissolution échappe au contreseing.

50. Les situations dans lesquelles la dissolution de l’Assemblée nationale est interdite comprennent :

L’intérim de la présidence de la République.
Les douze mois précédant toute élection législative ordinaire.
L’exercice des pouvoirs extraordinaires de l’article 16.
La période suivant toute démission du Premier ministre.
Les douze mois suivant des élections législatives provoquées par une dissolution.

L’intérim de la présidence de la République. · L’exercice des pouvoirs extraordinaires de l’article 16. · Les douze mois suivant des élections législatives provoquées par une dissolution.

Explication

La dissolution est impossible pendant l’intérim présidentiel, pendant l’exercice de l’article 16 et durant les douze mois suivant des élections législatives provoquées par une dissolution. Les douze mois précédant une élection ordinaire et la démission du Premier ministre ne constituent pas, en eux-mêmes, des interdictions mentionnées.

51. Concernant la distinction entre le RIP et le RIC, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le RIP constitue une procédure déclenchée sans intervention parlementaire.
Le RIP associe une initiative parlementaire au soutien de citoyens.
Le RIP se distingue du RIC, fondé sur une initiative directement citoyenne.
Le RIC nécessite l’initiative initiale d’un cinquième des parlementaires.
Le RIP requiert le soutien d’un cinquième des électeurs.

Le RIP associe une initiative parlementaire au soutien de citoyens. · Le RIP se distingue du RIC, fondé sur une initiative directement citoyenne.

Explication

Le référendum d’initiative partagée associe une initiative parlementaire au soutien de citoyens et se distingue du référendum d’initiative citoyenne, fondé sur une initiative directement citoyenne. Il requiert l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits, et non par un cinquième des électeurs.

52. Parmi les conditions numériques du référendum d’initiative partagée, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le RIP associe un seuil parlementaire à un seuil de soutien électoral.
Le soutien doit réunir un dixième des électeurs inscrits.
L’initiative doit être portée par un cinquième des membres du Parlement.
Le seuil citoyen dépasse 4 900 000 électeurs en 2025.
Le seuil parlementaire correspond à 185 parlementaires sur 925 sièges pourvus.

Le RIP associe un seuil parlementaire à un seuil de soutien électoral. · Le soutien doit réunir un dixième des électeurs inscrits. · L’initiative doit être portée par un cinquième des membres du Parlement. · Le seuil citoyen dépasse 4 900 000 électeurs en 2025. · Le seuil parlementaire correspond à 185 parlementaires sur 925 sièges pourvus.

Explication

Le RIP nécessite l’initiative d’un cinquième des parlementaires, soit 185 sur 925 sièges effectivement pourvus. Il exige aussi le soutien d’un dixième des électeurs inscrits, soit plus de 4 900 000 citoyens en 2025. Les cinq propositions décrivent donc correctement les seuils et leur articulation.

53. Concernant la procédure de recueil des soutiens dans le cadre du RIP, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le recueil électronique peut commencer avant la décision du Conseil constitutionnel.
Son contrôle intervient après le début du recueil électronique des soutiens.
Le contrôle porte notamment sur la conformité au bloc de constitutionnalité.
Le recueil électronique des soutiens dure six mois après le dépôt.
Le Conseil constitutionnel intervient après le dépôt de la proposition de loi.

Le contrôle porte notamment sur la conformité au bloc de constitutionnalité. · Le Conseil constitutionnel intervient après le dépôt de la proposition de loi.

Explication

Après le dépôt de la proposition de loi, le Conseil constitutionnel contrôle sa conformité au bloc de constitutionnalité, son objet et ses conditions de forme dans un délai d’un mois. Le recueil électronique ne peut commencer qu’après une décision favorable et dure neuf mois. Les propositions plaçant le recueil avant le contrôle ou le limitant à six mois sont donc erronées.

54. Les matières pouvant relever du référendum législatif de l’article 11 comprennent :

Les réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale.
Les réformes concernant certains services publics.
L’organisation des pouvoirs publics.
La ratification de tout traité international sans condition.
Les révisions constitutionnelles générales.

Les réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale. · Les réformes concernant certains services publics. · L’organisation des pouvoirs publics.

Explication

L’article 11 peut porter sur l’organisation des pouvoirs publics, certaines réformes économiques, sociales ou environnementales et les services publics concernés. Il peut également autoriser la ratification de certains traités. Il ne vise donc pas les révisions constitutionnelles générales ni la ratification sans condition de tout traité.

55. Concernant les conditions de déclenchement de l’article 16 :

La menace grave et immédiate constitue une condition objective, tandis que l’interruption est subjective.
Une menace grave et immédiate doit peser sur les institutions de la République.
L’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est requise.
L’intégrité du territoire ou l’exécution des engagements internationaux peuvent être concernées.
L’indépendance de la nation peut être directement menacée.

Une menace grave et immédiate doit peser sur les institutions de la République. · L’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est requise. · L’intégrité du territoire ou l’exécution des engagements internationaux peuvent être concernées. · L’indépendance de la nation peut être directement menacée.

Explication

L’article 16 exige une menace grave et immédiate portant notamment sur les institutions, l’indépendance nationale, le territoire ou les engagements internationaux. Il exige aussi l’interruption du fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels. La menace constitue la condition subjective et l’interruption la condition objective, contrairement à l’affirmation proposée.

56. Avant la mise en œuvre de l’article 16, quelles formalités présidentielles sont exactes ?

Le président expose les motifs de sa décision dans une déclaration parlementaire.
Un message à la nation présente les motifs du recours à l’article 16.
L’avis du Conseil constitutionnel lie juridiquement le président dans sa décision.
Les présidents des assemblées sont consultés avant la mise en œuvre.
Le président consulte le Premier ministre avant de recourir à l’article 16.

Un message à la nation présente les motifs du recours à l’article 16. · Les présidents des assemblées sont consultés avant la mise en œuvre. · Le président consulte le Premier ministre avant de recourir à l’article 16.

Explication

Le président consulte le Premier ministre, les présidents des assemblées et le Conseil constitutionnel. Ces avis sont simples et ne lient pas juridiquement le président. Il adresse ensuite un message à la nation pour exposer les motifs de sa décision, et non une déclaration parlementaire obligatoire.

57. Pendant l’application de l’article 16, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le président exerce les pouvoirs législatif et exécutif.
Le président peut dissoudre l’Assemblée nationale pendant la crise.
Le président peut réviser la Constitution pour adapter les institutions.
L’exercice présidentiel se limite aux compétences réglementaires ordinaires.
Le président prend les mesures exigées par les circonstances.

Le président exerce les pouvoirs législatif et exécutif. · Le président prend les mesures exigées par les circonstances.

Explication

Pendant l’article 16, le président prend les mesures exigées par les circonstances et exerce les pouvoirs législatif et exécutif. Il ne peut toutefois dissoudre l’Assemblée nationale ni réviser la Constitution. Son action ne se limite donc pas aux compétences réglementaires ordinaires.

58. Concernant la répartition du pouvoir exécutif en présidentialisme et en cohabitation, quelles propositions sont exactes ?

En cohabitation, le Premier ministre joue un rôle déterminant dans la conduite politique.
En présidentialisme, le président domine la composition du gouvernement.
En présidentialisme, le Premier ministre dispose du rôle politique principal.
Le droit de veto présidentiel demeure une réserve dans certains secteurs partagés.
En cohabitation, le président perd toute possibilité d’intervention dans les secteurs partagés.

En cohabitation, le Premier ministre joue un rôle déterminant dans la conduite politique. · En présidentialisme, le président domine la composition du gouvernement. · Le droit de veto présidentiel demeure une réserve dans certains secteurs partagés.

Explication

En présidentialisme, le président domine la composition du gouvernement. En cohabitation, le Premier ministre devient déterminant, sous réserve du droit de veto présidentiel dans les secteurs partagés. Le Premier ministre n’est donc pas la figure principale du présidentialisme, et le président ne perd pas toute intervention en cohabitation.

59. Parmi les règles relatives à la promulgation des lois, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le délai de promulgation commence après la publication de la loi au Journal officiel.
La demande présidentielle de nouvelle délibération est adressée directement au Conseil constitutionnel.
La promulgation présidentielle intervient dans les quinze jours suivant le vote initial du Parlement.
Le président peut demander une nouvelle délibération après l’expiration du délai de quinze jours.
Le président promulgue la loi dans les quinze jours suivant sa transmission au gouvernement.

Le président promulgue la loi dans les quinze jours suivant sa transmission au gouvernement.

Explication

Le président promulgue la loi dans les quinze jours suivant sa transmission au gouvernement. Il peut demander une nouvelle délibération avant l’expiration de ce délai. Le délai ne court donc ni à partir de la publication ni simplement à partir du vote initial.

60. Concernant le pouvoir de grâce du président de la République :

Le président peut accorder des grâces collectives sans formalité particulière.
Les grâces présidentielles sont dispensées de tout contreseing ministériel.
Le président peut accorder des grâces individuelles soumises au contreseing ministériel.
La grâce présidentielle est soumise au contreseing du Conseil constitutionnel.
Le président peut transformer toute peine en mesure d’amnistie générale.

Le président peut accorder des grâces individuelles soumises au contreseing ministériel.

Explication

Le président peut accorder des grâces individuelles soumises au contreseing ministériel. Les grâces collectives ne relèvent pas de ce pouvoir, qui n’est pas dispensé de contreseing. La grâce remet tout ou partie de la durée de la peine sans supprimer la condamnation, et elle ne constitue pas une amnistie générale.

61. La hiérarchie gouvernementale comprend notamment :

Les secrétaires généraux remplacent les secrétaires d’État dans cette hiérarchie.
Les ministres délégués constituent une catégorie gouvernementale distincte.
Les ministres de plein exercice figurent parmi les échelons gouvernementaux.
Les ministres d’État exercent nécessairement les fonctions les plus importantes.
Les ministres d’État appartiennent aux catégories de la hiérarchie gouvernementale.

Les ministres délégués constituent une catégorie gouvernementale distincte. · Les ministres de plein exercice figurent parmi les échelons gouvernementaux. · Les ministres d’État appartiennent aux catégories de la hiérarchie gouvernementale.

Explication

La hiérarchie gouvernementale comprend les ministres d’État, les ministres de plein exercice, les ministres délégués et les secrétaires d’État. Les secrétaires généraux n’y remplacent pas les secrétaires d’État. Le titre de ministre d’État est honorifique et ne signifie pas nécessairement l’exercice des fonctions les plus importantes.

62. Parmi les attributions du Conseil des ministres figurent :

La fixation du programme de travail du Parlement relève du Conseil des ministres.
La délibération des projets de loi fait partie de ses attributions.
La conduite quotidienne de l’action gouvernementale lui revient directement.
L’adoption des ordonnances relève de ses délibérations.
Certaines nominations supérieures sont effectuées lors de ses réunions.

La délibération des projets de loi fait partie de ses attributions. · L’adoption des ordonnances relève de ses délibérations. · Certaines nominations supérieures sont effectuées lors de ses réunions.

Explication

Le Conseil des ministres délibère les projets de loi, adopte les ordonnances et procède à certaines nominations supérieures. Il fixe le programme de travail du gouvernement, et non celui du Parlement. La conduite quotidienne de l’action gouvernementale relève ensuite du Premier ministre, plutôt que du Conseil des ministres ou des administrations ministérielles.

63. Concernant le profil habituel du Premier ministre selon le contexte politique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

En cohabitation, le président choisit habituellement un Premier ministre dévoué à sa majorité personnelle.
En cohabitation, le Premier ministre est généralement issu de la majorité parlementaire.
Sous le quinquennat, le Premier ministre peut être une personnalité politique dévouée au président.
En cohabitation, le Premier ministre est généralement un technicien ou un gestionnaire.
Sous le quinquennat, le Premier ministre peut être un technicien ou un gestionnaire.

En cohabitation, le Premier ministre est généralement issu de la majorité parlementaire. · Sous le quinquennat, le Premier ministre peut être une personnalité politique dévouée au président. · Sous le quinquennat, le Premier ministre peut être un technicien ou un gestionnaire.

Explication

Sous le quinquennat, le Premier ministre est généralement un technicien, un gestionnaire ou une personnalité politique dévouée au président. En cohabitation, il est généralement issu de la majorité parlementaire. Il n’est donc pas habituellement dévoué à la majorité personnelle du président ni principalement choisi comme technicien ou gestionnaire dans ce contexte.

64. La démission du gouvernement peut résulter des situations suivantes :

La démission du gouvernement met fin à l’expédition des affaires courantes.
Une élection législative impose juridiquement la démission constitutionnelle du gouvernement.
L’adoption d’une motion de censure entraîne une démission constitutionnelle obligatoire.
Après une élection présidentielle, la démission peut intervenir selon une pratique coutumière.
Le rejet d’une question de confiance entraîne une démission constitutionnelle obligatoire.

L’adoption d’une motion de censure entraîne une démission constitutionnelle obligatoire. · Après une élection présidentielle, la démission peut intervenir selon une pratique coutumière. · Le rejet d’une question de confiance entraîne une démission constitutionnelle obligatoire.

Explication

Le rejet d’une question de confiance et l’adoption d’une motion de censure entraînent une démission constitutionnelle obligatoire. Après une élection présidentielle ou législative, la démission peut intervenir selon une pratique coutumière et n’est pas imposée par les textes. Le gouvernement démissionnaire continue toutefois d’expédier les affaires courantes, y compris les affaires urgentes ou imposées par les circonstances.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Droit constitutionnel.

Quelles sont les trois conditions cumulatives fondant l'État ?

Une population identifiée, un territoire déterminé et un gouvernement effectif.

Qu'impose l'État de droit en matière de normes et libertés ?

Le respect de la hiérarchie des normes, des droits et libertés fondamentaux.

Quelle différence principale existe entre État unitaire et État fédéral ?

L'État unitaire a une seule organisation politique et juridique, l'État fédéral en superpose plusieurs.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Droit constitutionnel.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM