★ À maîtriser
📌 Les faits décrivent ce qui se passe dans la réalité, tandis que les opinions expriment une conception, un sentiment ou une doctrine.
📌 Les acteurs interprètent le droit et peuvent contribuer à le faire, tandis que les observateurs, comme les citoyens, les journalistes et les spécialistes, l’observent sans le produire directement.
Compléments
Depuis la révision constitutionnelle de 2007, l’article 68 retient le manquement du président à ses devoirs, alors qu’avant 2007 il évoquait la haute trahison.
Les articles 67 et 68 protègent le président en exercice contre les poursuites devant le juge, mais permettent sa destitution et le décalage de la prescription.
Le Conseil constitutionnel a rendu le 15 janvier 1975 sa décision relative à la loi Veil sur l’IVG, référencée 74-54 DC.
Faits à qualifier, opinions à interpréter
★ À maîtriser
📌 La norme est le contenu signifiant d’une prescription, tandis que la règle ou la disposition est un contenant qui l’exprime.
Dans la conception de Kelsen, la Constitution fonde la validité des normes de l’État et chaque règle positive tire sa validité d’une règle supérieure qui prescrit les conditions de son édiction.
La Constitution organise rationnellement l’État et le gouvernement, et rend le pouvoir raisonnable en le limitant et en garantissant les libertés individuelles.
Compléments
La norme prescrit ; l’idée justifie et limite
★ À maîtriser
📌 La population désigne l’ensemble des habitants et constitue une notion physique, tandis que le peuple désigne l’ensemble des citoyens et constitue une notion juridique.
Compléments
📌 La nation est un sentiment ou une représentation d’appartenance, tandis que l’État est une personne morale juridique. - Renan
★ À maîtriser
Compléments
La décentralisation française confère aux collectivités une autonomie administrative et non politique, sans véritable division du pouvoir normatif dans l’État.
Aux États-Unis, le Sénat compte 100 membres, soit deux représentants par État fédéré.
La Constitution belge révisée permet à la Belgique d’être un État fédéral malgré l’existence d’une seule Constitution.
L’Union européenne est présentée comme une union réelle qui constitue aussi une union fédérative.
Un législateur commun face à des constitutions fédérale et fédérées
★ À maîtriser
L’Union européenne est présentée comme une confédération qui met en commun des compétences, mais aussi comme une union fédérative comportant des traits d’un État fédéral.
Les trois traits fédéraux attribués à l’Union européenne sont :
📌 La fédération d’États-nations, entendue comme association d’États souverains, n’est pas synonyme d’État fédéral.
📌 L’autonomie régionale n’est pas l’indépendance : dans un État fédéral, les régions sont constitutionnellement autonomes et disposent d’un pouvoir législatif.
Compléments
L’URSS était un État fédéral et, après sa disparition, la Confédération des États indépendants (CEI) a été créée en 1991-1992 sur son territoire.
Les trois apports de Maastricht mentionnés sont :
Selon la théorie d’Olivier Beaud, la fédération doit être pensée indépendamment du concept de souveraineté, et la confédération constitue une mise en commun de compétences moins approfondie que la fédération. - la théorie de la fédération
📌 Dans la conception classique, l’État fédéral est souverain et possède une constitution, tandis que, selon Olivier Beaud, la fédération n’est pas souveraine et ne se confond pas avec l’État fédéral.
📌 La régionalisation décrit notamment l’État régional, tandis que la fédération désigne une autre forme d’organisation politique dont l’État fédéral est une figure.
La Grande-Bretagne n’est pas un État fédéral, et l’Angleterre ne possède pas de pouvoir législatif propre.
La France n’est pas un État régional, même si la régionalisation concerne certains statuts ultramarins.
Traité : les États confédérés gardent leur souveraineté ; constitution : les États fédérés la perdent.
★ À maîtriser
L’article 73 repose sur l’identité législative des départements d’outre-mer avec la métropole, sous réserve d’adaptations locales, tandis que l’article 74 repose sur la spécialité législative des territoires concernés.
Un peuple d’outre-mer peut faire sécession sans l’accord du peuple français au nom de l’autodétermination des peuples et de la décolonisation.
La coutume est invocable devant les tribunaux, contrairement à la convention constitutionnelle, qui est considérée comme une règle politique non justiciable.
Compléments
La Nouvelle-Calédonie est présentée comme un pays d’outre-mer doté d’un statut particulier, pouvant voter des lois de pays dans le cadre de l’accord de Nouméa et d’un partage de souveraineté.
L’article 72-3 de la Constitution énumère les collectivités d’outre-mer et reconnaît leur existence constitutionnelle.
Les collectivités d’outre-mer disposent chacune d’un statut propre, et ces statuts peuvent être modifiés par une révision de la Constitution.
Dans la présentation du cours, les collectivités relevant de l’article 73 comprennent les départements d’outre-mer, dont Mayotte, tandis que l’article 74 ne comporte plus juridiquement de territoires d’outre-mer et regroupe des collectivités d’outre-mer et des pays d’outre-mer.
La Polynésie française est présentée comme une collectivité d’outre-mer autonome pour laquelle un transfert de pouvoir législatif peut être envisagé, et comme un pays d’outre-mer lorsque la Constitution l’autorise.
Une convention constitutionnelle ne nécessite pas de sanction : elle n’existe que tant qu’elle est respectée et disparaît lorsqu’elle est violée.
Article 73 : identité législative ; article 74 : spécialité législative.
★ À maîtriser
📌 Les sources nationales des droits sont garanties par le contrôle de constitutionnalité, tandis que les sources internationales sont garanties par le contrôle de conventionalité.
La Convention européenne des droits de l’homme date de 1950 ; la France l’a ratifiée en 1974 et a accepté le recours individuel en 1981.
La classification chronologique distingue la première génération de 1789, la deuxième du Préambule de 1946, la troisième liée à l’informatique et la quatrième liée à l’environnement.
📌 La classification dialectique analyse les conflits entre droits fondamentaux et conduit à faire prévaloir politiquement un droit sur un autre afin de rendre la situation viable.
Compléments
La Déclaration universelle des droits de l’homme a été adoptée le 10 décembre 1948 à Paris et n’est pas invocable devant les tribunaux.
René Cassin est l’un des principaux rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
La Convention internationale contre la torture date de 1984, la convention sur les droits de l’enfant de 1989 et la convention contre la discrimination raciale de 1965 ; ces textes sont invocables devant les tribunaux.
La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne existe depuis le traité de Nice en 2000 et vise à protéger les Européens contre les actes de l’Union.
La charte de l’environnement a été rédigée en 2004, constitutionnalisée en 2005 et ses articles sont invocables devant les tribunaux.
📌 Les droits-créances supposent une action de l’État, tandis que les droits-libertés protègent une action que les personnes peuvent exercer sans entrave de la police.
La justiciabilité désigne la possibilité d’invoquer un droit devant un tribunal.
La loi DALO de mars 2007 a rendu le droit au logement opposable et permet aux personnes mal logées de demander au préfet de leur trouver un logement.
Le pôle de la liberté comprend :
Le pôle de l’égalité comprend la solidarité, qui fonde notamment la protection sociale et l’égalité devant les charges publiques, ainsi que la citoyenneté, qui rassemble les droits politiques.
1789, 1946, informatique, environnement : quatre générations de droits.
★ À maîtriser
📌 Le droit de manifester et le droit de pétition appartiennent aux habitants, tandis que le droit de suffrage est réservé aux citoyens.
Compléments
📌 Le suffrage comprend le droit de voter et le droit d’être élu, qui sont deux droits distincts.
Le droit de vote des femmes date de 1944 et leur premier vote a eu lieu lors d’élections municipales.
Depuis la loi du 23 mars 2019, les majeurs sous tutelle disposent du droit de vote.
Le traité de Maastricht de 1992 a conduit à réviser la Constitution afin d’autoriser le vote des seuls citoyens européens aux élections concernées, sans leur permettre de participer à la souveraineté nationale.
Le Préambule de la Constitution de 1946 affirme que chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi.
Le plafonnement des dépenses électorales est présenté comme un moyen d’assurer l’égalité réelle entre les candidats.
La révision constitutionnelle de juillet 1999 a permis de favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’accès aux mandats électoraux, sans employer le mot « parité » dans la Constitution.
Aux élections départementales, chaque canton élit deux conseillers, un homme et une femme, ce qui rend les conseils départementaux paritaires.
Les habitants peuvent manifester et pétitionner ; le suffrage est réservé aux citoyens.
★ À maîtriser
📌 Le scrutin majoritaire attribue les sièges aux candidats ou listes arrivés en tête, tandis que la représentation proportionnelle répartit les sièges selon les suffrages obtenus.
📌 Le scrutin majoritaire tend à favoriser l’efficacité et la formation d’une majorité, tandis que la proportionnelle tend à représenter plus fidèlement les tendances politiques, mais peut rendre plus difficile la formation d’une majorité stable.
Compléments
Dans le calcul à la plus forte moyenne, le nombre de suffrages obtenu par une liste est divisé par le nombre de sièges qu’elle a déjà obtenus augmenté d’un siège fictif.
En France, l’Assemblée nationale a été élue à la proportionnelle en 1986.
Pour les élections présidentielles françaises, le territoire de la République constitue une seule circonscription, tandis que les élections législatives reposent sur des circonscriptions électorales.
Pour garantir l’égalité du suffrage lors du découpage des circonscriptions, il faut tenir compte de la population, organiser des recensements rapprochés et assurer une surveillance indépendante des révisions du découpage. - Francis Hamon, Droit constitutionnel
Le majoritaire privilégie l’efficacité ; le proportionnel représente les tendances.
★ À maîtriser
La séparation des pouvoirs est présentée comme une philosophie politique destinée à garantir les libertés individuelles, comme un principe constitutionnel et comme un instrument de classification des régimes politiques.
L’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 associe la garantie des droits et la séparation des pouvoirs à l’existence d’une Constitution.
Montesquieu est associé à la formule « il faut que le pouvoir arrête le pouvoir » et à l’idée que tout homme disposant de pouvoir est porté à en abuser.
Dans la conception de Montesquieu, la division des fonctions vise la liberté politique et empêche qu’un pouvoir ne surpasse les autres ou n’en abuse.
Compléments
📌 Montesquieu parle de puissances et de division des fonctions plutôt que de « séparation des pouvoirs », et il ne traite pas des régimes présidentiel et parlementaire, apparus après sa mort.
Montesquieu présente le régime libéral britannique comme un modèle de gouvernement modéré, opposé au régime tyrannique des sultans turcs.
Montesquieu défend le bicaméralisme et distingue la faculté d’empêcher, associée au veto, de la faculté de statuer, qui comprend la décision et la correction de ce qu’un autre pouvoir a décidé.
Dans la conception de Montesquieu, le juge ne doit pas fixer de règle et est présenté comme la « bouche de la loi ».
Diviser les fonctions → empêcher l’abus de pouvoir et protéger la liberté.
★ À maîtriser
📌 La Constitution française de 1791 établit une monarchie constitutionnelle dans laquelle le pouvoir se concentre dans les représentants de la nation et le pouvoir judiciaire n’acquiert pas l’importance qu’il a dans le modèle américain décrit.
📌 En 1791, le roi dispose d’un veto suspensif sur les lois, qui peut devenir définitif avec le temps lorsque les volontés politiques évoluent.
Compléments
📌 Aux États-Unis, le jury peut connaître des questions civiles, tandis qu’en France le jury ne traite que des questions pénales.
📌 Dans le contexte de l’impeachment, le terme doit être traduit par « mise en accusation » et non par « destitution ».
📌 Le système américain est bicaméral mais non aristocratique, et sa république s’oppose à la monarchie héréditaire que les États-Unis ont voulu fuir.
Le roi français de 1791 ne peut pas dissoudre le corps législatif, et les députés ne peuvent pas être dissous.
Dans le modèle de Montesquieu, les facultés d’empêcher peuvent provoquer un blocage, mais les puissances doivent alors « aller de concert » et rechercher le compromis pour continuer à légiférer.
Aux États-Unis, séparation organique stricte et collaboration ; en 1791, veto royal suspensif et législatif dominant.
★ À maîtriser
📌 La séparation des pouvoirs désigne à la fois la séparation entre pouvoir constituant et pouvoirs constitués, et la séparation entre les pouvoirs constitués exécutif, législatif et judiciaire.
📌 Le régime présidentiel applique une séparation stricte des pouvoirs, tandis que le régime parlementaire applique une séparation souple permettant des relations de confiance et de responsabilité entre gouvernement et Parlement.
Compléments
📌 Le mot « régime » désigne soit la nature du gouvernement, comme la démocratie, la république ou la monarchie, soit le système politique, comme le parlementarisme ou le présidentialisme.
📌 Dans le régime présidentiel, l’exécutif est monocéphale, le législatif bicaméral et le judiciaire joue un rôle politique important, notamment par le contrôle de constitutionnalité des lois.
Présidentiel : pouvoirs indépendants ; parlementaire : gouvernement responsable devant les députés.
★ À maîtriser
📌 Le modèle américain de contrôle est diffus, car tous les juges peuvent vérifier la conformité d’une loi à la Constitution à l’occasion d’un procès.
📌 Le modèle européen, inspiré par Hans Kelsen en 1920, est concentré dans une haute juridiction et repose sur l’idée qu’un gardien juridique est préférable à un gardien politique partisan.
Compléments
📌 L’alternance est nécessaire à la démocratie, car un gouvernement qui monopolise durablement le pouvoir, notamment par le contrôle de la télévision ou des programmes scolaires, ne permet plus une véritable alternance.
Sous la IVe République, la France connaît 24 gouvernements, soit environ un gouvernement tous les six mois.
La rationalisation du parlementarisme peut limiter l’instabilité en exigeant une majorité pour adopter une motion de censure et en imposant que les députés s’accordent sur le nom d’un nouveau premier ministre avant de renverser le gouvernement, selon une censure constructive.
📌 Le contrôle américain est en principe subjectif et concret, car il est lié aux droits de personnes dans un procès déterminé et la décision n’a d’effet que dans ce procès.
📌 Le contrôle européen est en principe objectif et abstrait, car il porte sur une norme générale et impersonnelle sans être lié à un sujet de droit.
Majorité parlementaire → gouvernement stable ; absence de majorité → instabilité.
★ À maîtriser
Le projet girondin de Condorcet, présenté en janvier 1793 puis rejeté en février, prévoit le suffrage universel, des assemblées primaires, un référendum systématique sur les lois, l’élection directe de l’exécutif collégial et une répartition du pouvoir entre assemblées locales.
La Constitution montagnarde du 24 juin 1793 prévoit un référendum lorsque des assemblées de citoyens le réclament, un possible veto populaire et des mandats impératifs.
Compléments
📌 La Première République peut être considérée comme prenant fin en décembre 1799, en 1802 avec le consulat à vie, ou en 1804 avec l’avènement du Premier Empire, selon le critère retenu.
Pendant les sept années allant de 1792 à novembre 1799, quatre constitutions républicaines sont élaborées : celle du Consulat de 1799, celle du Directoire de 1795 et deux textes de 1793, dont un projet de Condorcet et un texte voté mais écarté à cause de la guerre.
La Constitution de 1793 est considérée comme un modèle démocratique, mais elle n’a jamais été appliquée.
La Constitution montagnarde de 1793 distingue matériellement la loi, qui fixe la règle, du décret, qui constitue une mesure d’application de la loi.
La Constitution montagnarde de 1793 confie l’élection d’un exécutif collégial de 24 ministres à l’Assemblée et établit ainsi un régime d’assemblée.
📌 La Terreur désigne la dictature de Robespierre, tandis que le terrorisme désigne un système politique de dictature imposé par la violence.
Sous Robespierre, la Convention est dominée par les comités, eux-mêmes dominés par Robespierre, et la confusion du législatif et de l’exécutif s’étend au judiciaire, notamment avec la loi des suspects.
La Constitution de 1795, associée à Boissy d’Anglas, introduit le bicaméralisme en France avec le Conseil des Anciens et le Conseil des 500.
La réaction thermidorienne, de l’été 1794 à l’été 1795, s’oppose au jacobinisme et à la démocratie rousseauiste et conduit à l’écartement de la Constitution de 1793.
Robespierre concentre les pouvoirs au nom de la République ; les thermidoriens divisent le législatif.
★ À maîtriser
📌 Dans le Consulat, l’exécutif passe de cinq directeurs à trois consuls, mais le pouvoir est exercé par le premier consul, ce qui transforme un pouvoir collectif en pouvoir personnel.
Compléments
Le mandat des directeurs est d’un an.
Le décret des deux tiers impose que les deux tiers des députés du Conseil des 500 ou des membres du Conseil des Anciens soient choisis parmi les membres de la Convention.
Le Directoire connaît des corrections répétées des résultats électoraux par l’invalidation de députés, ainsi que des coups d’État.
La Constitution de 1799 divise le corps électoral et les assemblées en quatre et crée quatre chambres, un tribunal et un Sénat chargé de veiller à la constitutionnalité des lois.
Le coup d’État du 18 brumaire n’est pas organisé par Bonaparte, mais celui-ci participe au complot avec l’aide de Sieyès et de son frère Lucien Bonaparte, qui préside le Conseil des 500.
Le Consulat débute en décembre 1799, Bonaparte devient consul à vie en 1802 et l’Empire est établi en 1804.
Du Directoire collectif au Consulat personnel
★ À maîtriser
📌 La Constitution de 1848 adopte une forme présidentielle monocéphale et interdit la dissolution de l’Assemblée, sans empêcher une pratique parlementaire durant les six premiers mois.
Compléments
🔄 L’évolution se fait en trois étapes :
Sous les chartes de 1814 et de 1830, le premier ministre, appelé président du conseil, n’est pas prévu par le texte et apparaît comme une institution non écrite.
À partir de 1830, le gouvernement doit obtenir la majorité au Parlement et le principe de sa responsabilité politique devant celui-ci s’affirme.
★ À maîtriser
En octobre 1848, il est décidé que le président de la République sera élu pour quatre ans au suffrage universel masculin direct.
Le 10 décembre 1848, Louis-Napoléon Bonaparte est élu président de la République au suffrage universel direct.
📌 L’article 48 de la Constitution interdit à un président d’être réélu immédiatement après son mandat de quatre ans.
Après l’échec de la révision de la Constitution visant à lever l’interdiction de réélection pendant l’été 1851, Louis-Napoléon Bonaparte organise le coup d’État du 2 décembre 1851.
Le sénatus-consulte du 7 novembre 1852 décide un plébiscite qui rétablit l’Empire et substitue un pouvoir héréditaire au pouvoir élu.
Compléments
Lamartine défend l’élection présidentielle directe au nom de la souveraineté populaire, tandis que Jules Grévy met en garde contre la légitimité et le pouvoir considérables qu’elle conférerait au président.
Sur environ 7,5 millions de votants, Louis-Napoléon Bonaparte obtient environ 5,4 millions de voix, Cavaignac 1,45 million et Lamartine 17 910 voix.
Le Second Empire connaît une première phase de dictature exécutive militaire, puis une libéralisation à partir des années 1860 et un Empire parlementaire en 1870.
📌 Le rétablissement de l’Empire ne supprime pas nécessairement le parlementarisme : en 1870, le système devient parlementaire avec un empereur et un premier ministre, et un gouvernement responsable devant le Parlement.
Le verrou de la réélection bloque Bonaparte → coup d’État
| Critère | Déconcentration | Décentralisation |
|---|---|---|
| Personnes morales | Une seule : l’État | Plusieurs personnes morales |
| Autorités | Autorités nommées | Autorités élues |
| Contrôle | Hiérarchie étatique | Contrôle de légalité |
| Ressources | Crédits délégués par l’État | Ressources propres |
| Type | Élément commun | Exemple du cours |
|---|---|---|
| Union personnelle | Même souverain ou chef d’État | Écosse indépendante conservant le roi d’Angleterre |
| Union réelle | Compétences régaliennes communes | Union européenne |
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Qu’est-ce que le droit positif ?
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