QCM : Propriété littéraire et artistique (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que protège la propriété littéraire et artistique au bénéfice des auteurs ?

Les droits économiques des seuls diffuseurs de productions culturelles
Les intérêts moraux et matériels liés à leurs productions scientifiques, littéraires et artistiques
Les intérêts commerciaux liés à la fabrication des supports matériels de leurs œuvres
Les avantages financiers associés aux œuvres dépourvues de créateur identifié

Les intérêts moraux et matériels liés à leurs productions scientifiques, littéraires et artistiques

Explication

La propriété littéraire et artistique protège les intérêts moraux et matériels attachés aux productions de l’auteur. Elle ne se réduit donc pas aux intérêts commerciaux des fabricants ou des diffuseurs.

2. Quel équilibre caractérise le droit d’auteur en tant que droit privatif ?

La priorité donnée aux intérêts économiques au détriment de la liberté de créer
La protection de la création humaine conciliée avec les intérêts économiques et les nouvelles formes de création
La protection des œuvres anciennes écartant les formes contemporaines de création
La garantie de la propriété matérielle sans prise en compte de la création intellectuelle

La protection de la création humaine conciliée avec les intérêts économiques et les nouvelles formes de création

Explication

Le droit d’auteur doit concilier la protection de la création humaine avec les intérêts économiques et l’évolution des formes de création. Il ne privilégie donc pas un seul de ces éléments.

3. Une personne achète un DVD contenant un film : que peut-elle en déduire concernant les droits d’auteur ?

Elle peut modifier et commercialiser le film comme propriétaire de son support
Elle devient titulaire des droits d’auteur dès qu’elle acquiert légalement le DVD
Elle obtient les droits d’exploitation du film en raison de la propriété du disque
Elle possède le support matériel, mais pas automatiquement les droits d’auteur sur le film

Elle possède le support matériel, mais pas automatiquement les droits d’auteur sur le film

Explication

L’œuvre incorporelle est distincte du DVD qui la contient, si bien que l’achat du disque ne transfère pas automatiquement les droits d’auteur. La propriété matérielle du support ne confère pas, à elle seule, les droits sur l’œuvre.

4. Une galerie possède matériellement une peinture : quel acte demeure lié aux droits patrimoniaux de l’auteur ?

Le déplacement du tableau vers un autre local
L’exposition de l’œuvre au public
La réparation matérielle de son cadre endommagé
La conservation physique du tableau dans ses réserves

L’exposition de l’œuvre au public

Explication

L’exposition de l’œuvre relève des droits patrimoniaux de l’auteur, même lorsque la galerie possède le support matériel. La détention du tableau ne suffit donc pas à autoriser sa présentation au public.

5. Quelle distinction oppose les droits d’auteur aux droits voisins ?

Les droits d’auteur protègent les entreprises de diffusion, tandis que les droits voisins protègent les seuls consommateurs
Les droits d’auteur bénéficient aux producteurs, tandis que les droits voisins bénéficient exclusivement aux auteurs des œuvres
Les droits d’auteur bénéficient aux créateurs, tandis que les droits voisins bénéficient notamment à des interprètes, producteurs et entreprises de communication
Les droits d’auteur concernent les supports matériels, tandis que les droits voisins concernent les œuvres de l’esprit

Les droits d’auteur bénéficient aux créateurs, tandis que les droits voisins bénéficient notamment à des interprètes, producteurs et entreprises de communication

Explication

Les droits d’auteur appartiennent aux créateurs et à leurs ayants droit, alors que les droits voisins concernent notamment des auxiliaires ou investisseurs de la création. Les artistes interprètes et les producteurs en sont des bénéficiaires caractéristiques.

6. Quelle évolution législative a élargi le champ des œuvres protégées par le droit d’auteur ?

La loi de 1957 a supprimé la protection des productions intellectuelles non fixées sur un support
Les lois de 1957 et de 1985 ont remplacé la référence restrictive aux Beaux-Arts par une protection générale des œuvres de l’esprit
Le décret de 1793 a limité la protection aux logiciels et aux œuvres d’art appliqué
La loi de 1985 a réservé la protection aux œuvres relevant des Beaux-Arts traditionnels

Les lois de 1957 et de 1985 ont remplacé la référence restrictive aux Beaux-Arts par une protection générale des œuvres de l’esprit

Explication

Les lois du 11 mars 1957 et du 3 juillet 1985 ont contribué à généraliser la protection aux œuvres de l’esprit, notamment aux logiciels et aux œuvres d’art appliqué. Elles ne l’ont donc pas restreinte aux Beaux-Arts traditionnels.

7. Quel risque peut résulter d’une extension excessive du champ du droit d’auteur et d’une conception trop malléable de l’originalité ?

Une diminution de la valeur distinctive des monopoles intellectuels
Un renforcement automatique de la distinction entre toutes les créations
Une limitation des œuvres protégées aux productions relevant des Beaux-Arts
Une séparation plus nette entre les droits d’auteur et les droits voisins

Une diminution de la valeur distinctive des monopoles intellectuels

Explication

Selon André Kerever, l’extension excessive du champ protégé et la malléabilité de l’originalité peuvent affaiblir la valeur distinctive des monopoles intellectuels. Elles ne renforcent donc pas nécessairement la capacité du droit à distinguer les créations protégées.

8. Quelles branches la propriété intellectuelle comprend-elle traditionnellement ?

Le droit des contrats privés ainsi que le droit de la responsabilité civile
Le droit pénal économique ainsi que le droit des sociétés commerciales
La propriété littéraire et artistique ainsi que la propriété industrielle et commerciale
Le droit de l’information ainsi que le droit de la communication audiovisuelle

La propriété littéraire et artistique ainsi que la propriété industrielle et commerciale

Explication

La propriété intellectuelle regroupe traditionnellement la propriété littéraire et artistique et la propriété industrielle et commerciale. Les autres réponses citent des domaines avec lesquels elle peut interférer, mais qui ne constituent pas ses deux branches traditionnelles.

9. Quel ensemble correspond principalement aux droits relevant de la propriété industrielle et commerciale ?

Les dessins et modèles, les brevets et les marques
Les œuvres musicales, les films et les interprétations
Les infractions pénales, les délits civils et les procédures
Les contrats de travail, les sociétés et les successions

Les dessins et modèles, les brevets et les marques

Explication

La propriété industrielle et commerciale comprend principalement le droit des dessins et modèles, des brevets et des marques. Les œuvres et interprétations relèvent plutôt de la propriété littéraire et artistique.

10. Dans quelle situation une même création peut-elle bénéficier à la fois du droit d’auteur et d’un droit de propriété industrielle ?

Lorsqu’elle remplit les conditions d’accès aux deux protections
Lorsqu’elle présente une valeur économique sans posséder de forme originale
Lorsqu’elle est enregistrée comme marque après sa diffusion publique
Lorsqu’elle est créée par une entreprise sans intervention d’un auteur

Lorsqu’elle remplit les conditions d’accès aux deux protections

Explication

Le cumul est possible lorsqu’une même création satisfait aux conditions propres du droit d’auteur et du droit des marques ou des dessins et modèles. Il n’existe donc pas d’exclusivité nécessaire entre ces protections.

11. Quelle évolution décrit le mieux la conception moderne du droit d’auteur ?

La transformation d’un monopole d’exploitation en une autorisation générale d’utiliser les œuvres
Le passage d’une propriété incorporelle à un droit exclusif comportant des prérogatives morales et patrimoniales
Le remplacement d’un droit économique par un simple droit de personnalité attaché à l’auteur
Le passage d’une protection de l’œuvre à une réglementation centrée sur les contrats commerciaux

Le passage d’une propriété incorporelle à un droit exclusif comportant des prérogatives morales et patrimoniales

Explication

Le droit d’auteur est désormais conçu comme un droit exclusif réunissant des prérogatives morales et patrimoniales, au-delà de la seule idée de propriété incorporelle. Il conserve notamment un monopole d’exploitation, contrairement à une simple autorisation générale.

12. Quelle prérogative relève principalement du droit moral de l’auteur ?

Autoriser la reproduction de l’œuvre contre le versement d’une rémunération
Céder à un producteur les recettes issues de l’exploitation de l’œuvre
S’opposer à une atteinte à l’intégrité de l’œuvre ou à l’omission de son nom
Fixer le prix commercial d’une adaptation destinée au public

S’opposer à une atteinte à l’intégrité de l’œuvre ou à l’omission de son nom

Explication

Le droit moral protège l’intégrité de l’œuvre et l’identité de l’auteur, notamment la mention de son nom. Les autres réponses concernent l’exploitation économique, qui relève des droits patrimoniaux.

13. Pourquoi le droit d’auteur est-il qualifié de droit mixte ?

Parce qu’il protège deux auteurs lorsqu’une œuvre est réalisée par plusieurs personnes
Parce que le monopole d’exploitation et le droit moral coexistent sous des régimes juridiques différents
Parce qu’il associe la propriété d’un support matériel à celle d’une idée abstraite
Parce qu’il combine des règles de droit pénal avec des règles de droit commercial

Parce que le monopole d’exploitation et le droit moral coexistent sous des régimes juridiques différents

Explication

Le caractère mixte résulte de la coexistence du monopole d’exploitation et du droit moral, qui obéissent à des régimes juridiques différents. Cette qualification ne signifie pas que le droit d’auteur combine principalement le droit pénal et le droit commercial.

14. Quelle différence distingue le droit d’auteur des droits de la personnalité ?

Le droit d’auteur porte sur une œuvre ou une interprétation extérieure au sujet et crée des monopoles opposables à tous
Le droit d’auteur organise les relations familiales tandis que les droits de la personnalité encadrent l’exploitation économique
Le droit d’auteur s’applique aux biens matériels alors que les droits de la personnalité concernent les créations artistiques
Le droit d’auteur protège l’identité physique de la personne sans conférer de pouvoir sur une œuvre

Le droit d’auteur porte sur une œuvre ou une interprétation extérieure au sujet et crée des monopoles opposables à tous

Explication

Le droit d’auteur porte sur une œuvre ou une interprétation distincte du sujet de droit et confère des monopoles opposables à tous. Les droits de la personnalité protègent plutôt des attributs attachés directement à la personne.

15. Quelle opposition caractérise principalement le copyright et le droit d’auteur continental quant au titulaire des droits ?

Le copyright et le droit d’auteur continental attribuent toujours les droits à la personne morale qui exploite l’œuvre
Le copyright privilégie généralement l’investisseur, tandis que le droit d’auteur continental place le créateur au centre
Le copyright écarte l’investisseur, tandis que le droit d’auteur continental réserve les droits aux entreprises culturelles
Le copyright protège principalement le créateur, tandis que le droit d’auteur continental attribue les droits au producteur

Le copyright privilégie généralement l’investisseur, tandis que le droit d’auteur continental place le créateur au centre

Explication

Le copyright accorde généralement une place centrale à l’investisseur, alors que le droit d’auteur continental privilégie l’auteur créateur. La titularité n’est donc pas organisée de la même manière dans les deux traditions.

16. Selon la doctrine du work made for hire, qui peut être titulaire du copyright sur une œuvre financée ?

Le public qui reçoit l’œuvre, lorsque celle-ci a été diffusée dans plusieurs pays
Le financeur de l’œuvre, y compris une personne morale telle qu’un producteur de film
L’interprète principal, même lorsqu’il n’a participé ni au financement ni à la production
L’auteur personne physique, même lorsque le financement et l’exploitation sont assurés par une société

Le financeur de l’œuvre, y compris une personne morale telle qu’un producteur de film

Explication

La doctrine du work made for hire attribue le copyright à celui qui finance l’œuvre, et ce titulaire peut être une personne morale comme un producteur de film. Cette logique se distingue du principe français de titularité initiale de l’auteur.

17. Quelle différence oppose le fair use aux exceptions françaises et européennes au droit d’auteur ?

Le fair use concerne les droits moraux, tandis que les exceptions françaises et européennes concernent les droits de la personnalité
Le fair use repose sur une limite générale fondée sur l’usage loyal, tandis que les exceptions françaises et européennes sont énumérées par la loi
Le fair use protège les bases de données, tandis que les exceptions françaises et européennes concernent les œuvres audiovisuelles
Le fair use énumère des exceptions précises, tandis que les droits français et européens reposent sur une appréciation générale de l’usage loyal

Le fair use repose sur une limite générale fondée sur l’usage loyal, tandis que les exceptions françaises et européennes sont énumérées par la loi

Explication

Le fair use constitue une limite générale appréciée à partir de l’usage loyal, tandis que les droits français et européen prévoient des exceptions précisément énumérées par la loi. La distinction porte donc sur la méthode de définition des limites au droit exclusif.

18. À quelle condition le producteur d’une base de données peut-il invoquer le droit sui generis ?

Lorsqu’il a publié la base sous son nom et qu’un concurrent commercialise une œuvre inspirée de celle-ci
Lorsqu’il est l’auteur de toutes les informations et qu’une modification de leur contenu est démontrée
Lorsqu’il a réalisé un investissement substantiel financier, matériel ou humain et qu’une extraction ou réutilisation est en cause
Lorsqu’il a obtenu un brevet couvrant chaque donnée et qu’une reproduction intégrale est constatée

Lorsqu’il a réalisé un investissement substantiel financier, matériel ou humain et qu’une extraction ou réutilisation est en cause

Explication

Le droit sui generis repose sur un investissement substantiel financier, matériel ou humain et permet de s’opposer à certaines extractions ou réutilisations. Il ne dépend pas de l’obtention d’un brevet couvrant chaque donnée.

19. Quel droit le décret des 13-19 janvier 1791 a-t-il accordé aux auteurs dramatiques ?

Un droit de traduction de leurs pièces
Un droit de représentation de leurs œuvres
Un droit de rémunération pour copie privée
Un droit de reproduction de leurs écrits

Un droit de représentation de leurs œuvres

Explication

Ce décret a reconnu aux auteurs dramatiques un droit de représentation de leurs œuvres. Le droit de reproduction accordé à plusieurs autres créateurs relève du décret des 19-24 juillet 1793.

20. Quelle mesure caractérise le décret des 19-24 juillet 1793 ?

Il a créé le Code de la propriété intellectuelle pour les auteurs.
Il a accordé un droit de reproduction à plusieurs catégories de créateurs.
Il a organisé la fusion des autorités chargées d’Internet.
Il a introduit la protection juridique des logiciels en droit interne.

Il a accordé un droit de reproduction à plusieurs catégories de créateurs.

Explication

Le décret de 1793 a accordé un droit de reproduction aux auteurs d’écrits, aux compositeurs de musique, aux peintres et aux dessinateurs. La protection des logiciels et la création du Code de la propriété intellectuelle sont intervenues bien plus tard.

21. Quelle innovation la loi du 3 juillet 1985 a-t-elle notamment introduite dans le droit d’auteur français ?

La représentation des œuvres dramatiques et la reproduction des œuvres graphiques
La transposition d’une directive européenne sur les licences multiterritoriales
La création du Code de la propriété intellectuelle à partir de textes antérieurs
La protection du logiciel et la reconnaissance des droits voisins dans les textes internes

La protection du logiciel et la reconnaissance des droits voisins dans les textes internes

Explication

La loi de 1985 a modernisé le droit d’auteur en intégrant notamment le logiciel dans le champ de la protection et les droits voisins dans les textes internes. La codification dans le Code de la propriété intellectuelle date de la loi du 1er juillet 1992.

22. Quelle distinction entre la directive du 22 mai 2001 et la loi DADVSI du 1er août 2006 est exacte ?

La directive est française, tandis que la loi constitue sa transposition européenne.
La directive crée l’ARCOM, tandis que la loi organise la riposte graduée.
La directive concerne les juridictions, tandis que la loi crée les droits voisins.
La directive est européenne, tandis que la loi en constitue la transposition française.

La directive est européenne, tandis que la loi en constitue la transposition française.

Explication

La directive 2001/29 est une norme européenne et la loi DADVSI du 1er août 2006 en assure la transposition en France. L’ARCOM et la riposte graduée relèvent d’autres évolutions législatives.

23. Que désigne la « riposte graduée » instaurée par les lois HADOPI I et HADOPI II ?

Une procédure réservée aux litiges entre sociétés de gestion collective
Un dispositif pouvant aller jusqu’à la coupure de l’accès à Internet
Un mécanisme prévoyant une indemnisation automatique des titulaires de droits
Une autorisation donnée aux plateformes de diffuser les œuvres protégées

Un dispositif pouvant aller jusqu’à la coupure de l’accès à Internet

Explication

Les lois HADOPI I et HADOPI II ont instauré une réponse progressive aux atteintes liées au téléchargement, pouvant aller jusqu’à la coupure de l’accès à Internet. Elles ne créent pas une indemnisation automatique ni une autorisation générale de diffusion.

24. Quel changement institutionnel la loi n° 2021-1382 du 25 octobre 2021 a-t-elle réalisé ?

Elle a remplacé l’ARCOM par une nouvelle autorité appelée HADOPI.
Elle a fusionné le CSA et l’HADOPI pour créer l’ARCOM.
Elle a fusionné les tribunaux judiciaires et les tribunaux de commerce.
Elle a transféré la gestion collective aux juridictions répressives.

Elle a fusionné le CSA et l’HADOPI pour créer l’ARCOM.

Explication

La loi du 25 octobre 2021 a fusionné le CSA et l’HADOPI afin de créer l’ARCOM, tout en renforçant la lutte contre la contrefaçon sur Internet. L’HADOPI est donc l’autorité antérieure, et non le résultat de cette fusion.

25. Quelle juridiction connaît des actions civiles relatives à la propriété littéraire et artistique, y compris lorsqu’une question de concurrence déloyale leur est associée ?

Le conseil de prud’hommes compétent pour le secteur concerné
Le tribunal de commerce du lieu où exerce le défendeur
Le tribunal judiciaire spécialisé désigné par voie réglementaire
La juridiction administrative chargée des activités culturelles

Le tribunal judiciaire spécialisé désigné par voie réglementaire

Explication

Ces litiges relèvent exclusivement de tribunaux judiciaires spécialisés désignés par voie réglementaire, même lorsqu’une question connexe de concurrence déloyale est invoquée. Le tribunal de commerce et le conseil de prud’hommes ne sont pas les juridictions compétentes pour ces actions.

26. Quelle conséquence juridique la contrefaçon peut-elle entraîner ?

Elle constitue une infraction pénale qui exclut toute réparation civile.
Elle entraîne une sanction administrative sans incidence sur la responsabilité civile.
Elle peut engager la responsabilité civile et constituer un délit pénal.
Elle relève d’un litige contractuel sans possibilité de poursuites pénales.

Elle peut engager la responsabilité civile et constituer un délit pénal.

Explication

La contrefaçon engage la responsabilité civile de son auteur et constitue également un délit pénal susceptible de relever des juridictions répressives. Les poursuites pénales n’excluent donc pas la réparation civile du préjudice subi.

27. Quel apport majeur la jurisprudence française a-t-elle eu en matière de droit d’auteur ?

Elle a subordonné le droit moral à une autorisation administrative préalable
Elle a limité la protection des œuvres aux seules créations publiées
Elle a dégagé le droit moral des auteurs et reconnu le droit de l’artiste sur son interprétation
Elle a supprimé la distinction entre les auteurs et les artistes interprètes

Elle a dégagé le droit moral des auteurs et reconnu le droit de l’artiste sur son interprétation

Explication

La jurisprudence a notamment construit le droit moral des auteurs et reconnu un droit de l’artiste sur son interprétation. L’idée d’une autorisation administrative préalable ne correspond pas à cet apport jurisprudentiel.

28. Comment la jurisprudence a-t-elle contribué au droit d’auteur avant la loi du 11 mars 1957 ?

Elle a adapté les textes de 1791 et 1793 à l’évolution des problèmes du droit d’auteur
Elle a réservé la protection aux œuvres exploitées par des institutions publiques
Elle a remplacé les textes de 1791 et 1793 par un régime international uniforme
Elle a suspendu l’application des textes anciens jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi

Elle a adapté les textes de 1791 et 1793 à l’évolution des problèmes du droit d’auteur

Explication

Avant 1957, les tribunaux ont fait évoluer l’interprétation des textes de 1791 et 1793 pour répondre aux nouvelles problématiques du droit d’auteur. Ils n’ont pas instauré à cette période un régime international uniforme.

29. Quelle affirmation distingue correctement l’adoption de la Convention de Berne et sa dernière révision mentionnée ?

Elle a été adoptée le 26 octobre 1961 et révisée par l’Acte de Paris en 1971
Elle a été adoptée le 12 septembre 1886 et révisée par l’Acte de Paris en 1971
Elle a été adoptée le 6 septembre 1952 et révisée par l’Acte de Paris en 1971
Elle a été adoptée le 12 septembre 1886 et révisée par l’Acte de Genève en 1952

Elle a été adoptée le 12 septembre 1886 et révisée par l’Acte de Paris en 1971

Explication

La Convention de Berne date du 12 septembre 1886, tandis que sa dernière révision indiquée est l’Acte de Paris de 1971. La date de 1952 renvoie à la Convention universelle de Genève, et celle de 1961 à la Convention de Rome.

30. Une œuvre originaire d’un État membre de la Convention de Berne est exploitée dans un autre État contractant : quel principe détermine sa protection ?

Elle est protégée après une autorisation délivrée par l’ensemble des États contractants
Elle doit obtenir une protection différente selon le support utilisé dans l’État d’accueil
Elle reçoit une protection fixée par l’État d’origine, sans application du droit local
Elle bénéficie de la protection accordée aux œuvres des auteurs de l’État où elle est exploitée

Elle bénéficie de la protection accordée aux œuvres des auteurs de l’État où elle est exploitée

Explication

Le traitement national impose à chaque État contractant d’accorder aux œuvres étrangères la protection reconnue aux œuvres de ses propres auteurs. Le régime ne dépend donc pas exclusivement du droit de l’État d’origine.

31. Laquelle de ces protections relève de la Convention de Berne ?

La protection des artistes interprètes, des producteurs de phonogrammes et des organismes de radiodiffusion
Le droit moral à la paternité et au respect de l’œuvre, ainsi que plusieurs droits exclusifs d’autorisation
Une durée minimale de vingt ans applicable aux droits des titulaires de droits voisins
Un droit moral au nom et au respect accordé aux artistes interprètes pour leurs exécutions

Le droit moral à la paternité et au respect de l’œuvre, ainsi que plusieurs droits exclusifs d’autorisation

Explication

La Convention de Berne protège notamment la paternité et l’intégrité de l’œuvre, ainsi que l’autorisation de certains actes d’exploitation. Les autres propositions concernent les droits voisins et leurs instruments internationaux.

32. Quelle distinction caractérise la Convention universelle de Genève par rapport à la Convention de Berne ?

Elle protège le droit moral, mais exclut le traitement national et limite la protection à vingt ans
Elle applique le traitement national, mais ne reconnaît pas le droit moral et prévoit la vie de l’auteur plus vingt-cinq ans
Elle accorde une protection perpétuelle aux œuvres dès leur publication dans un État membre
Elle concerne les droits voisins, tandis que la Convention de Berne protège les artistes interprètes

Elle applique le traitement national, mais ne reconnaît pas le droit moral et prévoit la vie de l’auteur plus vingt-cinq ans

Explication

La Convention universelle de Genève fonctionne selon le traitement national, sans reconnaître le droit moral, et prévoit une protection durant la vie de l’auteur puis vingt-cinq ans après son décès. La Convention de Berne, au contraire, garantit notamment certains aspects du droit moral.

33. Quels titulaires la Convention de Rome protège-t-elle principalement ?

Les auteurs littéraires, les traducteurs et les éditeurs d’œuvres imprimées
Les compositeurs, les critiques musicaux et les bibliothèques nationales
Les artistes interprètes, les producteurs de phonogrammes et les organismes de radiodiffusion
Les artistes peintres, les architectes et les propriétaires de salles de spectacle

Les artistes interprètes, les producteurs de phonogrammes et les organismes de radiodiffusion

Explication

La Convention de Rome protège trois catégories de titulaires de droits voisins : les artistes interprètes, les producteurs de phonogrammes et les organismes de radiodiffusion. Elle ne vise donc pas principalement les auteurs protégés par la Convention de Berne.

34. Quel droit le Traité de l’OMPI de 1996 reconnaît-il aux artistes interprètes ?

Un droit moral au nom et au respect de leurs interprétations ou exécutions
Un droit à une durée minimale de protection fixée à vingt ans
Un droit de propriété sur les organismes de radiodiffusion utilisant leurs prestations
Un droit exclusif de traduction des œuvres littéraires enregistrées

Un droit moral au nom et au respect de leurs interprétations ou exécutions

Explication

Le Traité de l’OMPI du 20 décembre 1996 institue un droit moral au nom et au respect au profit des artistes interprètes. La durée minimale de vingt ans relève de la Convention de Rome et non de ce droit moral.

35. Quel objectif caractérise l’accord ADPIC en matière de propriété intellectuelle ?

Garantir une rémunération identique aux auteurs et inventeurs dans chaque pays signataire
Harmoniser les régimes fiscaux applicables aux entreprises innovantes dans les États membres
Renforcer la protection des titulaires en réduisant les échanges technologiques entre États
Favoriser l’innovation, le transfert et la diffusion des technologies en équilibrant droits et obligations

Favoriser l’innovation, le transfert et la diffusion des technologies en équilibrant droits et obligations

Explication

L’accord ADPIC cherche à soutenir l’innovation technologique ainsi que le transfert et la diffusion des technologies, tout en maintenant un équilibre entre droits et obligations. L’idée d’une réduction des échanges technologiques contredit au contraire l’objectif de diffusion poursuivi par l’accord.

36. Quelle particularité caractérise le renvoi de l’accord ADPIC à la Convention de Berne ?

Il remplace la Convention de Berne par un régime consacré aux brevets et aux marques commerciales
Il renvoie à la Convention de Berne pour les droits moraux, mais écarte la protection des œuvres
Il reprend la Convention de Berne en renforçant les droits moraux prévus par son article 6 bis
Il reprend les règles pertinentes de la Convention de Berne, mais écarte les droits moraux de l’article 6 bis

Il reprend les règles pertinentes de la Convention de Berne, mais écarte les droits moraux de l’article 6 bis

Explication

L’accord ADPIC renvoie à la Convention de Berne pour les auteurs, tout en excluant expressément les droits conférés par l’article 6 bis relatif au droit moral. La confusion fréquente consiste à croire que ce renvoi inclut aussi la protection du droit moral.

37. Une œuvre a été mise en circulation dans un État membre avec l’accord de son auteur. Quel effet produit la théorie de l’épuisement des droits ?

L’auteur conserve un droit de reproduction renouvelable après chaque transfert du support
L’auteur peut exiger une nouvelle rémunération à chaque représentation publique de l’œuvre
L’auteur ne peut pas réclamer une seconde rémunération pour cette mise en circulation
L’auteur perd toute prérogative sur l’œuvre, y compris ses droits moraux et patrimoniaux

L’auteur ne peut pas réclamer une seconde rémunération pour cette mise en circulation

Explication

L’épuisement interdit à l’auteur de demander une seconde rémunération lorsque l’œuvre a déjà été mise en circulation dans un État membre avec son consentement. Cette règle concerne notamment le droit de reproduction, tandis que le droit de représentation ne s’épuise pas de la même manière.

38. Quel est l’objet principal de la directive 2019/790/UE, dite DAMUN ?

Établir les règles européennes de protection des programmes d’ordinateur et des bases de données
Adapter le droit d’auteur au marché numérique, notamment pour les hébergeurs, les créateurs et les éditeurs de presse
Harmoniser la durée de protection des œuvres et les règles relatives aux œuvres orphelines
Organiser la gestion collective des droits et les licences multiterritoriales dans l’Union européenne

Adapter le droit d’auteur au marché numérique, notamment pour les hébergeurs, les créateurs et les éditeurs de presse

Explication

La directive 2019/790/UE adapte le droit d’auteur au marché unique numérique, notamment en matière de responsabilité des hébergeurs, de rémunération des auteurs et artistes et de droit voisin des éditeurs de presse. La gestion collective et les licences multiterritoriales relèvent plutôt de la directive 2014/26/UE.

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Que protège la propriété littéraire et artistique ?

Les intérêts moraux et matériels liés aux productions scientifiques, littéraires et artistiques.

Que doit concilier le droit d’auteur ?

La protection de la création humaine avec les intérêts économiques et les nouvelles formes de création contemporaine.

Sur quoi porte la propriété littéraire et artistique ?

Sur une œuvre incorporelle distincte de son support matériel.

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