QCM : Représentation élue et protection du personnel (35 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une entreprise de 11 à 50 salariés, des salariés souhaitent faire remonter à l’employeur une réclamation collective sur leurs conditions de travail. Quel rôle le CSE exerce-t-il ?

Promouvoir la santé et la sécurité au travail
Présenter la réclamation collective à l’employeur
Saisir l’inspecteur du travail au nom des salariés
Être consulté sur une situation d’inaptitude

Présenter la réclamation collective à l’employeur

Explication

Dans les entreprises de 11 à 50 salariés, le CSE présente à l’employeur les réclamations individuelles et collectives des salariés. La saisine de l’inspecteur, la consultation en cas d’inaptitude et la promotion de la santé et de la sécurité correspondent à d’autres attributions.

2. Un employeur propose une modification du contrat de travail d’un salarié protégé, qui la refuse. Quelle démarche s’impose à l’employeur s’il envisage de le licencier ?

Mettre en œuvre le licenciement sans autorisation préalable
Faire valider la modification par le CSE
Obtenir l’autorisation de l’inspecteur du travail
Saisir directement le tribunal administratif

Obtenir l’autorisation de l’inspecteur du travail

Explication

La modification du contrat exige l’accord du salarié protégé ; en cas de refus, le licenciement doit être autorisé par l’inspecteur du travail. Le tribunal administratif intervient dans un éventuel recours, le CSE ne remplace pas cette autorisation, et le refus ne permet pas de licencier sans autorisation.

3. Dans une entreprise de 1 200 salariés, une organisation syndicale représentative constitue une section syndicale. Quels locaux correspondent aux moyens prévus pour cette section ?

Un local commun et un local individuel pour cette section
Un local individuel, sans local commun pour cette section
Un local commun, sans local individuel pour cette section
Un local individuel pour chaque syndicat, représentatif ou non

Un local commun et un local individuel pour cette section

Explication

À partir de 200 salariés, un local commun est prévu et, à partir de 1 000 salariés, chaque section constituée par une organisation syndicale représentative dispose aussi d’un local individuel. L’absence de local individuel méconnaît le seuil supérieur, l’absence de local commun inverse les seuils, et le local individuel accordé à tous les syndicats ignore la condition de représentativité.

4. À quel intervalle les élections du CSE ont-elles lieu ?

Tous les cinq ans
Tous les deux ans
Tous les quatre ans
Tous les ans

Tous les quatre ans

Explication

Les élections du CSE ont lieu tous les quatre ans. Les autres délais proposés raccourcissent ou allongent à tort la périodicité prévue.

5. Une entreprise engage une personne en CDD pour remplacer temporairement un salarié absent. Comment traiter ce CDD dans le décompte des effectifs ?

Le compter comme une unité dès son premier jour de travail
L’exclure du décompte en raison du remplacement
Le compter au prorata de sa présence sur les 12 derniers mois
L’exclure parce que tous les CDD sont hors décompte

L’exclure du décompte en raison du remplacement

Explication

Un salarié en CDD qui remplace un salarié absent est exclu du décompte des effectifs. Le prorata de présence concerne la règle générale des CDD, tandis que le comptage comme unité ignore à la fois le prorata et l’exception de remplacement; l’exclusion de tous les CDD généralise abusivement cette exception.

6. Un syndicat compte deux adhérents dans une entreprise et est affilié à une organisation représentative au niveau national et interprofessionnel. Peut-il y créer une section syndicale ?

Non, il lui faut au moins trois adhérents dans l’entreprise.
Non, il doit d’abord être constitué depuis deux ans.
Oui, les deux adhérents et l’affiliation répondent aux conditions.
Non, il doit aussi être représentatif dans cette entreprise.

Oui, les deux adhérents et l’affiliation répondent aux conditions.

Explication

Deux adhérents suffisent si le syndicat remplit l’une des conditions d’éligibilité, dont l’affiliation à une organisation représentative au niveau national et interprofessionnel. Exiger sa représentativité dans l’entreprise, deux ans d’ancienneté ou trois adhérents ajoute une condition qui n’est pas requise dans ce cas.

7. Pour le décompte des effectifs, une entreprise emploie un salarié en CDI à temps complet et un salarié à temps partiel travaillant la moitié de la durée légale ou conventionnelle. Quelle contribution ces deux salariés apportent-ils ensemble à l’effectif ?

Une unité
Une demi-unité
Deux unités
Une unité et demie

Une unité et demie

Explication

Le CDI à temps complet compte pour une unité et le salarié à temps partiel pour la fraction correspondant à son temps de travail, soit une demi-unité dans ce cas. Compter deux unités ignore le prorata, tandis qu’une unité ou une demi-unité omet l’un des deux salariés.

8. Dans une entreprise sans délégué syndical, l’employeur et le CSE veulent convenir de l’organisation et du fonctionnement de la BDESE. Quelle voie est prévue ?

Un accord signé par des organisations syndicales représentant 50 % des suffrages est indispensable
Une décision unilatérale de l’employeur peut les définir après information du CSE
Un accord du CSE peut définir le contenu, mais pas l’organisation ni le fonctionnement
Un accord conclu entre l’employeur et le CSE peut les définir

Un accord conclu entre l’employeur et le CSE peut les définir

Explication

En l’absence de délégué syndical, l’accord relatif à la BDESE peut être adopté entre l’employeur et le CSE et définir notamment son organisation, son architecture, son contenu et son fonctionnement. Exiger une signature syndicale méconnaît cette possibilité, et une décision unilatérale ne correspond pas à la modalité prévue.

9. Une entreprise souhaite, par accord d’entreprise, modifier le regroupement de ses consultations annuelles obligatoires. Quels sujets doivent rester couverts par ces consultations ?

Les orientations stratégiques, la formation professionnelle, et la politique sociale et les conditions de travail
La situation économique et financière, les rémunérations, et l’emploi et la formation professionnelle
Les orientations stratégiques, la situation économique et financière, et la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi
Les orientations stratégiques, la situation économique et financière, et les activités sociales et culturelles

Les orientations stratégiques, la situation économique et financière, et la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi

Explication

Les trois consultations portent sur les orientations stratégiques, la situation économique et financière, ainsi que la politique sociale, les conditions de travail et l’emploi ; un accord peut les adapter. La formation relève notamment du périmètre des orientations stratégiques, mais ne remplace pas l’un des trois thèmes.

10. Quel ensemble regroupe les critères de représentativité syndicale ?

Valeurs républicaines, indépendance, taille de l’entreprise, ancienneté, audience, influence, adhérents et cotisations
Valeurs républicaines, indépendance, transparence financière, ancienneté, audience, influence, adhérents et cotisations
Valeurs républicaines, indépendance, transparence financière, ancienneté des dirigeants, audience, influence, adhérents et cotisations
Valeurs républicaines, indépendance, transparence financière, ancienneté, audience, influence électorale, adhérents et cotisations

Valeurs républicaines, indépendance, transparence financière, ancienneté, audience, influence, adhérents et cotisations

Explication

Les critères comprennent les valeurs républicaines, l’indépendance, la transparence financière, une ancienneté minimale, l’audience électorale, l’influence, ainsi que les effectifs d’adhérents et le montant des cotisations. La taille de l’entreprise et l’ancienneté des dirigeants ne remplacent pas ces critères, et l’influence ne se réduit pas aux résultats électoraux.

11. Quel groupe correspond à la définition d’un syndicat ?

Un groupement professionnel qui étudie et défend des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels
Un groupement de salariés sans lien professionnel qui défend des intérêts communs
Un organisme dont l’objet principal est de négocier les salaires de ses membres
Un groupe chargé de défendre les intérêts individuels de ses seuls adhérents

Un groupement professionnel qui étudie et défend des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels

Explication

Un syndicat rassemble des personnes exerçant la même profession ou des métiers similaires ou connexes et défend des intérêts matériels et moraux, collectifs et individuels. Le regroupement sans lien professionnel, la défense des seuls intérêts individuels et la négociation limitée aux salaires restreignent cette définition.

12. Quelle caractéristique juridique distingue la section syndicale de l’entreprise ?

Elle est l’antenne du syndicat, sans personnalité juridique.
Elle peut agir en justice au nom de ses adhérents.
Elle est une personne juridique distincte du syndicat.
Elle présente les listes aux élections professionnelles.

Elle est l’antenne du syndicat, sans personnalité juridique.

Explication

La section syndicale est l’antenne d’un syndicat dans l’entreprise, mais elle n’a pas la personnalité juridique. La personnalité distincte, l’action en justice et la présentation de listes lui sont attribuées à tort.

13. Un RSS distribue des tracts et affiche des communications, puis l’employeur lui demande de négocier un accord collectif au nom de son syndicat. Quelle réponse correspond à son rôle ?

Il peut communiquer et faire vivre la section, mais ne négocie pas l’accord.
Il peut négocier l’accord, mais ne peut pas distribuer de tracts.
Il peut communiquer et négocier l’accord au nom du syndicat.
Il ne peut ni communiquer ni participer à la vie de la section.

Il peut communiquer et faire vivre la section, mais ne négocie pas l’accord.

Explication

Le RSS fait vivre la section pour qu’elle puisse acquérir la représentativité aux prochaines élections et peut notamment distribuer des tracts ou afficher des communications, mais il ne peut pas négocier d’accord collectif. La négociation est attribuée à tort au RSS dans les réponses qui lui confèrent ce pouvoir.

14. Un syndicat ne compte que quelques adhérents dans une entreprise, mais il est reconnu comme porte-parole de l’ensemble des salariés. Quelle notion décrit cette aptitude ?

L’influence syndicale
La représentativité syndicale
La liberté syndicale
L’effectif syndical

La représentativité syndicale

Explication

La représentativité désigne l’aptitude à parler au nom d’une collectivité de salariés, et pas seulement des adhérents du syndicat. L’effectif mesure les adhésions, la liberté syndicale concerne la constitution libre des syndicats et l’influence constitue un critère distinct.

15. Dans une entreprise de 42 salariés, un syndicat non représentatif ayant constitué une section souhaite désigner un RSS. Qui peut-il désigner ?

Un salarié choisi sans condition de mandat au CSE.
Un membre suppléant du CSE.
Un délégué syndical désigné par le syndicat.
Un membre titulaire du CSE.

Un membre titulaire du CSE.

Explication

Dans une entreprise de moins de 50 salariés, le syndicat non représentatif peut désigner comme RSS un membre titulaire du CSE. La règle des entreprises de plus de 50 salariés ne s’applique pas ici, et le rôle ne se confond pas avec celui de délégué syndical.

16. Quels employeurs sont concernés par l’obligation de mettre en place un CSE, sous conditions d’effectif ?

Les EPIC et les EPA, mais pas les employeurs du secteur privé
Les employeurs privés implantés en France, les EPIC et les EPA
Les employeurs privés implantés en France et les seules collectivités territoriales
Les employeurs privés et les EPIC, mais pas les EPA

Les employeurs privés implantés en France, les EPIC et les EPA

Explication

Sous conditions d’effectif, l’obligation concerne les employeurs privés implantés en France ainsi que les EPIC et les EPA. La limitation aux entreprises privées, la substitution des collectivités territoriales aux EPA et l’exclusion des EPA ou des EPIC écartent une catégorie pourtant visée.

17. Dans une entreprise de 38 salariés, un titulaire du CSE demande à l’employeur une réunion en urgence. Quel dispositif s’applique ?

Les élus sont reçus collectivement au moins une fois par mois et, en urgence, sur leur demande ; le titulaire dispose d’au moins 10 heures de délégation par trimestre.
Les élus sont reçus collectivement au moins une fois par mois et, en urgence, sur leur demande ; le titulaire dispose d’au moins 10 heures de délégation par mois.
Les élus sont reçus collectivement au moins une fois par mois et, en urgence, à la demande de l’employeur ; le titulaire dispose d’au moins 10 heures de délégation par mois.
Les élus sont reçus collectivement au moins une fois par trimestre et, en urgence, sur leur demande ; le titulaire dispose d’au moins 10 heures de délégation par mois.

Les élus sont reçus collectivement au moins une fois par mois et, en urgence, sur leur demande ; le titulaire dispose d’au moins 10 heures de délégation par mois.

Explication

Dans les entreprises de 11 à 49 salariés, les membres du CSE sont reçus collectivement au moins une fois par mois et peuvent demander une réunion en cas d’urgence ; chaque titulaire bénéficie d’au moins 10 heures de délégation mensuelles. La fréquence trimestrielle, l’initiative attribuée à l’employeur et le décompte trimestriel des heures modifient chacun une règle distincte.

18. Lorsqu’une décision porte sur l’organisation du travail et les techniques de production, quel est l’objectif de l’expression collective assurée par le CSE ?

Réserver la prise en compte des intérêts des salariés aux choix financiers
Faire prendre en compte les intérêts des salariés dans les décisions de l’entreprise
Permettre au CSE de se substituer à l’employeur pour décider de l’organisation
Faire examiner par le CSE les seules rémunérations et conditions d’emploi

Faire prendre en compte les intérêts des salariés dans les décisions de l’entreprise

Explication

L’expression collective vise à faire prendre en compte les intérêts des salariés dans les décisions relatives notamment à l’organisation du travail et aux techniques de production. Elle ne confère pas au CSE le pouvoir de remplacer l’employeur et ne se limite ni aux rémunérations ni aux choix financiers.

19. Lors d’un conflit collectif, quelle attribution permet au délégué syndical de négocier les accords et conventions collectives ?

Il représente le syndicat et détient le monopole de négociation collective.
Il fait vivre la section syndicale et prépare sa représentativité, sans négocier.
Il représente le CSE et négocie les accords au nom des élus.
Il représente les salariés et transmet leurs revendications, sans monopole de négociation.

Il représente le syndicat et détient le monopole de négociation collective.

Explication

Le DS représente le syndicat dans l’entreprise, transmet les revendications des salariés à l’employeur et dispose du monopole de négociation des accords et conventions collectives. Transmettre des revendications ne se confond pas avec négocier, et le rôle sans négociation correspond au RSS.

20. Un projet économique et social majeur dépasse les pouvoirs du chef d’établissement. Quelle instance doit être informée et consultée à son sujet ?

La représentation syndicale
Le CSE d’établissement
Le CSE central
Le conseil d’entreprise

Le CSE central

Explication

Le CSE central est informé et consulté sur les projets importants et traite les questions de marche générale qui dépassent les pouvoirs du chef d’établissement. Le CSE d’établissement renvoie au niveau local, le conseil d’entreprise à une instance dotée du pouvoir de négocier, et la représentation syndicale est une composante plutôt que l’instance compétente.

21. Une salariée en CDD a été présente dans une entreprise pendant 3 mois au cours des 12 derniers mois. Comment sa contribution est-elle prise en compte dans le décompte des effectifs ?

Sans contribution, car un CDD n’entre pas dans le décompte
Au prorata de ses 3 mois de présence sur les 12 derniers mois
Comme une unité entière dès lors qu’elle a travaillé dans l’année
Au prorata de sa durée hebdomadaire de travail sur les 12 derniers mois

Au prorata de ses 3 mois de présence sur les 12 derniers mois

Explication

Les salariés en CDD sont comptabilisés au prorata de leur temps de présence dans l’entreprise au cours des 12 derniers mois. Une unité entière néglige le prorata, le temps hebdomadaire relève d’une autre règle, et l’exclusion générale des CDD est erronée.

22. Pour préparer la BDESE, une entreprise doit sélectionner les périodes à présenter. Quel ensemble temporel convient ?

L’année en cours, les deux années précédentes et les trois années suivantes sous forme de données définitives
L’année en cours, les deux années précédentes et les trois années suivantes sous forme de perspectives
Les deux années précédentes, sans l’année en cours, et les trois années suivantes sous forme de perspectives
L’année en cours, les trois années précédentes et les deux années suivantes sous forme de perspectives

L’année en cours, les deux années précédentes et les trois années suivantes sous forme de perspectives

Explication

La BDESE présente l’année en cours, les deux années précédentes et les trois années suivantes sous forme de perspectives. Les autres périodes inversent les horizons passés et futurs, omettent l’année en cours ou présentent les années à venir comme des données définitives.

23. Après la réunion du CSE, une demande d’autorisation de licenciement d’un représentant du personnel est reçue par l’inspecteur du travail. Quelle chronologie des délais s’applique à l’instruction et aux recours contre sa décision ?

Saisine dans les 15 jours, décision sous 15 jours, recours dans les 2 mois de la notification ; le ministre statue sous 4 mois
Saisine dans les 15 jours, décision sous 2 mois, recours dans les 2 mois de la notification ; le ministre statue sous 4 mois
Saisine dans les 2 mois, décision sous 15 jours, recours dans les 4 mois de la notification ; le ministre statue sous 2 mois
Saisine dans les 15 jours, décision sous 2 mois, recours dans les 4 mois de la notification ; le ministre statue sous 2 mois

Saisine dans les 15 jours, décision sous 2 mois, recours dans les 2 mois de la notification ; le ministre statue sous 4 mois

Explication

La demande doit être adressée dans les 15 jours suivant la réunion du CSE ; l’inspecteur dispose ensuite de 2 mois à compter de sa réception pour décider. La décision peut être contestée dans les 2 mois de sa notification, et le ministre dispose de 4 mois pour statuer sur le recours hiérarchique ; les délais de saisine de 2 mois, de décision en 15 jours et de recours en 4 mois confondent ces échéances.

24. Le mandat d’une représentante élue du personnel prend fin le 30 juin. Jusqu’à quelle date bénéficie-t-elle de la protection liée à ce mandat ?

Jusqu’au 30 juin seulement
Jusqu’au 30 octobre
Jusqu’au 30 juin de l’année suivante
Jusqu’au 31 décembre

Jusqu’au 31 décembre

Explication

Les représentants élus sont protégés pendant leur mandat puis pendant les six mois qui suivent sa fin, soit jusqu’au 31 décembre dans ce cas. La durée de douze mois concerne les représentants syndicaux, tandis que la fin du mandat ou un délai calculé depuis une notification ne correspond pas à cette règle.

25. Un salarié d’une entreprise de 11 à 50 salariés est déclaré inapte. Quel rôle le CSE doit-il exercer dans cette situation ?

Exercer son droit d’alerte au sujet de l’inaptitude
Être consulté au sujet de l’inaptitude
Présenter une réclamation collective sur l’inaptitude
Saisir l’inspecteur du travail au sujet de l’inaptitude

Être consulté au sujet de l’inaptitude

Explication

Le CSE des entreprises de 11 à 50 salariés est consulté en cas d’inaptitude d’un salarié. La saisine de l’inspecteur, la présentation de réclamations et le droit d’alerte sont des attributions distinctes.

26. Une entreprise compte au moins 11 salariés depuis 10 mois consécutifs, après avoir été sous ce seuil auparavant : doit-elle déjà mettre en place un CSE au titre de ce seuil ?

Non, car le seuil doit être atteint pendant 12 mois consécutifs
Oui, car le seuil de 11 salariés est atteint depuis plusieurs mois
Non, car il faut atteindre au moins 20 salariés pendant 12 mois
Non, car les 12 mois doivent commencer après une année sous le seuil

Non, car le seuil doit être atteint pendant 12 mois consécutifs

Explication

La mise en place est requise lorsque l’effectif d’au moins 11 salariés a été atteint pendant 12 mois consécutifs, durée qui n’est pas encore remplie ici. L’atteinte pendant quelques mois néglige cette durée, le seuil de 20 salariés confond le chiffre requis, et la dernière réponse invente une condition préalable.

27. Une entreprise veut confier à une instance instituée par accord à durée indéterminée les attributions du CSE ainsi que la négociation, la conclusion et la révision des accords. Quelle instance correspond à ce projet ?

Le CSE d’établissement
Le conseil d’entreprise
La délégation syndicale
Le CSE central

Le conseil d’entreprise

Explication

Le conseil d’entreprise est institué par accord d’entreprise à durée indéterminée et réunit les attributions du CSE avec le pouvoir de négocier, conclure et réviser des accords. Le CSE central traite les questions dépassant l’établissement, tandis que la délégation syndicale et le CSE d’établissement ne correspondent pas à cette définition.

28. Quel statut juridique la liberté syndicale possède-t-elle en droit français ?

Un principe conventionnel reconnu par les accords collectifs et la jurisprudence
Une liberté fondamentale reconnue par la Constitution et les conventions internationales
Une liberté professionnelle reconnue par la loi sans fondement constitutionnel
Une liberté réglementaire reconnue par le Code du travail et les conventions collectives

Une liberté fondamentale reconnue par la Constitution et les conventions internationales

Explication

La liberté syndicale est une liberté fondamentale reconnue par la Constitution et les conventions internationales, et elle est également inscrite dans le Code du travail. La liberté réglementaire la confond avec une norme ordinaire, les accords collectifs avec les conventions internationales, et le fondement exclusivement légal écarte à tort la reconnaissance constitutionnelle.

29. Lors des dernières élections professionnelles, un syndicat obtient 9 % des voix dans une entreprise et 8 % dans sa branche. Quel constat s’applique aux seuils d’audience électorale ?

Le seuil n’est atteint dans aucun des deux niveaux
Le seuil est atteint dans l’entreprise, mais pas dans la branche
Le seuil est atteint dans les deux niveaux
Le seuil est atteint dans la branche, mais pas dans l’entreprise

Le seuil est atteint dans la branche, mais pas dans l’entreprise

Explication

Le seuil minimal est de 10 % dans l’entreprise et de 8 % dans la branche ou au niveau interprofessionnel : 9 % ne suffit donc pas dans l’entreprise, tandis que 8 % atteint le seuil de branche. Inverser les seuils, les uniformiser ou les confondre avec l’ancienneté conduit à un autre constat.

30. Dans une entreprise où les seuils déclenchant le CSE sont atteints, l’employeur ne lance pas les élections. Un salarié lui demande de mettre le CSE en place, mais l’employeur refuse : quelle conséquence s’applique ?

La demande du salarié est irrecevable
Le salarié doit organiser lui-même le scrutin
Le refus constitue une irrégularité sans délit d’entrave
Le refus constitue un délit d’entrave

Le refus constitue un délit d’entrave

Explication

Lorsque les seuils sont atteints, l’employeur déclenche le processus électoral ; à défaut, un salarié ou un syndicat peut demander la mise en place, et un refus constitue un délit d’entrave. Dire que seul un syndicat peut agir exclut à tort le salarié, tandis que l’organisation du scrutin n’est pas transférée à celui-ci et que la qualification pénale ne disparaît pas.

31. Au premier tour du CSE, aucun candidat du syndicat représentatif n’obtient 10 % des suffrages exprimés. Parmi qui le syndicat peut-il alors désigner un DS ?

Parmi les candidats aux élections professionnelles.
Parmi les seuls membres titulaires élus au CSE.
Parmi les salariés ayant au moins un an d’ancienneté.
Parmi les seuls candidats ayant obtenu au moins 10 %.

Parmi les candidats aux élections professionnelles.

Explication

Le syndicat représentatif choisit normalement ses DS parmi les candidats ayant obtenu au moins 10 % au premier tour du CSE ; si aucun ne remplit cette condition, il peut les désigner parmi les candidats. Maintenir le seuil, substituer l’ancienneté ou limiter le choix aux élus titulaires déforme cette règle.

32. Lors de la préparation des élections du CSE, les négociateurs rédigent le protocole préélectoral. Quel ensemble de sujets ce protocole doit-il régler ?

La périodicité des élections, les mandats et les missions du CSE
Les collèges, la répartition des sièges et l’organisation du vote
Les attributions des élus, les réclamations et le droit d’alerte
La désignation syndicale, les mandats et les moyens des élus

Les collèges, la répartition des sièges et l’organisation du vote

Explication

Le protocole fixe la répartition du personnel dans les collèges, celle des sièges entre catégories de salariés, ainsi que les modalités d’organisation et de déroulement du vote. La périodicité, les missions du CSE et la désignation syndicale relèvent d’autres règles.

33. Dans une entreprise de 80 salariés, quelles missions supplémentaires relèvent du CSE à partir de 50 salariés ?

La gestion des activités sociales et culturelles, l’information-consultation économiques et professionnelles, et la santé-sécurité-conditions de travail
La gestion économique et financière de l’entreprise, sans mission sociale ni intervention en santé-sécurité
L’information-consultation économiques et professionnelles et la santé-sécurité, sans gestion des activités sociales et culturelles
La gestion des activités sociales et culturelles et la santé-sécurité, sans compétence économique et professionnelle

La gestion des activités sociales et culturelles, l’information-consultation économiques et professionnelles, et la santé-sécurité-conditions de travail

Explication

À partir de 50 salariés, le CSE cumule la gestion des activités sociales et culturelles, l’information-consultation économiques et professionnelles et des missions de santé, sécurité et conditions de travail. Les réponses qui retirent l’un de ces domaines confondent les attributions du CSE ou les réduisent à une partie de ses missions.

34. Dans une entreprise, des élus souhaitent répartir leurs heures de délégation avec des suppléants et reporter une partie de ces heures. Quelle modalité est permise ?

Cumuler les heures sur 12 mois, mais réserver la répartition aux seuls élus titulaires
Répartir les heures entre élus, suppléants compris, ou les cumuler sur une période maximale de 12 mois
Répartir les heures entre élus, suppléants compris, mais sans possibilité de les cumuler
Répartir les heures entre élus titulaires, ou les cumuler sans limite de durée

Répartir les heures entre élus, suppléants compris, ou les cumuler sur une période maximale de 12 mois

Explication

Les heures de délégation peuvent être réparties entre les élus, y compris les suppléants, ou cumulées pendant une période maximale de 12 mois. Exclure les suppléants méconnaît la règle, tandis qu’une durée illimitée ou l’interdiction d’un des deux mécanismes la déforme.

35. Un syndicat représentatif constitue une section syndicale dans une entreprise de 80 salariés. Combien de délégués syndicaux peut-il désigner selon la règle générale indiquée ?

Entre un et quatre délégués syndicaux.
Entre un et cinq délégués syndicaux.
Entre un et six délégués syndicaux.
Un représentant de section syndicale, sans délégué syndical.

Entre un et cinq délégués syndicaux.

Explication

Dans une entreprise d’au moins 50 salariés, un syndicat représentatif qui y constitue une section peut désigner entre un et cinq DS. La limite de quatre ou de six modifie le plafond, tandis que le RSS correspond à une autre situation syndicale.

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Qu’est-ce qu’un syndicat ?

Un groupement défendant les droits et intérêts de ses adhérents et de leur profession.

Qu’est-ce que la représentativité syndicale ?

L’aptitude d’un syndicat professionnel à représenter une collectivité de salariés, au-delà de ses adhérents.

Quels sont les sept critères de représentativité syndicale ?

Valeurs républicaines, indépendance, transparence financière, ancienneté minimale, audience électorale, influence, effectifs et cotisations.

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